Qualifications pour un Service Chretien efficient-2eme Partie

De tout son cœur

Il faut que les croyants se distinguent du monde en servant Dieu de tout leur cœur. Ils ne doivent s’arroger aucun honneur, mais se rappeler qu’ils sont solennellement engagés à ne servir que le Seigneur. — Testimonies for the Church 9:17.

Ne peuvent subsister dans l’épreuve présente que des hommes et des femmes consacrés dont le cœur est entièrement engagé. Le Christ a maintes fois soumis ses disciples au crible, jusqu’à ce qu’il en restât onze seulement et quelques femmes fidèles pour poser les fondements de l’Eglise chrétienne. Certains membres habituellement peu disposés à se charger de fardeaux peuvent, lors d’un réveil de l’église, partager l’enthousiasme général, chanter, pousser des cris et aller jusqu’à l’extase. Mais, observez-les, et vous verrez, lorsque les manifestations de ferveur se seront apaisées, que très peu d’entre eux seront des Caleb fidèles, s’avançant pour appliquer des principes inébrantables. Ils sont semblables au sel qui retient sa saveur. Les églises forment les vrais collaborateurs par les difficultés qui surviennent au cours d’une activité intense. — Testimonies for the Church 5:130.

On ne peut réussir au service de Dieu si l’on ne met pas son cœur tout entier à l’ouvrage, si toutes choses ne sont pas considérées comme une perte en comparaison de l’excellence de la connaissance du Christ. Celui qui fait des réserves ne saurait devenir un disciple du Christ, encore moins l’un de ses collaborateurs. — L’Espoir de l’humanité, 275.

[Que le peuple de Dieu] ne se laisse donc pas gagner par l’esprit de spéculation, qu’il ne s’associe pas à des incroyants pour se lancer dans des entreprises commerciales; car il serait entravé dans la tâche qui lui a été assignée par le Seigneur. — Témoignages pour l’Église 3:344.

Le Rédempteur n’acceptera pas un service partagé. Journellement, le ministre de Dieu doit apprendre le sens du véritable renoncement. — Ministère évangélique, 107.

Loyauté

Le Seigneur a de l’aversion pour l’indifférence et l’infidélité manifestées au cours des crises que traverse son œuvre. Tout l’univers s’intéresse d’une manière inexprimable aux dernières scènes de la grande lutte entre le bien et le mal. Le peuple de Dieu approche des rivages du monde éternel; que peut-il y avoir de plus important pour lui que de rester fidèle au Très-Haut? A travers tous les âges, le Seigneur a eu ses héros spirituels, et il en possède encore aujourd’hui — des héros qui, tels Joseph, Elie, Daniel, ne craignent pas de dire qu’ils font partie du peuple élu. Des bénédictions spéciales sont accordées aux hommes d’action, qui ne dévient jamais du sentier du devoir, et qui s’écrient avec une énergie toute divine: “A moi ceux qui sont pour l’Eternel!” Ces hommes ne se contentent pas de prononcer ces paroles; ils exigent aussi de ceux qui veulent s’identifier au peuple de Dieu qu’ils avancent résolument et montrent clairement leur attachement au Roi des rois et au Seigneur des seigneurs. De tels hommes subordonnent leur volonté et leurs plans à la loi divine. Par amour pour le Seigneur, ils ne font aucun cas de leur vie. Tout ce qu’ils désirent, c’est de saisir la lumière de la Parole de Dieu et de la faire resplendir dans le monde. Fidèles à Dieu, telle est leur devise. — Prophètes et rois, 107, 108.

Promptitude

Le devoir de chaque chrétien est d’acquérir des habitudes d’ordre, de savoir-faire et de diligence. La négligence est inexcusable. Quand celui qui travaille n’arrive pas à un résultat, c’est qu’il n’y a pas consacré toute son ardeur. Celui qui manque d’habileté et qui, par conséquent, a de la peine à se tirer d’affaire dans la vie, doit savoir qu’il a contracté une mauvaise habitude dont il doit se corriger. Il faut qu’il s’applique à tirer de son temps le meilleur parti possible. Avec du tact et de la méthode, il est des personnes qui, en cinq heures, feront autant de travail que d’autres en dix. Il est des ménagères qui sont toute la journée au travail, non parce qu’elles ont fort à faire, mais parce qu’elles ne travaillent pas avec méthode. Par leur lenteur et leurs manières dilatoires, elles se donnent beaucoup de peine pour peu de chose. Mais tous ceux qui le désirent peuvent vaincre ces habitudes regrettables; ils n’ont qu’à se fixer un but précis et décider du temps nécessaire pour une tâche donnée. En exerçant leur volonté, leurs mains deviendront plus habiles. — Les paraboles de Jésus, 352, 353.

