{"id":4740,"date":"2024-03-24T13:50:44","date_gmt":"2024-03-24T13:50:44","guid":{"rendered":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/?p=4740"},"modified":"2024-03-26T00:32:38","modified_gmt":"2024-03-26T00:32:38","slug":"quelques-bonnes-raisons-de-lire-la-bible","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/quelques-bonnes-raisons-de-lire-la-bible\/","title":{"rendered":"Quelques bonnes raisons de lire la Bible"},"content":{"rendered":"<p><strong>Pour certains, il s\u2019agit d\u2019une tradition d\u00e9su\u00e8te, d\u2019un fanatisme ou d\u2019une pratique bizarre. Pour d\u2019autres, c\u2019est un talisman pour s\u2019attirer les faveurs divines. La Bible est-elle plus qu\u2019un amas intimidant de g\u00e9n\u00e9alogies, de symboles et d\u2019instructions ?<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est un fait \u00e9tay\u00e9 par les statistiques : nous ne sommes pas une soci\u00e9t\u00e9 fascin\u00e9e par le plaisir de la lecture. Une enqu\u00eate de l\u2019<i>IRES\u00a0<\/i>a montr\u00e9 qu\u2019en 2012, 50 % des personnes interrog\u00e9es n\u2019avaient pas lu un seul livre pendant toute l\u2019ann\u00e9e, tandis que 21 % avaient r\u00e9ussi \u00e0 terminer un ou deux livres au maximum.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Un an plus t\u00f4t, le m\u00eame institut avait men\u00e9 une autre enqu\u00eate montrant que la Bible restait le deuxi\u00e8me titre le plus populaire, apr\u00e8s \u00ab\u00a0Autant en emporte le vent\u00a0\u00bb, mais avant d\u2019autres romans bien connus comme \u00ab\u00a0Les trois mousquetaires\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><b>Pourquoi lire la Bible : quelques raisons vraiment importantes<\/b><\/p>\n<p>Les titres les plus populaires ne sont pas n\u00e9cessairement les plus lus, ou du moins cela semble \u00eatre le cas pour la Bible, si l\u2019on analyse les donn\u00e9es d\u2019une enqu\u00eate\u00a0<i>iVox<\/i>\u00a0de 2012 intitul\u00e9e \u00ab\u00a0Combien, comment et que lisent les Roumains ?\u00a0\u00bb. L\u2019enqu\u00eate a montr\u00e9 que les livres de fiction sont les plus populaires parmi les lecteurs, tandis que les livres religieux et spirituels n\u2019attirent que 4 % des lecteurs.<\/p>\n<p>Selon l\u2019<i>American Bible Society<\/i>, la Bible n\u2019occupe plus la position privil\u00e9gi\u00e9e qu\u2019elle occupait autrefois dans les pr\u00e9f\u00e9rences des Am\u00e9ricains. Une enqu\u00eate de 2014 a montr\u00e9 une baisse du nombre de personnes qui la lisent et appr\u00e9cient ses enseignements.<\/p>\n<p>L\u2019exclusion de la Bible des listes de lecture et d\u2019\u00e9tude de ceux qui conservent l\u2019habitude de la lire peut s\u2019expliquer de bien des fa\u00e7ons. Elles vont du manque de temps au scepticisme et au d\u00e9sint\u00e9r\u00eat, en passant par l\u2019impression n\u00e9gative donn\u00e9e par l\u2019absence d\u2019impact r\u00e9el de la Bible sur certains de ses fid\u00e8les lecteurs. Mais si l\u2019on devait chercher un d\u00e9nominateur commun dans les raisons d\u2019ignorer ce livre, il s\u2019agirait probablement d\u2019un sentiment assez vague ou plus ou moins clairement accentu\u00e9 de son manque de pertinence pour les gens du 21e si\u00e8cle.