{"id":5691,"date":"2025-09-14T14:28:02","date_gmt":"2025-09-14T14:28:02","guid":{"rendered":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/?p=5691"},"modified":"2025-09-14T14:28:02","modified_gmt":"2025-09-14T14:28:02","slug":"depression-comment-la-detecter-et-la-vaincre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/depression-comment-la-detecter-et-la-vaincre\/","title":{"rendered":"D\u00e9pression : comment la d\u00e9tecter et la vaincre"},"content":{"rendered":"<p><main class=\"layout-version-1\"><\/p>\n<div class=\"row\">\n<div class=\"wrapper content\">\n<h1>D\u00e9pression\u00a0: comment la d\u00e9tecter et la vaincre<\/h1>\n<p class=\"byline\">Mario Pereyra<\/p>\n<p>Annie, 36 ans, vit avec son mari et ses deux enfants. Ce qu\u2019elle vit peut difficilement s\u2019appeler vivre. La majeure partie de sa journ\u00e9e la trouve dans un \u00e9tat de crainte et d\u2019anxi\u00e9t\u00e9. La crainte de rien en particulier, mais c\u2019est n\u00e9anmoins de la crainte. Annie est souvent tendue et a la mine fatigu\u00e9e, d\u00e9faite. De temps en temps, elle pleure sans savoir pourquoi. Le sourire ou la gaiet\u00e9 de ses enfants n\u2019a gu\u00e8re d\u2019impact sur elle. La nuit, elle souffre d\u2019insomnie. \u00ab\u00a0C\u2019est horrible. Terrifiant. Je suis d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e, je n\u2019en peux plus\u00a0! m\u2019a-t-elle confi\u00e9. Je n\u2019ai envie de rien. Je ne peux rien faire et ne vais nulle part. Je ne veux voir personne. Je reste constamment allong\u00e9e, m\u00eame si le sommeil me fuit. Je pense encore et toujours \u00e0 mes probl\u00e8mes. La nourriture me semble insipide. J\u2019ai perdu 5 kilos ces derni\u00e8res semaines. Parfois, je pense qu\u2019il vaudrait mieux que j\u2019en finisse avec ce cauchemar.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Annie est victime d\u2019une d\u00e9pression, le plus commun de tous les d\u00e9sordres mentaux et des probl\u00e8mes de sant\u00e9. Dans le monde, 400 millions de personnes souffrent de d\u00e9pression \u00e0 un moment ou \u00e0 un autre, ce qui repr\u00e9sente selon les estimations 12 \u00e0 14 % de la population<sup>1<\/sup>. Les sympt\u00f4mes habituels de la d\u00e9pression sont une baisse d\u2019humeur, une perte d\u2019int\u00e9r\u00eat ou de plaisir, des sentiments de culpabilit\u00e9, une pauvre estime de soi, un sommeil perturb\u00e9, un manque d\u2019app\u00e9tit, une baisse d\u2019\u00e9nergie et une concentration affaiblie. \u00c0 son point culminant, elle peut conduire au suicide, ce qui repr\u00e9sente environ 850 000 d\u00e9c\u00e8s chaque ann\u00e9e<sup>2<\/sup>.<\/p>\n<p>Un tel tableau a de quoi inqui\u00e9ter. Mais ce qui est pire \u2014 si l\u2019on consid\u00e8re que plus de 80 % des gens atteints d\u2019une d\u00e9pression clinique am\u00e9liorent significativement leur condition avec un traitement \u2014 c\u2019est que deux tiers des d\u00e9pressifs ne cherchent pas \u00e0 se faire traiter.<\/p>\n<h2>Les types de d\u00e9pression<\/h2>\n<p>Les chercheurs ont sugg\u00e9r\u00e9 diff\u00e9rents types th\u00e9oriques de d\u00e9pression<sup>3<\/sup>.<\/p>\n<p><em>1. La d\u00e9pression majeure.