{"id":816,"date":"2019-05-18T17:48:58","date_gmt":"2019-05-18T17:48:58","guid":{"rendered":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/?p=816"},"modified":"2019-05-18T18:17:14","modified_gmt":"2019-05-18T18:17:14","slug":"qui-etait-ellen-white","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/qui-etait-ellen-white\/","title":{"rendered":"Qui \u00e9tait Ellen White ?"},"content":{"rendered":"<p>Qui \u00e9tait-elle et pourquoi est-ce que des millions de personnes consid\u00e8rent que ses \u00e9crits ont une valeur et un sens particuliers ?<\/p>\n<p>En quelques mots, on peut dire que c&rsquo;est une femme qui avait des dons spirituels remarquables, et qui a v\u00e9cu la majeure partie de sa vie au dix-neuvi\u00e8me si\u00e8cle (1827-1915). Cependant, aujourd&rsquo;hui encore, ses \u00e9crits exercent une influence r\u00e9volutionnaire sur la vie de millions de personnes \u00e0 travers le monde.<\/p>\n<p>Pendant sa vie, elle a \u00e9crit plus de cinq mille articles de journaux ainsi que quarante livres. Aujourd&rsquo;hui, si l&rsquo;on inclut les compilations de ses cinquante mille pages manuscrites, il est possible d&rsquo;avoir acc\u00e8s \u00e0 plus de cent ouvrages au total (disponibles en anglais). C&rsquo;est l&rsquo;une des femmes \u00e9crivains les plus traduites dans toute l&rsquo;histoire de la litt\u00e9rature. Et elle est en tous cas l&rsquo;auteur am\u00e9ricain le plus traduit. Ses \u00e9crits couvrent un large \u00e9ventail de th\u00e8mes, comme la religion, l&rsquo;\u00e9ducation, les relations humaines, l&rsquo;\u00e9vang\u00e9lisation, la proph\u00e9tie, la publication, l&rsquo;alimentation et le management. Son chef d&rsquo;oeuvre qui traite d&rsquo;une vie chr\u00e9tienne r\u00e9ussie intitul\u00e9 \u00ab\u00a0<em>Le meilleur chemin<\/em>\u00a0\u00bb a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 dans plus de cent quarante langues et a transform\u00e9 la vie de tous ceux qui l&rsquo;ont lu.<!--more--><\/p>\n<p>Les Adventistes du Septi\u00e8me Jour croient que Mme White \u00e9tait bien plus qu&rsquo;un \u00e9crivain remarquable. Ils croient qu&rsquo;elle a \u00e9t\u00e9 suscit\u00e9e par Dieu comme son messager particulier pour attirer l&rsquo;attention du monde sur les Saintes Ecritures et pour aider les gens \u00e0 se pr\u00e9parer au second av\u00e8nement du Christ. D\u00e8s ses dix-sept ans et jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort, soixante-dix ans plus tard, Dieu lui a accord\u00e9 environ deux mille visions et r\u00eaves. La dur\u00e9e de ces visions varie de moins d&rsquo;une minute \u00e0 pr\u00e8s de quatre heures. Toutes les lumi\u00e8res et tous les conseils re\u00e7us lors de ces r\u00e9v\u00e9lations, elle les a r\u00e9dig\u00e9s afin qu&rsquo;ils soient partag\u00e9s autour d&rsquo;elle. Ses \u00e9crits sont donc consid\u00e9r\u00e9s comme inspir\u00e9s par les Adventistes du Septi\u00e8me Jour, et leur qualit\u00e9 exceptionnelle est reconnue m\u00eame par des lecteurs non-adventistes.<\/p>\n<p>Ainsi que l&rsquo;on peut le lire dans\u00a0<em>Ce que croient les Adventistes (27 croyances fondamentales)<\/em>, les \u00e9crits d&rsquo;Ellen White ne se substituent pas \u00e0 l&rsquo;Ecriture. Ils ne peuvent pas \u00eatre plac\u00e9s au m\u00eame niveau. Les Saintes Ecritures sont le seul et unique crit\u00e8re par lequel ses \u00e9crits comme les autres doivent \u00eatre jug\u00e9s et auquel ils doivent \u00eatre soumis (page 232).<\/p>\n<p>Et pourtant, Ellen White a \u00e9crit dans l&rsquo;introduction de\u00a0<em>La trag\u00e9die des si\u00e8cles<\/em>\u00a0(page 11)\u00a0: \u00ab\u00a0Mais le fait que la volont\u00e9 de Dieu ait \u00e9t\u00e9 r\u00e9v\u00e9l\u00e9e \u00e0 l&rsquo;homme na pas rendu inutile la pr\u00e9sence constante du Saint Esprit. Au contraire, J\u00e9sus a promis d&rsquo;envoyer le Consolateur aux disciples pour leur faire comprendre sa Parole et en graver les enseignements dans leurs coeurs.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Ce qui suit est un r\u00e9cit plus d\u00e9taill\u00e9 de la vie et de l&rsquo;oeuvre de cette femme remarquable qui, remplissant toutes les conditions d&rsquo;un vrai proph\u00e8te telles que les Saintes Ecritures les pr\u00e9sentent, ont permis de fonder l&rsquo;Eglise Adventiste du Septi\u00e8me Jour.<\/p>\n<p><strong>Les premi\u00e8res ann\u00e9es<\/strong><\/p>\n<p>Ellen et sa soeur jumelle Elizabeth sont n\u00e9es le 26 novembre 1827, filles de Robert et Eunice Harmon. Parents de huit enfants, leur foyer \u00e9tait un lieu de vie passionnant et anim\u00e9. Toute la famille vivait dans une petite ferme pr\u00e8s du village de Gorham, dans l&rsquo;Etat du Maine, au nord-est des Etats-Unis. Pourtant, quelques ann\u00e9es apr\u00e8s la naissance des jumelles, Robert Harmon abandonna l&rsquo;agriculture, et d\u00e9m\u00e9nagea dans la ville de\u00a0Portland, avec toute sa famille, \u00e0 pr\u00e8s de vingt kilom\u00e8tres de l\u00e0.<\/p>\n<p>Enfant, Ellen aidait beaucoup \u00e0 la maison et assistait son p\u00e8re dans la fabrication de ses chapeaux. A l&rsquo;\u00e2ge de neuf ans, en revenant de l&rsquo;\u00e9cole un apr\u00e8s-midi, elle fut gravement bless\u00e9e au visage par une camarade de classe qui lui avait lanc\u00e9 une pierre. Elle resta dans le coma pendant trois semaines, et durant les ann\u00e9es qui suivirent, elle souffrit beaucoup des cons\u00e9quences de cette blessure grave \u00e0 son nez. Elle dut mettre fin \u00e0 sa scolarit\u00e9, et tous avaient l&rsquo;impression que cette petite fille si prometteuse ne vivrait plus tr\u00e8s longtemps.