Le service pour le Christ exige une prompte obéissance. — The Southern Watchman, 9 août 1904.

Le Seigneur désire voir chez ses serviteurs un esprit prompt à saisir la valeur des âmes, à discerner les devoirs du moment, à assumer les responsabilités qu’il place sur eux. — Testimonies for the Church 9:123.

La promptitude dans le service de Dieu est une partie importante de la vraie religion. On devrait saisir les circonstances favorables pour accomplir la volonté du Seigneur. L’action rapide et décisive au moment opportun assure d’éclatantes victoires, alors que le retard et la négligence aboutissent à l’insuccès qui déshonore Dieu. — Prophètes et rois, 514.

Maintenir des principes élevés

Bien des prédicateurs qualifiés pour faire un travail excellent ont peu de résultats parce qu’ils entreprennent peu. Des milliers de gens traversent la vie comme s’ils n’avaient pas de but élevé ni d’idéal à atteindre. Une des raisons en est le peu d’estime qu’ils ont d’eux-mêmes. Mais le Christ a payé pour nous un prix infini et il désire que nous nous évaluions à la mesure de cette rançon. — Ministère évangélique, 286.

Pendant toute sa vie terrestre, Jésus fut un travailleur assidu. Il s’attendait à beaucoup et il entreprenait beaucoup. — L’Espoir de l’humanité, 65.

Ceux qui sont au service du Maître ont besoin d’une expérience plus haute, plus profonde, plus large, telle qu’ils n’ont jamais pensé en avoir une. Beaucoup de ceux qui sont déjà des membres de la grande famille de Dieu savent encore bien peu ce que c’est que de contempler sa gloire et que d’être changé de gloire en gloire. Beaucoup ont une faible perception de l’excellence du Christ et leurs cœurs cependant tressaillent déjà de joie. Ils soupirent après un sentiment plus plein, plus profond de l’amour du Sauveur. Qu’ils se complaisent en chacun de ces désirs de l’âme pour Dieu! — Ministère évangélique, 269.

J’ai un message à donner à nos prédicateurs, médecins, professeurs et à tous ceux qui travaillent au service du Maître. Le Seigneur vous supplie de chercher à parvenir à un idéal de sainteté plus élevé. Vous devez arriver à posséder une expérience si profonde qu’elle dépasse tout ce que vous avez pu imaginer. Beaucoup de ceux qui sont déjà membres de la grande famille de Dieu savent encore bien peu de ce que cela représente que de contempler sa gloire et d’être changé de gloire en gloire. Plusieurs d’entre vous ont une faible perception de l’excellence du Christ, et cependant votre âme tressaille déjà de joie. Vous soupirez après un sentiment plus total, plus profond de l’amour du Sauveur. Vous êtes insatisfaits. Mais ne désespérez pas. Donnez à Jésus le meilleur et ce qu’il y a de plus sacré des affections de votre cœur. Emparez-vous de chaque rayon de lumière. Cultivez toutes les aspirations de votre âme vers Dieu. Entretenez les pensées spirituelles et les saintes communions. Vous n’avez vu que les premiers rayons de l’aube de la gloire divine. En accroissant votre connaissance du Seigneur, vous apprendrez que sa marche est semblable à celle du matin. “Le sentier des justes est comme la lumière resplendissante, dont l’éclat va croissant jusqu’au milieu du jour.” Nous étant repentis de nos péchés, les ayant confessés et ayant obtenu le pardon, nous devons grandir dans la connaissance du Christ jusqu’à ce que nous arrivions à la lumière “du milieu du jour” d’une foi évangélique parfaite. — Testimonies for the Church 8:317.

