{"id":3543,"date":"2022-05-06T22:59:23","date_gmt":"2022-05-06T22:59:23","guid":{"rendered":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/?p=3543"},"modified":"2022-05-06T22:59:23","modified_gmt":"2022-05-06T22:59:23","slug":"la-vie-que-je-vis-aujourdhui","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/la-vie-que-je-vis-aujourdhui\/","title":{"rendered":"La vie que je vis aujourd\u2019hui"},"content":{"rendered":"<p><main class=\"layout-version-2\"><\/p>\n<div class=\"row\">\n<div class=\"wrapper content\">\n<p>Par John M. Fowler<\/p>\n<p class=\"has-drop-cap\">Qu\u2019est-ce que la vie ? Cette question est aussi vieille que l\u2019humanit\u00e9. Depuis l\u2019\u00c9den jusqu\u2019\u00e0 nos jours, \u00e0 travers les hauts et les bas de la qu\u00eate humaine, cette question se pose, encore et toujours. En fait, l\u2019Histoire, c\u2019est la lutte continuelle de l\u2019humanit\u00e9 avec cette question. Par o\u00f9 commencer ? Livr\u00e9s \u00e0 notre propre imagination et \u00e0 notre propre raisonnement, nous sommes d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9s, mis\u00e9rables, seuls, fatigu\u00e9s et souvent frustr\u00e9s. Au terme de la meilleure de nos r\u00e9flexions personnelles, la vie reste un myst\u00e8re.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Vers quoi devons-nous alors nous tourner pour obtenir une r\u00e9ponse ? Vers la philosophie, laquelle consid\u00e8re la vie en termes de polarit\u00e9 et de paradoxe ? Vers la politique, pour qui la vie est un jeu de pouvoir qui manipule la population au nom du bien commun ? Vers l\u2019\u00e9conomie, pour qui la vie est une courbe dans l\u2019art de la gestion humaine ou de la mauvaise gestion des ressources ? Vers l\u2019\u00e9ducation, pour qui la vie est une question d\u2019ajustement et de croissance ? Vers le mysticisme oriental, pour qui la vie n\u2019est ni un d\u00e9but ni une fin, ni ici ni l\u00e0, mais un processus continu qui jamais n\u2019aboutit ? Ou vers le nihilisme, lequel crie, comme le personnage de Macbeth de Shakespeare, que \u00ab la vie [est&#8230;] un r\u00e9cit [&#8230;] plein de fureur, qu\u2019un idiot raconte et qui n\u2019a pas de sens \u00bb ?<\/p>\n<p>Non, rien de cela ne peut satisfaire les aspirations ultimes de notre c\u0153ur. Nul ne peut vraiment trouver le sens de la vie dans la vie elle-m\u00eame. Il faut qu\u2019il y ait quelque chose qui nous vienne en aide, quelque chose au-del\u00e0 des fronti\u00e8res de la qu\u00eate et de la recherche humaines \u2013 quelque chose issu d\u2019un \u00e9v\u00e9nement divin dans l\u2019Histoire qui r\u00e9v\u00e8le ce qu\u2019est la vie, ce qui ne tourne pas rond chez elle, et comment elle pourrait se d\u00e9velopper pour refl\u00e9ter le plan originel de Dieu.<\/p>\n<p>Existe-t-il un tel \u00e9v\u00e9nement ?