Par Ellen G. White
1. LE VRAI MOBILE DE TOUT SERVICE
A l’époque du Christ, les pharisiens cherchaient sans cesse à mériter les faveurs du ciel pour s’assurer les honneurs du monde et la prospérité qu’ils considéraient comme la récompense de la vertu. En même temps, ils faisaient parade de leur charité pour attirer l’attention du public et acquérir ainsi une réputation de sainteté. Jésus blâme leur ostentation, déclarant que Dieu n’avait point d’égard pour de telles pratiques et que la flatterie et l’admiration du peuple, qu’ils recherchaient avec tant d’ardeur, étaient la seule récompense qu’ils recevraient jamais.
“Quand tu fais l’aumône, dit-il, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite, afin que ton aumône se fasse en secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.”
Ces paroles de Jésus n’enseignent pas que tous les actes de charité doivent être tenus secrets. L’apôtre Paul, écrivant sous l’inspiration du Saint-Esprit, ne tut point le généreux sacrifice des chrétiens de Macédoine. Il raconta ce que la grâce du Sauveur avait accompli en eux, et d’autres se laissèrent enflammer par le même Esprit. Ecrivant aussi à l’église de Corinthe, il dit : “Ce zèle de votre part a stimulé le plus grand nombre.” 2 Corinthiens 9 :2.
Les paroles du Sauveur éclairent bien sa pensée. En exerçant la charité nous ne devons pas rechercher la louange et les honneurs des hommes. La véritable sainteté ne s’affiche pas. Ceux qui aiment les louanges et les flatteries et s’en nourrissent comme d’un mets rare ne sont chrétiens que de nom.
Que les bonnes œuvres des disciples du Christ glorifient celui par la grâce et la puissance duquel elles ont pu être faites, et non pas ceux qui n’en furent que les instruments. C’est par le Saint-Esprit que toute bonne œuvre est accomplie et l’Esprit est donné pour glorifier non pas celui qui reçoit, mais celui qui donne. Quand la lumière du Sauveur fait rayonner l’âme, les lèvres s’ouvrent pour des chants de louange et de reconnaissance envers Dieu. Nos pensées pas plus que nos conversations ne doivent avoir pour thème nos prières, l’accomplissement de notre devoir, notre générosité ou notre renoncement. C’est Jésus qui doit être exalté : l’égoïsme doit disparaître et alors Jésus sera tout en tous.
Nous devons donner de tout notre cœur, non pour faire étalage de nos bonnes actions, mais par pitié et par amour pour ceux qui souffrent. La sincérité et la vraie bonté sont des mobiles que le ciel approuve et Dieu considère comme plus précieux que l’or d’Ophir ceux dont l’amour est sincère et dont le cœur est tout entier à lui. Nous ne devons pas avoir en vue une rémunération quelconque, mais penser uniquement à notre devoir.—J.B. 88, 89.
Le mobile qui suscite l’offrande est enregistré
Il m’a été montré que l’ange enregistreur inscrit fidèlement toute offrande consacrée à Dieu et versée au trésor, et il rapporte également le résultat final de cet argent. L’œil de Dieu s’intéresse à chaque centime donné pour sa cause, ainsi qu’à la bonne volonté ou, au contraire, à la répugnance du donateur. Le mobile qui suscite l’offrande est également enregistré. Ceux qui agissent par esprit de sacrifice et de consécration en rendant à Dieu les choses qui lui appartiennent, ainsi qu’il le demande, seront récompensés d’après leurs actes.—Testimonies for the Church 2 :518, 519.
