{"id":5129,"date":"2024-09-27T13:20:25","date_gmt":"2024-09-27T13:20:25","guid":{"rendered":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/?p=5129"},"modified":"2024-10-02T16:35:14","modified_gmt":"2024-10-02T16:35:14","slug":"les-enfants-ruinent-ils-le-bonheur-conjugal","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/les-enfants-ruinent-ils-le-bonheur-conjugal\/","title":{"rendered":"Les enfants ruinent-ils le bonheur conjugal ?"},"content":{"rendered":"<p>D\u00e9crivant la rupture de son mariage apr\u00e8s la naissance de ses enfants, la journaliste Nora Ephron \u00e9crit qu\u2019un enfant est une grenade pour la relation du couple. Apr\u00e8s l\u2019explosion, lorsque la poussi\u00e8re retombe, \u00ab\u2009votre mariage est diff\u00e9rent de ce qu\u2019il \u00e9tait. Pas meilleur, n\u00e9cessairement\u2009; pas pire, n\u00e9cessairement\u2009; mais diff\u00e9rent\u2009\u00bb [1].<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>M\u00eame s\u2019ils ne d\u00e9crivent pas de mani\u00e8re aussi dramatique le changement apport\u00e9 par l\u2019arriv\u00e9e des enfants, les sp\u00e9cialistes parlent du d\u00e9clin de la relation conjugale chez la plupart des couples et de la n\u00e9cessit\u00e9 de g\u00e9rer soigneusement la relation \u00e0 cette \u00e9tape de la vie.<\/p>\n<p>\u00ab\u2009Tout change\u2009\u00bb \u2014 ce sont les mots les plus souvent utilis\u00e9s par les parents pour d\u00e9crire l\u2019exp\u00e9rience qu\u2019ils vivent avec la naissance de leur premier enfant. Les couples sans enfant ne saisissent peut-\u00eatre pas tout le sens de cette affirmation galvaud\u00e9e, mais les parents savent qu\u2019elle exprime, bien que bri\u00e8vement, une r\u00e9alit\u00e9 qu\u2019aucun mot ne peut fid\u00e8lement rendre. L\u2019artiste Sarah Walker compare l\u2019exp\u00e9rience de devenir m\u00e8re \u00e0 la d\u00e9couverte de l\u2019existence d\u2019\u00ab\u2009une nouvelle pi\u00e8ce \u00e9trange dans la maison o\u00f9 vous vivez d\u00e9j\u00e0\u2009\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Changements neurologiques et hormonaux avant et apr\u00e8s l\u2019accouchement<\/strong><\/p>\n<p>Avant m\u00eame l\u2019accouchement, la future m\u00e8re subit une s\u00e9rie de changements \u00e9motionnels qui refl\u00e8tent les processus qui se d\u00e9roulent au niveau neurologique.<\/p>\n<p>Selon une \u00e9tude publi\u00e9e dans\u00a0<em>Nature Neuroscience<\/em>, la grossesse modifie la structure des r\u00e9gions du cerveau\u00a0impliqu\u00e9es dans la compr\u00e9hension des pens\u00e9es et des sentiments des autres. Ces changements persistent pendant au moins deux ans apr\u00e8s la naissance de l\u2019enfant, mais les recherches manquent pour montrer s\u2019ils se prolongent au-del\u00e0 de cette p\u00e9riode. Selon les auteurs de l\u2019\u00e9tude, les m\u00e8res qui ont subi des changements plus prononc\u00e9s dans la structure et la taille du cerveau ont \u00e9galement enregistr\u00e9 des degr\u00e9s plus \u00e9lev\u00e9s d\u2019attachement \u00e0 leurs enfants.<\/p>\n<p>En scannant le cerveau des femmes avant et apr\u00e8s la naissance de leur premier enfant, les chercheurs ont constat\u00e9 une perte de mati\u00e8re grise dans plusieurs r\u00e9gions corticales. L\u2019explication de ces changements n\u2019est pas encore claire. Selon le neurologue Paul Thompson, il existe trois explications possibles, la plus intuitive \u00e9tant que ce changement g\u00e9n\u00e8re ult\u00e9rieurement des effets n\u00e9gatifs. Il pourrait \u00e9galement s\u2019agir d\u2019un effet \u00ab\u2009neutre\u2009\u00bb de la triade stress-alimentation-sommeil, sp\u00e9cifique \u00e0 la p\u00e9riode de la grossesse. Une troisi\u00e8me possibilit\u00e9 est li\u00e9e \u00e0 la plasticit\u00e9 du cerveau, implicitement\u00a0\u00e0 sa pr\u00e9paration pour devenir\u00a0plus efficace dans les t\u00e2ches et les comp\u00e9tences li\u00e9es \u00e0 la maternit\u00e9.