<\/p>\n<p>En 1840, Ellen se rendit \u00e0 un camp-meeting m\u00e9thodiste avec ses parents, \u00e0\u00a0Buxton, et c&rsquo;est l\u00e0, \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de douze ans, qu&rsquo;elle donna son coeur \u00e0 Dieu. Le 26 juin 1842, elle fut baptis\u00e9e par immersion \u00e0 sa demande dans la baie de Casco, \u00e0\u00a0Portland\u00a0et devint ainsi membre de l&rsquo;Eglise m\u00e9thodiste.<\/p>\n<p><strong>Le message de l&rsquo;av\u00e8nement<\/strong><\/p>\n<p>En 1840 et 1842, Ellen assista \u00e0 des r\u00e9unions adventistes \u00e0\u00a0Portland, avec d&rsquo;autres membres de la famille, et y accepta les points de vue d\u00e9fendus par\u00a0William Miller\u00a0et ses compagnons, qui attendaient avec confiance le retour imminent du Christ. Ellen \u00e9tait une ouvri\u00e8re missionnaire sinc\u00e8re, cherchant \u00e0 gagner ses jeunes amis \u00e0 Dieu et \u00e0 faire sa part dans la proclamation du message de l&rsquo;av\u00e8nement du Christ.<\/p>\n<p>Ellen \u00e9tait certes jeune, mais c&rsquo;est avec autant d&rsquo;intensit\u00e9 que les autres quelle v\u00e9cut la Grande D\u00e9ception du 22 octobre 1844, quand il fallut bien constater que J\u00e9sus ne revenait pas. Elle \u00e9tudia donc sa Bible avec d&rsquo;autres personnes, priant sinc\u00e8rement, demandant de la lumi\u00e8re et des directions \u00e0 prendre dans les jours d&rsquo;incertitude qui suivirent. Tandis que beaucoup dout\u00e8rent ou reni\u00e8rent leur pass\u00e9 adventiste, Ellen Harmon se joignit \u00e0 quatre autres femmes lors d&rsquo;un culte de famille chez un fr\u00e8re croyant, au sud de\u00a0Portland, lors d&rsquo;une fin de matin\u00e9e de d\u00e9cembre. Les cieux semblaient proches au groupe en pri\u00e8re, et tandis que la puissance de Dieu reposait sur Ellen, elle fut t\u00e9moin en vision du p\u00e9riple du peuple de l&rsquo;Av\u00e8nement en route vers la ville de Dieu (<em>Premiers \u00e9crits<\/em>, pages 16, 17). Tandis que cette jeune fille de dix-sept ans racontait, encore tremblante, sa vision, non sans r\u00e9ticence, au groupe adventiste de\u00a0Portland, celui-ci accepta sa vision comme un \u00e9clairage venant de Dieu. En r\u00e9ponse \u00e0 une vision ult\u00e9rieure, Ellen voyagea avec de la famille et des amis de lieu en lieu afin de raconter ce qui lui avait \u00e9t\u00e9 montr\u00e9 dans ses premi\u00e8res r\u00e9v\u00e9lations et lors de celles qui suivirent, aux Adventistes dispers\u00e9s ici et l\u00e0.<\/p>\n<p>Ces moments n&rsquo;\u00e9taient pas faciles \u00e0 vivre pour ces Adventistes qui avaient connu la Grande D\u00e9ception. Non seulement ils subirent la moquerie et le ridicule du monde, mais m\u00eame entre eux ils n&rsquo;\u00e9taient pas unis, et toutes sortes de fanatisme virent le jour parmi leurs rangs. Pourtant Dieu, \u00e0 travers la r\u00e9v\u00e9lation, montra \u00e0 Ellen Harmon l&rsquo;issue de ces mouvements fanatiques, et elle eut la responsabilit\u00e9 de r\u00e9prouver le mal et de d\u00e9signer clairement les erreurs. Ce fut une oeuvre difficile \u00e0 accomplir pour elle.<\/p>\n<p><strong>Mariage de James White et Ellen Harmon<\/strong><\/p>\n<p>Lors d&rsquo;un voyage vers\u00a0Orrington, Ellen rencontra un jeune pr\u00e9dicateur adventiste, James White, qui avait alors vingt-trois ans. Comme leur travail les amenait \u00e0 se rencontrer souvent, ils d\u00e9velopp\u00e8rent de l&rsquo;affection l&rsquo;un pour l&rsquo;autre, ce qui les conduisit \u00e0 s&rsquo;unir dans le mariage, \u00e0 la fin du mois dao\u00fbt 1846.<\/p>\n<p>Lors des premi\u00e8res semaines de leur mariage, James et Ellen \u00e9tudi\u00e8rent assid\u00fbment un tract de quarante-six pages publi\u00e9 par\u00a0Joseph Bates\u00a0de\u00a0New Bedford. Ce tract, intitul\u00e9\u00a0<em>Le Sabbat du Septi\u00e8me Jour<\/em>, mettait en avant les preuves bibliques du caract\u00e8re sacr\u00e9 du septi\u00e8me jour. Convaincus que les \u00e9l\u00e9ments avanc\u00e9s \u00e9taient bas\u00e9s sur les Ecritures, ils commenc\u00e8rent \u00e0 garder le samedi comme le sabbat. Environ six mois plus tard, le 3 avril 1847, Ellen Harmon eut une vision de la loi de Dieu dans le sanctuaire c\u00e9leste, avec un halo de lumi\u00e8re entourant le quatri\u00e8me commandement. Cette vision amena une compr\u00e9hension plus claire de l&rsquo;importance de la doctrine du sabbat et confirma la confiance que les Adventistes avaient plac\u00e9e en elle (<em>Premiers \u00e9crits<\/em>, pages 32, 33).<\/p>\n<p>James et Ellen White v\u00e9curent dans la pauvret\u00e9 et la d\u00e9tresse au d\u00e9but de leur mariage. Les ouvriers du mouvement de l&rsquo;Avent ne pouvaient compter que sur eux-m\u00eames pour le soutien financier, c&rsquo;est pourquoi James White partagea son temps entre son oeuvre de pr\u00e9dicateur et ses travaux dans la for\u00eat, sur les chemins de fer ou dans les champs pendant les moissons.<\/p>\n<p>Le 18 ao\u00fbt 1847, un fils, Henry, naquit dans leur foyer. Sa pr\u00e9sence apporta de la joie et du r\u00e9confort \u00e0 la jeune m\u00e8re, mais Ellen White comprit bient\u00f4t qu&rsquo;elle devrait laisser son enfant \u00e0 des amis afin de continuer sa mission, en voyageant et en apportant les messages que Dieu lui avait confi\u00e9s. Les ann\u00e9es qui suivirent, elle \u00e9crivit de tr\u00e8s nombreuses pages, se d\u00e9pla\u00e7ant loin pour visiter \u00ab\u00a0le troupeau dispers\u00e9\u00a0\u00bb et se rendant \u00e0 des conf\u00e9rences.<\/p>\n<p><strong>D\u00e9but de publication<\/strong><\/p>\n<p>Tandis qu&rsquo;il se trouvait \u00e0\u00a0Rocky Hill, pendant l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1849, James White commen\u00e7a la publication de\u00a0<em>Present Truth<\/em>\u00a0(V\u00e9rit\u00e9 pr\u00e9sente), un bi-mensuel de huit pages. Les \u00e9ditions qui suivirent plus tard comprenaient des articles sign\u00e9s d&rsquo;Ellen White qui pr\u00e9sentaient des \u00e9l\u00e9ments proph\u00e9tiques sur l&rsquo;avenir de l&rsquo;\u00e9glise, ainsi que des exhortations et des conseils.