Des mobiles plus élevés qu’une simple sympathie
Les ténèbres morales d’un monde pécheur sollicitent l’attention des chrétiens et réclament d’eux un effort individuel : il faut contribuer à l’œuvre du salut en y engageant ses biens et son influence afin de refléter l’image de celui qui s’est fait pauvre pour nous sauver, bien qu’il possédât d’infinies richesses. L’Esprit de Dieu ne peut pas demeurer avec ceux qu’il a chargés d’annoncer le message de vérité contenu dans sa Parole s’ils ne sont éveillés au sens de leur devoir de collaborateurs du Christ. L’apôtre souligne qu’il faut plus qu’une simple sympathie humaine produite par des sentiments de pitié. Il insiste sur le principe d’un zèle désintéressé qui contribue uniquement à la gloire de Dieu.—Témoignages pour l’Église 1 :426.
L’amour, principe de l’action
L’amour doit être le principe de l’action. Il est l’essence même du gouvernement divin sur la terre et dans les cieux. Il faut aussi qu’il soit à la base du caractère chrétien, car c’est le seul élément qui puisse engendrer et maintenir la fermeté. L’amour seul rendra le chrétien capable d’affronter victorieusement l’épreuve et la tentation.
L’amour se révélera dans le sacrifice. Le plan de la rédemption a été conçu dans le sacrifice, un sacrifice dont on ne peut mesurer la hauteur et la profondeur. Le Christ a tout donné pour nous, c’est pourquoi il faut que celui qui le reçoit soit prêt à tout sacrifier pour lui. L’honneur et la gloire du Rédempteur doivent être ses principales préoccupations.
Si nous aimons Jésus, nous aurons le désir de vivre pour lui, de lui présenter nos actions de grâces et de travailler pour lui. Le travail lui-même paraîtra léger. Par amour pour notre Sauveur, nous accepterons peines, souffrances et sacrifices. Nous éprouverons le même amour pour les âmes qui se perdent et le même ardent désir de les sauver.
Voilà la religion de Jésus-Christ. Tout ce qui est en dessous de cet idéal n’est que déception. Une simple théorie de la vérité, ou une simple profession de foi, ne sauvera personne. Nous ne pouvons appartenir au Sauveur qu’en nous livrant tout entier. Celui qui sert Dieu d’un cœur partagé devient irrésolu et instable dans ses voies. Ses efforts en vue de servir son moi et le Christ font de lui un auditeur chez qui la semence est tombée comme dans un endroit pierreux et qui sera incapable de résister à l’épreuve.—P.S. 39, 40.
2. OFFRANDES VOLONTAIRES
Tout ce que nous faisons doit être fait volontairement. Nous devons apporter nos offrandes avec joie et gratitude, en disant : Librement nous te rendons une part de ce qui t’appartient. Le service le plus coûteux que nous puissions offrir est très peu de choses comparativement au don de Dieu au monde. C’est chaque jour que le Christ se présente comme un don que Dieu a fait au monde. Le Seigneur reçoit avec bienveillance de la part de ses intermédiaires humains les dons en faveur de l’avancement de son œuvre dans le monde. Nous montrons de la sorte que nous reconnaissons que toutes choses appartiennent à Dieu, d’une façon entière et absolue.—Medicina e Salvação, 124, 1898.
Dieu agrée l’offrande d’un cœur aimant, et il en tire le plus grand profit pour son service. Si nous avons donné nos cœurs à Jésus, nous lui apporterons aussi nos dons. A celui qui s’est donné pour nous, nous consacrerons généreusement nos biens terrestres les plus précieux, et nos meilleures facultés mentales et spirituelles.—E.H. 57.
Offrandes de reconnaissance et d’expiation
Allez au Seigneur avec des cœurs débordants de gratitude pour les bénédictions passées et présentes, et manifestez votre appréciation pour les bontés de Dieu en lui apportant vos offrandes d’actions de reconnaissance, vos offrandes volontaires et vos offrandes d’expiation.—The Review and Herald, 4 janvier 1881.