<\/p>\n<p>M\u00eame si les changements biologiques que subissent les p\u00e8res ne sont pas aussi \u00e9vidents que dans le cas des m\u00e8res, le passage \u00e0 la\u00a0parentalit\u00e9 s\u2019accompagne de changements hormonaux et c\u00e9r\u00e9braux chez les hommes\u00a0\u00e9galement, affirme l\u2019anthropologue Anna Machin, en \u00e9num\u00e9rant plusieurs \u00e9tudes qui fournissent des preuves en ce sens.<\/p>\n<p>L\u2019anthropologue Lee Gettler est le coordinateur d\u2019une \u00e9tude pionni\u00e8re men\u00e9e pendant cinq ans sur 624\u00a0hommes philippins sans enfant \u00e2g\u00e9s de 21 \u00e0 26\u00a0ans. Gettler a observ\u00e9 que, bien que tous les sujets aient connu un d\u00e9clin naturel du taux de testost\u00e9rone li\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e2ge, chez les hommes devenus p\u00e8res pendant cette p\u00e9riode, le\u00a0d\u00e9clin \u00e9tait plus prononc\u00e9\u00a0(de 34\u00a0% en moyenne) que chez les hommes qui n\u2019avaient pas d\u2019enfants, qu\u2019ils soient mari\u00e9s ou non.<\/p>\n<p>Selon le chercheur, il existe une relation directement proportionnelle entre la r\u00e9duction spectaculaire du taux de testost\u00e9rone et la participation des hommes aux soins des nouveau-n\u00e9s et aux t\u00e2ches domestiques.<\/p>\n<p>Les p\u00e8res qui sont proches de leurs enfants subissent \u00e9galement d\u2019autres effets hormonaux\u00a0: l\u2019augmentation du taux de prolactine, qui est associ\u00e9e \u00e0 une r\u00e9duction de la libido, mais aussi du taux de vasopressine, une hormone li\u00e9e \u00e0 la cr\u00e9ation de relations stables.<\/p>\n<p>Le cerveau des p\u00e8res semble \u00e9galement subir des changements qui favorisent le d\u00e9veloppement des comp\u00e9tences n\u00e9cessaires \u00e0 la parentalit\u00e9. Une \u00e9tude de 2014 a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 des changements dans la structure du cerveau similaires \u00e0 ceux que connaissent les m\u00e8res. Les\u00a0r\u00e9gions corticales li\u00e9es \u00e0 l\u2019attachement, \u00e0 l\u2019empathie, \u00e0 la prise en charge et \u00e0 la capacit\u00e9 de r\u00e9pondre aux besoins du b\u00e9b\u00e9\u00a0pr\u00e9sentaient davantage de mati\u00e8re grise et blanche\u00a0lorsque le b\u00e9b\u00e9 \u00e9tait \u00e2g\u00e9 de 12 \u00e0 16\u00a0semaines qu\u2019au cours des 2 \u00e0 4\u00a0premi\u00e8res semaines de sa vie.<\/p>\n<p>La naissance d\u2019un enfant entra\u00eene des changements dans la vision de la vie et les valeurs des nouveaux parents, mais aussi dans leurs relations avec leurs proches, y compris dans la relation conjugale.<\/p>\n<h2><\/h2>\n<p><strong>La relation conjugale se d\u00e9t\u00e9riore-t-elle apr\u00e8s la naissance des enfants\u2009?<\/strong><\/p>\n<p>La plupart des \u00e9tudes arrivent \u00e0 la conclusion que l\u2019apparition d\u2019un enfant modifie la relation du couple ou du moins acc\u00e9l\u00e8re son affaiblissement.<\/p>\n<p>Ainsi, les chercheurs parlent de\u00a0la d\u00e9t\u00e9rioration de la relation de couple imm\u00e9diatement apr\u00e8s la naissance de l\u2019enfant\u00a0et de la persistance de ces dysfonctionnements au cours des ann\u00e9es suivantes, de l\u2019existence d\u2019un intervalle critique dans la premi\u00e8re ann\u00e9e et demie apr\u00e8s la naissance de l\u2019enfant, d\u2019une gestion plus inefficace des conflits, ou encore d\u2019un\u00a0niveau de d\u00e9pression plus \u00e9lev\u00e9\u00a0que chez les adultes sans enfant.