Conseil à l’Econome: SECTION II – « L’oeuvre de Dieu et son soutien »

Par Ellen G. White

1.  L’ŒUVRE DE DIEU DOIT ETRE SOUTENUE

Les dernières années du temps de probation s’écoulent pour toujours. Le grand jour de l’Eternel est imminent. Désormais nous devons employer toutes nos forces à ranimer ceux qui périssent dans leurs transgressions et leurs péchés. …

C’est le moment de faire diligence dans la prédication de la Parole de Dieu. Toutes ses instructions nous sont données pour notre bien. Il invite ceux qui se rallient sous la bannière ensanglantée du Prince Emmanuel à montrer qu’ils comprennent leur dépendance envers Dieu et leur responsabilité à son égard en lui rendant une partie de ce qu’il leur a confié. Cet argent doit être employé à faire progresser l’œuvre qui doit être accomplie conformément à la mission dont le Christ a chargé ses disciples. …

Le peuple de Dieu est appelé à réaliser une œuvre qui exige argent et consécration. Notre responsabilité dans cette réalisation est de nous acquitter de nos obligations dans toute la mesure de nos capacités. Dieu réclame un service total qui implique la consécration entière du cœur, de l’âme, de l’esprit, ainsi que celle de nos énergies.

Dans l’univers, il n’y a que deux endroits où nous puissions placer nos biens : dans les greniers de Dieu ou dans ceux de Satan. Tout ce qui n’est   pas consacré au service de Dieu s’oriente du côté de Satan pour soutenir sa cause. Le Seigneur demande que les biens qu’il nous confie soient employés à l’édification de son royaume. Il remet ces biens à ses économes pour qu’ils les gèrent avec soin et lui rendent une part en l’utilisant à gagner des âmes. Ces âmes, à leur tour, deviendront des économes appelés à gérer des biens, coopérant avec le Christ pour faire progresser les intérêts de la cause de Dieu.

 

RECEVOIR POUR DONNER

Dès que la vie s’empare d’une église, celle-ci progresse et grandit. Il s’y manifeste un courant ininterrompu d’échanges : elle prend et donne, elle reçoit et rend à Dieu ce qui lui appartient. Dieu accorde lumière et bénédiction à chaque vrai croyant, qui transmet ces bienfaits à d’autres en accomplissant son œuvre pour le Seigneur. En donnant une part de ce qu’il reçoit, il accroît sa capacité de recevoir. Il augmente sa réceptivité pour une mesure nouvelle de grâce et de vérité. Il reçoit ainsi des lumières plus vives, des connaissances plus vastes. De cette faculté de recevoir et de donner dépendent la vie et la croissance de l’Eglise. Celui qui reçoit sans jamais donner perd bientôt la capacité de recevoir.  Si la vérité n’émane pas de lui pour aller à d’autres,      il devient incapable de recevoir. Nous devons transmettre les biens qui nous viennent du ciel si nous voulons recevoir de nouvelles bénédictions.

Le Seigneur n’a pas l’intention de venir sur la terre pour y apporter de l’or et de l’argent en vue de faire progresser son œuvre. Il accorde des biens à des êtres humains, leur demandant de faire avancer son œuvre par des dons et des offrandes. Parmi les buts que doit se proposer l’emploi des biens confiés par le Seigneur, le plus important est l’entretien des ouvriers dans la moisson. Et si des hommes sont disposés à devenir des intermédiaires par lesquels     les bénédictions célestes pourront se déverser sur d’autres, le Seigneur leur accordera ses bienfaits. Le fait de rendre à Dieu la part qui lui revient ne saurait nous appauvrir ; c’est, au contraire, en retenant que l’on s’appauvrit. …

 

UN TEMPS POUR PRATIQUER L’ESPRIT D’ECONOMIE ET DE SACRIFICE

Dieu invite son peuple à prendre conscience de ses responsabilités. Un flot de lumière jaillit de sa Parole, et il faut que les devoirs négligés soient désormais remplis. Lorsqu’ils seront à nouveau mis en pratique, en particulier en apportant au Seigneur les dîmes et les offrandes qui lui appartiennent, une voie s’ouvrira au monde pour qu’il entende le message que le Seigneur lui destine. Si le peuple de Dieu était pénétré de son amour, si chaque membre d’église était animé par l’esprit de sacrifice, nous ne manquerions pas de fonds pour nos pays et pour les missions ; nos ressources se multiplieraient ; des milliers de portes s’ouvriraient par lesquelles nous serions invités à entrer. Si le dessein divin de donner le message de miséricorde au monde s’était réalisé, le Christ serait déjà revenu, et les élus seraient entrés dans la cité de Dieu.

Si jamais il y eut un temps où des  sacrifices  devraient  être  réalisés, c’est maintenant. Mes frères et sœurs, pratiquez l’économie dans vos foyers. Débarrassez-vous des idoles que vous avez élevées devant Dieu. Abandonnez vos plaisirs égoïstes. Je vous supplie de ne pas dépenser de l’argent pour embellir vos maisons ; car votre argent appartient à Dieu, et vous devez lui rendre compte de l’usage que vous en faites. N’employez pas l’argent du Seigneur pour satisfaire les fantaisies de vos enfants. Enseignez-leur que Dieu a des droits sur tout ce qu’ils possèdent, et que rien jamais ne peut annuler ces droits.

L’argent représente un moyen nécessaire. Ne le prodiguez pas en faveur de ceux qui n’en ont pas besoin ; mais il y a toujours quelqu’un qui peut profiter de vos dons volontaires. Il y a tous ceux qui souffrent de la faim. Vous pouvez dire : je n’arriverais pas à les nourrir tous. Mais si vous pratiquez l’économie conseillée par le Christ, vous pourrez subvenir aux besoins d’une personne au moins. “Ramassez les morceaux qui restent, afin que rien ne se perde.” Jean  6 :12. Ces paroles furent prononcées par celui dont la puissance réalisa un miracle pour répondre aux besoins d’une multitude affamée.

Si vous avez des habitudes de prodigalité, débarrassez-vous-en d’un seul coup. Si vous ne le faites pas, vous serez en faillite pour l’éternité. Des habitudes d’économie, de diligence et de sobriété représentent pour vos enfants un héritage bien préférable à celui de la richesse.