<\/p>\n<p>Oui. C\u2019est un \u00e9v\u00e9nement qui nous am\u00e8ne au-del\u00e0 des accidents et des r\u00e9alisations de la vie, qui nous confronte au but et au sens divins. C\u2019est un \u00e9v\u00e9nement qui a remport\u00e9 la bataille d\u00e9cisive dans l\u2019histoire du grand conflit entre le bien et le mal, et qui a assur\u00e9 l\u2019ultime triomphe de Dieu, la d\u00e9faite de l\u2019ennemi, la victoire sur le p\u00e9ch\u00e9 et l\u2019assurance que les morceaux d\u2019argile bris\u00e9s que nous sommes peuvent \u00eatre rassembl\u00e9s pour que nous puissions saisir l\u2019occasion divine d\u2019\u00eatre r\u00e9tablis dans notre int\u00e9gralit\u00e9.<\/p>\n<p>Cet \u00e9v\u00e9nement, c\u2019est celui de\u00a0<i>la croix<\/i>\u00a0au sujet duquel l\u2019ap\u00f4tre Paul a si hardiment proclam\u00e9 : \u00ab Car Dieu \u00e9tait en Christ, r\u00e9conciliant le monde avec lui-m\u00eame, en n\u2019imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la r\u00e9conciliation<sup>1<\/sup>. \u00bb (2 Co 5.19)<\/p>\n<p>La croix n\u2019est pas simplement une trag\u00e9die, un incident malheureux dans la vie d\u2019un homme de bien. La croix n\u2019est pas m\u00eame un martyre. C\u2019est l\u2019ultime r\u00e9v\u00e9lation de l\u2019amour de Dieu pour les \u00eatres humains. C\u2019est la fa\u00e7on de Dieu de montrer que la vie a un sens en plein chaos, un but face \u00e0 la destruction, un destin malgr\u00e9 le d\u00e9sespoir dont elle est empreinte. En contemplant la croix, nous devons d\u00e9couvrir deux v\u00e9rit\u00e9s fondamentales : une prise de conscience de notre identit\u00e9 et une reconnaissance de ce que nous pouvons devenir par la puissance de cette croix.<\/p>\n<h2>PRENDRE CONSCIENCE DE NOTRE IDENTIT\u00c9<\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Lorsque J\u00e9sus, sur la croix, s\u2019est \u00e9cri\u00e9 : \u00ab P\u00e8re, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu\u2019ils font \u00bb (Lc 23.34), il a exprim\u00e9 une v\u00e9rit\u00e9 ind\u00e9niable et universelle. Le premier et principal probl\u00e8me des \u00eatres humains, c\u2019est que nous ne nous connaissons pas nous-m\u00eames. Dans notre ignorance de ce que devrait \u00eatre la vie humaine, nous traitons les autres comme des machines \u00e0 manipuler et \u00e0 utiliser ; nous ignorons la supr\u00e9matie de Dieu ; nous confondons l\u2019amour avec la luxure, le moi avec Dieu, les moyens avec la fin, la beaut\u00e9 avec la boucherie. Nous vivons dans un monde qui nous est propre, fait de n\u00e9ant, destin\u00e9 au d\u00e9faitisme.<\/p>\n<p>Et la croix s\u2019\u00e9crie : \u00ab \u00c7a suffit ! \u00bb<\/p>\n<p>C\u2019est pour nous que J\u00e9sus a endur\u00e9 cet instrument de torture inf\u00e2me. Il nous accorde une valeur telle qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 pr\u00eat \u00e0 descendre dans les caniveaux de l\u2019histoire humaine pour nous prendre et nous placer au soleil de l\u2019amour de Dieu. \u00c0 l\u2019ombre de la croix, nous d\u00e9couvrons notre valeur, notre dignit\u00e9, notre importance. L\u2019Homme sur la croix aurait accept\u00e9 le supplice de la croix ne serait-ce que pour sauver un seul individu \u2013 pour me sauver, moi, m\u00eame si j\u2019\u00e9tais le seul p\u00e9cheur de l\u2019univers. Ainsi, la croix nous transmet un message extraordinaire : \u00ab Dieu m\u2019a tellement aim\u00e9 en tant que personne qu\u2019il m\u2019a donn\u00e9 son Fils unique afin que je ne p\u00e9risse point mais que j\u2019aie la vie \u00e9ternelle \u00bb (Jn 3.16). \u00c0 la croix, je re\u00e7ois un sentiment de dignit\u00e9 et de valeur que le Cr\u00e9ateur a plac\u00e9 sur moi \u2013 une dignit\u00e9 et une valeur que personne ne peut m\u2019\u00f4ter.