<\/p>\n<p>L&rsquo;ann\u00e9e 1851 marqua la publication du premier livre de Mme White, un ouvrage de soixante-quatre pages intitul\u00e9\u00a0<em>A sketch of the Christian Experience and views of Ellen G. White<\/em>\u00a0(Esquisse des visions et des exp\u00e9riences chr\u00e9tiennes d&rsquo;Ellen White). On peut d\u00e9sormais trouver ce premier document et son suppl\u00e9ment de 1854 dans les pages 22 \u00e0 127 de\u00a0<em>Premiers \u00e9crits<\/em>.<\/p>\n<p>Les journ\u00e9es \u00e9taient \u00e9puisantes et \u00e9prouvantes, entre les d\u00e9buts de la\u00a0<em>Review and Herald<\/em>\u00a0en 1850, ceux de\u00a0<em>Youth&rsquo;s Instructor<\/em>\u00a0en 1852, l&rsquo;acquisition d&rsquo;une presse manuelle et la publication des p\u00e9riodiques \u00e0\u00a0Rochester\u00a0pendant les ann\u00e9es 1852-1855. La maladie et le deuil ont jou\u00e9 leur r\u00f4le en provoquant la d\u00e9tresse et le d\u00e9couragement. Pourtant des jours meilleurs allaient venir, et lorsqu&rsquo;en 1855, les croyants adventistes du\u00a0Michigan\u00a0invit\u00e8rent les White \u00e0\u00a0Battle Creek\u00a0en leur promettant de leur construire une petite imprimerie, la chance sembla avoir tourn\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Le d\u00e9m\u00e9nagement \u00e0\u00a0<\/strong><strong>Battle Creek<\/strong><\/p>\n<p>En novembre 1855, la maison d&rsquo;\u00e9dition\u00a0<em>Review and Herald Publishing Association<\/em>, ainsi que la presse manuelle et du mat\u00e9riel d&rsquo;impression d\u00e9m\u00e9nag\u00e8rent depuis les b\u00e2timents lou\u00e9s de\u00a0Rochester, pour le tout nouvel \u00e9difice de\u00a0Battle Creek, qui avait \u00e9t\u00e9 fourni si g\u00e9n\u00e9reusement par des croyants adventistes.<\/p>\n<p>Quelques jours apr\u00e8s l&rsquo;arriv\u00e9e du couple White et de leurs collaborateurs dans l&rsquo;oeuvre de publication, une r\u00e9union eut lieu pour envisager des projets pour la propagation du Message de l&rsquo;Avent. A la fin de la r\u00e9union g\u00e9n\u00e9rale, un certain nombre de questions primordiales pour l&rsquo;Eglise furent r\u00e9v\u00e9l\u00e9es \u00e0 Ellen White. Elle les r\u00e9digea et les lut \u00e0 l&rsquo;Eglise de\u00a0Battle Creek. Les membres d&rsquo;Eglise reconnurent que ce message pourrait \u00eatre d&rsquo;un grand profit \u00e0 tous les groupes de croyants, et en vot\u00e8rent alors la publication. Au moment opportun, on sortit de la presse remise en route une brochure de seize pages portant le titre de\u00a0<em>T\u00e9moignages pour l&rsquo;Eglise<\/em>\u00a0(<em>Testimonies<\/em>, volume 1, pages 113 \u00e0 126), le premier d&rsquo;une s\u00e9rie qui en cinquante-cinq ans totaliserait presque cinq mille pages, composant les neuf volumes en anglais de\u00a0<em>Testimonies for the Church<\/em>\u00a0(nous disposons en fran\u00e7ais de trois volumes qui condensent les neuf volumes originaux).<\/p>\n<p>Ce que nous savons des ann\u00e9es qui suivirent, c&rsquo;est que James et Ellen White ont mis en place l&rsquo;oeuvre de publication ainsi que l&rsquo;organisation eccl\u00e9siale, se d\u00e9pla\u00e7ant ici et l\u00e0 en train, en carriole ou en tra\u00eeneau. Ils ont souvent attrap\u00e9 de s\u00e9rieux coups de froid durant leurs longs voyages dans la campagne inhabit\u00e9e, mais ils ont aussi b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d&rsquo;une protection particuli\u00e8re de Dieu contre les nombreux dangers qui les guettaient. On nous rapporte une liste d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments d\u00e9courageants, telles des offensives destin\u00e9es \u00e0 an\u00e9antir leur travail, et une liste d&rsquo;encouragements qui les fortifiaient. La puissance de Dieu apportait la victoire dans les vies des observateurs du Sabbat et la r\u00e9ussite du travail des pionniers dans l&rsquo;avancement de la cause adventiste.<\/p>\n<p><strong>La vision du \u00ab\u00a0Grand Conflit\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Lors d&rsquo;une c\u00e9r\u00e9monie d&rsquo;enterrement qui eut lieu un dimanche apr\u00e8s midi de mars 1858, \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole publique de\u00a0Lovett&rsquo;s Grove\u00a0(devenu depuis\u00a0Bowling Green), Mme White re\u00e7ut une vision du conflit qui oppose d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 Christ et ses anges, et de l\u2019autre Satan et ses anges (d\u00e9mons), conflit qui dure depuis la nuit des temps. Deux jours apr\u00e8s, Satan tenta de lui \u00f4ter la vie, afin qu&rsquo;elle ne pr\u00e9sente pas aux autres ce qui lui avait \u00e9t\u00e9 r\u00e9v\u00e9l\u00e9. Cependant, soutenue par Dieu dans l&rsquo;accomplissement de l&rsquo;oeuvre qu&rsquo;Il lui avait confi\u00e9e, elle r\u00e9digea une description des sc\u00e8nes qui lui avaient \u00e9t\u00e9 montr\u00e9es. Le livre de 219 pages qui fut ainsi \u00e9crit,\u00a0<em>Spiritual gifts<\/em>, volume 1,\u00a0<em>The Great Controversy Between Christ and His Angels and Satan and His Angels<\/em>\u00a0(le grand conflit opposant Christ et ses anges \u00e0 Satan et ses anges), furent publi\u00e9s pendant l\u2019\u00e9t\u00e9 1858. Ce volume fut bien accueilli et hautement appr\u00e9ci\u00e9 gr\u00e2ce notamment \u00e0 sa description claire des forces ennemies pr\u00e9sentes dans ce grand conflit, qui soul\u00e8ve les \u00e9l\u00e9ments importants de la lutte mais qui expose plus explicitement les derni\u00e8res sc\u00e8nes de l&rsquo;histoire de notre plan\u00e8te.