Nous sommes des pèlerins et des étrangers sur la terre. N’employons pas nos moyens à satisfaire des désirs que Dieu voudrait nous voir réprimer. Vivons raisonnablement notre foi en restreignant nos besoins. Que les membres de nos églises se lèvent comme un seul homme et se mettent au travail avec ardeur, avançant dans la pleine lumière de la vérité destinée aux derniers temps. …

Quelle valeur peuvent bien avoir d’immenses richesses lorsqu’elles sont investies dans des immeubles coûteux ou entassées dans des banques ! De quel poids pèsent-elles dans une balance en comparaison du salut des âmes en faveur desquelles le Christ, le Fils du Dieu infini, est mort ?—The Review and Herald, 24 décembre 1903.

 

Un privilège et une responsabilité

Les vérités les plus solennelles jamais confiées à des êtres mortels nous ont été données pour que nous les proclamions au monde. Cette proclamation représente l’œuvre que nous devons accomplir. Le monde doit être averti, et le peuple de Dieu doit s’acquitter fidèlement de la mission dont il a été chargé.  Il ne doit pas s’adonner à des spéculations, ni s’engager dans des affaires      en association avec des incroyants ; de telles initiatives l’entraveraient dans l’accomplissement du travail qui lui a été demandé.

Le Christ dit à son peuple : “Vous  êtes la lumière du monde.” Matthieu   5 :14. Ce n’est pas une réalité de peu d’importance que les enseignements, les projets et les plans de Dieu nous aient été révélés d’une manière aussi claire. C’est un avantage remarquable que celui de pouvoir comprendre la volonté  de Dieu telle qu’elle est révélée dans la sûre parole prophétique. Cela nous confère une lourde responsabilité. Dieu attend que nous transmettions à autrui la connaissance qu’il nous a donnée. Son dessein est que les instruments divins et humains s’unissent dans la proclamation du message d’avertissement.—The Review and Herald, 28 juillet 1904.

 

Soutenez les missions lointaines

La bonne volonté du peuple de Dieu devrait être suscitée dans chaque église de notre pays, afin qu’une action désintéressée réponde aux besoins des champs missionnaires. Des hommes devraient exprimer leur intérêt pour la cause de Dieu en donnant de leurs biens. Si un tel intérêt était manifesté, le lien de fraternité chrétienne se renforcerait entre tous les membres de la famille du Christ.

Le travail qui consisterait à rassembler fidèlement toutes les dîmes, pour qu’il y ait de la nourriture dans la maison de Dieu, permettrait d’engager des ouvriers à la fois pour nos pays et pour les champs missionnaires. Bien que des livres et toutes sortes de publications traitant de la vérité présente déversent leurs trésors de connaissance dans toutes les parties du monde, il est nécessaire d’établir des stations missionnaires dans différents endroits. Le prédicateur doit proclamer la parole de vie et de salut. Il y a des champs prêts à recevoir des ouvriers. La moisson est mûre, et le cri du Macédonien implorant du secours se fait entendre sur tous les points de la terre.—The Review and Herald, 19 février 1889.

 

L’œuvre ne doit pas s’arrêter *

Si nous possédons vraiment la vérité destinée aux derniers jours, celle-ci doit être proclamée à toute nation, à toute tribu, à toute langue et à tout peuple. Les vivants et les morts doivent être jugés d’après leurs actions commises dans leurs corps, et la loi de Dieu est la norme qui doit servir lors de ce jugement. Ils doivent dès maintenant être avertis ; la sainte loi de Dieu doit être proclamée et leur être présentée comme un miroir. Mais l’accomplissement d’une œuvre de cette nature exige des fonds. Je sais que les temps sont durs, et que l’argent manque ; mais la vérité doit être prêchée, et l’argent nécessaire à sa proclamation doit être versé au trésor. …

 

ALLONS-NOUS ABANDONNER CETTE ŒUVRE ?

Notre message est universel ; cependant certains ne font strictement rien, et beaucoup d’autres font si peu et avec un tel manque de foi, que cela ne représente vraiment rien. Allons-nous abandonner les champs dans les pays étrangers où nous avons pénétré ? Allons-nous laisser tomber une partie de notre œuvre dans nos pays ? Allons-nous être effrayés par une dette de quelques milliers de dollars ? Allons-nous chanceler et rester en arrière maintenant, alors que se déroulent les dernières scènes de l’histoire de ce monde ? Mon cœur s’écrie : Non, non. Je ne peux considérer ce problème sans éprouver un zèle brûlant en faveur de l’avancement de cette œuvre. Nous ne voudrions pas renier notre foi, ni renier le Christ ; cependant, c’est ce que nous faisons en refusant d’avancer alors que la providence divine nous ouvre la voie.

L’œuvre ne doit pas s’arrêter faute de moyens. Nous devons y investir davantage de fonds. Mes frères d’Amérique, au nom de mon Maître je vous supplie de vous réveiller. Vous qui placez vos talents sous forme d’argent dans une serviette pour l’enfouir dans la terre, qui vous construisez des maisons et qui achetez terrain sur terrain, Dieu vous dit : “Vendez ce que vous avez, et donnez-le en aumônes !” Le temps vient où les observateurs de la loi de Dieu ne pourront plus ni acheter ni vendre. Si Dieu vous a confié de l’argent, soyez des économes fidèles dans la gérance de ces biens ; sortez cet argent de sa serviette, et envoyez vos talents aux changeurs, de manière que, lors de son retour, le Christ reçoive ce qui lui appartient augmenté des intérêts.

 

UNE JOYEUSE LIBERALITE DANS L’ŒUVRE QUI S’ACHEVE

Dans les tout derniers temps, avant que s’achève cette œuvre, les dons afflueront sur l’autel du sacrifice. Des hommes et des femmes considéreront comme un privilège le fait de participer à la préparation des âmes pour le grand jour de Dieu et ils donneront des centaines de dollars aussi facilement qu’on en donne quelques-uns aujourd’hui.

Si l’amour du Christ brûlait dans le cœur de ceux qui professent faire partie de son peuple, nous verrions aujourd’hui se manifester le même esprit. S’ils comprenaient seulement combien est proche la fin de toute œuvre de salut en faveur des âmes, ils sacrifieraient leurs biens aussi facilement que ne le firent les membres de la primitive Eglise. Ils travailleraient en faveur de l’avancement de la cause de Dieu avec autant de zèle que les gens du monde travaillent       à acquérir des richesses. Ils useraient de tact et d’habileté, et ils œuvreraient avec ardeur et désintéressement à réunir des fonds, non pour les amasser pour eux-mêmes mais pour les verser au trésor du Seigneur.