Un don fait à contrecœur est une moquerie
Dieu a désigné des hommes comme économes, collaborant avec lui dans la grande œuvre de l’édification de son royaume dans le monde ; mais ils peuvent se comporter comme l’économe infidèle et, de ce fait, perdre les avantages les plus précieux qui aient jamais été accordés à des êtres humains. Pendant des millénaires Dieu a travaillé par l’intermédiaire d’instruments humains, mais il peut à son gré éliminer les égoïstes, les avares et les cupides. Il ne dépend pas de notre argent, et les hommes ne peuvent restreindre son action. Il est capable d’accomplir son œuvre même si nous n’y participons pas. Mais qui parmi nous souhaiterait que le Seigneur fût obligé d’agir de la sorte ?
Il serait préférable de ne rien donner du tout que de le faire à contrecœur ; car lorsque nous apportons nos dons sans le faire volontairement, nous nous moquons de Dieu. N’oublions pas que nous avons affaire avec Celui dont nous dépendons entièrement pour chaque bienfait, avec Celui qui découvre les sentiments, les pensées et les intentions de notre cœur et de notre esprit.—The Review and Herald, 15 mai 1900.
Celui qui donne avec joie est agréable
“Sachez-le, celui qui sème peu moissonnera peu, et celui qui sème abondamment moissonnera abondamment. Que chacun donne comme il l’a résolu en son cœur, sans tristesse ni contrainte ; car Dieu aime celui qui donne avec joie.” 2 Corinthiens 9 :6, 7. Si nous agissons dans l’esprit de cette recommandation, nous pouvons inviter Dieu à vérifier les comptes de nos affaires temporelles. Nous avons la conviction qu’en donnant des offrandes nous ne faisons que rendre au Seigneur ce qu’il nous a confié.
Toutes nos offrandes devraient être faites avec joie, car elles proviennent des biens que le Seigneur a jugé bon de placer entre nos mains en vue de faire progresser son œuvre dans le monde, pour que la bannière de la vérité soit déployée sur les chemins de toute la terre. Si tous ceux qui professent la vérité avaient à cœur, par des dîmes, des dons et des offrandes, de rendre à Dieu une partie de ce qui lui appartient, il y aurait de la nourriture dans la maison de Dieu. La cause de la bienfaisance n’aurait plus à dépendre de dons incertains suscités par des impulsions et variant suivant les sentiments changeants de chacun. Les exigences de Dieu seraient bien accueillies, et l’on considérerait comme légitime que sa cause réclamât une part des biens placés entre nos mains.
Chaque fidèle économe serait beaucoup plus empressé à augmenter la proportion des dons à verser dans la maison du Seigneur qu’à les diminuer d’un iota. Au service de qui s’est-il placé ? Pour qui prépare-t-il son offrande ?—Pour celui dont il dépend pour toutes les bonnes choses dont il jouit. Que personne d’entre nous, qui recevons la grâce du Christ, ne fournisse une occasion aux anges d’être confus à notre sujet, et à Jésus d’avoir honte de nous appeler ses frères.
Allons-nous cultiver et manifester l’ingratitude en étant mesquins dans nos dons pour la cause de Dieu ?—Non et non ! Abandonnons notre moi dans un sacrifice vivant et offrons-nous entièrement à Jésus. Nous lui appartenons ; nous sommes sa possession qu’il a rachetée. Ceux qui ont reçu sa grâce, qui contemplent la croix du Calvaire, ne vont pas s’interroger sur la part qu’ils doivent donner, mais ils auront la conviction que l’offrande la plus substantielle est encore beaucoup trop insignifiante, absolument disproportionnée à l’incommensurable don de Dieu en la personne de son Fils unique. Grâce à son esprit de renoncement, le plus dépourvu trouvera le moyen de se procurer quelque chose à rendre à Dieu—The Review and Herald, 14 juillet 1896.
3. METHODES POPULAIRES D’APPEL A LA GENEROSITE
Nous voyons les églises d’aujourd’hui encourager les réjouissances, la gourmandise et la dissipation par des soupers, kermesses, fêtes et danses organisés dans le but de récolter des fonds en faveur du trésor de l’église. C’est une méthode inventée par des esprits charnels pour s’assurer des fonds sans que cela leur coûte le moindre sacrifice.