<\/em>\u00a0C\u2019est une condition o\u00f9 une personne se sent d\u00e9prim\u00e9e tout le temps, o\u00f9 rien ne l\u2019int\u00e9resse. Elle souffre de perte d\u2019app\u00e9tit, d\u2019insomnie, d\u2019anxi\u00e9t\u00e9, de fatigue, de doutes et de tendances suicidaires.<\/p>\n<p><em>2. Le trouble dysthymique<\/em>. Il s\u2019agit d\u2019une d\u00e9pression plus prolong\u00e9e (au moins deux ans chez les adultes, et un an chez les enfants et les adolescents), aux sympt\u00f4mes similaires \u00e0 ceux de la d\u00e9pression majeure, mais avec moins d\u2019intensit\u00e9.<\/p>\n<p><em>3. La d\u00e9pression maniacod\u00e9pressive.<\/em>\u00a0Cette d\u00e9pression est caract\u00e9ris\u00e9e par la pr\u00e9sence d\u2019\u00e9pisodes d\u00e9pressifs et maniaques majeurs. C\u2019est un \u00e9tat anormal de l\u2019esprit, excit\u00e9 ou irrit\u00e9, qui peut durer une semaine, avec des illusions de grandeur, une absence de sommeil, une vitesse d\u2019\u00e9locution augment\u00e9e, des pens\u00e9es \u00e9parpill\u00e9es, une activit\u00e9 constante et une agitation psychomotrice.<\/p>\n<p><em>4. La cyclothymie<\/em>. Similaire au trouble maniacod\u00e9pressif, mais de dur\u00e9e plus longue et moins intense.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/dialogue.adventist.org\/graphics\/18_3_pereyra_f_g1.jpg\" \/><\/p>\n<h2>Suis-je d\u00e9pressif\u00a0?<\/h2>\n<p>Si vous d\u00e9sirez \u00e9valuer votre \u00e9tat mental, compl\u00e9tez le test de Wang (ci-apr\u00e8s). Indiquez vos r\u00e9sultats selon les instructions.<\/p>\n<h2>Un d\u00e9calogue pour combattre la d\u00e9pression<\/h2>\n<p>La psychoth\u00e9rapie et la pharmacoth\u00e9rapie sont deux moyens fondamentaux pour combattre la d\u00e9pression. La pharmacoth\u00e9rapie n\u00e9cessite l\u2019\u00e9valuation d\u2019un psychiatre qui ordonnera ensuite le traitement appropri\u00e9. La psychoth\u00e9rapie la plus efficace est cognitivo-comportementale. Elle rend les patients capables d\u2019acqu\u00e9rir de nouvelles aptitudes dans leur fa\u00e7on de percevoir, de comprendre et de r\u00e9agir aux difficult\u00e9s qu\u2019ils exp\u00e9rimentent, avec une vision r\u00e9duisant la gravit\u00e9 et la dur\u00e9e de leur condition. Parmi les nombreux moyens pour r\u00e9aliser cela, j\u2019aimerais sugg\u00e9rer 10 \u00e9tapes, que j\u2019ai appel\u00e9es \u00ab\u00a0Un d\u00e9calogue pour combattre la d\u00e9pression\u00a0\u00bb<sup>4<\/sup>.<\/p>\n<p><em>1. Combattez intentionnellement les pens\u00e9es pessimistes.<\/em>\u00a0Les pens\u00e9es n\u00e9gatives les plus importantes sont connues sous le nom de \u00ab\u00a0triades cognitives n\u00e9gatives\u00a0\u00bb. Elles sont\u00a0: (1) les pens\u00e9es et sentiments n\u00e9gatifs sur soi-m\u00eame\u00a0; (2) la tendance \u00e0 interpr\u00e9ter l\u2019environnement de fa\u00e7on n\u00e9gative\u00a0; et (3) la vision de l\u2019avenir de fa\u00e7on pessimiste. Par exemple, Annie \u00e9tait convaincue qu\u2019elle \u00e9tait une mauvaise m\u00e8re et une \u00e9pouse lamentable. Elle pensait que son mari ne l\u2019aimait plus et qu\u2019il la quitterait certainement. Elle pensait aussi que ce qui \u00e9tait arriv\u00e9 \u00e0 sa m\u00e8re lui arriverait \u00e9galement (sa m\u00e8re \u00e9tait morte d\u00e9pressive).