Que penser de l’idée que certains s’appauvriront en investissant leurs fonds dans l’œuvre de Dieu ? Pour nous sauver, le Christ s’est fait pauvre ; mais vous, vous amassez des richesses pour l’éternité, vous vous constituez dans le ciel un trésor qui ne passe pas. Vos biens sont en parfaite sécurité, beaucoup mieux que dans une banque ou investis dans des maisons et des terres. Ils sont placés dans des bourses inusables. Nul voleur ne peut s’en emparer, et aucun feu ne peut les consumer. …

Lorsque nous obéissons aux ordres du Sauveur, notre exemple parle plus haut que nos paroles. La plus forte manifestation de la puissance de la vérité se constate lorsque ceux qui professent y croire présentent dans leurs actions une expression de leur foi. Ceux qui adhèrent à cette vérité solennelle doivent être animés d’un esprit de renoncement tel qu’il constituera un reproche pour l’ambition mondaine de l’adorateur de l’argent.—Historical Sketches of the Foreign Missions of the Seventh Day Adventist, 291-293.

 

2.  ATTACHEMENT PROFOND A L’EGLISE

 

Chaque croyant devrait s’attacher de tout son cœur à l’Eglise. Il faut que la prospérité de celle-ci soit son premier souci. L’Eglise peut se passer de lui, à moins qu’il ne comprenne l’obligation sacrée d’être dans son sein et à son service et non au sien propre. Il est au pouvoir de chacun de nous de faire quelque chose pour Dieu. Beaucoup de chrétiens dépensent de fortes sommes d’argent sans véritable nécessité et pour satisfaire leurs désirs, mais ils trouvent que c’est une grande charge que de continuer par leurs moyens de soutenir l’Eglise. Ils désirent recevoir d’elle tous les bienfaits et les privilèges, mais préfèrent laisser à d’autres le soin d’en payer les frais. Ceux qui ont réellement à cœur l’avancement de l’œuvre de Dieu n’hésiteront pas à y placer leur argent chaque fois que cela sera nécessaire.—Témoignages pour l’Église 1 :511.

Ceux qui se réjouissent d’avoir la précieuse lumière de la vérité devraient désirer ardemment la répandre en tous lieux. Il y a quelques fidèles porte-flambeau qui ne reculent jamais devant le devoir et ne se détournent  pas de leurs responsabilités. Leurs cœurs et leurs bourses sont prêts à s’ouvrir chaque fois qu’on leur demande de donner en vue de hâter le règne de Dieu sur la terre. Certains sont même décidés à aller au-delà de leur devoir, comme s’ils redoutaient de perdre une occasion de placer leur argent à la banque du ciel.

Mais d’autres donnent aussi peu que possible. Accumulant leurs trésors ou les dépensant pour eux-mêmes, ils ne consentent qu’à regret une aumône pour la cause de Dieu. S’ils prennent un engagement ou font un vœu en faveur de l’œuvre du Seigneur, ils s’en repentent aussitôt et en diffèrent l’accomplissement aussi longtemps qu’ils le peuvent. Ils paient une dîme aussi petite que possible, comme s’ils craignaient que ce qu’ils donnent à Dieu ne soit perdu. Que nos institutions  se trouvent dans l’embarras, ces personnes agissent comme si la prospérité  ou la décadence de ces établissements les laissaient indifférents ! Et pourtant, il s’agit là de moyens que Dieu a choisis pour répandre la lumière dans le monde.—Témoignages pour l’Église 1 :639, 640.

 

Le vœu de baptême

Quiconque se rattache à l’Eglise fait par cet acte le vœu solennel de travailler pour les intérêts de la communauté, et de placer ces intérêts au-dessus de toute considération terrestre. Il lui incombe de maintenir une communion réelle avec Dieu, de s’intégrer cœur et âme dans le grand plan de la rédemption et de montrer, dans sa vie et dans son caractère, l’excellence des commandements de Dieu en opposition avec les coutumes et les préceptes du monde. Quiconque fait profession de christianisme s’engage à se développer au maximum comme ouvrier spirituel, à se montrer actif, zélé et capable au service du Maître. Le Christ s’attend à ce que chaque homme fasse son devoir ; que ceci soit le mot d’ordre dans tous les rangs de ses disciples. …

Tous les membres doivent montrer leur fidélité à Dieu en faisant valoir sagement le capital qui leur est confié, non seulement en ce qui concerne les biens, mais en tout ce qui tend à l’édification du royaume des cieux. Satan  emploiera tous les moyens possibles pour empêcher que la vérité atteigne ceux qui sont plongés dans l’erreur ; mais la voix qui supplie et qui avertit doit retentir à leurs oreilles. Tandis qu’un petit nombre seulement de fidèles sont engagés dans cette œuvre, des milliers devraient s’y intéresser autant qu’eux.—Témoignages pour l’Église 2 :190, 191.

 

La tâche qui nous attend

Le monde est là qui attend d’être averti. Cette tâche nous a été confiée. Nous devons être attachés à la vérité quoi qu’il puisse nous en coûter. Nous avons le devoir de nous sacrifier à tout instant dans le service pour Dieu, prêts à souffrir jusqu’à en perdre la vie, si cela devait être nécessaire. Une grande œuvre doit être réalisée en un court laps de temps. Nous devons avoir une claire notion de notre travail et l’accomplir avec fidélité. Tous ceux qui, finalement, recevront la couronne de la victoire, grâce à leurs efforts persévérants et nobles, ont acquis le droit d’être revêtus de la justice du Christ. Le devoir de tout chrétien est de s’engager dans la croisade contre Satan, en brandissant la bannière ensanglantée de la croix du Christ.

Cette œuvre exige le sacrifice de soi. Le renoncement et la croix se trouvent associés tout au long du chemin de la vie. “Si quelqu’un veut venir après moi, dit le Christ, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive.” Matthieu 16 :24. Ceux qui amassent des trésors terrestres sont contraints à travailler dur et à faire des sacrifices. Ceux qui recherchent une récompense éternelle croient-ils pouvoir y parvenir sans consentir certains sacrifices ?—The Review and Herald, 31 janvier 1907.

 

N’attendez pas des appels

Sans attendre de nouveaux appels, nos membres doivent se mettre immédiatement au travail, en rendant possibles des choses qui, de prime abord, paraissent impossibles. Que chacun se pose à lui-même la question : le Seigneur ne m’a-t-il pas confié des biens pour l’avancement de sa cause ? … Soyons sincères devant Dieu. Toutes les bénédictions dont nous jouissons procèdent de lui ; et s’il nous a confié le talent qui consiste en richesses, pour que nous contribuions à l’accomplissement de son œuvre, allons-nous

les garder pour nous-mêmes ? Dirons-nous : Non, Seigneur, mes enfants ne

seraient pas contents, et par conséquent je vais me risquer à désobéir à Dieu, en confiant mon talent à la terre ?