Un tel exemple fait impression sur l’esprit des jeunes. Ils remarquent que ces loteries, kermesses et jeux sont approuvés par l’église, et ils trouvent quelque chose de fascinant dans ce moyen de gagner de l’argent. Un jeune est entouré de tentations. Il va sur les terrains de bowling, dans les maisons de jeu pour assister à un spectacle. Il voit l’argent qu’empoche le vainqueur. Cela semble passionnant et paraît être une manière plus facile de gagner de l’argent que par un travail assidu, qui requiert une énergie persévérante et une stricte économie. Il s’imagine qu’il n’y a pas de mal à cela, puisque des jeux semblables ont été organisés en vue d’obtenir des fonds pour l’église. Pourquoi alors ne se viendrait-il pas en aide à lui-même de cette façon ?
Il a quelques sous qu’il se risque à miser, espérant en retirer une somme plus importante. Qu’il gagne ou qu’il perde, il est sur la pente qui mène à la ruine. Mais c’est l’exemple de l’église qui l’a conduit sur le sentier dangereux.
DES OFFRANDES BOITEUSES ET VICIEES
Tenons-nous à l’écart de toutes ces corruptions, dissipations et fêtes de l’église, qui ont une influence démoralisante sur les jeunes et les aînés. Nous n’avons pas le droit de jeter sur ces choses le manteau de la sainteté parce que les fonds que l’on en retire sont utilisés au profit de l’église. De telles offrandes sont boiteuses et viciées et elles portent en elles la malédiction de Dieu. Elles sont le prix des âmes. Du haut de la chaire, on peut prendre la défense de telles fêtes, danses, loteries, kermesses et banquets luxueux ; mais nous, abstenons-nous de participer à aucune de ces choses, car en y participant nous encourrons le déplaisir de Dieu. Nous ne proposons pas de faire appel aux désirs de l’appétit ou de recourir à des amusements charnels pour encourager ceux qui professent suivre le Christ à donner une partie des fonds qui leur ont été confiés par Dieu. S’ils ne la font pas de bon cœur, pour l’amour du Christ, leur offrande ne sera, en aucun cas, acceptable aux yeux de Dieu.
DES CARACTERES ONT SOMBRE
La mort, revêtue d’un habit céleste, rôde sur le chemin de la jeunesse. Le péché est là, doré par la sainteté de l’église. Ces diverses formes d’amusements dans les églises d’aujourd’hui ont conduit des milliers de gens à la ruine, qui auraient pu être ramenés dans le droit chemin et devenir des disciples du Christ. Ces fêtes mondaines de l’église et ces représentations théâtrales ont brisé des caractères et des milliers d’autres encore subiront le même sort ; cependant les membres ne semblent pas conscients du danger, ni de la mauvaise influence ainsi exercée. Beaucoup de jeunes gens et de jeunes filles ont perdu leur âme sous l’effet de ces influences corruptrices.—The Review and Herald, 21 novembre 1878.
Donner dans un but égoïste
Dans les réunions de chrétiens, Satan jette un voile religieux sur des plaisirs illusoires et sur des réjouissances profanes, pour leur donner l’apparence de la sainteté, et la conscience de beaucoup d’entre eux est tranquillisée parce que des fonds sont recueillis qui couvriront les dépenses de l’église. Les hommes refusent de donner par amour pour Dieu ; mais par amour du plaisir et pour satisfaire leur égoïsme, ils sont prêts à se défaire de leur argent.
Est-ce parce qu’aucune puissance ne réside dans les leçons données par le Christ sur la bienfaisance, et dans son exemple, et dans la grâce de Dieu manifestée dans le cœur afin d’amener les hommes à le glorifier avec leurs biens, que de tels moyens doivent être employés pour soutenir l’église ? Le préjudice causé à la santé physique, mentale et morale par ces scènes d’amusement et de gourmandise est important. Et le jour du règlement des comptes révélera combien d’âmes ont été perdues à cause de ces scènes de folle gaieté.