<\/p>\n<p>Une \u00e9tude men\u00e9e sur une p\u00e9riode de huit ans aupr\u00e8s de 218\u00a0couples a montr\u00e9 que\u00a0la satisfaction conjugale diminue chez 90\u00a0% des couples\u00a0avec la naissance du premier enfant. Les couples sans enfant font \u00e9galement \u00e9tat d\u2019une diminution de la satisfaction conjugale, indique le professeur Scott Stanley, notant toutefois que la\u00a0naissance d\u2019un enfant acc\u00e9l\u00e8re ce processus. L\u2019\u00e9tude a toutefois montr\u00e9 que, dans l\u2019\u00e9quation de ce d\u00e9clin, interviennent \u00e9galement d\u2019autres variables, qui sont li\u00e9es aux sp\u00e9cificit\u00e9s de la relation de couple ou au mod\u00e8le conjugal auquel les jeunes parents ont \u00e9t\u00e9 expos\u00e9s.<\/p>\n<p>Ainsi, les chercheurs affirment que le d\u00e9clin de la relation \u00e9tait plus prononc\u00e9 chez les couples qui vivaient ensemble avant le mariage que chez les partenaires qui vivaient s\u00e9par\u00e9ment. De m\u00eame, les\u00a0couples dont les parents \u00e9taient divorc\u00e9s\u00a0ou entretenaient une relation tr\u00e8s conflictuelle \u00e9taient plus affect\u00e9s par les changements survenus avec la naissance de leurs propres enfants.<\/p>\n<p>Commentant les r\u00e9sultats de l\u2019\u00e9tude qui ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 le niveau plus \u00e9lev\u00e9 de d\u00e9pression des parents, le professeur Robin Simon souligne que les donn\u00e9es obtenues ne sugg\u00e8rent pas le caract\u00e8re d\u00e9sagr\u00e9able du r\u00f4le parental, mais le manque de soutien dans l\u2019\u00e9ducation des enfants et, en g\u00e9n\u00e9ral, le\u00a0co\u00fbt \u00e9motionnel \u00e9lev\u00e9 de la parentalit\u00e9 \u2014 m\u00eameau stade du nid vide, le parent a plus de soucis que l\u2019adulte sans enfant, car la pr\u00e9occupation pour le bien-\u00eatre des enfants ne dispara\u00eet jamais.<\/p>\n<p>Les enfants tuent-ils vraiment un bon mariage\u2009? C\u2019est la question que pose la psychologue Shauna Springer dans un article qui examine les complexit\u00e9s du mariage, mais aussi l\u2019interaction entre la vie conjugale et la parentalit\u00e9. Peu de chercheurs nieraient l\u2019impact d\u2019un enfant sur la satisfaction conjugale, affirme Mme\u00a0Springer, notant toutefois que ce d\u00e9clin peut \u00eatre temporaire et que, de toute fa\u00e7on, il est \u00e9galement influenc\u00e9 par d\u2019autres facteurs. C\u2019est la conclusion \u00e0 laquelle parviennent \u00e9galement Philip et Carolyn Cowan, chercheurs renomm\u00e9s dans ce domaine, qui affirment que \u00ab\u2009les graines des\u00a0probl\u00e8mes\u00a0individuels et\u00a0conjugaux\u00a0des nouveaux parents\u00a0sont sem\u00e9es bien avant l\u2019arriv\u00e9e de leur premier b\u00e9b\u00e9.\u2009\u00bb<\/p>\n<h2><\/h2>\n<p><strong>Conseils pour la difficile transition vers la parentalit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019arriv\u00e9e d\u2019un \u00eatre aussi vuln\u00e9rable que le nouveau-n\u00e9, qui demande des soins et de l\u2019attention 24\u00a0heures sur 24, absorbe in\u00e9vitablement l\u2019\u00e9nergie des parents, modifiant le niveau de stress habituel. Ce qui est int\u00e9ressant, c\u2019est qu\u2019il y a des parents qui disent que l\u2019\u00e9largissement de la famille a augment\u00e9 le degr\u00e9 de satisfaction et apport\u00e9 des notes positives \u00e0 leur relation. Environ 7\u00a0% des m\u00e8res et un pourcentage double de p\u00e8res signalent une augmentation de la satisfaction\u00a0imm\u00e9diatement apr\u00e8s la naissance de leurs enfants, affirme la psychologue Theresa DiDonato, citant des donn\u00e9es fournies par une \u00e9tude r\u00e9alis\u00e9e il y a deux d\u00e9cennies.<\/p>\n<p>D\u2019autres recherches montrent que la satisfaction relationnelle reste au m\u00eame niveau ou augmente apr\u00e8s la naissance des enfants\u00a0dans environ 30\u00a0%, voire\u00a050\u00a0% des couples, car les parents s\u2019adaptent \u00e0 leur nouveau r\u00f4le.<\/p>\n<p>S\u2019appuyant sur les r\u00e9centes r\u00e9visions d\u2019une \u00e9tude sur l\u2019adaptation au r\u00f4le de parent, DiDonato dresse une\u00a0liste de suggestions\u00a0qui peuvent rendre la transition vers ce r\u00f4le plus douce et moins dommageable pour la relation du couple.