Il ne doit pas y avoir de délai. La cause de Dieu exige notre participation. Nous vous demandons, en votre qualité d’économes du Seigneur, de mettre vos moyens en circulation, de créer des occasions favorables grâce auxquelles beaucoup de gens apprendront à connaître la vérité.

Vous pouvez être tentés d’investir votre argent dans l’acquisition de terrains. Vos amis vous inciteront peut-être à le faire. N’avez-vous pas été rachetés à un grand prix ? Votre argent ne vous a-t-il pas été confié pour que vous le fassiez valoir pour Dieu ? Ne vous rendez-vous pas compte qu’il désire vous voir employer vos biens en participant à la construction de chapelles,     à l’établissement d’institutions médicales où les malades retrouveront la guérison physique et spirituelle, et à la création d’écoles où la jeunesse pourra être formée au service de Dieu, pour que des ouvriers puissent être envoyés dans toutes les parties du monde ?

C’est Dieu lui-même qui établit les plans destinés à promouvoir son œuvre, et il a accordé à son peuple un surplus de biens pour lui permettre, lorsqu’il le sollicite, de répondre joyeusement. Si les croyants expriment leur fidélité en apportant au trésor les biens que Dieu leur a confiés, son œuvre progressera rapidement. Bien des âmes seront gagnées à la vérité, et le jour du retour de Jésus en sera hâté.—The Review and Herald, 14 juillet 1904. *

 

3.  LA VOIX DE LA CONSECRATION

 

Pouvez-vous de tout votre cœur prononcer ces paroles : “Je suis tout à  toi, mon Sauveur ; tu as payé la rançon qu’exigeait le salut de mon âme, et tout ce que je suis et que je souhaite devenir t’appartient. Aide-moi à acquérir des biens, non pour les dilapider ou pour entretenir l’orgueil, mais pour les employer à la gloire de ton nom” ?

Dans tout ce que vous faites, cherchez à répondre à ces questions : “Est-ce conforme à la volonté du Seigneur ? Mon Sauveur en éprouvera-t-il de la satisfaction ? Il a donné sa vie pour moi : que puis-je donner à Dieu en retour ? Je ne puis que dire : O Seigneur, je te rends volontairement ce qui est à toi.” A moins d’avoir le nom de Dieu écrit sur votre front (du fait que Dieu est le centre même de vos pensées), vous ne participerez pas à l’héritage dans la lumière. C’est le ciel tout entier que votre Créateur a inclus dans le don merveilleux de son Fils unique. …

Dieu couvre de sa main les dîmes, les dons et les offrandes en disant : “Cela m’appartient. Lorsque je vous ai confié mes biens, j’ai spécifié qu’une partie devait servir à répondre à vos besoins, et que l’autre partie devait m’être rendue.”

Lorsque vous engrangez votre moisson et que vous amassez vos biens dans vos greniers pour satisfaire à vos propres besoins, pensez-vous à donner à Dieu une dîme précise ? Lui présentez-vous vos dons et vos offrandes pour que sa cause ne soit pas contrecarrée ? Avez-vous songé aux orphelins et aux veuves ? C’est un aspect du travail missionnaire qui ne doit en aucun cas être négligé.

Autour de vous n’y a-t-il pas des pauvres et des malades qui ont besoin d’être mieux vêtus, mieux nourris, et qui, plus que de toute autre chose (ce qu’ils sauront apprécier à sa juste valeur), ont besoin de sympathie et d’amour ? Qu’avez-vous fait pour les veuves éprouvées, qui implorent votre aide pour éduquer et instruire leurs enfants ou leurs petits-enfants ? De quelle manière avez-vous considéré de tels cas ? Avez-vous cherché à secourir les orphelins ? Lorsque des parents ou des grands-parents vous ont supplié de vous pencher sur leur cas, vous êtes-vous détournés d’eux avec dédain et indifférence ? Si telle a été votre attitude, que Dieu ait pitié de votre avenir, car on vous mesurera avec la mesure dont vous vous serez servi pour mesurer les autres. Pouvons-nous être surpris du fait que le Seigneur n’accorde pas sa bénédiction, lorsque ses biens sont dilapidés et employés à des fins égoïstes ?

Dieu répand sur vous d’une façon constante les bienfaits de cette vie ; et s’il vous demande d’employer les biens qu’il vous accorde à soutenir les divers domaines de son œuvre, il est de votre intérêt à la fois temporel et spirituel de le faire, et de reconnaître ainsi que toute bénédiction vient de Dieu. En tant que Maître souverain, Dieu coopère avec les hommes en leur confiant les biens qui doivent servir à leur subsistance ; mais il leur demande de coopérer avec lui dans l’œuvre du salut des âmes. A ses serviteurs, il confie les biens grâce auxquels son œuvre peut être réalisée à la fois chez eux et dans les missions lointaines. Mais si la moitié seulement des membres accomplit son devoir, le trésor ne disposera pas de tous les fonds nécessaires, et plusieurs aspects de l’œuvre de Dieu seront négligés.—The Review and Herald, 23 décembre 1890.

 

Pour réaliser l’unité demandée par le Christ

L’Eglise ne parviendra jamais au niveau que Dieu souhaite la voir atteindre si elle n’est pas en communion étroite avec ses missionnaires. L’unité en faveur de laquelle le Christ a prié ne pourra être réalisée si le service missionnaire n’est pas pénétré de spiritualité et si l’Eglise ne s’efforce pas de soutenir les missions. Les efforts des missionnaires ne seront pas efficaces si les membres des églises des champs qui sont responsables de ces missions ne prouvent pas, en paroles et en actes, qu’ils ont conscience de leur obligation de soutenir ces missionnaires de tout leur cœur.

Dieu cherche des ouvriers. Le besoin d’une activité personnelle se fait sentir. Mais il faut commencer par la conversion ; la recherche du salut de ses semblables vient ensuite.—The Review and Herald, 10 septembre 1903.

 

Libérer son cœur de tout égoïsme

Il faut regretter que l’Eglise d’aujourd’hui éprouve si peu le désir d’exprimer sa reconnaissance au Seigneur pour les manifestations de sa grâce, pour les biens qu’il lui confie, ce qui aurait pour effet d’alimenter le trésor.