Il faut déplorer le fait que des considérations sacrées et éternelles n’aient pas ce même pouvoir d’ouvrir les cœurs de ceux qui se disent chrétiens, pour qu’ils fassent des offrandes volontaires afin de soutenir l’Evangile, que ne l’ont ces appâts séduisants présentés par les fêtes et les réjouissances en général. Il est triste de devoir constater que ces mobiles prévalent, tandis que les choses sacrées et éternelles n’ont pas la force d’influencer les cœurs pour qu’ils s’engagent dans des œuvres de bienfaisance.
MOISE N’A PAS INSTITUE DE LOTERIES
Le plan de Moïse dans le désert pour recueillir des fonds fut couronné de succès. Aucune contrainte ne fut nécessaire. Moïse n’organisa pas de grande fête. Il n’invita pas le peuple à participer à des scènes de réjouissances, de danses et de toutes sortes de divertissements. De même il n’institua aucune loterie, ni rien de profane en vue d’obtenir des fonds pour ériger le tabernacle de Dieu dans le désert. Dieu ordonna à Moïse d’inviter les enfants d’Israël à apporter leurs offrandes. Moïse devait accepter toute offrande faite par celui qui la présentait de bon cœur. Ces offrandes volontaires affluèrent en si grand nombre que Moïse dut annoncer qu’il y en avait suffisamment. Ils devaient cesser d’apporter leurs présents ; car ceux-ci étaient si abondants qu’on ne pourrait pas tous les utiliser.
Les tentations de Satan remportent la victoire sur ceux qui prétendent suivre le Christ lorsqu’elles encouragent l’indulgence envers le plaisir et l’appétit. Vêtu en ange de lumière, il fera appel aux Ecritures pour justifier les tentations qu’il place devant les hommes de satisfaire leurs appétits et de s’adonner aux plaisirs mondains, agréables au cœur charnel. Les disciples du Christ n’ont qu’une faible puissance morale, c’est pourquoi ils sont fascinés par cet appât que Satan leur présente, remportant ainsi la victoire.
Comment Dieu considère-t-il les églises qui subviennent de cette façon à leurs besoins ? Le Christ ne peut accepter de semblables offrandes, parce qu’elles ne sont pas le fruit de l’amour et de la dévotion envers lui, mais celui de l’idolâtrie envers soi-même. Ce que beaucoup ne feraient pas par amour pour lui, ils le font par goût pour les mets délicats qui flattent l’appétit et par amour des divertissements mondains qui plaisent au cœur charnel.—The Review and Herald, 13 octobre 1874.
Le péché de Nadab et Abihu répété
Des chrétiens de profession rejettent le plan conçu par le Seigneur pour récolter des fonds pour son œuvre ; et que font-ils pour pallier la carence qui en résulte ? Dieu voit la perversité des méthodes qu’ils adoptent. Les lieux de culte sont souillés par toutes sortes d’amusements idolâtres, du fait qu’en satisfaisant des plaisirs égoïstes on se propose de gagner un peu d’argent pour payer les dettes de l’église et soutenir son œuvre. Beaucoup de ces personnes ne donneraient pas volontairement un centime dans un but religieux. Où, dans les directives de Dieu pour assurer le soutien de son œuvre, trouvons-nous qu’il soit fait mention de quelque bazar, concert, kermesse ou autre divertissement de ce genre ? Sa cause doit-elle dépendre de toutes ces choses qu’il a défendues dans sa Parole—de ces choses qui détournent les esprits de Dieu, de la sobriété, de la piété et de la sainteté ?
Et quelle impression cela exerce-t-il sur l’esprit des incroyants ? Le saint étendard de la Parole de Dieu est traîné dans la boue. Le mépris est jeté sur Dieu et sur le nom de chrétien. Les principes les plus corrupteurs sont fortifiés par ce moyen de récolter des fonds qui est contraire aux Ecritures. Et c’est ce que Satan recherche. Les hommes répètent le péché de Nadab et Abihu. Ils emploient pour le service de Dieu un feu profane plutôt que le feu sacré. Le Seigneur n’accepte pas de telles offrandes.