<\/p>\n<p>Mais ce n\u2019est pas tout.<\/p>\n<p>\u00c0 la croix, j\u2019apprends aussi combien je suis indigne d\u2019un tel sacrifice. Entre la valeur et l\u2019indignit\u00e9 se trouve la gr\u00e2ce \u00e9tonnante de la croix, gr\u00e2ce qui me rappelle que je suis cr\u00e9\u00e9 \u00e0 l\u2019image de Dieu, certes, mais aussi que je suis un p\u00e9cheur. Par mon propre choix, je me suis rebell\u00e9 contre Dieu. Le p\u00e9ch\u00e9 a entach\u00e9, meurtri, bris\u00e9 l\u2019image de Dieu en moi. Il a ruin\u00e9 ma vie. Ce que je ne veux pas faire, je le fais, et ce que je veux faire, je ne le fais pas ! Impuissant et faible, je crie : \u00ab Mis\u00e9rable que je suis ! Qui me d\u00e9livrera du corps de cette mort ?&#8230; \u00bb (Rm 7.24).<\/p>\n<p>La croix me donne sans d\u00e9lai la r\u00e9ponse : \u00ab Par J\u00e9sus-Christ notre Seigneur !&#8230; \u00bb (Rm 7.25). La croix m\u2019assure que quel que soit mon \u00e9tat, je ne suis pas sans espoir. Le far- deau du p\u00e9ch\u00e9 peut m\u2019accabler ; je peux \u00eatre faible, h\u00e9sitant, timide, d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 ; la culpabilit\u00e9 peut m\u2019\u00e9craser ; je peux \u00eatre incapable de faire face aux grands probl\u00e8mes de la vie. Mais \u00e0 la croix, le vent du destin a tourn\u00e9 (pour emprunter une expression de Winston Churchill) pour apporter un changement dans la vie humaine, une nouvelle qualit\u00e9, une dimension plus profonde, une nouvelle valeur. Et alors, une nouvelle cr\u00e9ation en J\u00e9sus-Christ \u2013 un nouveau moi, un nouveau toi \u2013 est devenue possible.<\/p>\n<h2>RECONNA\u00ceTRE CE QUI EST NOUVEAU<\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Comment cette nouveaut\u00e9 est-elle rendue possible ? Comment est-ce que moi, p\u00e9cheur, p\u00e9cheur d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9, p\u00e9cheur condamn\u00e9 \u00e0 mort, je re\u00e7ois l\u2019esp\u00e9rance de pouvoir \u00eatre une nouvelle cr\u00e9ature ? Cette nouveaut\u00e9 est rendue possible par ce fait unique, glorieux, et incontestable : \u00ab [L]e sang de J\u00e9sus son Fils nous purifie de tout p\u00e9ch\u00e9 \u00bb (1 Jn 1.7). Rejeter la r\u00e9alit\u00e9 du sang de J\u00e9sus vers\u00e9 sur la croix pour soutenir qu\u2019il n\u2019existe aucun acte de substitution (la mort de J\u00e9sus pour mes p\u00e9ch\u00e9s) impliqu\u00e9 dans l\u2019\u00e9v\u00e9nement de la croix, c\u2019est nier l\u2019origine et le but divins de la croix.<\/p>\n<p>J\u00e9sus n\u2019\u00e9tait pas un Lincoln, mourant pour la pr\u00e9servation d\u2019une nation et la lib\u00e9ration d\u2019un peuple ; il n\u2019\u00e9tait pas un Gandhi, mourant pour le renversement du joug politique ou l\u2019\u00e9mergence d\u2019une nation. J\u00e9sus \u00e9tait l\u2019action r\u00e9demptrice de Dieu pour le probl\u00e8me du p\u00e9ch\u00e9. N\u2019oublions pas que le Sauveur a attest\u00e9 que son sang devait \u00eatre \u00ab r\u00e9pandu pour plusieurs, pour la r\u00e9mission des p\u00e9ch\u00e9s \u00bb (Mt 26.28).