<\/p>\n<p>Comment combattre ces pens\u00e9es\u00a0? Deux \u00e9tapes seront utiles. Premi\u00e8rement, d\u00e9tectez et d\u00e9couvrez les pens\u00e9es n\u00e9gatives. Deuxi\u00e8mement, confrontez-les avec des preuves de la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>Nous avons demand\u00e9 \u00e0 Annie d\u2019\u00e9crire ses situations n\u00e9gatives sur un carnet \u00e0 quatre colonnes. Les trois premi\u00e8res colonnes servaient \u00e0 d\u00e9crire l\u2019\u00e9v\u00e9nement, ce qu\u2019elle pensait et ressentait selon la situation, et quel type de preuve elle poss\u00e9dait. La quatri\u00e8me colonne lui permettait d\u2019\u00e9crire une pens\u00e9e positive pouvant remplacer la n\u00e9gative. Par exemple, Annie a rencontr\u00e9 un jour une amie qui ne l\u2019a pas salu\u00e9e, et cet \u00e9v\u00e9nement a provoqu\u00e9 des pens\u00e9es n\u00e9gatives. Voici ce qu\u2019elle a \u00e9crit\u00a0:<\/p>\n<h2>Situation<\/h2>\n<p>Mon amie m\u2019a crois\u00e9e sans me saluer.<\/p>\n<p>Ce que je pense et ressens<\/p>\n<p>Je pense qu\u2019elle est f\u00e2ch\u00e9e contre moi. J\u2019en ressens de la peur et du rejet.<\/p>\n<h2>Preuve<\/h2>\n<p>Son visage s\u00e9rieux et d\u00e9sagr\u00e9able.<\/p>\n<h2>Pens\u00e9e alternative<\/h2>\n<p>Il se peut qu\u2019elle ne soit pas f\u00e2ch\u00e9e contre moi, mais qu\u2019elle ait des inqui\u00e9tudes personnelles.<\/p>\n<p><em>2. Brisez le cercle vicieux des id\u00e9es n\u00e9gatives.<\/em>\u00a0Annie pensait que son mari se fatiguerait d\u2019elle et l\u2019abandonnerait. En cons\u00e9quence, elle a adopt\u00e9 une attitude d\u00e9daigneuse envers lui. \u00ab\u00a0S\u2019il s\u2019appr\u00eate \u00e0 me quitter, pourquoi me soucier de lui\u00a0? Avez-vous entendu ce qu\u2019il a dit lorsqu\u2019il est arriv\u00e9\u00a0? Que je ne m\u2019en remettrais pas, comme ma m\u00e8re. Ce qu\u2019il veut, c\u2019est se d\u00e9barrasser de moi.\u00a0\u00bb De telles pens\u00e9es pouvaient provoquer une r\u00e9ponse n\u00e9gative de son mari, ce qui, en retour, renfor\u00e7ait chez Annie les sentiments de rejet et d\u2019abandon futur. Elle \u00e9tait pi\u00e9g\u00e9e dans un cercle vicieux qui l\u2019entra\u00eenait dans la zone d\u00e9pressive.<\/p>\n<p>Comment changer ces pens\u00e9es n\u00e9gatives\u00a0? Un moyen consiste \u00e0 les confronter avec la situation r\u00e9elle. En r\u00e9alit\u00e9, Omar, son mari, l\u2019aimait beaucoup et faisait tout ce qu\u2019il pouvait pour rendre son r\u00e9tablissement possible. Annie savait qu\u2019elle devait pr\u00e9server son mariage et sa famille, et qu\u2019elle devait \u00eatre plus aimante, plus attentionn\u00e9e. En faisant face au n\u00e9gatif et en renfor\u00e7ant le positif, Annie pourrait briser le cercle vicieux des pens\u00e9es n\u00e9gatives sans sous-estimer ni d\u00e9valuer le potentiel de positif en elle. Lorsque l\u2019attitude change, tout change.<\/p>\n<p><em>3. \u00c9vitez les pens\u00e9es \u00ab\u00a0absolues\u00a0\u00bb, du genre tout ou rien.<\/em>\u00a0\u00ab\u00a0Omar ne m\u2019aimera jamais plus comme avant.\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0Tout finit toujours par aller de travers.