{"id":3527,"date":"2022-04-27T21:55:13","date_gmt":"2022-04-27T21:55:13","guid":{"rendered":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/?p=3527"},"modified":"2022-04-27T21:55:13","modified_gmt":"2022-04-27T21:55:13","slug":"selon-une-etude-les-vegetaliens-combattraient-mieux-la-maladie-que-les-gens-qui-mangent-de-la-viande","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/selon-une-etude-les-vegetaliens-combattraient-mieux-la-maladie-que-les-gens-qui-mangent-de-la-viande\/","title":{"rendered":"Selon une \u00e9tude, les v\u00e9g\u00e9taliens combattraient mieux la maladie que les gens qui mangent de la viande"},"content":{"rendered":"<p><strong>L\u2019\u00e9tude sugg\u00e8re qu\u2019ils sont plus aptes \u00e0 combattre la maladie que les non-v\u00e9g\u00e9tariens.<\/strong><\/p>\n<p>Dans une r\u00e9cente \u00e9tude men\u00e9e par des chercheurs de l\u2019Universit\u00e9 de Loma Linda, de l\u2019H\u00f4pital Brigham and Women\u2019s et du Centre de recherche sur le cancer Fred Hutchinson, on a observ\u00e9 des diff\u00e9rences entre les profils m\u00e9taboliques des v\u00e9g\u00e9taliens et des non-v\u00e9g\u00e9tariens, ce qui pourrait expliquer, du moins en partie, le risque plus faible de maladies chroniques chez le premier groupe.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>D\u2019apr\u00e8s Fayth Miles, auteure principale de l\u2019article et professeure adjointe aux facult\u00e9s de sant\u00e9 publique et de m\u00e9decine de l\u2019Universit\u00e9 de Loma Linda, certains m\u00e9tabolites ayant \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9s en quantit\u00e9s consid\u00e9rablement moindres chez les v\u00e9g\u00e9taliens, cela r\u00e9duirait leur risque de maladies cardiom\u00e9taboliques. On a \u00e9galement trouv\u00e9 chez eux de plus faibles concentrations de m\u00e9tabolites qui semblent \u00eatre associ\u00e9s aux maladies cardiovasculaires, au diab\u00e8te et \u00e0 l\u2019inflammation. Ces m\u00e9tabolites se trouvaient syst\u00e9matiquement en plus grandes quantit\u00e9s chez les non-v\u00e9g\u00e9tariens. La consommation accrue d\u2019aliments \u00e0 base de v\u00e9g\u00e9taux pourrait ainsi r\u00e9duire le risque de maladies m\u00e9taboliques.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Ces d\u00e9couvertes sont tr\u00e8s int\u00e9ressantes, car elles sugg\u00e8rent des r\u00e9actions biologiques consid\u00e9rablement positives chez les v\u00e9g\u00e9taliens, attribuables justement \u00e0 une alimentation bas\u00e9e sur les v\u00e9g\u00e9taux\u00a0\u00bb, a expliqu\u00e9 M<sup>me<\/sup>\u00a0Miles.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9tude sur la biologie du v\u00e9g\u00e9talisme a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e dans le p\u00e9riodique sur la nutrition humaine<em>\u00a0Nutrients<\/em>\u00a0du 8\u00a0f\u00e9vrier 2022.*<\/p>\n<p>Les chercheurs ont eu recours aux signatures m\u00e9taboliques, c\u2019est-\u00e0-dire des mesures de 67\u00a0m\u00e9tabolites produits durant le processus m\u00e9tabolique qui circulent dans le sang. Avec les signatures m\u00e9taboliques de plasma obtenues de 93\u00a0personnes, l\u2019\u00e9tude a d\u00e9couvert une diff\u00e9rence notable entre le profil m\u00e9tabolique des v\u00e9g\u00e9taliens et celui des non-v\u00e9g\u00e9tariens. En effet, plus de 60\u00a0% des quelque 1\u00a0000\u00a0biomarqueurs pr\u00e9sentaient des diff\u00e9rences consid\u00e9rables entre les deux groupes.<\/p>\n<p>L\u2019Adventist Health Study-2 (AHS-2) avait obtenu des r\u00e9sultats plus favorables pour les v\u00e9g\u00e9taliens et les autres v\u00e9g\u00e9tariens, comme de meilleurs profils cardiom\u00e9taboliques et un risque plus faible de diab\u00e8te, de cancer ainsi que de mortalit\u00e9 cardiovasculaire et g\u00e9n\u00e9rale que pour les non-v\u00e9g\u00e9tariens. Cette \u00e9tude sugg\u00e8re fortement l\u2019existence de liens de causalit\u00e9 entre les habitudes alimentaires et les maladies en d\u00e9montrant des diff\u00e9rences importantes entre les v\u00e9g\u00e9taliens et les non-v\u00e9g\u00e9tariens sur le plan mol\u00e9culaire.<\/p>\n<p>Selon les auteurs, une forte corr\u00e9lation existe entre l\u2019alimentation v\u00e9g\u00e9talienne et les signatures m\u00e9taboliques pertinentes \u00e0 la pr\u00e9vention et au contr\u00f4le des maladies.