Prudence et prévoyance

Pendant que Néhémie implorait l’aide de Dieu, il ne se croisait pas les bras en prétextant qu’il n’avait aucun souci à se faire ni de responsabilités à assumer pour la réalisation de son projet de restauration de Jérusalem. Guidé par une prudence et une prévoyance admirables, il fit tous les arrangements nécessaires pour assurer le succès de cette entreprise. Chacune de ses initiatives fut marquée d’une grande prudence. — The Southern Watchman, 15 mars 1904.

L’exemple de cet homme pieux [Néhémie] doit servir de leçon au peuple de Dieu tout entier, qui ne doit pas se limiter à prier avec foi, mais doit travailler avec diligence et fidélité. Combien de difficultés ne nous créons-nous pas et combien souvent n’entravons-nous pas l’action de la Providence en notre faveur du fait que nous croyons que la prudence, la prévoyance et l’application ne font pas partie de la vie religieuse! Nous commettons ainsi une grave erreur. Il est de notre devoir de posséder et de cultiver toute faculté susceptible de nous aider à être des ouvriers pour Dieu plus efficients. Pour assurer aujourd’hui la réussite des entreprises sacrées, il est tout aussi indispensable qu’il l’était au temps de Néhémie d’en faire un examen consciencieux et de dresser des plans mûrement réfléchis. — The Southern Watchman, 15 mars 1904.

Comment combattre le découragement

Les serviteurs de Dieu doivent prévoir toutes les formes de découragement. Il seront éprouvés, non seulement par la colère, le mépris et la cruauté des ennemis, mais aussi par l’indolence, l’inconséquence, la tiédeur et la perfidie des amis et des collaborateurs. … Même certaines personnes qui semblent désirer la prospérité de l’œuvre de Dieu affaiblissent les mains de ses serviteurs en écoutant, en acceptant plus ou moins et en répandant les médisances, les vantardises et les menaces de leurs adversaires. … Au milieu de nombreux découragements, Néhémie plaça sa confiance en Dieu; et c’est aussi en Dieu que nous trouvons notre sécurité. Le souvenir de ce que le Seigneur a accompli en notre faveur sera pour nous une aide dans tous les dangers. “Lui, qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui?” “Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous?” Quelle que soit l’habileté avec laquelle Satan et ses agents ont tendu leurs pièges, Dieu peut les détecter et les réduire à néant. — The Southern Watchman, 19 avril 1904.

Ceux que le Saint-Esprit a chargés d’accomplir une tâche particulière, et qui occupent la pointe du combat, subissent fréquemment une certaine réaction lorsque la calamité s’estompe. Le découragement peut ébranler la foi la plus solide, affaiblir la volonté la plus ferme. Mais le Seigneur comprend tout, et il ne cesse d’aimer et d’avoir pitié de ses enfants. Il lit dans leurs cœurs les intentions et les desseins qui les animent. Attendre avec patience et confiance lorsque tout paraît sombre, voilà ce que tous ceux qui ont la charge de l’œuvre de Dieu devraient apprendre. Le ciel n’abandonne jamais les siens dans l’adversité. Aucune situation n’est apparemment plus désespérée, et cependant plus triomphante, que celle de l’homme conscient de son néant et pleinement confiant en Dieu. — Prophètes et rois, 129.

Le Seigneur réclame des soldats qui ne manquent pas à leur devoir ni ne se laissent aller au découragement, mais qui acceptent la tâche avec tous ses désagréments. Il veut que nous prenions le Christ pour exemple. — The Review and Herald, 17 juillet 1894.

Ceux qui, de nos jours, prêchent des vérités difficiles à accepter ne doivent pas se décourager s’ils ne rencontrent pas toujours un accueil plus favorable, même parmi ceux qui se disent chrétiens, que celui que reçurent Paul et ses compagnons de la part de ceux en faveur de qui ils travaillaient. Les messagers de la croix doivent se donner à la vigilance et à la prière, avancer avec courage et foi, travaillant sans relâche au nom de Jésus. — The Acts of the Apostles, 230.

Amabilité

Un esprit qui sait rester aimable, malgré les injures, servira plus favorablement la vérité que les arguments les plus puissants. — L’Espoir de l’humanité, 372.