\u00a0\u00bb De telles pens\u00e9es et attitudes sont typiques des patients d\u00e9pressifs. Ils ont tendance \u00e0 juger les exp\u00e9riences, les situations, les gens et eux-m\u00eames selon deux cat\u00e9gories seulement\u00a0: bon ou mauvais, toujours ou jamais, saint ou p\u00e9cheur, etc. Pour changer cette fa\u00e7on de penser, la m\u00e9thode la plus efficace consiste \u00e0 introduire des nuances dans le raisonnement avec un infl\u00e9chissement vers le c\u00f4t\u00e9 optimiste. Par exemple, Annie a compris qu\u2019elle conservait l\u2019amour de son mari, m\u00eame s\u2019il \u00e9tait vrai qu\u2019il \u00e9tait un peu fatigu\u00e9. Elle a appris \u00e0 dire\u00a0: \u00ab\u00a0Je vais m\u2019en sortir avec l\u2019aide de Dieu.\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0Il y a des choses que je fais mal, mais il y en a d\u2019autres que je fais bien.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><em>4. Ne vous punissez pas, ne vous critiquez pas vous-m\u00eame.<\/em>\u00a0La personne d\u00e9pressive a tendance \u00e0 juger ou \u00e0 \u00e9valuer en permanence ses propres actions, accentuant ses d\u00e9fauts et ses erreurs. Elle a tendance \u00e0 ignorer ses qualit\u00e9s et demeure dans ses faiblesses. Cette attitude d\u2019autod\u00e9valorisation neutralise et d\u00e9truit, alors que la reconnaissance de qualit\u00e9s aide \u00e0 agir et construit un nouvel avenir.<\/p>\n<p><em>5. Supprimez la tyrannie du \u00ab\u00a0je devrais\u00a0\u00bb.<\/em>\u00a0Lorsqu\u2019on permet au \u00ab\u00a0je devrais\u00a0\u00bb de cro\u00eetre, il devient un tyran permanent aux exigences excessives. Au lieu du \u00ab\u00a0je devrais\u00a0\u00bb, apprenez \u00e0 adopter l\u2019attitude du \u00ab\u00a0je pr\u00e9f\u00e9rerais\u00a0\u00bb. Le premier est une demande tyrannique, pour laquelle un \u00e9chec m\u00e8ne \u00e0 une pauvre valeur personnelle et \u00e9ventuellement \u00e0 la d\u00e9pression. Le second est une aspiration, un but \u00e0 atteindre \u00e0 votre propre rythme. S\u2019il existe un temps o\u00f9 les devoirs doivent \u00eatre plus flexibles, c\u2019est bien quand vous \u00eates d\u00e9pressif.<\/p>\n<p><em>6. \u00c9vitez les situations d\u00e9sagr\u00e9ables et stressantes.<\/em>\u00a0Comme assister \u00e0 des fun\u00e9railles, par exemple. De tels \u00e9v\u00e9nements ajoutent au stress d\u2019un individu, particuli\u00e8rement chez celui qui a tendance \u00e0 \u00eatre d\u00e9pressif.<\/p>\n<p><em>7. Reconnaissez votre valeur et vos qualit\u00e9s.<\/em>\u00a0La reconnaissance de nos propres capacit\u00e9s et de notre valeur personnelle est une partie du chemin menant \u00e0 la gu\u00e9rison.<\/p>\n<p><em>8. Apprenez \u00e0 prendre plaisir \u00e0 ce que vous faites et \u00e0 en tirer de la satisfaction.<\/em>\u00a0La d\u00e9pression r\u00e9sulte d\u2019une incapacit\u00e9 \u00e0 jouir de la beaut\u00e9 et des b\u00e9n\u00e9dictions de la vie. Benjamin Franklin l\u2019a bien dit\u00a0: \u00ab\u00a0L\u2019homme riche n\u2019est pas celui qui a tout, mais celui qui prend plaisir \u00e0 ce qu\u2019il a.\u00a0\u00bb Apprendre \u00e0 reconna\u00eetre le bon et le beau autour de nous est un saut transcendant vers la d\u00e9couverte du bonheur de vivre.<\/p>\n<p><em>9. Encouragez l\u2019esp\u00e9rance.<\/em>\u00a0Le d\u00e9sespoir est un composant fondamental de la d\u00e9pression<sup>5<\/sup>. Il est intimement li\u00e9 \u00e0 la d\u00e9pression, aux sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs et aux tendances suicidaires<sup>6<\/sup>. La recherche sur le traitement de la d\u00e9pression indique que la r\u00e9duction du d\u00e9sespoir est un indice important de r\u00e9sultats couronn\u00e9s de succ\u00e8s, particuli\u00e8rement au cours des premi\u00e8res semaines de la th\u00e9rapie<sup>7<\/sup>.