<\/p>\n<p><strong>La maison de\u00a0<\/strong><strong>Battle Creek<\/strong><\/p>\n<p>Le journal intime d&rsquo;Ellen White dat\u00e9 de la fin des ann\u00e9es 1850 r\u00e9v\u00e8le que son temps n&rsquo;\u00e9tait pas enti\u00e8rement vou\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9criture et \u00e0 l&rsquo;oeuvre publique. Les t\u00e2ches domestiques, les relations de bon voisinage, en particulier avec ceux qui \u00e9taient dans le besoin, avaient toute son attention. Il lui est souvent arriv\u00e9 de venir aider \u00e0 plier des d\u00e9pliants ou des brochures quand c&rsquo;\u00e9tait le coup de feu au bureau de la\u00a0Review.<\/p>\n<p>En automne 1860, la famille White se composait de six personnes, dont quatre gar\u00e7ons \u00e2g\u00e9s de quelques semaines \u00e0 13 ans. Le plus jeune, Herbert, ne v\u00e9cut cependant que quelques mois, sa mort provoquant la premi\u00e8re blessure au sein de la famille.<\/p>\n<p>Le d\u00e9but des ann\u00e9es 1860 fut occup\u00e9 par la concr\u00e9tisation des efforts pour la mise en place des organisations eccl\u00e9siale et administrative, ainsi que par des exigences d&rsquo;\u00e9criture, de voyage et de travail personnel et par l&rsquo;organisation de la premi\u00e8re Conf\u00e9rence G\u00e9n\u00e9rale des Adventistes du Septi\u00e8me Jour en mai 1863 qui fut le point culminant de cette oeuvre.<\/p>\n<p><strong>La vision de la r\u00e9forme sanitaire<\/strong><\/p>\n<p>Deux semaines plus tard, James et Ellen White visit\u00e8rent la ville d&rsquo;Otsego pendant le week-end, afin d&rsquo;encourager les ouvriers missionnaires qui s&rsquo;y trouvaient. Tandis que le groupe inclinait la t\u00eate pour prier au d\u00e9but du sabbat, Ellen White re\u00e7ut une vision du rapport entre la sant\u00e9 physique et la spiritualit\u00e9, de l&rsquo;importance de suivre des principes ad\u00e9quats dans le r\u00e9gime alimentaire et dans l&rsquo;entretien du corps, ainsi que des bienfaits des rem\u00e8des naturels (air frais, soleil, exercice physique et eau pure).<\/p>\n<p>Avant cette vision, on n&rsquo;avait consacr\u00e9 que peu de temps ou de r\u00e9flexion aux questions de sant\u00e9, et beaucoup des pasteurs surmen\u00e9s avaient \u00e9t\u00e9 forc\u00e9s de s&rsquo;arr\u00eater \u00e0 cause de la maladie. Cette r\u00e9v\u00e9lation faite le 6 juin 1863 fit comprendre aux dirigeants de l&rsquo;Eglise nouvellement organis\u00e9e la valeur de la r\u00e9forme sanitaire. Dans les mois qui ont suivi, et tandis que le message sur la sant\u00e9 \u00e9tait d\u00e9sormais consid\u00e9r\u00e9 comme faisant partie int\u00e9grante du message des Adventistes du septi\u00e8me jour, on inaugura un programme d&rsquo;\u00e9ducation sur la sant\u00e9. Une des \u00e9tapes pr\u00e9liminaires \u00e0 cet effort fut la publication de six brochures de 64 pages chacune, intitul\u00e9es\u00a0<em>La sant\u00e9 ou comment vivre<\/em>, compil\u00e9es par James et Ellen White. Chacune d&rsquo;elles incluait un article de Mme White.<\/p>\n<p>La valeur de la r\u00e9forme sanitaire a laiss\u00e9 une profonde empreinte sur les premiers dirigeants de l&rsquo;\u00e9glise \u00e0 cause de la mort pr\u00e9matur\u00e9e d&rsquo;Henry White \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 16 ans, de la maladie grave de James White qui le for\u00e7a \u00e0 cesser toute activit\u00e9 pendant trois ans, et aussi \u00e0 cause des souffrances de nombreux autres pasteurs.<\/p>\n<p>Au d\u00e9but de l&rsquo;ann\u00e9e 1866, en r\u00e9ponse \u00e0 l&rsquo;enseignement donn\u00e9 \u00e0 Ellen White \u00e0 No\u00ebl de l&rsquo;ann\u00e9e 1865 (<em>Testimonies to the Church<\/em>, volume 1, page 489), selon lequel il serait bon que les Adventistes du septi\u00e8me jour mettent en place un sanatorium pour prendre soin des malades et pour la transmission des enseignements sur la sant\u00e9, des projets furent \u00e9labor\u00e9s en vue du\u00a0<em>Western Health Reform Institute<\/em>, qui ouvrit ses portes en septembre 1866.<\/p>\n<p>Tandis que les White \u00e9taient pr\u00e9sents de mani\u00e8re irr\u00e9guli\u00e8re \u00e0\u00a0Battle Creek\u00a0de 1865 \u00e0 1868, la faible condition physique de James White les amena \u00e0 emm\u00e9nager dans une petite ferme pr\u00e8s de Greenville. Loin des responsabilit\u00e9s stressantes du si\u00e8ge de l&rsquo;\u00e9glise, Ellen White eut l&rsquo;occasion d&rsquo;\u00e9crire, et elle entreprit la pr\u00e9sentation de l&rsquo;histoire du conflit tel qu&rsquo;il le lui avait \u00e9t\u00e9 montr\u00e9 plus nettement dans des r\u00e9v\u00e9lations ult\u00e9rieures. En 1870, le volume 1 de\u00a0<em>The Spirit of Prophecy<\/em>\u00a0(<em>L&rsquo;Esprit de proph\u00e9tie<\/em>) fut publi\u00e9, retra\u00e7ant cette trag\u00e9die depuis l&rsquo;histoire de la chute de Lucifer dans le ciel jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de Salomon. Le travail de cette s\u00e9rie s&rsquo;arr\u00eata net, et il fallut attendre sept ann\u00e9es pour que le volume suivant puisse \u00eatre publi\u00e9.<\/p>\n<p><strong>L&rsquo;oeuvre s&rsquo;\u00e9tend<\/strong><\/p>\n<p>Le succ\u00e8s des camp-meetings adventistes qui eurent lieu dans le Wisconsin et le Michigan \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1860 poussa les adventistes \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 des projets plus vastes pour l&rsquo;avenir. James White participa activement non seulement \u00e0 l&rsquo;\u00e9laboration de ces rencontres mais \u00e9galement en s&rsquo;y rendant, pour autant que ses responsabilit\u00e9s administratives pressantes et sa sant\u00e9 d\u00e9licate le lui permettaient. Les longues p\u00e9riodes de surmenage lors des premiers pas de l&rsquo;\u00e9glise, qui avaient \u00e9t\u00e9 difficiles, la p\u00e9nible tension accumul\u00e9e par ses responsabilit\u00e9s \u00e9ditoriales, en plus de celles de pr\u00e9sident de la Conf\u00e9rence G\u00e9n\u00e9rale et directeur de divers comit\u00e9s institutionnels avaient d\u00e9t\u00e9rior\u00e9 sa sant\u00e9. Ellen White accompagnait son \u00e9poux dans ses p\u00e9riples, accomplissant sa part de pr\u00e9dication et d&rsquo;oeuvre personnelle, et parfois, quand elle en avait le temps, elle avan\u00e7ait dans ses \u00e9crits.