Nos paroles destinées à détourner les hommes de leurs erreurs doivent être empreintes de beaucoup de douceur, à la manière de la rosée matinale qui, après une période de sécheresse, tombe sur les plantes flétries et les ranime. Le dessein de Dieu est d’atteindre d’abord les cœurs. Parlons de la vérité avec amour, comptant sur Dieu qui seul peut réformer les vies. Le Saint-Esprit fera pénétrer jusqu’au fond de l’âme les mots ainsi prononcés. — Rayons de Santé, 330, 331.

La tendresse, la douceur et l’amabilité apportent le salut aux égarés et couvrent une multitude de péchés. La manifestation de l’Esprit du Christ dans votre caractère opérera chez ceux qui vous entourent une réelle transformation. Laissez Jésus agir dans votre cœur jour après jour et vous verrez se développer en vous la puissance créatrice de sa Parole: une influence douce, persuasive mais efficace, qui recréera dans d’autres âmes la beauté du Seigneur notre Dieu. — Heureux ceux qui, 105.

Impartialité

Aussi longtemps qu’il vécut parmi les hommes, le Sauveur partagea le sort des pauvres. Il connut par expérience leurs soucis et leurs misères, ce qui le rendait à même de réconforter tous les humbles ouvriers. Ceux qui ont une juste conception des enseignements se dégageant de sa vie ne penseront jamais qu’il y ait lieu de faire une distinction entre les classes de la société; les riches n’ont aucun droit à être plus honorés que les pauvres. — L’Espoir de l’humanité, 65.

Lorsque vous vous détournez de ceux que vous jugez peu intéressants, vous rendez-vous compte que vous négligez des âmes que le Seigneur recherche? C’est au moment où elles ont le plus grand besoin de votre compassion que vous vous détournez d’elles. Dans toutes les églises, il y a des âmes qui aspirent au repos et à la paix. Elles peuvent paraître indifférentes, mais elles ne sont pas insensibles à l’influence du Saint-Esprit, et beaucoup d’entre elles pourraient être gagnées au Sauveur. — Les paraboles de Jésus, 188.

L’appel évangélique ne doit pas être rétréci et présenté uniquement à un petit nombre de personnes choisies que l’on supposerait prêtes à nous faire l’honneur de l’accepter. Le message doit être donné à tous. Partout où des cœurs s’ouvrent à la vérité, le Christ est prêt à les instruire. — L’Espoir de l’humanité, 189.

Honnêteté — Fidélité — Assiduité

Lorsqu’il s’agit de confier des responsabilités à une personne, la question qui se pose n’est pas de savoir si elle est douée pour parler en public ou si elle est riche, mais si elle est honnête, fidèle et assidue au travail; car, quelles que soient ses références, si elle ne possède pas ces qualités, elle ne pourra jamais accéder à des postes de responsabilité. — Testimonies for the Church 4:413.

Désintéressement

La manière dont le Sauveur travaillait doit nous servir d’exemple. Il ne cessait d’aller de lieu en lieu, faisant du bien. Au temple, dans les synagogues, dans les rues, sur les places publiques, dans les ateliers, sur le rivage de la mer et sur les collines, il prêchait l’Evangile et guérissait les malades. Sa vie désintéressée est pour nous une leçon. Son amour tendre et compatissant condamne notre égoïsme. — Témoignages pour l’Église 3:357.

Nous ne devons pas travailler uniquement pour recevoir un salaire. Au service du Seigneur, l’intérêt personnel ne compte pas. Le renoncement et l’esprit de sacrifice ont toujours été et resteront toujours les premières qualités requises pour accomplir un service agréable à Dieu. Notre Seigneur et Maître ne conçoit pas qu’un seul filament d’égoïsme soit tissé dans son ouvrage. Déployons dans notre travail le tact, l’habileté, la précision et la sagesse que le Dieu de perfection exigea des constructeurs du tabernacle. Il faut se souvenir cependant que les plus grands talents, les services les plus brillants ne sont agréables au Seigneur que si notre moi est déposé sur l’autel du sacrifice. — Prophètes et rois, 46.

De tous les êtres humains, les réformateurs doivent être les plus disposés à s’oublier, les plus affables, les plus courtois. Il faut que la véritable bonté se manifeste dans leur vie par des actes désintéressés. — Rayons de Santé, 330.