Les parties improductives de la vigne du Seigneur crient à Dieu, disant : “Les hommes se sont montrés négligents à notre égard.” En laissant leurs semblables dans l’esclavage de la misère et de la dégradation, des hommes et des femmes donnent l’occasion à Satan de faire à Dieu le reproche de permettre que ses enfants souffrent des dures nécessités de la vie. Dieu est exposé à être insulté du fait de l’indifférence de ceux auxquels il a confié ses biens. Ses économes refusent de tenir compte de la misère qu’ils pourraient soulager. En agissant de la sorte, ils attirent un reproche sur Dieu.

Que personne ne plaisante au sujet de ses responsabilités. En cherchant    à faire fructifier les petites sommes sans avoir l’occasion de vous occuper   des grandes, vous devez vous rappeler que la bénédiction de Dieu repose sur une activité infatigable. Il ne méprise pas le jour des petits commencements. L’usage judicieux qui est fait des petites choses peut être à l’origine d’un développement remarquable. Un talent bien employé en amène deux pour Dieu. L’intérêt produit est proportionné au capital engagé. Dieu accepte ce qu’un homme lui donne d’après ce qu’il possède et non d’après ce qu’il n’a pas.

Dieu exige en dîmes et en offrandes ce que vous lui devez. Il réclame la consécration dans chaque domaine de son œuvre. Accomplissez fidèlement votre part dans le devoir précis qui vous incombe. Travaillez avec ardeur, vous souvenant que le Christ est à vos côtés, dressant des plans, faisant des projets et bâtissant pour vous. “Dieu peut vous combler de toutes sortes de grâces, afin que, possédant toujours en toutes choses de quoi satisfaire à tous vos besoins, vous ayez encore en abondance pour toute bonne œuvre.” 2 Corinthiens 9 :8. Donnez joyeusement, avec plaisir, volontairement, heureux de pouvoir faire quelque chose pour l’avancement du royaume de Dieu dans le monde. Libérez votre cœur de tout égoïsme et engagez votre esprit dans une activité chrétienne. Si vous êtes en communion intime avec Dieu, vous serez prêts à tous les sacrifices pour offrir la vie éternelle à ceux qui périssent.

 

PROSPERITE SPIRITUELLE ET LIBERALITE CHRETIENNE

Au nom du Seigneur, je supplie mes frères et mes sœurs, dans cette crise qu’affronte notre œuvre, d’accourir pour aider l’Eternel dans son combat contre les puissances. Tout éloignement de Dieu s’accompagne d’une malédiction. La bénédiction spirituelle est étroitement liée à la libéralité chrétienne. Aspirez avant tout à la joie qu’offre l’imitation de la divine bienfaisance du Rédempteur. Vous pouvez avoir la précieuse assurance que votre trésor vous précède dans les parvis du ciel.

Voulez-vous que vos biens soient mis en sécurité ? Placez-les dans les mains qui portent l’empreinte des clous de la crucifixion. Mais si vous les gardez intégralement pour vous-mêmes, ils contribueront à votre perdition éternelle. Donnez-les à Dieu, et dès cet instant ils porteront son effigie. Ils recevront le sceau de son immutabilité. Voulez-vous profiter de ce qui vous appartient ? Employez-le à soulager ceux qui souffrent. Voulez-vous  accroître vos possessions ? “Honore l’Eternel avec tes biens, et avec les prémices de tout ton revenu : alors tes greniers seront remplis d’abondance, et tes cuves regorgeront de moût.” Proverbes 3 :9, 10.

 

DIEU REMPLIRA VOTRE MAIN A NOUVEAU

Si tous accomplissent leur part, il n’y aura plus de stérilité dans la vigne du Seigneur pour rendre un témoignage de condamnation contre ceux qui professent suivre le Christ. L’œuvre  médicale missionnaire ouvrira la voie    à la prédication de la vérité présente. Le message du troisième ange doit    être proclamé en tous lieux. Faites des économies. Dépouillez-vous de tout orgueil. Offrez à Dieu vos trésors terrestres. Dès maintenant donnez ce que vous pouvez, et tandis que vous coopérez avec le Christ, votre main s’ouvrira pour répandre plus largement encore. Et Dieu remplira votre main à nouveau, pour que le trésor de la vérité parvienne à beaucoup d’âmes. Il vous comblera pour vous permettre de secourir vos semblables.—The Review and Herald, 10 décembre 1901.

 

4.       UN APPEL A UNE FERVEUR PLUS GRANDE

 

Le monde et les églises se détournent de la loi de Dieu, et l’avertissement suivant doit être donné : “Si quelqu’un adore la bête et son image, et reçoit une marque sur son front ou sur sa main, il boira, lui aussi, du vin de la fureur de Dieu, versé sans mélange dans la coupe de sa colère.” Apocalypse 14 :9, 10. Alors qu’une pareille malédiction est suspendue au-dessus de ceux qui transgressent le saint sabbat de l’Eternel, ne ferons-nous pas preuve de plus d’empressement et d’un plus grand zèle ? Pourquoi sommes-nous si indifférents, si égoïstes, tellement préoccupés par les intérêts de ce monde ? Notre raison de vivre est-elle en opposition au Christ ? La vérité est-elle devenue trop précise, trop proche dans son application à nos âmes, et comme les disciples du Christ qui furent scandalisés, nous sommes-nous tournés vers les misérables rudiments du monde ? Nous dépensons de l’argent à des fins égoïstes, et nous satisfaisons nos propres désirs, tandis que des âmes meurent sans connaître ni Jésus, ni la vérité. Combien de temps cela durera-t-il encore ? Tous devraient avoir une foi vivante, une foi qui se manifeste dans l’amour,

et qui purifie l’âme. Hommes et femmes sont prêts à faire n’importe quoi pour satisfaire leurs penchants, mais combien peu nombreux sont ceux qui veulent agir pour Jésus et pour leurs semblables qui périssent parce qu’ils ne connaissent pas la vérité ! …

 

INVESTISSEZ MAINTENANT DANS LA BANQUE DU CIEL

Le temps n’est-il pas encore venu où nous nous séparerons de nos biens ? Puisse Dieu vous aider, vous qui maintenant avez la possibilité de faire un investissement dans la banque du ciel. Nous ne demandons pas un sacrifice pénible, mais une offrande volontaire,—une restitution au Maître de ses propres biens, qu’il nous a prêtés. Si vous aimez Dieu pardessus toutes choses, et votre prochain comme vous-mêmes, nous croyons que vous en donnerez une preuve tangible par des offrandes volontaires en faveur de nos missions. Il y a des âmes à sauver, et vous devez coopérer avec le Christ au salut de   ces âmes pour lesquelles il a donné sa vie. Le Seigneur vous bénira dans     les bons fruits que vous porterez pour sa gloire. Puisse le même Esprit saint qui a inspiré la Bible prendre possession de vos cœurs, vous amenant à    aimer sa Parole, qui est esprit et vie. Puisse-t-il vous ouvrir les yeux afin      de découvrir les réalités spirituelles. La raison pour laquelle la religion est tellement rabaissée aujourd’hui est que les gens ne pratiquent plus ni l’oubli de soi, ni le sacrifice.—The Review and Herald, 8 janvier 1889.