<\/p>\n<p>Au contraire, les lecteurs fid\u00e8les conservent cette habitude pr\u00e9cis\u00e9ment parce qu\u2019ils croient que la Bible fait vraiment une diff\u00e9rence dans leur vie. Et ce, m\u00eame si elle expose le lecteur \u00e0 des valeurs et \u00e0 des normes qui, bien souvent, remettent en cause les syst\u00e8mes de valeurs \u00e9tablis. Ou peut-\u00eatre est-ce justement pour cela qu\u2019elle fait la diff\u00e9rence.<\/p>\n<p><b>Aller au-del\u00e0 : un univers entier<\/b><\/p>\n<p>L\u2019\u00e9crivain am\u00e9ricain Eugene Peterson a un jour racont\u00e9 l\u2019histoire d\u2019une dame excentrique de 90 ans de l\u2019\u00e9glise o\u00f9 il avait grandi. Un jour, on lui a demand\u00e9 de lui rendre visite avec des biscuits faits maison et l\u2019exp\u00e9rience l\u2019a rempli d\u2019effroi. Le verre de lait que Mme Lychen lui a offert, l\u2019invitant \u00e0 d\u00e9guster les biscuits avec elle, l\u2019a retenu quelques minutes dans la maison sombre, dont les volets n\u2019\u00e9taient m\u00eame pas relev\u00e9s pendant la journ\u00e9e. Mme Lychen se tenait l\u00e0, son visage p\u00e2le et osseux rappelant au gar\u00e7on effray\u00e9 des histoires de sorci\u00e8res.<\/p>\n<p>Plus tard, Peterson s\u2019est imagin\u00e9 en train de remonter les volets et de crier \u00e0 la propri\u00e9taire qui aimait l\u2019obscurit\u00e9 : \u00ab\u00a0Regardez dehors ! Vous voyez\u00a0? Il y a un peuplier et un faucon sur la plus haute branche ! Et un cerf de Virginie. S\u0153ur Lychen, il y a tout un bon monde dehors\u00a0!\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>La Bible nous offre une image kal\u00e9idoscopique d\u2019un monde qui transcende notre exp\u00e9rience limit\u00e9e, tout en la compl\u00e9tant. Elle nous promet l\u2019exp\u00e9rience d\u2019un voyage de gu\u00e9rison, sans h\u00e2te, au-del\u00e0 de notre vision fragment\u00e9e, de nos exp\u00e9riences, de nos certitudes et de nos syst\u00e8mes de r\u00e9f\u00e9rence. Il promet de lever les volets pour que la lumi\u00e8re qui entre fasse remonter \u00e0 la surface les pi\u00e8ces manquantes du puzzle de notre vie.<\/p>\n<p><b>L<\/b><b>\u2019<\/b><b>\u00e9chec moral des lecteurs fid\u00e8les<\/b><\/p>\n<p>L\u2019incapacit\u00e9 de la Bible \u00e0 produire l\u2019effet d\u00e9sir\u00e9 sur ceux qui la consid\u00e8rent comme la Parole de Dieu est une question d\u00e9licate. Elle est difficile \u00e0 expliquer, mais impossible \u00e0 cacher, car elle se manifeste dans les aspects les plus visibles de la vie de ceux qui se disent chr\u00e9tiens.<\/p>\n<p>En 2002, le\u00a0<i>Josephson Ethics Institute<\/i>\u00a0a publi\u00e9 les r\u00e9sultats d\u2019une \u00e9tude de deux ans sur l\u2019\u00e9thique des lyc\u00e9ens am\u00e9ricains, qui montrait qu\u2019il y avait peu de diff\u00e9rence entre le comportement \u00e9thique et moral des \u00e9l\u00e8ves chr\u00e9tiens et celui de leurs camarades non chr\u00e9tiens. Heureusement, l\u2019\u00e9tude a \u00e9t\u00e9 r\u00e9p\u00e9t\u00e9e en 2012 et a montr\u00e9 une am\u00e9lioration significative de l\u2019\u00e9thique.<\/p>\n<p>Autre exemple, une \u00e9tude de 2014 d\u00e9crit l\u2019incapacit\u00e9 des parents chr\u00e9tiens \u00e0 respecter l\u2019alliance matrimoniale : seuls 46 % des enfants \u00e2g\u00e9s de 15 \u00e0 17 ans ont pass\u00e9 leur enfance avec leurs deux parents, cons\u00e9quence de l\u2019augmentation du taux de divorce chez les chr\u00e9tiens conservateurs.