Ne pas s’inquiéter

Les choses vont mal à cause du manque de consécration des ouvriers évangéliques. Cet état de choses peut vous faire verser des larmes; mais ne soyez pas inquiets. Le Maître tient son œuvre entière, du commencement à la fin, sous sa direction compétente. Tout ce qu’il exige est que ses ouvriers s’adressent à lui pour recevoir ses ordres et qu’ils obéissent à ses directives. L’ensemble de l’œuvre — nos églises, nos missions, nos écoles du sabbat, nos institutions — est l’objet de la sollicitude de son cœur. Pourquoi s’inquiéter? L’intense désir de voir l’Eglise devenir une lumière vivante et éclatante conformément à la volonté divine doit être accompagné d’une totale confiance en Dieu. — The Review and Herald, 14 novembre 1893.

Recherchez la quiétude et remettez vos âmes à Dieu, le fidèle Créateur. Il gardera le dépôt qui lui est confié. Il n’aime pas que nous couvrions son autel de pleurs et de lamentations. Vous avez déjà suffisamment de sujets de louange, même si vous n’assistez pas à la conversion d’une autre âme. Mais la bonne œuvre se poursuivra si seulement vous allez de l’avant sans vous efforcer de tout ramener à votre point de vue. Que la paix de Dieu règne dans vos cœurs, et soyez reconnaissants. Laissez de la place à Dieu pour qu’il puisse agir. N’obstruez pas son chemin. Il peut et veut agir si vous lui en laissez la liberté. — Testimonies for the Church 9:136.

Porter les lettres de créance divines

Dieu ne peut se servir d’une personne que dans la mesure où il lui sera possible de déverser son Esprit dans son cœur. Le travail qu’il accepte, c’est celui qui reflète son image. Ses disciples doivent porter, comme lettres de créance, les marques indélébiles de ses principes immortels. — Témoignages pour l’Église 3:169.

Il fallait que le nom du Christ soit leur mot d’ordre, l’insigne qui les distinguerait, l’autorité sur laquelle s’appuierait leur action, et la source de leur succès. Tout, dans son royaume, devait porter son nom et sa suscription. — Conquérants pacifiques, 28.

Disponibilité totale

Soyez toujours totalement disponibles pour proclamer les louanges de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière. — The Review and Herald, 24 janvier 1893.

Les serviteurs de Dieu doivent être alertes, sur le qui-vive, toujours prêts et prompts à entrer à tout instant dans la voie que leur ouvre la Providence. Tout délai de leur part fournit à Satan l’occasion de leur infliger une défaite. — Patriarches et prophètes, 444.

Le peuple qui observe les commandements de Dieu doit constamment se tenir prêt à servir. — Testimonies for the Church 8:247.

Les vrais représentants du Christ travaillent pour le bien de leurs semblables. Ils trouvent leur joie à faire progresser l’œuvre de Dieu dans leur pays et ailleurs. On les voit et on les entend aux réunions de prières, et leur influence s’y fait sentir. Ils s’efforcent d’aider, et éventuellement de remplacer le prédicateur, dont ils n’ont pas les charges. Ils ne cherchent pas à se mettre en évidence ou à recevoir un honneur quelconque pour ce qu’ils accomplissent, mais ils travaillent humblement, avec douceur et fidélité, qu’il s’agisse de petits travaux ou de tâches plus importantes, suivant les nécessités, parce que le Christ a fait beaucoup pour eux. — The Review and Herald, 6 septembre 1881.

Courageux et sincères

Ce dont l’Eglise a besoin, à notre époque troublée, c’est d’une armée d’ouvriers évangéliques, formés pour le service comme le fut Paul, d’ouvriers ayant une expérience profonde des choses de Dieu, et travaillant avec zèle et ardeur. Il faut des hommes sanctifiés et prêts aux sacrifices, des hommes qui ne reculent ni devant l’épreuve, ni devant la responsabilité; des hommes intrépides et sincères dans le cœur desquels le Christ est “l’espérance de la gloire”, dont les lèvres ont été touchées par le “charbon ardent” et qui “prêchent la Parole”. La cause de Dieu périclite parce qu’on manque de tels hommes. Comme un poison mortel, de fatales erreurs pervertissent la moralité et ternissent les espoirs d’une grande partie de l’humanité. — Conquérants pacifiques, 452, 453.