 

La pluie de l’arrière-saison retardée

La grande effusion de l’Esprit de Dieu, qui illuminera la terre entière de sa gloire, ne surviendra que lorsque nous aurons un peuple éclairé, qui sait par expérience ce que signifie être collaborateur avec Dieu. Lorsque nous serons entièrement, de tout notre cœur, consacrés au service du Christ, Dieu le reconnaîtra en répandant son Esprit sans mesure ; mais cela ne se produira pas tant que la grande majorité de l’Eglise ne collabore pas avec lui. Dieu ne peut répandre son Esprit tandis que l’égoïsme et l’amour de soi sont si manifestes ; tandis que prévaut ce même esprit qui faisait répondre par Caïn : “Suis-je le gardien de mon frère ?”—The Review and Herald, 21 juillet 1896.

 

Faire passer au second rang tout intérêt matériel

Mes chers frères et sœurs, je vous parle avec amour et affection. Tout intérêt matériel doit être subordonné à la grande œuvre de la rédemption. Rappelez-vous que, dans la vie de ceux qui suivent le Christ, on doit voir se manifester la même dévotion, la même sujétion à l’œuvre de Dieu de toute ambition sociale et de toute affection terrestre, que celles dont il fit preuve dans sa propre vie. Les desseins de Dieu doivent toujours avoir la priorité. “Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi.” Matthieu 10 :37. La vie du Christ est notre manuel. Son exemple doit nous inciter à accomplir un effort inlassable et désintéressé pour le bien des autres.

Tout pouvoir des serviteurs de Dieu doit continuellement s’exercer à lui amener des fils et des filles. A son service il ne doit y avoir ni indifférence, ni égoïsme. Tout abandon du sacrifice de soi vers le laisser-aller, tout relâchement dans la prière ardente pour l’obtention du Saint-Esprit sont autant de pouvoirs abandonnés à l’ennemi. Le Christ passe son Eglise en revue. Combien y en a-t-il dont la vie spirituelle constitue leur propre condamnation !

Dieu demande ce que nous ne donnons pas,—une consécration totale. Si chaque chrétien avait été fidèle à l’engagement pris en acceptant le Christ, beaucoup de gens n’auraient pas été condamnés à mourir dans le péché. Qui répondra des âmes qui sont allées vers la tombe sans avoir été préparées à rencontrer leur Seigneur ? Le Christ s’est offert pour nous en sacrifice. Comme il travailla avec ferveur au salut des pécheurs ! Combien inlassables furent ses efforts en vue de préparer ses disciples au service ! Mais combien peu nous avons accompli ! Et l’influence de ce peu que nous avons fait a été terriblement affaiblie par l’effet neutralisant de tout ce que nous avons laissé inachevé, ou entrepris mais non mené à terme, et par nos habitudes d’insouciante indifférence. Que n’avons-nous perdu en négligeant de nous presser pour accomplir l’œuvre que Dieu nous avait donnée à faire ! En tant que chrétiens, nous devrions être consternés par cette situation.—The Review and Herald, 30 décembre 1902.

 

L’esprit de sacrifice

Le plan du salut s’accomplit par un sacrifice si large, si  profond et si  haut qu’il en est incommensurable. Le Christ n’envoya pas ses anges dans ce monde perdu, tandis qu’il serait demeuré au ciel ; mais il sortit lui-même du camp, encourant la malédiction. Il devint un homme de douleur, habitué à la souffrance ; il prit sur lui nos infirmités et porta toutes nos faiblesses. Et Dieu considère l’absence d’oubli de soi chez ceux qui prétendent le suivre comme un reniement du nom du Christ. Ceux qui professent n’être qu’un avec le Christ, et qui satisfont leurs désirs égoïstes pour un habillement luxueux et coûteux, des meubles et de la nourriture, ne sont des chrétiens que de nom. Etre chrétien, c’est aussi être semblable au Christ.

Et combien sont encore vraies ces paroles de l’apôtre : “Tous, en effet, cherchent leurs propres intérêts, et non ceux de Jésus-Christ.” Philippiens 2 :21. Beaucoup de chrétiens ne pratiquent pas les œuvres qui correspondent au nom qu’ils portent. Ils agissent comme s’ils n’avaient jamais entendu parler du plan du salut réalisé à un si grand prix. La majorité d’entre eux s’efforcent de se faire un nom dans le monde ; ils adoptent ses usages et ses coutumes, et vivent pour satisfaire leurs passions. Ils recherchent leurs propres buts avec la même avidité que ne le fait le monde, et ils s’ôtent ainsi la puissance, qui leur permettrait de collaborer à l’établissement du royaume de Dieu. …

L’œuvre de Dieu, qui pourrait être accomplie avec dix fois plus de force et d’efficacité, est repoussée, comme l’est le printemps par la bise glaciale de l’hiver, parce que certains parmi ceux qui professent appartenir au peuple de Dieu s’approprient pour eux-mêmes les fonds qui devraient être consacrés à son service. Parce que l’amour désintéressé du Christ n’est pas intimement associé aux pratiques de la vie courante, l’Eglise est faible alors qu’elle devrait être forte. De sa propre faute elle a chassé sa lumière et frustré des millions d’êtres de l’Evangile du Christ. …

Comment ceux pour lesquels le Christ a consenti tant de sacrifices peuvent-ils ainsi jouir de ses dons avec tant d’égoïsme ? Son amour et son désintéressement sont sans exemple ; et lorsque cet amour entre dans la vie  de ceux qui le suivent, ceux-ci devraient faire correspondre leurs intérêts avec ceux de leur Rédempteur. Leur travail devrait consister dans l’établissement du royaume du Christ. Ils devraient lui consacrer leur personne et leurs biens, et les mettre au service de sa cause.

Jésus n’attend rien de moins de ses disciples. Aucune personne qui a devant elle une tâche aussi importante que le salut des âmes ne sera embarrassée pour trouver des voies et des moyens de renoncer à elle-même. Cela devrait être une œuvre individuelle. Tout ce qu’il nous est possible d’épargner devrait être versé au trésor du Seigneur, afin d’être utilisé à la proclamation de la vérité, pour que le message du prochain retour du Christ et les exigences de sa loi soient révélés à la terre tout entière. Des missionnaires devraient être envoyés pour accomplir cette œuvre.