Toutes ces méthodes destinées à récolter des fonds pour sa cause lui sont en abomination. C’est une dévotion falsifiée qui produit des résultats falsifiés. Quel aveuglement, quel égarement reposent sur beaucoup de ceux qui se proclament chrétiens ! Les membres d’église agissent comme les contemporains de Noé dont les pensées du cœur étaient uniquement tournées vers le mal. Ceux qui craignent Dieu abhorreront de telles pratiques qui sont une parodie de la religion de Jésus-Christ.—The Review and Herald, 8 décembre 1896.
Libéralité sans principes profonds
Un pasteur peut accaparer les sympathies d’un homme riche qui se montrera très généreux envers lui ; cela satisfait ce pasteur, et en retour il prodigue des louanges à la libéralité du donateur. Son nom peut être exalté dans nos imprimés, alors que ce donateur généreux est éventuellement tout à fait indigne de l’honneur qui lui est accordé.
Sa générosité ne provient pas d’un principe profond et vivant qui le pousserait à employer ses richesses à faire le bien, à collaborer à l’avancement de la cause de Dieu, mais d’un motif égoïste, du désir de paraître généreux. Il peut avoir fait un don par impulsion, et sa générosité ne repose pas sur un principe profond. Il peut avoir été ému en entendant un appel vibrant qui, sur le moment, a ouvert les cordons de sa bourse ; et cependant, malgré tout, sa générosité n’a pas de motif profond. Il donne par à-coups ; son portefeuille s’ouvre de temps à autre, mais se referme aussi sûrement. Il ne mérite aucun éloge, car il est, dans tous les sens du mot, un avare ; et, à moins qu’il ne se convertisse entièrement, lui, son portefeuille et tout le reste, il entendra la condamnation inéluctable : “A vous maintenant, riches ! Pleurez et gémissez, à cause des malheurs qui viendront sur vous. Vos richesses sont pourries, et vos vêtements sont rongés par les teignes.” Jacques 5 :1, 2. Tous ceux de son espèce connaîtront au dernier jour une terrible déception. Les personnes qui encensent leurs libéralités occasionnelles aident Satan à les tromper et leur font penser qu’ils sont très généreux, très désintéressés, alors qu’ils ne connaissent pas le moindre principe de la libéralité et du renoncement.—Testimonies for the Church 1 :475, 476.
Pour une étude complémentaire
L’obéissance volontaire et l’amour purifié doivent accompagner toute offrande sur l’autel, Testimonies for the Church 5 :269, 270.
La moindre offrande faite avec joie entraîne une grande bénédiction,
Testimonies for the Church 7 :295.
Il n’y a aucun mérite à donner beaucoup si on le fait à contrecœur, Testimonies for the Church 5 :285.
Personne n’est obligé de faire des sacrifices, l’offrande doit être volontaire,
Premier écrits, 50.
Ceux qui donnent doivent considérer ce geste comme l’expression d’un privilège, Témoignages pour l’Église 1 :63.
Autrefois les offrandes devaient être sans défaut et faites volontairement,
Testimonies for the Church 1 :221.
L’absence d’offrandes volontaires est due à l’égoïsme, Testimonies for the Church 1 :225.
L’étendue du don est laissée à l’appréciation du donateur, qui en est responsable, Testimonies for the Church 1 :237, 238.
Les offrandes volontaires et les offrandes d’actions de grâces apportées aux convocations, Testimonies for the Church 2 :573, 576.
Les offrandes volontaires n’enrichissent pas Dieu, mais le donateur,
Testimonies for the Church 2 :653.
Les appels ne sont pas nécessaires lorsque le cœur est rempli d’un amour reconnaissant, Témoignages pour l’Église 1 :432 ; Testimonies for the Church 3 :413.