C’est par un travail agressif, au milieu de l’opposition, des dangers, des pertes et des souffrances qu’il faut poursuivre l’œuvre du salut des âmes. Au cours d’une certaine bataille, alors qu’un régiment de la troupe chargée d’attaquer reculait devant l’ennemi, le porte-drapeau, au lieu de suivre le mouvement de repli, resta immobile. Le capitaine lui ayant crié de ramener le drapeau, il répliqua: “Ramenez les hommes au drapeau!” Voilà l’œuvre de tout fidèle porte-étendard: ramener les hommes au drapeau. Le Seigneur demande des hommes qui donnent tout leur cœur. Nous savons tous que le péché de beaucoup de gens qui se disent chrétiens est de manquer de courage et d’énergie pour s’élever eux-mêmes et ceux dont ils s’occupent à la hauteur de l’idéal. — Testimonies for the Church 9:45, 46.

Dieu ne peut employer des hommes qui, au moment du danger, alors que leur influence, leur force, leur courage sont indispensables, craignent de prendre position pour ce qui est juste. Il réclame des hommes qui luttent fidèlement contre le mal, “contre les principautés et les puissances, contre les princes des ténèbres de ce monde, contre les esprits malins qui sont dans les lieux célestes”. C’est à ceux-là qu’il adressera un jour ces paroles: “C’est bien, bon et fidèle serviteur; … entre dans la joie de ton maître.” — Prophètes et rois, 103, 104.

Dieu réclame des hommes comme Elie, Nathan, Jean-Baptiste — des hommes qui proclament son message sans tenir compte des conséquences qui en résultent — des hommes qui répandent courageusement la vérité, bien que cela entraîne le sacrifice de tout ce qu’ils possèdent. — Prophètes et rois, 103.

Sollicitude du berger

Le berger qui s’aperçoit qu’il lui manque une brebis, ne se contente pas de regarder son troupeau et de dire: Après tout, il m’en reste encore quatre-vingt-dix-neuf qui sont en lieu sûr. Aller à la recherche de celle qui manque à l’appel serait trop pénible. Qu’elle revienne, je lui ouvrirai la porte du bercail. Non, dès qu’il s’aperçoit qu’il manque une brebis, il est saisi d’angoisse et de tristesse, et se met à compter et recompter son troupeau. Dès qu’il est sûr de sa disparition, il ne peut plus dormir, il laisse les quatre-vingt-dix-neuf dans la bergerie pour aller à la recherche de l’égarée. Plus la nuit est sombre et orageuse, et plus dangereux sont les sentiers, plus grande est la sollicitude du berger et plus actives sont ses recherches. Il fait l’impossible jusqu’à ce qu’il l’ait trouvée.

Quel soulagement n’éprouve-t-il pas quand il entend au loin son bêlement plaintif! Guidé par le son de ses plaintes, il gravit les pentes les plus escarpées; il va jusqu’au bord du précipice, au risque de sa propre vie. Il continue ses recherches tandis que les bêlements de plus en plus faibles de la brebis lui font comprendre qu’elle va mourir. Enfin, ses efforts sont couronnés de succès. Sa brebis est retrouvée. Il ne lui fait pas d’inutiles reproches parce qu’elle lui a causé tant de soucis et de fatigue. Il ne la chasse pas devant lui avec son fouet. Il n’a même pas l’idée de la conduire à la bergerie; mais, dans sa joie débordante, il la charge toute tremblante sur ses épaules. Si elle est meurtrie et blessée, il la prend dans ses bras, la presse et la réchauffe sur son sein pour lui redonner la vie, et, heureux que ses peines n’aient pas été vaines, il la ramène au bercail. — Les paraboles de Jésus, 184, 185.

Humilité

En choisissant des hommes et des femmes pour son service, Dieu ne demande pas s’ils sont instruits, éloquents ou riches en biens de ce monde, mais s’ils ont assez d’humilité pour recevoir ses enseignements, s’il peut mettre ses paroles sur leurs lèvres, s’ils sont disposés à être ses représentants. — Testimonies for the Church 7:144.

Dans votre travail en faveur des pauvres, des méprisés, des abandonnés, ne restez pas drapés dans votre dignité et dans votre supériorité, car en agissant ainsi vous ne feriez rien de bon. — Testimonies for the Church 6:277.