L’amour de Jésus dans l’âme devrait se manifester en paroles et en actes. Le royaume du Christ devrait être placé au-dessus de toutes choses. Le moi devrait être sacrifié en offrande volontaire sur l’autel de Dieu. Tous ceux qui sont réellement unis au Christ devraient ressentir pour les âmes le même amour que celui qui lui fit quitter son trône royal, son haut commandement, et le fit pour nous devenir pauvre, afin que par le moyen de sa pauvreté nous fussions enrichis.—The Review and Herald, 13 octobre 1896.

 

Un appel pour des familles consacrées

Dieu demande un effort personnel de la part de ceux qui connaissent la vérité. Il demande aux familles chrétiennes de se rendre dans les communautés qui sont dans les ténèbres et dans l’erreur, d’aller dans les pays lointains, afin de faire la connaissance d’une autre forme de société et de travailler avec sagesse et persévérance pour la cause du Maître. Pour répondre à cet appel, le sacrifice de soi doit avoir été expérimenté.

Tandis que beaucoup attendent que tous les obstacles aient été enlevés, des âmes meurent sans espoir et sans Dieu dans le monde. Beaucoup, beaucoup trop de gens,  à  cause  de  certains  avantages  matériels  ou  pour  acquérir  la connaissance scientifique, s’aventurent dans des régions malsaines et se rendent dans des pays où ils espèrent obtenir des bénéfices commerciaux ; mais où sont les hommes et les femmes qui acceptent de sacrifier une situation, et de se rendre avec leur famille dans des régions qui ont besoin de la lumière de la vérité, afin que leur exemple puisse rendre témoignage devant ceux qui verront en eux les représentants du Christ ?

L’appel du Macédonien retentit aux quatre coins du monde, et des hommes crient : “Viens … secours-nous !” Pourquoi n’y a-t-il pas de réponse décisive ? Des milliers de gens devraient se sentir poussés par l’Esprit du Christ à suivre l’exemple de celui qui a donné sa vie pour que vive le monde. Pourquoi refuser de faire des efforts résolus et désintéressés pour instruire ceux qui ne connaissent pas la vérité pour notre temps ? Le plus grand des missionnaires est venu sur notre terre et a marché devant nous afin de nous montrer la voie dans laquelle nous devons agir. Personne ne peut tracer une ligne bien définie pour ceux qui veulent être les témoins du Christ.

Ceux qui ont des moyens sont doublement responsables ; car ces biens  leur ont été confiés par Dieu et ils doivent sentir leur responsabilité quant à   la promotion de l’œuvre de Dieu dans ses différentes branches. Le fait que la vérité attache les âmes par des liens dorés au trône de Dieu devrait encourager les hommes à travailler de toutes les forces que Dieu leur a données afin de répandre les bénédictions du Seigneur dans les régions lointaines, apportant la connaissance du Christ très loin parmi les païens.

Beaucoup de ceux à qui Dieu a confié des richesses qui doivent servir     au bien de l’humanité leur ont permis de devenir un piège pour eux, au lieu d’être en bénédiction à eux-mêmes et aux autres. Se peut-il que les biens que Dieu vous a donnés deviennent une pierre d’achoppement ? Permettrez-vous que ces fonds qui vous ont été confiés pour que vous les répandiez vous retiennent éloignés de l’œuvre de Dieu ? Permettrez-vous que la confiance que Dieu a placée en vous comme en un serviteur fidèle serve à amoindrir votre influence et votre efficience en vous empêchant de devenir ses collaborateurs ? Resterez-vous chez vous pour thésauriser les biens que Dieu vous a confiés en vue de les placer à la banque du ciel ? Vous ne devez pas prétendre qu’il n’y a rien à faire, alors que tout reste à faire. Vous contenterez-vous de jouir du confort de votre foyer au lieu d’aller dire aux âmes en péril comment   elles peuvent accéder aux demeures que Jésus est allé préparer pour ceux   qui l’aiment ? Ne sacrifierez-vous pas ce que vous possédez afin que d’autres puissent obtenir un héritage éternel ?—The Review and Herald, 21 juillet 1896.

 

5.       VENTE D’IMMEUBLES ET DE PROPRIETES

 

Dieu invite ceux qui ont des biens, des champs ou des maisons à les vendre et à en donner le prix pour subvenir aux besoins des champs missionnaires. Quand ils auront expérimenté la joie que cela procure, ils continueront à    agir de la sorte, et les moyens que le Seigneur leur a donnés alimenteront  sans cesse le trésor afin que des âmes puissent être gagnées au Christ. A    leur tour, celles-ci pratiqueront le même renoncement, la même économie et la même simplicité pour l’amour du Christ en apportant, elles aussi, leurs offrandes à Dieu. Par ces ressources, judicieusement employées, d’autres âmes se convertiront encore. Ainsi l’œuvre continuera d’avancer, montrant que les dons de Dieu sont appréciés. Le divin dispensateur est glorifié par la fidélité de ses économes.

Quand nous faisons de vibrants appels en faveur de la cause de Dieu, quand nous exposons les besoins financiers de nos missions, des âmes consciencieuses qui croient à la vérité, sont profondément remuées. A l’exemple de la pauvre veuve—qui s’attira les louanges du Christ parce qu’elle mit dans le trésor deux pites—elles donnent, malgré leur pauvreté, tout ce qu’elles peuvent. Elles se privent souvent même du nécessaire, alors qu’il     y a des hommes et des femmes qui, possédant terrains et immeubles, se cramponnent avec une égoïste ténacité à leurs biens terrestres et n’ont pas assez de foi dans le Seigneur et dans le message pour les donner à son œuvre. C’est à eux que s’adressent spécialement ces paroles du Christ : “Vendez ce que vous possédez, et donnez-le en aumônes.” Luc 12 :33.

 

RECHERCHER LE CONSEIL DE DIEU

Des frères et des sœurs, pauvres, m’écrivent pour me demander s’ils doivent vendre leur habitation et en donner le prix à la cause. Ils déclarent avoir été bouleversés par nos appels et éprouvent un ardent désir de faire quelque chose pour un Maître qui a tout fait pour eux. Je leur répondrai : “Il se peut que vous ne deviez pas vendre vos modestes habitations pour le moment, mais prenez vous-mêmes conseil de Dieu pour obtenir la sagesse de comprendre votre devoir. Il entendra certainement vos ardentes prières.”—Témoignages pour l’Église 2 :385, 386.