<\/p>\n<p>Comment combattre le d\u00e9sespoir\u00a0? En d\u00e9veloppant la confiance en Dieu, en construisant la confiance en soi, en stimulant les ressources personnelles et en mobilisant les forces mentales et spirituelles, on cr\u00e9era une atmosph\u00e8re pleine d\u2019espoir. Esp\u00e9rer, c\u2019est croire qu\u2019il y a toujours une porte de sortie, que l\u2019avenir apportera de meilleures choses. C\u2019est pourquoi nous avons demand\u00e9 \u00e0 Annie\u00a0: \u00ab\u00a0Que ferez-vous apr\u00e8s avoir surmont\u00e9 votre d\u00e9pression\u00a0? \u00c0 quoi ressemblera le jour suivant\u00a0?\u00a0\u00bb En planifiant son avenir et sa vie avec ses enfants, elle a \u00e9t\u00e9 capable d\u2019envisager une vie heureuse. Petit \u00e0 petit, elle a vu une signification dans la vie, et la lumi\u00e8re a commenc\u00e9 \u00e0 poindre. \u00ab\u00a0Jamais la nuit n\u2019a vaincu l\u2019aube, jamais un probl\u00e8me n\u2019a vaincu l\u2019espoir.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><em>10. Ayez confiance en Dieu.<\/em>\u00a0L\u2019implication religieuse est une variable importante sur laquelle s\u2019est pench\u00e9e la litt\u00e9rature r\u00e9cente sur la d\u00e9pression. Plusieurs \u00e9tudes pointues<sup>8<\/sup>\u00a0indiquent que certains aspects de la pi\u00e9t\u00e9 (comme l\u2019implication religieuse publique, la motivation religieuse intrins\u00e8que) peuvent \u00eatre inversement proportionn\u00e9s aux sympt\u00f4mes de la d\u00e9pression. Autrement dit, plus l\u2019engagement religieux est grand, plus les sympt\u00f4mes de la d\u00e9pression sont faibles.<\/p>\n<p class=\"about\">Mario Pereyra (doctorat de l\u2019universit\u00e9 de C\u00f3rdoba, en Argentine) est psychologue clinicien pour une patient\u00e8le priv\u00e9e. Il est aussi professeur et chercheur \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Montemorelos, au Mexique. Il est l\u2019auteur de nombreux articles et de plusieurs ouvrages, dont\u00a0<em>Sea feliz\u00a0! C\u00f3mo vencer la depresi\u00f3n y controlar la ansiedad<\/em>\u00a0(Publicaciones de la Universidad de Montemorelos, 2005), avec Carlos Mussi, coauteur, qui a adapt\u00e9 cet article. Courriel\u00a0:\u00a0pereyram@um.edu.mx.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/dialogue.adventist.org\/graphics\/18_3_pereyra_f_g2.jpg\" \/><\/p>\n<h2>Citation recommand\u00e9e<\/h2>\n<p>PEREYRA Mario, \u00ab D\u00e9pression\u00a0: comment la d\u00e9tecter et la vaincre \u00bb,\u00a0<i>Dialogue<\/i>\u00a018 (2006\/3), p. 16-17, 27<\/p>\n<h2>R\u00c9F\u00c9RENCES<\/h2>\n<section class=\"references\">\n<ol>\n<li><em>World Health Organization<\/em>, 2006. Depression \u2014 What is depression\u00a0?<br \/>\nhttp:\/\/www.who.int<wbr \/>\/mental_health<wbr \/>\/management<wbr \/>\/depression<wbr \/>\/definition<wbr \/>\/en\/.<\/li>\n<li>Ibid.<\/li>\n<li>S. R. H. Beach et N. Amir, \u00ab\u00a0Is depression taxonic, dimensional, or both\u00a0?\u00a0\u00bb,\u00a0<em>Journal of Abnormal Psychology<\/em>\u00a0112, 2003, p. 228-236.