<\/p>\n<p>Cette effusion de sang est cruciale pour le plan du salut de Dieu. Sans elle, le p\u00e9cheur n\u2019a plus rien \u00e0 esp\u00e9rer. Comme le dit Paul, \u00ab lorsque nous \u00e9tions encore sans force, Christ, au temps marqu\u00e9, est mort pour des impies. [&#8230;] Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous \u00e9tions encore des p\u00e9cheurs, Christ est mort pour nous. \u00bb (Rm 5.6,8) Cette mort sacrificielle et de substitution de J\u00e9sus \u00ab une fois pour toutes \u00bb (Rm 6.10 ; He 7.27 ; 10.10) assure l\u2019\u00e9limination du p\u00e9ch\u00e9 et la r\u00e9demption des \u00eatres humains.<\/p>\n<p>Le sang de J\u00e9sus est donc la semence de la nouveaut\u00e9 de la croissance qui se met en branle dans la vie de celui qui est sauv\u00e9 du p\u00e9ch\u00e9. Mais la nouveaut\u00e9 et la croissance ont toutes deux plusieurs aspects importants.<\/p>\n<p><b>Tout d\u2019abord, la r\u00e9conciliation.<\/b>\u00a0L\u2019un des premiers aspects de cette nouveaut\u00e9 et de cette croissance dans la vie chr\u00e9tienne, c\u2019est la r\u00e9conciliation. La croix est l\u2019instrument de Dieu pour r\u00e9concilier l\u2019humanit\u00e9 avec lui-m\u00eame. \u00ab Car Dieu \u00e9tait en Christ, r\u00e9conciliant le monde avec lui-m\u00eame \u00bb (2 Co 5.19), dit Paul. Gr\u00e2ce \u00e0 ce qu\u2019il a fait sur la croix, je peux me tenir devant Dieu sans p\u00e9ch\u00e9 et sans crainte. Ce qui m\u2019\u00e9loignait de Dieu a \u00e9t\u00e9 r\u00e9gl\u00e9. L\u2019Homme sur la croix a ouvert une nouvelle voie vers la pr\u00e9sence m\u00eame de Dieu et exhorte ses disciples \u00e0 entrer dans une communion de Dieu toujours renouvel\u00e9e.<\/p>\n<p>La r\u00e9conciliation avec Dieu ouvre imm\u00e9diatement la deuxi\u00e8me phase du processus : la r\u00e9conciliation avec nos fr\u00e8res humains. L\u2019une des magnifiques images que je vois \u00e0 la croix, c\u2019est la vari\u00e9t\u00e9 de gens qui s\u2019y sont rassembl\u00e9s. Tous n\u2019\u00e9taient pas des admirateurs de J\u00e9sus. Tous n\u2019\u00e9taient pas des saints. Mais regardez-les bien : il y avait des \u00c9gyptiens qui s\u2019enorgueillissaient de leur sens des affaires ; des Romains qui se vantaient de leur civilisation et de leur culture, des Grecs qui excellaient dans leur apprentissage, des Juifs qui se consid\u00e9raient comme le peuple \u00e9lu de Dieu, des esclaves qui recherchaient la libert\u00e9, des hommes libres qui s\u2019adonnaient au luxe des loisirs. Il y avait des hommes, des femmes, des enfants.