<\/p>\n<p>Le couple se retrouva en Californie lors de l&rsquo;hiver 1872-1873 afin de renforcer les projets d&rsquo;Eglise sur la c\u00f4te ouest des Etats-Unis. Ce fut le premier de leurs s\u00e9jours prolong\u00e9s dans cette r\u00e9gion durant les sept ann\u00e9es qui suivirent. Une vision importante fut accord\u00e9e \u00e0 Ellen White le 1er avril 1874, tandis qu&rsquo;elle s&rsquo;y trouvait, o\u00f9 elle eut une r\u00e9v\u00e9lation sur la mani\u00e8re merveilleuse dont l&rsquo;oeuvre de notre d\u00e9nomination allait s&rsquo;\u00e9largir et se d\u00e9velopper, non seulement dans l&rsquo;ouest am\u00e9ricain mais \u00e9galement \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger. Quelques semaines plus tard, des rencontres se d\u00e9roul\u00e8rent sous des tentes \u00e0\u00a0Oakland, et c&rsquo;est apr\u00e8s cet effort public que James White cr\u00e9a la revue\u00a0<em>Signes des Temps<\/em>.<\/p>\n<p><strong>L&rsquo;universit\u00e9 de\u00a0<\/strong><strong>Battle Creek<\/strong><\/p>\n<p>A l&rsquo;automne 1874, les White \u00e9taient de retour dans le Michigan, apportant leur aide \u00e0 l&rsquo;institut biblique, dirigeant les cultes du sabbat, et jouant un r\u00f4le de premier ordre dans l&rsquo;inauguration de l&rsquo;universit\u00e9 de\u00a0Battle Creek\u00a0le 4 janvier 1875. Tandis qu&rsquo;Ellen White se tenait l\u00e0 devant le groupe qui s&rsquo;\u00e9tait rassembl\u00e9 en provenance de plusieurs Etats am\u00e9ricains pour l&rsquo;occasion, \u00e0 savoir la cr\u00e9ation de la premi\u00e8re institution \u00e9ducative de notre d\u00e9nomination, elle raconta ce que lui avait \u00e9t\u00e9 montr\u00e9 la veille dans une vision. Elle fit une description de l&rsquo;oeuvre internationale qui devait \u00eatre accomplie par les Adventistes du Septi\u00e8me Jour, ce qui marqua profond\u00e9ment les pasteurs et les croyants r\u00e9unis, au sujet de l&rsquo;importance et de la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;un tel \u00e9tablissement. Entre autres choses, elle d\u00e9crivit des presses fonctionnant dans d&rsquo;autres pays et une oeuvre bien organis\u00e9e qui se d\u00e9velopperait dans de vastes territoires o\u00f9 les Adventistes du septi\u00e8me jour n&rsquo;avaient jusqu&rsquo;alors m\u00eame pas imagin\u00e9 se rendre.<\/p>\n<p><strong>Ecriture et voyages<\/strong><\/p>\n<p>Durant les quelques ann\u00e9es qui suivirent, le temps de Mme White \u00e9tait employ\u00e9 \u00e0 r\u00e9diger la partie de l&rsquo;histoire du conflit qui traitait de la vie du Christ et de l&rsquo;oeuvre des ap\u00f4tres. Ces \u00e9l\u00e9ments sont apparus dans les volumes 2 et 3 de\u00a0<em>The Spirit of prophecy<\/em>\u00a0(L&rsquo;Esprit de proph\u00e9tie) en 1877 et 1878. James White \u00e9tait tr\u00e8s actif dans l&rsquo;organisation de la\u00a0Pacific Press\u00a0\u00e0\u00a0Oakland\u00a0ainsi que la collecte de fonds en vue de l&rsquo;agrandissement du sanatorium et de la construction du Tabernacle \u00e0\u00a0Battle Creek.<\/p>\n<p>Lorsque les White visit\u00e8rent ce nouvel \u00e9tablissement de sant\u00e9 pr\u00e8s de St Helena au d\u00e9but de 1878, Ellen White laissa \u00e9chapper un cri parce qu&rsquo;elle avait vu ces b\u00e2timents et leurs alentours dans une vision qui lui avait \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e sur l&rsquo;\u00e9largissement de l&rsquo;oeuvre sur la c\u00f4te ouest. C&rsquo;\u00e9tait la troisi\u00e8me initiative de la c\u00f4te ouest qu&rsquo;elle avait eue lors de sa vision de 1874, les premi\u00e8res \u00e9tant\u00a0<em>Signes des Temps<\/em>\u00a0et la\u00a0Pacific Press.<\/p>\n<p>Lors de la saison des camps-meetings \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1870, Ellen White s&rsquo;adressa \u00e0 de grandes foules, la plus grande d&rsquo;entre elles \u00e9tant la congr\u00e9gation du dimanche apr\u00e8s-midi \u00e0\u00a0Groveland. Vingt mille personnes l&rsquo;entendirent \u00e0 cette occasion \u00e9voquer la vaste question de la temp\u00e9rance chr\u00e9tienne. Ses voyages et ses travaux \u00e0 cette \u00e9poque la conduisirent dans l&rsquo;est et l&rsquo;ouest des Etats-Unis, ainsi que dans le nord-ouest. Elle ne cessait d&rsquo;\u00e9crire, se rendant aux r\u00e9unions de la Conf\u00e9rence G\u00e9n\u00e9rale, intervenant sur demande lors de camps-meetings et dans les \u00e9glises, se pr\u00e9sentant aux groupes de temp\u00e9rance, et honorant \u00e9galement des rendez-vous sur les grands-places et dans les prisons.<\/p>\n<p>La sant\u00e9 d\u00e9faillante de James White les amena \u00e0 se rendre au Texas pendant l&rsquo;hiver 1878-1879. Ce fut l\u00e0 qu&rsquo;Arthur Daniells, qui devint pr\u00e9sident de la Conf\u00e9rence G\u00e9n\u00e9rale quelques ann\u00e9es plus tard, et sa femme May, rejoignirent les White. Arthur le jovial devint l&rsquo;infirmier et l&rsquo;ami de James White, et Mary leur cuisini\u00e8re et leur femme de m\u00e9nage.<\/p>\n<p><strong>Mort de James White<\/strong><\/p>\n<p>Pendant les deux ann\u00e9es qui suivirent, James White a parfois eu des moments o\u00f9 sa sant\u00e9 physique \u00e9tait bonne et o\u00f9 il pouvait continuer son travail. Cependant toutes les longues ann\u00e9es de surmenage physique et moral avaient diminu\u00e9 ses forces vitales, et il mourut \u00e0\u00a0Battle Creek\u00a0le 6 ao\u00fbt 1881. Debout aux c\u00f4t\u00e9s du cercueil de son mari lors de l&rsquo;enterrement, Ellen White se fit le serment de pers\u00e9v\u00e9rer dans la t\u00e2che que Dieu lui avait confi\u00e9e.