 

Diminuer les possessions, et non les augmenter

C’est aujourd’hui que nos frères devraient diminuer leurs possessions au lieu de les augmenter. Nous sommes sur le point d’entrer dans un pays meilleur, dans le pays céleste. Ne nous établissons donc pas sur la terre, mais ayons-y le moins d’attaches possibles.

L’heure vient où nous ne pourrons plus vendre à aucun prix. Bientôt un décret défendra d’acheter et de vendre à quiconque n’aura pas la marque de la bête.—Témoignages pour l’Église 2 :46, 47.

 

Préparation pour le temps de détresse

Les maisons et les champs seront inutiles aux saints pendant le temps de trouble, car ils devront fuir une populace en fureur, et à ce moment-là ils ne pourront vendre leurs possessions pour faire avancer le règne de Dieu. Il me fut montré que c’était la volonté de Dieu que les saints se débarrassent, avant le temps de trouble, de tout ce qui pourrait les gêner, et qu’ils fassent alliance avec Dieu par le sacrifice. S’ils placent sur l’autel ce qu’ils possèdent, et cherchent sérieusement à connaître leur devoir envers Dieu, il leur enseignera quand et comment disposer de ces choses. Ils seront alors dégagés de tout au temps de trouble.

Je vis que si des personnes s’attachent à leurs biens sans demander au Seigneur où est leur devoir, il ne leur fera pas connaître sa volonté. Il leur sera permis de conserver leurs possessions, mais au temps de détresse celles-ci s’élèveront devant elles comme une montagne sur le point de les écraser. Elles voudront alors s’en défaire, mais ce sera trop tard. J’en entendis qui disaient en pleurant : “La cause de Dieu languissait, le peuple de Dieu était affamé de vérité, et nous n’avons rien fait pour y remédier. Maintenant nos biens sont inutiles. Oh ! que ne les avons-nous sacrifiés ; nous nous serions amassé un trésor dans le ciel !”

Je vis qu’un sacrifice n’augmentait pas, mais qu’il diminuait et était consumé. Je vis aussi que Dieu n’exigeait pas que tous vendent leurs propriétés en même temps ; mais que, s’ils le désiraient, il leur ferait connaître au moment du besoin la quantité de leurs biens qu’ils devaient vendre, ainsi que le moment où ils devaient le faire. Il a été demandé autrefois à quelques-uns de vendre leurs propriétés pour soutenir la cause du message adventiste, alors que d’autres devaient conserver les leurs jusqu’au moment où le besoin s’en ferait sentir. Le moment venu, leur devoir sera de vendre.—Premier écrits, 56, 57.

 

Aucun lien terrestre ne les retiendra plus

L’œuvre de Dieu doit prendre de l’extension, et si son peuple obéit, il ne restera qu’une bien petite partie de ses biens terrestres pour être consumée   au dernier jour. Tous auront placé leur trésor là où la teigne et la rouille ne peuvent le détruire ; rien ne retiendra plus leurs cœurs ici-bas.—Témoignages pour l’Église 1 :72.

 

Pour une étude complémentaire

Paul fait l’éloge des églises de la Macédoine pour leur libéralité, Conquérants pacifiques, 310.

La libéralité de l’Eglise primitive, Conquérants pacifiques, 297.

“Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement”, Testimonies for the Church 9 :49-60.

Dieu aurait pu utiliser des moyens venus directement du ciel pour faire prospérer son œuvre, Testimonies for the Church 1 :174.

L’aide aux champs missionnaires, Testimonies for the Church 6 :445-453.

La lumière de la vérité brille à la cour des rois, Témoignages pour l’Église

3 :262.

L’œuvre accomplie dans les villes doit apporter un soutien à notre cause,

Testimonies for the Church 6 :100, 101.

L’étendue de l’œuvre de Dieu, Testimonies for the Church 6 :440, 441.

“Ne plaidez pas en faveur d’un recul dans l’œuvre évangélique”, Testimonies for the Church 9 :55, 56.

Le renoncement à soi en faveur des missions, et son influence sur le caractère,

Testimonies for the Church 7 :297.

Notre général continue à ordonner : “Avancez. Pénétrez dans de nouveaux territoires.” Testimonies for the Church 6 :28, 29.

La terre entière doit être illuminée par la gloire de la vérité, Testimonies for the Church 6 :23, 24.

L’Eglise a été organisée pour répondre à des buts missionnaires, Testimonies for the Church 6 :29.

Peu d’hommes, proportionnellement, sont appelés au ministère, mais des multitudes doivent travailler à répondre aux besoins financiers de l’œuvre, Témoignages pour l’Église 2 :42.

La prospérité de l’œuvre dans nos pays dépend de l’intérêt porté aux missions étrangères, Ministère évangélique, 453-459.

Une sage administration des finances, Ministère évangélique, 443-446. Réserver une part en faveur des pauvres de l’Eglise, Témoignages pour l’Église 2 :590-594.

Dieu permet qu’il y ait des veuves, des orphelins et des personnes dans l’affliction pour mettre son peuple à l’épreuve et pour développer le caractère de ses enfants, Testimonies for the Church 3 :511.

Beaucoup de gens préconisent une égale répartition des biens ; ce n’est pas conforme au dessein de Dieu, Testimonies for the Church 4 :552.

Le rôle de l’infortune et de l’adversité, Testimonies to Ministers and Gospel Workers, 287.

Leçons qui se dégagent de la bienfaisance pratiquée chez les Israélites d’autrefois, Témoignages pour l’Église 1 :442, 628, 629 ; Testimonies for the

Church 2 :598 ; Testimonies for the Church 1 :220 ; Education, 40.

Les dons apportés par les Israélites pour le tabernacle et le temple,

Témoignages pour l’Église 1 :535, 536.

Une nécessité plus impérieuse aujourd’hui, Patriarches et prophètes, 558-562. Aujourd’hui, les besoins sont plus grands que jamais, Témoignages pour l’Église 2 :384, 385.

Les prémices doivent être offertes à Dieu, Témoignages pour l’Église 3 :39. La perfection du caractère ne peut être obtenue sans renoncement, Testimonies for the Church 9 :53.

La nuit vient ; une grande tâche doit encore être accomplie, Témoignages pour l’Église 2 :196.

“Croyons-nous de tout notre cœur que nous devons proclamer la Parole de Dieu au monde entier ?” Testimonies to Ministers and Gospel Workers, 398, 399.

C’est un grand honneur de pouvoir coopérer avec Dieu, Témoignages pour l’Église 1 :625. *

 

 

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