<\/p>\n<p>Cette incapacit\u00e9 des chr\u00e9tiens \u00e0 appliquer dans leur vie quotidienne les principes d\u2019une Parole qu\u2019ils consid\u00e8rent comme faisant autorit\u00e9 se retrouve \u00e9galement au-del\u00e0 des fronti\u00e8res de la soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine, soulevant des dilemmes et des questions d\u00e9routantes : quel est l\u2019int\u00e9r\u00eat de lire un livre qui promeut des normes que les \u00eatres humains modernes sont incapables d\u2019atteindre, \u00e0 supposer que quelqu\u2019un y soit jamais parvenu ?<\/p>\n<p><b>La relation qui transcende les r\u00e8gles<\/b><\/p>\n<p>Josh McDowell et Thomas Williams, dans leur livre \u00ab\u00a0The Relational Word : A Biblical Design to Reclaim and Transform the Next Generation\u00a0\u00bb, affirment qu\u2019\u00e0 l\u2019origine de ce d\u00e9calage entre le comportement et la Parole, il y a un malentendu majeur. Ce malentendu porte sur ce qu\u2019est le christianisme \u00e0 la base, mais aussi sur ce qu\u2019est la Bible.<\/p>\n<p>Selon McDowell et Williams, si nous faisions un sondage, de nombreux chr\u00e9tiens compareraient la Bible \u00e0 un livre de r\u00e8gles. Son but serait donc de fournir un ensemble de r\u00e8gles pour nous guider dans nos efforts pour am\u00e9liorer notre vie. Peut-\u00eatre avez-vous d\u00e9j\u00e0 rencontr\u00e9 l\u2019id\u00e9e que la Bible est un excellent manuel d\u2019affaires, de psychologie ou de d\u00e9veloppement personnel.<\/p>\n<p>D\u2019autres chr\u00e9tiens \u00e9loignent son contenu de l\u2019intention de Dieu de nous construire une vie meilleure ici et maintenant, soulignant que son seul r\u00f4le est de nous montrer le chemin vers le ciel, comme la v\u00e9ritable carte du royaume des cieux.<\/p>\n<p>Sans nier sa fonction d\u2019information et d\u2019orientation, McDowell et Williams soulignent qu\u2019il est facile de perdre de vue la raison cruciale pour laquelle la Bible nous a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e. J\u00e9sus-Christ a indiqu\u00e9 le seul moyen pour un mortel d\u2019atteindre le salut : \u00ab\u00a0Or, la vie \u00e9ternelle, c\u2019est qu\u2019ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoy\u00e9, J\u00e9sus-Christ\u00a0\u00bb (Jean 17.3). La Parole \u00e9crite nous a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e pr\u00e9cis\u00e9ment pour nous aider \u00e0 le conna\u00eetre, lui seul qui d\u00e9tient les cl\u00e9s de l\u2019\u00e9ternit\u00e9. Le conna\u00eetre intimement, c\u2019est imprimer \u00e0 nouveau son image en nous. C\u2019est un id\u00e9al trop \u00e9lev\u00e9 pour \u00eatre atteint m\u00eame en s\u2019effor\u00e7ant de se conformer \u00e0 de bonnes r\u00e8gles, parce qu\u2019au c\u0153ur du christianisme, il n\u2019y a pas un ensemble de principes, m\u00eame s\u2019ils sont valables, mais une personne r\u00e9elle. Un Dieu qui initie des relations, malgr\u00e9 le prix supr\u00eame qu\u2019il a d\u00fb payer.