<\/p>\n<p>Mais la croix, elle, n\u2019a fait aucune distinction. Elle les a tous jug\u00e9s en tant que p\u00e9cheurs ; elle leur a tous offert le sentier divin de la r\u00e9conciliation. Au pied de la croix, aucune in\u00e9galit\u00e9. Les \u00eatres humains sont r\u00e9unis, plus rien ne les divise. Une nouvelle fraternit\u00e9 est lanc\u00e9e. Une nouvelle fraternit\u00e9 commence ! L\u2019Est fusionne avec l\u2019Ouest, le Nord descend vers le Sud, le Blanc serre la main du Noir, le riche se pr\u00e9cipite pour \u00e9treindre le pauvre. La croix invite tout le monde \u00e0 la fontaine de sang \u2013 pour go\u00fbter la douceur de la vie, pour partager l\u2019exp\u00e9rience de la gr\u00e2ce, et pour proclamer au monde la cr\u00e9ation d\u2019un nouvel arc-en-ciel de la famille de Dieu. Comme le dit Paul dans son \u00e9p\u00eetre aux \u00c9ph\u00e9siens, J\u00e9sus \u00ab est notre paix, lui qui des deux [Juifs et pa\u00efens] n\u2019en a fait qu\u2019un, et qui a renvers\u00e9 le mur de s\u00e9paration, [&#8230;] afin de [&#8230;] les r\u00e9concilier, l\u2019un et l\u2019autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en d\u00e9truisant par elle l\u2019inimiti\u00e9 \u00bb (Ep 2.14-16).<\/p>\n<p>Oserons-nous alors pr\u00e9tendre \u00eatre des chr\u00e9tiens engag\u00e9s envers la croix tout en niant la r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 l\u2019origine m\u00eame de l\u2019\u00c9vangile, \u00e0 savoir, qu\u2019en J\u00e9sus-Christ nous sommes tous un ? Le sectarisme, quelle qu\u2019en soit la forme \u2013 race, \u00e9conomie, culture, couleur, tribu, ethnie, nationalit\u00e9, caste, sexe ou autre \u2013 est anti-croix et constitue une conduite inacceptable pour celui qui pr\u00e9tend avoir saisi la puissance de la croix.<\/p>\n<p><b>Ensuite, la mort \u00e0 soi-m\u00eame.<\/b>\u00a0Un deuxi\u00e8me aspect important de la nouveaut\u00e9 et de la croissance chr\u00e9tiennes, c\u2019est la mort au vieux soi. On ne peut pas lire le Nouveau Testament sans saisir cet aspect fondamental de la nouvelle vie du chr\u00e9tien. Lisez Galates 2.20 : \u00ab J\u2019ai \u00e9t\u00e9 crucifi\u00e9 avec Christ ; et si je vis, ce n\u2019est plus moi qui vis, c\u2019est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m\u2019a aim\u00e9 et qui s\u2019est livr\u00e9 lui-m\u00eame pour moi. \u00bb Ou encore, Romains 6.6-11 : \u00ab Sachant que notre vieil homme a \u00e9t\u00e9 crucifi\u00e9 avec lui, afin que le corps du p\u00e9ch\u00e9 f\u00fbt d\u00e9truit, pour que nous ne soyons plus esclaves du p\u00e9ch\u00e9 ; [&#8230;] Ainsi vous-m\u00eames, regardez-vous comme morts au p\u00e9ch\u00e9, et comme vivants pour Dieu en J\u00e9sus-Christ. \u00bb<\/p>\n<p>La vie chr\u00e9tienne ne commence pas avec la naissance. Elle commence avec la mort. Tant que le moi ne meurt pas, tant que le moi n\u2019est pas crucifi\u00e9, il n\u2019y a pas de commencement du tout. Il doit y avoir une chirurgie radicale, d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e et totale du moi. \u00ab Si quelqu\u2019un est en Christ, il est une nouvelle cr\u00e9ature. Les choses anciennes sont pass\u00e9es ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. \u00bb (2 Co 5.17)<\/p>\n<p>Quelque chose se produit chez quiconque laisse J\u00e9sus devenir le ma\u00eetre de sa vie. Simon le l\u00e2che devient Pierre le courageux. Saul le pers\u00e9cuteur devient Paul le martyr. Thomas le sceptique devient le missionnaire des terres lointaines. La l\u00e2chet\u00e9 fait place au courage. L\u2019incr\u00e9dulit\u00e9 p\u00e9rit et la foi revit. La jalousie est engloutie par l\u2019amour. L\u2019int\u00e9r\u00eat personnel dispara\u00eet dans une pr\u00e9occupation fraternelle. Le p\u00e9ch\u00e9 n\u2019a plus de place dans le c\u0153ur. Le moi est crucifi\u00e9.