<\/p>\n<p>Rapidement Ellen White se retrouva sur la c\u00f4te ouest, douloureusement \u00e9prouv\u00e9e par la perte de son conjoint, mais absorb\u00e9e par l&rsquo;\u00e9criture du quatri\u00e8me et dernier volume de la s\u00e9rie de\u00a0<em>L&rsquo;Esprit de proph\u00e9tie<\/em>. L&rsquo;histoire du conflit depuis la destruction de J\u00e9rusalem jusqu&rsquo;\u00e0 la fin des temps \u00e9tait d\u00e9crite dans ce volume tant attendu. Lorsque le livre sortit des presses en 1884, il re\u00e7ut un bon accueil. Une \u00e9dition illustr\u00e9e pour une vente en porte-\u00e0-porte fut publi\u00e9e, portant le nom de\u00a0<em>The Great Controversy Between Christ and His Angels and Satan and His Angels<\/em>\u00a0(le grand conflit opposant Christ et ses anges \u00e0 Satan et ses anges). En l&rsquo;espace de trois ans, cinquante mille exemplaires furent vendus.<\/p>\n<p><strong>Ellen White visite l&rsquo;Europe<\/strong><\/p>\n<p>Depuis quelque temps, la Conf\u00e9rence G\u00e9n\u00e9rale demandait \u00e0 Mme White et \u00e0 son fils Willy de visiter les missions europ\u00e9ennes. Tandis qu&rsquo;elle se pr\u00e9parait \u00e0 partir, il sembla \u00e0 ses proches que sa condition physique ne lui permettrait pas de faire ce voyage. Cependant, ob\u00e9issant \u00e0 ce qui apparaissait comme son devoir, elle s&#8217;embarqua pour ce p\u00e9riple. Sa sant\u00e9 fut bonne, et elle v\u00e9cut en Europe entre l&rsquo;automne 1885 et l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1887.<\/p>\n<p>Depuis B\u00e2le, en Suisse, o\u00f9 se trouvait alors le si\u00e8ge de l&rsquo;oeuvre europ\u00e9enne de l&rsquo;\u00e9glise, Mme White fit plusieurs voyages en Angleterre, en Allemagne, en France, en Italie, au Danemark, en Norv\u00e8ge et en Su\u00e8de. Deux d\u00e9placements rev\u00eatirent un int\u00e9r\u00eat particulier, dans les vall\u00e9es vaudoises italiennes, o\u00f9 elle visita des hauts lieux de l&rsquo;Antiquit\u00e9 et de la R\u00e9forme qu&rsquo;elle avait vus en vision. A la fois \u00e0 B\u00e2le et \u00e0 Christiana (devenue Oslo aujourd&rsquo;hui), Ellen White vit de nombreuses machines \u00e0 presse fonctionnant dans des pays hors de l&rsquo;Am\u00e9rique du nord.<\/p>\n<p>Les conseils donn\u00e9s par Ellen White aux ouvriers europ\u00e9ens contribua largement \u00e0 une bonne organisation des projets et de la politique \u00e0 mener.<\/p>\n<p><strong><em>La trag\u00e9die des si\u00e8cles<\/em><\/strong><strong>\u00a0et\u00a0<\/strong><strong><em>Patriarches et proph\u00e8tes<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Parce que le quatri\u00e8me volume de L&rsquo;Esprit de proph\u00e9tie \u00e9tait demand\u00e9 dans les langues europ\u00e9ennes, Ellen White eut l&rsquo;impression qu&rsquo;elle devait \u00e9crire de mani\u00e8re plus compl\u00e8te les sc\u00e8nes de la trag\u00e9die qui se d\u00e9roulaient en Europe. Le r\u00e9sultat fut un livre, que l&rsquo;on conna\u00eet aujourd&rsquo;hui sous le nom de\u00a0<em>La trag\u00e9die des si\u00e8cles<\/em>, publi\u00e9 pour la premi\u00e8re fois en 1888.<\/p>\n<p>De retour aux Etats-Unis, Ellen White s&rsquo;installa \u00e0\u00a0Healdsburg\u00a0mais se rendit tout de m\u00eame \u00e0 la r\u00e9union de la Conf\u00e9rence G\u00e9n\u00e9rale de 1888 \u00e0 Minneapolis. Durant les mois qui suivirent, elle voyagea et pr\u00eacha, cherchant \u00e0 unir l&rsquo;Eglise autour de la doctrine de la justice par la foi. A cette m\u00eame \u00e9poque, elle travailla sur\u00a0<em>Patriarches et proph\u00e8tes<\/em>, qui sortit en 1890.<\/p>\n<p><strong>Appel\u00e9e en Australie<\/strong><\/p>\n<p>Lors de la r\u00e9union de la Conf\u00e9rence G\u00e9n\u00e9rale de 1891, on pr\u00e9senta \u00e0 Mme White une demande pressante \u00e0 se rendre en Australie afin d&rsquo;apporter des conseils et de l&rsquo;aide \u00e0 l&rsquo;oeuvre de l&rsquo;Eglise dans cette r\u00e9gion pionni\u00e8re. R\u00e9pondant \u00e0 l&rsquo;appel, elle s&rsquo;y rendit en d\u00e9cembre 1891, accompagn\u00e9e de son fils Willy et de plusieurs secr\u00e9taires. Sa pr\u00e9sence l\u00e0-bas fut beaucoup appr\u00e9ci\u00e9e par les nouveaux croyants, et ses recommandations sur l&rsquo;oeuvre en plein essor contribu\u00e8rent beaucoup \u00e0 consolider les int\u00e9r\u00eats de notre d\u00e9nomination sur cet \u00e9tat-continent. L\u00e0 aussi, lors de sa visite \u00e0 la maison d&rsquo;\u00e9dition, Mme White reconnut des machines \u00e0 presse qu&rsquo;elle avait vues en vision en janvier 1875.<\/p>\n<p>Peu apr\u00e8s son arriv\u00e9e, Ellen White vit clairement le besoin urgent d&rsquo;\u00e9tablir une universit\u00e9 en Australie, afin que la jeunesse adventiste puisse \u00eatre instruite dans un environnement chr\u00e9tien et qu&rsquo;ainsi des pasteurs puissent se pr\u00e9parer au minist\u00e8re dans leur pays et dans les \u00eeles voisines. En r\u00e9ponse \u00e0 ses vibrants appels, un institut biblique ouvrit ses portes \u00e0 Melbourne en 1892. L&rsquo;institut se trouvait dans des locaux lou\u00e9s pour deux ans, mais durant ce temps, des appels de Mme White firent savoir que Dieu voulait que cet institut soit situ\u00e9 dans un environnement rural.<\/p>\n<p><strong>L&rsquo;\u00e9cole d&rsquo;Avondale<\/strong><\/p>\n<p>Quand Dieu approuva clairement le choix du domaine d&rsquo;Avondale, l&rsquo;achat de la propri\u00e9t\u00e9 fut chose faite. Ensuite, Mme White fit l&rsquo;acquisition d&rsquo;un terrain \u00e0 proximit\u00e9, et c&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;elle s&rsquo;installa, pr\u00e8s de cette nouvelle \u00e9cole, afin de prodiguer des encouragements aux personnes impliqu\u00e9es dans cette d\u00e9marche pionni\u00e8re. Dieu fit comprendre que cette institution avait pour but d&rsquo;\u00eatre un exemple \u00e0 suivre en ce qui concerne la mission \u00e9ducative adventiste.