<\/p>\n<p><b>Construire sur le squelette de l<\/b><b>\u2019<\/b><b>antith\u00e8se : Dieu, face \u00e0 face avec moi<\/b><\/p>\n<p>Bien que la Bible soit compos\u00e9e de dizaines, voire de centaines d\u2019histoires (banales ou incroyables, avec des fins heureuses ou non, avec des personnages allant du brigand au roi), elle n\u2019est rien d\u2019autre que l\u2019histoire de l\u2019amour incroyable d\u2019un Dieu qui a utilis\u00e9 un arsenal impressionnant d\u2019arguments pour convaincre chacun des fils rebelles de rentrer \u00e0 la maison. Dans cette perspective, la lettre s\u2019adresse \u00e0 tous, mais souligne le caract\u00e8re unique de chaque destinataire. La perspective d\u2019une perte unique est exprim\u00e9e par des mots choquants destin\u00e9s \u00e0 saisir le profond investissement \u00e9motionnel de la divinit\u00e9 dans l\u2019humanit\u00e9 : \u00ab\u00a0Comment te traiterai-je, Ephra\u00efm ? Faut-il que je te livre \u00e0 l\u2019ennemi, Isra\u00ebl ? [\u2026] Je suis tout boulevers\u00e9, je suis rempli de compassion\u00a0\u00bb (Os\u00e9e 11.8).<\/p>\n<p>Si nous rempla\u00e7ons les deux noms propres par les n\u00f4tres, nous obtenons la radiographie d\u2019un amour qui s\u2019investit sans r\u00e9serve dans une personne qui n\u2019excelle pas dans\u00a0la fid\u00e9lit\u00e9. C\u2019est le revers de la m\u00e9daille : dans les pages de la Bible, nous d\u00e9couvrons un miroir qui ne d\u00e9forme ni n\u2019embellit, mais qui refl\u00e8te parfaitement notre image morale. Les passionn\u00e9s de la Bible, comme les simples lecteurs, sont stup\u00e9faits de d\u00e9couvrir que ce livre ancien, qui raconte l\u2019histoire d\u2019individus et de peuples disparus, est capable d\u2019\u00e9voquer miraculeusement leur propre histoire.<\/p>\n<p>De la Gen\u00e8se \u00e0 l\u2019Apocalypse, la Bible oppose l\u2019image d\u2019un Dieu immuable \u00e0 celle d\u2019un \u00eatre humain inconstant. En effet, elle nous dit qu\u2019il faut tr\u00e8s peu de temps pour que notre discours passe brusquement de \u00ab\u00a0Hosanna au Fils de David\u00a0\u00bb (Matthieu 21.9) \u00e0 \u00ab\u00a0Qu\u2019il soit crucifi\u00e9\u00a0!\u00a0\u00bb (Matthieu 27.22).<\/p>\n<p>Et si la venue de J\u00e9sus dans notre monde a \u00e9t\u00e9 l\u2019occasion r\u00eav\u00e9e pour l\u2019humanit\u00e9 de voir et de conna\u00eetre l\u2019invisible comme personne dans l\u2019histoire n\u2019avait jamais pu le faire, la crucifixion a \u00e9t\u00e9 le point culminant de sa r\u00e9v\u00e9lation. Elle a d\u00e9montr\u00e9 que Dieu est vraiment amour et qu\u2019il est pr\u00eat \u00e0 souffrir au-del\u00e0 des limites et de la compr\u00e9hension humaines pour ceux qu\u2019il aime.<\/p>\n<p>En outre, les \u00e9v\u00e9nements de sa vie, en particulier les derniers, ont \u00e9tabli un contraste douloureux entre sa fid\u00e9lit\u00e9 et notre infid\u00e9lit\u00e9, l\u2019amour de Dieu pour l\u2019humanit\u00e9 et le m\u00e9pris de l\u2019humanit\u00e9 pour Dieu.