<\/p>\n<p>Ainsi, l\u2019appel \u00e0 la vie chr\u00e9tienne est un appel \u00e0 la croix \u2013 un appel \u00e0 refuser au moi son d\u00e9sir persistant d\u2019\u00eatre son propre sauveur, un appel \u00e0 adh\u00e9rer pleinement \u00e0 l\u2019Homme de la croix afin que notre \u00ab foi f\u00fbt fond\u00e9e, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu \u00bb (1 Co 2.5).<\/p>\n<p><b>Enfin, vivre une nouvelle vie.<\/b>\u00a0Le troisi\u00e8me aspect de la vie et de la croissance chr\u00e9tiennes consiste \u00e0 vivre une nouvelle vie. L\u2019un des grands malentendus de la vie chr\u00e9tienne, c\u2019est que le salut est un don gratuit de la gr\u00e2ce de Dieu, point final. Eh bien, ce n\u2019est pas le cas ! Oui, il est vrai que \u00ab c\u2019est par la gr\u00e2ce que vous \u00eates sauv\u00e9s, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c\u2019est le don de Dieu. Ce n\u2019est point par les \u0153uvres, afin que personne ne se glorifie. \u00bb (Ep 2.8,9)<\/p>\n<p>Si la gr\u00e2ce est gratuite, en revanche, elle n\u2019est pas bon march\u00e9. La gr\u00e2ce \u00e0 bon march\u00e9 d\u00e9note non seulement l\u2019indiff\u00e9rence collective aux exigences du discipulat, mais aussi la c\u00e9cit\u00e9 et la surdit\u00e9 personnelles face \u00e0 l\u2019appel de J\u00e9sus \u00e0 le suivre. Comme l\u2019a fait remarquer le th\u00e9ologien allemand Bonhoeffer : \u00ab La gr\u00e2ce \u00e0 bon march\u00e9, c\u2019est la pr\u00e9dication du pardon sans repentance, le bapt\u00eame sans discipline eccl\u00e9siale, la sainte C\u00e8ne sans confession des p\u00e9ch\u00e9s, l\u2019absolution sans confession personnelle. La gr\u00e2ce \u00e0 bon march\u00e9, c\u2019est la gr\u00e2ce sans le discipulat, la gr\u00e2ce sans la croix, la gr\u00e2ce sans le Christ vivant et incarn\u00e9<sup>2<\/sup>. \u00bb<\/p>\n<p>La gr\u00e2ce \u00e0 bon march\u00e9 n\u2019a rien \u00e0 voir avec l\u2019appel de J\u00e9sus. Lorsque J\u00e9sus appelle quelqu\u2019un, il lui offre une croix \u00e0 porter. \u00catre disciple, c\u2019est \u00eatre quelqu\u2019un qui suit, et \u00eatre un disciple de J\u00e9sus n\u2019est pas un tour de passe-passe. Paul a \u00e9crit avec force sur les obligations de la gr\u00e2ce. \u00ab Par la gr\u00e2ce de Dieu je suis ce que je suis, et sa gr\u00e2ce envers moi n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 vaine \u00bb (1 Co 15.10). Voyez-vous comment Paul reconna\u00eet la supr\u00e9matie de la gr\u00e2ce de Dieu dans sa vie ? Cette gr\u00e2ce ne lui a pas \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e en vain. Le grec pour \u00ab en vain \u00bb,\u00a0<i>eis kenon<\/i>, se traduit litt\u00e9ralement par \u00ab dans le vide \u00bb. Autrement dit, Paul n\u2019a pas re\u00e7u la gr\u00e2ce pour mener une vie vaine et vide, mais plut\u00f4t une vie remplie du fruit de l\u2019Esprit, et cela m\u00eame non par sa propre force, mais par la puissance de la gr\u00e2ce de Dieu demeurant en lui. C\u2019est pourquoi il exhorte les croyants \u00ab \u00e0 ne pas recevoir la gr\u00e2ce de Dieu en vain \u00bb (2 Co 6.1).