<\/p>\n<p>Afin que l&rsquo;oeuvre d&rsquo;expansion en Australie puisse \u00eatre g\u00e9r\u00e9e correctement, ce territoire s&rsquo;organisa en une conf\u00e9rence d&rsquo;union en 1894, la premi\u00e8re dans toute l&rsquo;histoire adventiste. Mr Daniells et son \u00e9pouse, qui avaient \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9s comme missionnaires en 1886 en Nouvelle Z\u00e9lande, ont jou\u00e9 un r\u00f4le dans l&rsquo;oeuvre administrative de cette conf\u00e9rence nouvellement form\u00e9e. Sa collaboration avec Mme White et son adh\u00e9sion \u00e0 ses conseils lorsqu&rsquo;il rencontra de plus en plus de difficult\u00e9s administratives sur le terrain, l&rsquo;aid\u00e8rent \u00e0 se pr\u00e9parer \u00e0 l&rsquo;oeuvre plus grande qui lui serait confi\u00e9e par la suite, apr\u00e8s la session de la Conf\u00e9rence G\u00e9n\u00e9rale de 1901, quand il fut choisi pour en devenir le pr\u00e9sident.<\/p>\n<p><strong>D\u00e9buts de l&rsquo;oeuvre m\u00e9dicale<\/strong><\/p>\n<p>Lorsque le travail d&rsquo;enseignement fut bien entam\u00e9 \u00e0 Avondale, un appel fut lanc\u00e9 afin de mettre en place un programme missionnaire m\u00e9dical. Non seulement Ellen White accorda son soutien \u00e0 cette initiative, mais elle contribua financi\u00e8rement par ses moyens limit\u00e9s pour un sanatorium. En effet, presque tous les b\u00e2timents d&rsquo;\u00e9glise inaugur\u00e9s et tous les projets d&rsquo;\u00e9vang\u00e9lisation lors des neuf ann\u00e9es de la pr\u00e9sence de Mme White en Australie ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de son soutien financier.<\/p>\n<p>En plus de son implication dans le travail local de ce champ missionnaire, Mme White trouvait le temps d&rsquo;\u00e9crire des milliers de pages de conseils opportuns qui ont travers\u00e9 les mers et guid\u00e9 des dirigeants d&rsquo;\u00e9glise. Elle r\u00e9digeait \u00e9galement chaque semaine des articles pour la\u00a0<em>Review and Herald<\/em>, pour\u00a0<em>Signes des Temps<\/em>\u00a0et\u00a0<em>Youth&rsquo;s Instructor<\/em>. Ce programme charg\u00e9 a consid\u00e9rablement ralenti son oeuvre litt\u00e9raire. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;en 1898 que J\u00e9sus-Christ fut termin\u00e9 et qu&rsquo;il fit son apparition.\u00a0<em>Heureux ceux qui \u2026<\/em>\u00a0le pr\u00e9c\u00e9da de deux ans, tandis que\u00a0<em>Les paraboles de J\u00e9sus<\/em>\u00a0et le volume 6 des\u00a0<em>Testimonies to the Church<\/em>\u00a0arriv\u00e8rent en 1900.<\/p>\n<p><strong>Toucher les Afros-Am\u00e9ricains<\/strong><\/p>\n<p>En 1891, Mme White lan\u00e7a un appel aux dirigeants d&rsquo;\u00e9glise afin qu&rsquo;ils entament un travail d&rsquo;\u00e9vang\u00e9lisation et d&rsquo;instruction en faveur des Noirs du sud des Etats-Unis. Trois ans plus tard, l&rsquo;un de ses fils, James, construisit un b\u00e2teau \u00e0 vapeur du Mississippi, qu&rsquo;il utilisa pendant une dizaine d&rsquo;ann\u00e9es comme plateforme d&rsquo;\u00e9vang\u00e9lisation pour les Noirs des Etats du Mississippi et du Tennessee. En 1895 et 1896 elle r\u00e9digea des articles dans la\u00a0<em>Review and Herald<\/em>, continuant de lancer des appels en faveur des Noirs du sud des Etats-Unis. De temps en temps, elle envoyait des lettres d&rsquo;encouragement et de conseils aux pasteurs oeuvrant dans cette r\u00e9gion. Elle apporta son ferme soutien \u00e0 la cr\u00e9ation de l&rsquo;Universit\u00e9 d&rsquo;Oakwoord, dans l&rsquo;Alabama, qui fut fond\u00e9e dans le but d&rsquo;instruire les jeunes afro-am\u00e9ricains. En 1904, elle y pronon\u00e7a un discours aux \u00e9tudiants et au personnel enseignant, en affirmant que c&rsquo;\u00e9tait la volont\u00e9 de Dieu que cette \u00e9cole ait vu le jour \u00e0 cet endroit pr\u00e9cis. Pendant les derni\u00e8res ann\u00e9es de sa vie, elle continua \u00e0 manifester son int\u00e9r\u00eat profond pour le travail eccl\u00e9sial parmi les Noirs des Etats du sud.<\/p>\n<p><strong>Retour aux Etats-Unis<\/strong><\/p>\n<p>Ellen White surprit toute sa famille et ses collaborateurs un jour de 1900 en leur disant qu&rsquo;un message divin lui \u00e9tait parvenu dans la nuit lui intimant de repartir en Am\u00e9rique. Du point de vue de l&rsquo;oeuvre qui s&rsquo;accomplissait en Australie, on avait l&rsquo;impression que son d\u00e9part \u00e9tait tout \u00e0 fait inopportun, mais Celui dont les yeux veillent sur la marche de Son \u00e9glise dans son ensemble et qui voit l&rsquo;avenir, savait bien que la pr\u00e9sence d&rsquo;Ellen White serait n\u00e9cessaire aux Etats-Unis pendant la crise qui \u00e9claterait au d\u00e9but de ce nouveau si\u00e8cle.<\/p>\n<p>S&rsquo;installant \u00e0\u00a0Elmshaven, \u00e0 quelques kilom\u00e8tres de la petite ville de St Helena, en Californie du nord, Ellen White y v\u00e9cut les quinze derni\u00e8res ann\u00e9es de sa vie, pr\u00e9parant des livres, \u00e9crivant, voyageant. A peine s&rsquo;\u00e9tait-elle install\u00e9e \u00e0 St Helena, qu&rsquo;elle re\u00e7ut un appel lui demandant d&rsquo;\u00eatre pr\u00e9sente \u00e0 la session de la Conf\u00e9rence G\u00e9n\u00e9rale de 1901, \u00e0\u00a0Battle Creek, dans le Michigan.<\/p>\n<p>Lors de cette r\u00e9union cruciale, elle lan\u00e7a avec assurance un appel \u00e0 la r\u00e9organisation de l&rsquo;oeuvre de la Conf\u00e9rence G\u00e9n\u00e9rale adventiste du septi\u00e8me jour, afin que les besoins croissants de l&rsquo;Eglise puissent \u00eatre compl\u00e8tement combl\u00e9s. Les d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s r\u00e9pondirent \u00e0 cet appel, formant et mettant en oeuvre un projet de r\u00e9organisation. Ainsi la voie \u00e9tait ouverte pour une large redistribution des responsabilit\u00e9s qui allaient croissantes et qui, jusqu&rsquo;alors, n&rsquo;\u00e9taient assum\u00e9es que par quelques hommes. Ils adopt\u00e8rent le projet de conf\u00e9rences d&rsquo;union afin que ce soit des organismes interm\u00e9diaires entre la Conf\u00e9rence G\u00e9n\u00e9rale et les Eglises locales, et organis\u00e8rent les d\u00e9partements de la Conf\u00e9rence G\u00e9n\u00e9rale. Ces mesures ont permis une formidable expansion et le d\u00e9veloppement de l&rsquo;oeuvre de notre d\u00e9nomination.