<\/p>\n<p>La construction d\u2019un style d\u2019attachement s\u00e9curisant\u00a0envers le partenaire agit comme un facteur de protection de la relation. En revanche, les adultes ayant un style d\u2019attachement anxieux ressentent plus fortement la diminution de la qualit\u00e9 de la relation, notamment dans le cas d\u2019un partenaire peu coop\u00e9ratif.<\/p>\n<p>S\u2019il devait y avoir un moment privil\u00e9gi\u00e9 pour d\u00e9velopper et renforcer un mariage, ce serait celui qui pr\u00e9c\u00e8de l\u2019arriv\u00e9e des enfants. L\u2019arriv\u00e9e des enfants\u00a0\u00ab\u2009d\u00e9clenche des changements sismiques dans un mariage\u2009\u00bb [2]\u00a0et, bien que les couples heureux connaissent \u00e9galement une baisse significative de leur satisfaction conjugale, leur relation est plus \u00e0 m\u00eame de faire face aux nouveaux d\u00e9fis.<\/p>\n<p>La gestion de la sant\u00e9 mentale pendant la grossesse\u00a0est tr\u00e8s importante pour la qualit\u00e9 de la relation du couple pendant les premi\u00e8res ann\u00e9es de vie de l\u2019enfant.<\/p>\n<p>\u00ab\u2009Prenez l\u2019image du parent id\u00e9al et jetez-la \u00e0 la poubelle\u2009\u00bb. C\u2019est le conseil que la sociologue Leah Ruppanner donne notamment aux m\u00e8res, car les attentes privil\u00e9gi\u00e9es par notre culture concernant le \u00ab\u2009bon\u2009\u00bb parent exercent une pression sur les parents qui affecte \u00e9galement la relation de couple.<\/p>\n<p>\u00c9tendre le sentiment d\u2019\u00ab\u2009unit\u00e9\u2009\u00bb \u00e0 l\u2019enfant\u00a0est un \u00e9l\u00e9ment vital pour maintenir la proximit\u00e9 entre les conjoints, affirme le chercheur John Gottman, qui explique les transformations que subit une m\u00e8re et comment le p\u00e8re peut les suivre.<\/p>\n<p>La maternit\u00e9 change les femmes d\u2019une mani\u00e8re profonde et irr\u00e9versible. Elle donne un autre sens \u00e0 la vie et fait graviter les m\u00e8res autour de leurs enfants avec un amour inconditionnel, capable des plus grands sacrifices. Ces transformations sont trop profondes pour ne pas ali\u00e9ner le partenaire, si l\u2019un se concentre sur le sentiment de \u00ab\u2009nous\u2009\u00bb qui inclut d\u00e9sormais l\u2019enfant et que l\u2019autre se languit encore de \u00ab\u2009l\u2019ancien nous\u2009\u00bb [3].<\/p>\n<p>La seule solution est que le mari entre dans ce tourbillon de changements avec sa partenaire de vie, et Gottman offre quelques conseils pour r\u00e9ussir ce saut dans l\u2019inconnu.<\/p>\n<p>Se concentrer sur l\u2019amiti\u00e9 conjugale\u00a0et traiter le mariage comme une priorit\u00e9 (m\u00eame si, pour un temps, il passe au second plan) prot\u00e9gera la relation de l\u2019usure ou de la rupture, selon M.\u00a0Gottman.<\/p>\n<p>Il est \u00e9galement tr\u00e8s important\u00a0de ne pas exclure le p\u00e8re de la prise en charge de l\u2019enfant. M\u00eame si elle admet que les deux parents doivent participer \u00e0 l\u2019\u00e9ducation de l\u2019enfant, la m\u00e8re a souvent tendance \u00e0 critiquer, \u00e0 assumer toutes les t\u00e2ches li\u00e9es aux soins, \u00e0 jouer le r\u00f4le de superviseur et de m\u00e9diateur de la relation p\u00e8re-enfant.<\/p>\n<p>Souvent, le parent qui devient le principal responsable des enfants \u00e9puise ses ressources, tandis que l\u2019autre parent devient jaloux, se sentant exclu de ce lien sp\u00e9cial. L\u2019accumulation de ces frustrations peut d\u00e9chirer une relation, explique la travailleuse sociale Lisa Schuman.