<\/p>\n<p>Alors, qu\u2019est-ce que la vie ? Le t\u00e9moignage biblique exige que la vie chr\u00e9tienne soit une vie conforme \u00e0 la volont\u00e9 du Christ. L\u2019\u00c9vangile de J\u00e9sus exige que nous vivions comme celui-ci a v\u00e9cu \u2013 dans la pri\u00e8re, l\u2019ob\u00e9issance, l\u2019\u00e9tude de sa Parole, l\u2019accomplissement de sa volont\u00e9, notre rendez-vous \u00e0 la croix.<\/p>\n<p>Partout o\u00f9 il y a une lutte contre le p\u00e9ch\u00e9, partout o\u00f9 la pauvret\u00e9 et l\u2019injustice d\u00e9shumanisent quelqu\u2019un, partout o\u00f9 il y a une brique sans paille, un devoir sans dignit\u00e9, une existence sans espoir, une religion sans amour, l\u2019\u00c9vangile avec toute sa puissance lib\u00e9ratrice doit cr\u00e9er une nouvelle cr\u00e9ature et avoir un impact sur elle.<\/p>\n<p class=\"about\">John M. Fowler (titulaire d\u2019un master de l\u2019universit\u00e9 de Syracuse, \u00e0 Syracuse, dans l\u2019\u00c9tat de New York ; d\u2019un master ainsi que d\u2019un doctorat en \u00e9ducation de l\u2019universit\u00e9 Andrews, \u00e0 Berrien Springs, dans le Michigan) est l\u2019un des r\u00e9dacteurs de Dialogue, et ancien directeur adjoint du d\u00e9partement de l\u2019\u00c9ducation de la Conf\u00e9rence g\u00e9n\u00e9rale.<\/p>\n<h2>Citation recommand\u00e9e<\/h2>\n<p>John M. Fowler, \u00ab La vie que je vis aujourd\u2019hui \u00bb,\u00a0<i>Dialogue<\/i>\u00a033 (2021\/1), p. 21-23<\/p>\n<h2>NOTES ET R\u00c9F\u00c9RENCES<\/h2>\n<section class=\"references\">\n<ol>\n<li>Sauf mention contraire, toutes les citations des \u00c9critures sont tir\u00e9es de la version Louis Segond 1910.<\/li>\n<li>Dietrich Bonhoeffer,\u00a0<i>The Cost of Discipleship<\/i>, New York, Macmillan, 1959, p. 47.<\/li>\n<\/ol>\n<\/section>\n<\/div>\n<\/div>\n<p><\/main><\/p>\n<footer>\n<div class=\"wrapper\">\n<div class=\"row\">\n<div class=\"col-md-12 col-sm-12\">\n<span class=\"text-muted\"><b><a href=\"https:\/\/education.adventist.org\/amicus\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">\u00a9 Comit\u00e9 pour les \u00e9tudiants et dipl\u00f4m\u00e9s universitaires adventistes (CEDUA)<\/a>, 2014 &#8211; 2022 \u00a0\u00a0|\u00a0\u00a0\u00a0<\/b><\/span><b><a href=\"https:\/\/dialogue.adventist.org\/fr\/confidentialite\">Confidentialit\u00e9<\/a><\/b><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/footer>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par John M. Fowler Qu\u2019est-ce que la vie ? Cette question est aussi vieille que l\u2019humanit\u00e9. Depuis l\u2019\u00c9den jusqu\u2019\u00e0 nos jours, \u00e0 travers les hauts et les bas de la qu\u00eate humaine, cette question se pose, encore et toujours. En fait, l\u2019Histoire, c\u2019est la lutte continuelle de l\u2019humanit\u00e9 avec cette question. Par o\u00f9 commencer ? 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