<\/li>\n<li>M. Pereyra et C. Mussi,\u00a0<em>Sea feliz\u00a0! C\u00f3mo vencer la depresi\u00f3n y controlar la ansiedad<\/em>, Publicaciones de la Universidad de Montemorelos, 2005.<\/li>\n<li>W. Kuyken, \u00ab\u00a0Cognitive therapy outcome\u00a0: the effects of hopelessness in a naturalistic outcome study\u00a0\u00bb,\u00a0<em>Behavior Research and Therapy<\/em>\u00a042, 2004, p. 631-646.<\/li>\n<li>M. A. Young, L. F. Fogg, W. Scheftner, J. Fawcett, H. Akiskal et J. Maser, \u00ab\u00a0Stable trait components of hopelessness\u00a0: baseline and sensitivity to depression\u00a0\u00bb,\u00a0<em>Journal of Abnormal Psychology<\/em>\u00a0105, 1996, p. 155-165.<\/li>\n<li>L. P. Riso et C. F. Newman, \u00ab\u00a0Cognitive therapy for chronic depression\u00a0\u00bb,\u00a0<em>Journal of Clinical Psychology<\/em>\u00a059, 2003, p. 817-831.<\/li>\n<li>Par exemple, A. W. Braam, P. van den Eeden, M. J. Prince, A. T. F. Beekman, S. L. Kivelae, B. A. Lawlor et al., \u00ab\u00a0Religion as a cross-cultural determinant of depression in Elderly Europeans\u00a0: results from the EURODEP collaboration\u00a0\u00bb,\u00a0<em>Phsychological Medicine<\/em>\u00a031, 2001, p. 803-814.<\/li>\n<\/ol>\n<h2>POUR ALLER PLUS LOIN<\/h2>\n<p>American Psychiatric Association,\u00a0<em>Diagnostic and statistical manual of mental disorders<\/em>, 4e \u00e9d. r\u00e9vis\u00e9e, DSM-IV, Washington D.C., 2000.<\/p>\n<p>D. G. Blazer, R. C. Kessler, K. A. McGonagle et M. S. Swartz, \u00ab\u00a0The prevalence and distribution of major depression in a national community sample\u00a0: the national comorbidity survey\u00a0\u00bb,\u00a0<em>American Journal of Psychiatry<\/em>\u00a0151, 1994, p. 979-986.<\/p>\n<p>P. Saz et M. E. Dewey, \u00ab\u00a0Depression, depressive symptoms and mortality in persons aged 65 and over living in the community\u00a0: a systematic review of the literature\u00a0\u00bb,\u00a0<em>International Journal of Geriatric Psychiatry<\/em>\u00a016, 2001, p. 622-630.<\/p>\n<p>T. B. Smith, M. E. McCullough et J. Poll, \u00ab\u00a0Religiousness and depression\u00a0: evidence for a main effect and the moderating influence of stressful life events\u00a0\u00bb,\u00a0<em>Psychological Bulletin<\/em> 129\/4, 2003, p. 614-636.<\/p>\n<\/section>\n<\/div>\n<\/div>\n<p><\/main><\/p>\n<footer>\n<div class=\"wrapper\">\n<div class=\"row\">\n<div class=\"col-md-12 col-sm-12\">\n<span class=\"text-muted\"><b><a href=\"https:\/\/education.adventist.org\/amicus\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">\u00a9 Comit\u00e9 pour les \u00e9tudiants et dipl\u00f4m\u00e9s universitaires adventistes (CEDUA)<\/a>, 2014 &#8211; 2025 \u00a0\u00a0|\u00a0\u00a0\u00a0<\/b><\/span><b><a href=\"https:\/\/dialogue.adventist.org\/fr\/confidentialite\">Confidentialit\u00e9<\/a><\/b><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/footer>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9pression\u00a0: comment la d\u00e9tecter et la vaincre Mario Pereyra Annie, 36 ans, vit avec son mari et ses deux enfants. Ce qu\u2019elle vit peut difficilement s\u2019appeler vivre. La majeure partie de sa journ\u00e9e la trouve dans un \u00e9tat de crainte et d\u2019anxi\u00e9t\u00e9. La crainte de rien en particulier, mais c\u2019est n\u00e9anmoins de la crainte. 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