<\/p>\n<p>Encourager le p\u00e8re \u00e0 s\u2019occuper de l\u2019enfant et \u00e0 jouer avec lui\u00a0d\u00e8s son plus jeune \u00e2ge joue un r\u00f4le important non seulement dans la construction de la relation p\u00e8re-enfant mais aussi dans la pr\u00e9vention des fissures dans le mariage. Cela permet \u00e0 la m\u00e8re de faire une pause pendant laquelle elle peut renouer des liens avec le monde ext\u00e9rieur et aide les partenaires \u00e0 devenir des alli\u00e9s dans ce processus accablant qu\u2019est la prise en charge du nouveau membre de la famille.<\/p>\n<p>La r\u00e9partition \u00e9quitable des t\u00e2ches\u00a0repr\u00e9sente une strat\u00e9gie plus importante qu\u2019on ne l\u2019imagine pour maintenir l\u2019harmonie dans le couple. Une enqu\u00eate du Pew Research Center montre que\u00a0la\u00a0r\u00e9partition \u00e9quitable des t\u00e2ches m\u00e9nag\u00e8res\u00a0est le troisi\u00e8me ingr\u00e9dient d\u2019une relation heureuse \u2014 apr\u00e8s la fid\u00e9lit\u00e9 et une\u00a0relation sexuelle satisfaisante,\u00a0mais avant d\u2019autres \u00e9l\u00e9ments tels qu\u2019un revenu suffisant, le partage de croyances religieuses, de go\u00fbts et d\u2019int\u00e9r\u00eats communs, ou de choix politiques similaires.<\/p>\n<p>C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment parce que ces ann\u00e9es sont fragiles que nous devons\u00a0nourrir la relation avec le m\u00eame soin que celui que nous apportons aux besoins d\u2019un b\u00e9b\u00e9,\u00a0affirme le th\u00e9rapeute Zach Brittle, soulignant que la seule fa\u00e7on pour un couple de pr\u00e9server l\u2019intimit\u00e9 avec ses multiples facettes (\u00e9motionnelle, conversationnelle, spirituelle et physique) est d\u2019accepter le changement.<\/p>\n<p>En fait, c\u2019est la seule fa\u00e7on de donner non seulement des racines solides, mais aussi des ailes aux enfants \u2014 ces\u00a0\u00ab\u2009c\u0153urs qui se prom\u00e8neront \u00e9ternellement hors de votre corps\u2009\u00bb.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>De\u00a0<strong>Carmen L\u0103iu,\u00a0<\/strong>r\u00e9dactrice de<em>\u00a0Signs of the Times Romania<\/em>\u00a0et de\u00a0<a href=\"https:\/\/st.network\/analysis\/top\/do-children-ruin-marital-happiness-how-to-manage-the-changes-generated-by-the-birth-of-children.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ST Network<\/a><br \/>\nSource :\u00a0<a href=\"https:\/\/revue.adventiste.org\/les-enfants-ruinent-ils-le-bonheur-conjugal-comment-gerer-les-changements-generes-par-la-naissance-des-enfants\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/revue.adventiste.org\/les-enfants-ruinent-ils-le-bonheur-conjugal-comment-gerer-les-changements-generes-par-la-naissance-des-enfants\/<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9crivant la rupture de son mariage apr\u00e8s la naissance de ses enfants, la journaliste Nora Ephron \u00e9crit qu\u2019un enfant est une grenade pour la relation du couple. Apr\u00e8s l\u2019explosion, lorsque la poussi\u00e8re retombe, \u00ab\u2009votre mariage est diff\u00e9rent de ce qu\u2019il \u00e9tait. Pas meilleur, n\u00e9cessairement\u2009; pas pire, n\u00e9cessairement\u2009; mais diff\u00e9rent\u2009\u00bb [1].<\/p>\n","protected":false},"author":57,"featured_media":5131,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[220,218,213,217,222],"tags":[1694,724,214],"aioseo_notices":[],"post_mailing_queue_ids":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5129"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/users\/57"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5129"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5129\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5130,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5129\/revisions\/5130"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5131"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5129"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5129"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5129"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}