<\/p>\n<p>Dans la liste des pertes que J\u00e9sus a volontairement accept\u00e9es pour accomplir sa mission, les \u00c9vangiles incluent le fardeau inutile de l\u2019incr\u00e9dulit\u00e9 et de l\u2019ingratitude humaines qui se sont infiltr\u00e9es jusque dans son cercle intime. L\u2019ap\u00f4tre Jean nous dit que \u00ab\u00a0ses fr\u00e8res non plus ne croyaient pas en lui\u00a0\u00bb (Jean 7.5). M\u00eame les disciples n\u2019ont pas appr\u00e9ci\u00e9 pleinement son \u0153uvre, parce qu\u2019ils \u00e9taient soumis \u00e0 une mentalit\u00e9 fix\u00e9e sur des r\u00e9f\u00e9rences terrestres. Si nous les imaginons lors de l\u2019entr\u00e9e triomphale \u00e0 J\u00e9rusalem, dans la gloire du moment, entourant le Ma\u00eetre auquel tous leurs espoirs \u00e9taient li\u00e9s, alors qu\u2019il franchissait les derni\u00e8res \u00e9tapes de son parcours d\u2019homme de douleur, nous assistons \u00e0 leur pitoyable m\u00e9tamorphose sous la pression de la peur, du d\u00e9sespoir et de la honte. C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment la honte d\u2019\u00eatre associ\u00e9 \u00e0 celui qui avait \u00e9t\u00e9 gifl\u00e9, d\u00e9nigr\u00e9, insult\u00e9 et m\u00e9pris\u00e9 par les dirigeants m\u00eames du peuple juif qui a conduit Pierre \u00e0 renier toute association avec J\u00e9sus. D\u00e9clarer, entre serments et mal\u00e9dictions, qu\u2019il ne le connaissait pas est un reniement qui fait suite \u00e0 un abandon impardonnable : la nuit de son agonie \u00e0 Geths\u00e9man\u00e9, les disciples ne s\u2019\u00e9taient pas joints \u00e0 J\u00e9sus pour prier, pas m\u00eame pendant une heure, malgr\u00e9 sa demande r\u00e9p\u00e9t\u00e9e.<\/p>\n<p>La question que Judas, du fond de sa cupidit\u00e9, adresse \u00e0 J\u00e9sus alors que Marie lui oint la t\u00eate de myrrhe (\u00ab\u00a0A quoi bon gaspiller ce parfum ?\u00a0\u00bb [Marc 14.4]) n\u2019aurait \u00e9t\u00e9 l\u00e9gitime que si elle \u00e9tait venue de celui qui \u00e9tait mourant, rejet\u00e9 par son peuple, et dont les proches assistaient de loin \u00e0 ses souffrances. Mais il ne l\u2019a pas prononc\u00e9e.<\/p>\n<p>Le prix attribu\u00e9 au Fils de Dieu, trente pi\u00e8ces d\u2019argent seulement, \u00e9tait d\u00e9risoire par rapport \u00e0 la mesure par laquelle le ciel estimait l\u2019humanit\u00e9 : \u00ab\u00a0En effet, Dieu a tant aim\u00e9 le monde qu\u2019il a donn\u00e9 son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne p\u00e9risse pas mais ait la vie \u00e9ternelle\u00a0\u00bb (Jean 3.16).<\/p>\n<p>La Bible nous pr\u00e9sente Dieu, mais elle pose aussi un diagnostic pr\u00e9cis, en soulignant l\u2019\u00e9cart entre ce qu\u2019il est et ce que nous sommes. Et si nous nous reconnaissons dans cette image, il ne nous laissera pas dans cet \u00e9tat.<\/p>\n<p><b>De ce que je suis \u00e0 ce que je peux devenir<\/b><\/p>\n<p>L\u2019\u00e9crivain Julien Green a not\u00e9 dans son journal la m\u00e9lancolie provoqu\u00e9e par l\u2019\u00e9cart entre la vie qu\u2019il avait r\u00e9ellement v\u00e9cue, une r\u00e9alit\u00e9 d\u00e9j\u00e0 consomm\u00e9e, et les versions de celle-ci qui restaient en sommeil. Constatant que sa vie ne correspondait pas \u00e0 ce qu\u2019il \u00e9tait et qu\u2019il se sentait passer \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l\u2019homme qu\u2019il aurait pu \u00eatre, Green concluait : \u00ab\u00a0L\u2019homme que je suis s\u2019\u00e9l\u00e8vera toujours contre l\u2019homme que j\u2019aurais voulu \u00eatre\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Les personnages de la Bible sont pr\u00e9sent\u00e9s sans aucune correction, avec leurs d\u00e9fauts, leurs limites et leurs erreurs, aussi d\u00e9sagr\u00e9ables soient-elles. L\u2019ivresse de No\u00e9 (suivie de sa nudit\u00e9), la tromperie de Jacob, l\u2019idol\u00e2trie de Salomon, les mensonges et la l\u00e2chet\u00e9 de Pierre sont tous d\u00e9peints de mani\u00e8re impitoyable, avec leur boussole morale d\u00e9form\u00e9e.