<\/p>\n<p>Deux ans plus tard, les bureaux de la Conf\u00e9rence G\u00e9n\u00e9rale et le travail de la\u00a0Review and Herald Publishing Association\u00a0d\u00e9m\u00e9nag\u00e8rent de\u00a0Battle Creek, en accord avec les conseils de Mme White, qui sugg\u00e9rait qu&rsquo;ils soient proches de la c\u00f4te est, pour s&rsquo;\u00e9tablir \u00e0\u00a0Takoma Park, dans une banlieue de la capitale am\u00e9ricaine, \u00e0 Washington. A ce moment-l\u00e0, Mme White quitta la Californie et emm\u00e9nagea \u00e0\u00a0Takoma Park. Pendant presque cinq mois, elle y continua son travail. La pr\u00e9sence de Mme White au si\u00e8ge de la d\u00e9nomination permit d&rsquo;avoir confiance quant \u00e0 la d\u00e9cision d&rsquo;avoir d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 vers l&rsquo;est des Etats-Unis.<\/p>\n<p><strong>Des derni\u00e8res ann\u00e9es bien occup\u00e9es<\/strong><\/p>\n<p>A la fin de 1905 sortit le livre\u00a0<em>Le minist\u00e8re de la gu\u00e9rison<\/em>\u00a0qui traite de la gu\u00e9rison du corps, de l&rsquo;esprit et l&rsquo;\u00e2me.\u00a0<em>Education<\/em>\u00a0fut publi\u00e9 en 1903, et les volumes 7 et 8 des\u00a0<em>Testimonies to the Church<\/em>\u00a0furent disponibles respectivement en 1902 et 1904.<\/p>\n<p>Lors de son s\u00e9jour \u00e0 Washington, Mme White encouragea les pasteurs du sud de la Californie \u00e0 acheter des terrains dans le but de mettre en place un sanatorium \u00e0 Loma Linda, et elle lan\u00e7a un appel \u00e0 d\u00e9marrer une oeuvre missionnaire d&rsquo;enseignement m\u00e9dical sur la c\u00f4te pacifique. Pendant les quelques ann\u00e9es qui suivirent, Ellen White interrompit son oeuvre litt\u00e9raire pour de fr\u00e9quents voyages \u00e0 Loma Linda afin d&rsquo;y encourager ceux qui y travaillaient. Elle se rendit \u00e9galement au sanatorium de\u00a0Paradise Valley, pr\u00e8s de San Diego, qu&rsquo;elle aida \u00e0 mettre en place en 1903.<\/p>\n<p>A l&rsquo;\u00e2ge de 81 ans, Mme White se rendit \u00e0 nouveau \u00e0 Washington pour la session de la Conf\u00e9rence G\u00e9n\u00e9rale de 1909. Elle s&rsquo;y exprima \u00e0 plusieurs reprises d&rsquo;une voix claire et intelligible. Apr\u00e8s cette rencontre, elle visita\u00a0Portland, sa ville d&rsquo;origine, r\u00e9pondant ainsi \u00e0 un d\u00e9sir que son coeur exprimait depuis longtemps. L\u00e0 \u00e9galement, elle apporta son t\u00e9moignage dans ce lieu historique o\u00f9 son oeuvre avait fait ses d\u00e9buts 65 ans plus t\u00f4t. Ce fut son dernier voyage dans les \u00e9tats de l&rsquo;est des Etats-Unis, ce qui laissa une empreinte durable et saisissante sur tous les adventistes qui l&rsquo;entendirent parler ou qui la rencontr\u00e8rent \u00e0 la session de la Conf\u00e9rence G\u00e9n\u00e9rale.<\/p>\n<p>Comprenant qu&rsquo;il ne lui restait que quelques jours \u00e0 vivre, Ellen White intensifia ses efforts pour terminer un certain nombre de livres pr\u00e9sentant des enseignements essentiels \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise, quand elle fut de retour \u00e0\u00a0Elmshaven. Le volume 9 des\u00a0<em>Testimonies to the Church<\/em>\u00a0fut publi\u00e9 en 1909. En 1911 ce fut le tour de\u00a0<em>Conqu\u00e9rants pacifiques<\/em>, puis\u00a0<em>Conseils aux \u00e9ducateurs, aux parents et aux \u00e9tudiants<\/em>\u00a0en 1913, ainsi que le manuscrit du\u00a0<em>Minist\u00e8re \u00e9vang\u00e9lique<\/em>\u00a0en 1914. Les derniers mois de la vie de Mme White furent consacr\u00e9s au livre\u00a0<em>Proph\u00e8tes et rois<\/em>.<\/p>\n<p>Au matin du 13 f\u00e9vrier 1915, tandis qu&rsquo;elle se rendait \u00e0 son agr\u00e9able bureau d&rsquo;\u00e9tude, elle tr\u00e9bucha et tomba, et ne put se relever. On lui apporta de l&rsquo;aide et on comprit rapidement que l&rsquo;accident \u00e9tait grave. Les radios montr\u00e8rent une fracture \u00e0 la hanche gauche et elle resta au lit ou dans une chaise roulante lors des cinq mois qui suivirent.<\/p>\n<p>Les mots qu&rsquo;elle eut pour ses amis et sa famille lors des derni\u00e8res semaines de vie manifestaient une impression de gaiet\u00e9, de conscience d&rsquo;avoir fid\u00e8lement accompli l&rsquo;oeuvre que Dieu lui avait confi\u00e9e et de confiance que la cause de la v\u00e9rit\u00e9 triompherait enfin.<\/p>\n<p>La vie d&rsquo;Ellen White prit fin le 16 juillet 1915, \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 87 ans. Elle fut enterr\u00e9e aux c\u00f4t\u00e9s de son mari au cimeti\u00e8re\u00a0Oak Hill\u00a0de\u00a0Battle Creek.<\/p>\n<p>Ellen White vit le mouvement adventiste cro\u00eetre, \u00e0 partir d&rsquo;une poign\u00e9e de croyants jusqu&rsquo;\u00e0 une communaut\u00e9 mondiale de 136 879 personnes, et qui apr\u00e8s l&rsquo;an 2000 atteignait le chiffre d&rsquo;onze millions de membres.<\/p>\n<p>White Estate<br \/>\nSilver Spring, Maryland<br \/>\nR\u00e9vis\u00e9 en mars 1999<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Qui \u00e9tait-elle et pourquoi est-ce que des millions de personnes consid\u00e8rent que ses \u00e9crits ont une valeur et un sens particuliers ? En quelques mots, on peut dire que c&rsquo;est une femme qui avait des dons spirituels remarquables, et qui a v\u00e9cu la majeure partie de sa vie au dix-neuvi\u00e8me si\u00e8cle (1827-1915). 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