Ce qui permettrait à nos églises d’avoir de la vigueur dans leurs efforts et de réussir, ce n’est pas l’agitation, mais l’action tranquille et humble; ce n’est pas l’ostentation, ni la grandiloquence, mais le travail patient, persévérant, inspiré par la prière. — Testimonies for the Church 5:130.

L’humiliation de la défaite devient fréquemment un bienfait, en nous faisant comprendre notre incapacité à accomplir la volonté de Dieu sans son aide. — Patriarchs and Prophets, 633.

Les talents de l’homme humble sont utiles dans le travail de maison en maison, et peuvent accomplir davantage que les dons les plus brillants. — Testimonies for the Church 9:37, 38.

Le ciel tout entier s’intéresse à l’œuvre qu’accomplissent dans le monde les messagers de Dieu, au nom de Jésus-Christ de Nazareth. C’est une œuvre importante, frères et sœurs, et, en vue de la réaliser en toute sincérité, nous devons nous humilier chaque jour devant Dieu et ne pas croire que notre sagesse soit parfaite. Nous ne devons pas demander à Dieu qu’il nous humilie, car lorsque Dieu se saisit de nous, il peut nous humilier d’une manière qui ne nous soit pas agréable; mais nous devons jour après jour nous humilier nous-mêmes sous la puissante main de Dieu. Nous devons travailler à notre salut avec crainte et tremblement. Tandis que Dieu opère en nous le vouloir et le faire selon son bon plaisir, nous devons coopérer avec lui en même temps qu’il agit par nous. — The Review and Herald, 12 juillet 1887.

Nous devons lutter pour pouvoir entrer par la bonne porte. Car cette porte ne vacille pas sur ses gonds. Elle ne laisse pas entrer les caractères douteux. Nous devons maintenant tendre de tous nos efforts vers la vie éternelle, avec une intensité proportionnée à sa valeur. Ce ne sont ni l’argent, ni les propriétés, ni la position sociale qui ouvrent les portes du paradis, mais la possession d’un caractère chrétien. Ce n’est pas grâce à un rang élevé ou à des réalisations d’ordre intellectuel que nous obtiendrons la couronne d’immortalité. Ce don ne sera accordé qu’à ceux qui sont doux et humbles de cœur et qui ont placé leur confiance en Dieu. — The Southern Watchman, 16 avril 1903.

Lorsque vous rentrez d’une tournée missionnaire, ne vous vantez pas de vos succès, mais exaltez Jésus, élevez la croix du Calvaire. — Testimonies for the Church 5:596.

L’humilité précède la gloire. Pour occuper une place élevée aux yeux des hommes, le ciel choisit l’ouvrier qui, comme Jean-Baptiste, prend une place humble devant Dieu. Le disciple qui ressemble davantage à un enfant est l’ouvrier le mieux qualifié pour l’œuvre de Dieu. Les intelligences célestes sont prêtes à coopérer avec celui qui cherche à sauver les âmes et non à s’élever au-dessus des autres. — L’Espoir de l’humanité, 466.

Tempérance

Chaque enfant de Dieu devrait être conscient de la nécessité d’être tempérant dans son régime alimentaire, sa façon de se vêtir et son travail, afin de pouvoir accomplir le maximum pour la cause de Dieu. Lorsque l’ouvrier a subi les pressions du travail et du souci, et qu’il est surmené physiquement et mentalement, il doit se mettre à l’écart et se reposer, non avec l’intention de satisfaire son égoïsme personnel, mais pour se préparer aux tâches futures. Nous avons un adversaire vigilant, qui nous harcèle constamment pour profiter de la moindre faiblesse qui lui permettra de rendre ses tentations plus efficaces pour le mal. Lorsque l’esprit est surexcité et le corps affaibli l’ennemi en profite pour multiplier ses tentations les plus perfides, pour faire succomber l’enfant de Dieu. L’ouvrier du Seigneur doit soigneusement ménager ses forces et, lorsqu’il est affaibli par le travail qui lui incombe, se reposer tout en communiant avec Jésus. — The Review and Herald, 14 novembre 1893.