<\/p>\n<p>La Bible d\u00e9pouille les hommes de leurs masques et de leurs \u00e9valuations grandiloquentes de leur spiritualit\u00e9 et leur donne un compte rendu brutal de leur moralit\u00e9, sans laisser de place \u00e0 la confusion ou \u00e0 l\u2019ambigu\u00eft\u00e9 : \u00ab\u00a0C\u2019est toi qui es cet homme-l\u00e0\u00a0!\u00bb (2 Samuel 12.7). Il les aide \u00e0 prendre conscience de l\u2019ab\u00eeme entre ce qu\u2019ils sont et ce qu\u2019ils devraient \u00eatre, et les avertit qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019autre pont que celui construit laborieusement, dans la souffrance, dans la solitude et dans l\u2019amour. Pendant 33 ans, ce pont a \u00e9t\u00e9 construit par Celui qui s\u2019est fray\u00e9 un chemin \u00e0 travers les circonstances les plus hostiles jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019il soit clou\u00e9 sur la croix. Dans ce contexte, lire la Bible, c\u2019est se mettre \u00e0 la port\u00e9e de cet amour, afin que, jour apr\u00e8s jour, souffle apr\u00e8s souffle, nous puissions rencontrer ce qu\u2019il est et devenir comme lui.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>De\u00a0<b>Carmen\u00a0<\/b><b>L\u0103iu<\/b>, r\u00e9dactrice en chef de Signes des temps Roumanie et de ST Network<br \/>\nSource :\u00a0<a title=\"https:\/\/st.network\/analysis\/top\/reasons-for-reading-the-bible.html\" href=\"https:\/\/st.network\/analysis\/top\/reasons-for-reading-the-bible.html\"><u>https:\/\/st.network\/analysis\/top\/reasons-for-reading-the-bible.html<\/u><\/a><br \/>\nTraduction : Tiziana Cal\u00e0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour certains, il s\u2019agit d\u2019une tradition d\u00e9su\u00e8te, d\u2019un fanatisme ou d\u2019une pratique bizarre. Pour d\u2019autres, c\u2019est un talisman pour s\u2019attirer les faveurs divines. La Bible est-elle plus qu\u2019un amas intimidant de g\u00e9n\u00e9alogies, de symboles et d\u2019instructions ? C\u2019est un fait \u00e9tay\u00e9 par les statistiques : nous ne sommes pas une soci\u00e9t\u00e9 fascin\u00e9e par le plaisir [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":57,"featured_media":4742,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[220,218],"tags":[291,1247],"aioseo_notices":[],"post_mailing_queue_ids":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4740"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/users\/57"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4740"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4740\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4741,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4740\/revisions\/4741"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4742"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4740"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4740"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4740"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}