L’abus des forces physiques abrège la vie qui eût pu être employée à glorifier Dieu. De plus, il nous prive du privilège d’être ses agents qualifiés car, par nos habitudes perverses, telles que des veillées trop prolongées, la satisfaction de l’appétit, nous préparons le terrain à une plus grande déficience. La négligence de l’exercice physique, le surmenage mental ou physique déséquilibrent le système nerveux. Agir ainsi, c’est se rendre coupable d’un vol au préjudice du Seigneur, et causer du tort à ses semblables. Nous perdons alors l’occasion de faire du bien à d’autres, ce à quoi Dieu nous appelle dans ce monde. Nous nous rendons incapables de faire ce que nous aurions pu réaliser en un temps plus court. Dieu nous tient pour coupables quand, par de mauvaises habitudes, nous privons le monde du bien que nous aurions pu faire. — Les paraboles de Jésus, 355.

Dans ses exigences notre Dieu est toujours miséricordieux, plein de compassion et raisonnable. Il ne nous demande pas de nous engager dans une carrière qui risquerait de nous faire perdre la santé ou d’affaiblir nos facultés mentales. Il ne veut pas que nous travaillions sous une pression et une tension telles qu’il en résulte un épuisement et un abattement nerveux. Le Seigneur nous a dotés de la faculté de raisonner, il désire que nous nous en servions, et que nous agissions en harmonie avec les lois de la vie implantées en nous, car cette soumission nous procurera les équilibres nécessaires. Les jours se suivent, chacun d’eux comportant ses responsabilités et ses devoirs, et il ne faut pas que la tâche de demain soit incluse dans celle d’aujourd’hui. Les ouvriers dans la cause de Dieu doivent être conscients de son caractère sacré, et ils doivent se préparer à l’œuvre du lendemain par une judicieuse utilisation, le jour même, de leurs facultés. — The Review and Herald, 7 novembre 1893.

Repos et réflexion

Les disciples de Jésus devaient être instruits quant à la manière de travailler et de se reposer. Aujourd’hui, il est également nécessaire que les ouvriers choisis par Dieu obéissent à l’ordre du Christ leur demandant d’aller à l’écart pour prendre du repos. Bien des existences de valeur ont été inutilement sacrifiées pour avoir ignoré cet ordre. … Bien que la moisson soit grande et les ouvriers peu nombreux, on ne gagne rien en sacrifiant sa santé et sa vie. … Beaucoup d’ouvriers affaiblis et usés sont profondément attristés en voyant tout ce qui devrait être accompli et combien peu ils sont capables de faire eux-mêmes. Ils aspirent de tout leur cœur à recouvrer des forces physiques pour pouvoir faire davantage; c’est à eux, précisément, que Jésus dit: “Venez à l’écart dans un lieu désert, et reposez-vous un peu.” — The Review and Herald, 7 novembre 1893.

La vie du chrétien n’est pas faite d’incessante activité ou de continuelle méditation. Les chrétiens doivent travailler avec ardeur au salut de ceux qui sont perdus, et ils doivent aussi consacrer du temps à la contemplation, à la prière et à l’étude de la Parole de Dieu. Il n’est pas bon de se trouver constamment sous la pression du travail et de l’agitation, car, de ce fait, la piété personnelle est négligée et les facultés mentales et physiques sont lésées. — The Review and Herald, 7 novembre 1893.

Tous ceux qui se mettent à l’école de Dieu ont besoin de temps pour communier avec eux-mêmes, avec la nature et avec Dieu. Ils doivent en recevoir la révélation d’une vie qui ne s’harmonise pas avec les coutumes et les pratiques du monde. Ils ont besoin d’acquérir une expérience personnelle pour la connaissance de la volonté de Dieu. Individuellement, nous devons l’entendre parler au cœur. Quand toutes les autres voix se sont tues et que, dans la sérénité, nous nous tenons devant lui, le silence même de l’âme rend plus distincte la voix de Dieu. Il nous dit: “Arrêtez, et sachez que je suis Dieu.” Une telle préparation est efficace pour tout travail au service de Dieu. Au milieu de la foule haletante et des intenses activités de l’existence, celui qui se trouve ainsi ranimé est entouré d’une atmosphère de lumière et de paix. Il est renouvelé dans ses forces physiques et mentales. Sa vie répand un parfum par la révélation de la puissance divine qui touchera le cœur des hommes. — The Ministry of Healing, 58.

Source: Extrait du livre « Instructions pour un Service Chrétien Effectif » d’Ellen G. White.

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