<\/p>\n<p>Les r\u00e9sultats de cette \u00e9tude vont dans le m\u00eame sens que les avantages pour la sant\u00e9 rapport\u00e9s plus t\u00f4t pour les v\u00e9g\u00e9taliens. Par exemple, l\u2019\u00e9tude a permis de d\u00e9couvrir des taux plus faibles de plusieurs types d\u2019acides gras ou d\u2019autres m\u00e9tabolites lipides que l\u2019on croit li\u00e9s \u00e0 l\u2019insensibilit\u00e9 \u00e0 l\u2019inflammation et \u00e0 l\u2019insuline.<\/p>\n<p>Cette \u00e9tude appuie \u00e9galement les d\u00e9couvertes pr\u00e9c\u00e9dentes de l\u2019AHS-2 selon lesquelles des quantit\u00e9s sup\u00e9rieures de compos\u00e9s v\u00e9g\u00e9taux b\u00e9n\u00e9fiques ont \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9es dans des \u00e9chantillons de sang, d\u2019urine et d\u2019adipose de personnes v\u00e9g\u00e9taliennes, des compos\u00e9s biologiques actifs que l\u2019on croit avoir des effets anti-inflammatoires et anti-cancer.<\/p>\n<p>Certains m\u00e9tabolites pr\u00e9sentant des diff\u00e9rences entre les deux groupes de cette \u00e9tude sont des marqueurs d\u2019apports ou de comportements alimentaires alors que d\u2019autres pourraient entra\u00eener une activit\u00e9 biologique qui pr\u00e9vient ou qui favorise la maladie. Par exemple, les acides gras satur\u00e9s \u00e0 longue cha\u00eene, les acyles carnitines, les m\u00e9tabolites histidines, les acides gras \u00e0 cha\u00eenes ramifi\u00e9es et les acides amin\u00e9s \u00e0 cha\u00eenes ramifi\u00e9es refl\u00e8tent une consommation de viande, de produits laitiers et de gras ou de prot\u00e9ines animales, mais sont \u00e9galement li\u00e9s \u00e0 l\u2019inflammation et aux maladies cardiom\u00e9taboliques. Les chercheurs ont d\u00e9couvert des concentrations plus faibles de ces types de m\u00e9tabolites chez les v\u00e9g\u00e9taliens. Selon M<sup>me<\/sup>\u00a0Miles, il est int\u00e9ressant de constater moins de ces m\u00e9tabolites et d\u2019autres sous-classes de m\u00e9tabolites chez ces derniers, parce que des hypoth\u00e8ses peuvent ensuite \u00eatre pos\u00e9es sur les raisons pour lesquelles ils ne sont pas aussi susceptibles \u00e0 certaines maladies chroniques. De plus, les m\u00e9tabolites trouv\u00e9s en plus grandes quantit\u00e9s chez eux pourraient r\u00e9duire le risque de ces maladies par des m\u00e9canismes anti-inflammatoires.<\/p>\n<p>Les v\u00e9g\u00e9taliens de l\u2019AHS-2 consomment les plus grandes quantit\u00e9s de v\u00e9g\u00e9taux et ont \u00e9t\u00e9 compar\u00e9s \u00e0 des non-v\u00e9g\u00e9tariens afin de maximiser le contraste entre les profils m\u00e9taboliques. Pour l\u2019objectif de cette \u00e9tude, les v\u00e9g\u00e9taliens \u00e9taient d\u00e9finis comme ne consommant jamais ou rarement (moins d\u2019une fois par mois) de la viande, des \u0153ufs et des produits laitiers. Et les non-v\u00e9g\u00e9tariens \u00e9taient d\u00e9finis comme consommant au moins 28\u00a0grammes de viande rouge par jour, bien que la majorit\u00e9 en consommait au moins 56\u00a0grammes.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019avenir, M<sup>me<\/sup>\u00a0Miles esp\u00e8re appliquer cette \u00e9tude \u00e0 plus grande \u00e9chelle et identifier les biomarqueurs m\u00e9taboliques et g\u00e9nomiques liant les comportements alimentaires et le mode de vie aux maladies, entre autres, cardiom\u00e9taboliques en portant une attention particuli\u00e8re aux disparit\u00e9s en mati\u00e8re de sant\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>De\u00a0<strong>Lindsey Crumley<\/strong>, d\u00e9partement des actualit\u00e9s du Centre m\u00e9dical de l\u2019Universit\u00e9 de Loma Linda<br \/>\nSource :\u00a0<a href=\"https:\/\/www.interamerica.org\/fr\/2022\/04\/selon-une-etude-les-vegetaliens-combattraient-mieux-la-maladie-que-les-gens-qui-mangent-de-la-viande\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www.interamerica.org\/fr\/2022\/04\/selon-une-etude-les-vegetaliens-combattraient-mieux-la-maladie-que-les-gens-qui-mangent-de-la-viande<\/a><br \/>\nTraduction\u00a0: Marie-Mich\u00e8le Robitaille<\/p>\n<hr \/>\n<p>* Fayth L. Miles et al., \u201cThe Biology of Veganism: Plasma Metabolomics Analysis Reveals Distinct Profiles of Vegans and Non-Vegetarians in the Adventist Health Study-2 (AHS-2) Cohort,\u201d\u00a0<em>Nutrients\u00a0<\/em>14, no. 3 (2022): 709, https:\/\/doi.org\/10.3390\/nu14030709. Cette \u00e9tude a \u00e9t\u00e9 financ\u00e9e par le Centre m\u00e9dical de l\u2019Universit\u00e9 de Loma Linda gr\u00e2ce \u00e0 une subvention pilote accord\u00e9e \u00e0 la D<sup>re<\/sup>\u00a0Penelope Duerksen-Hughes (Fonds pilotes en sciences fondamentales et en recherche translationnelle) pour soutenir la recherche de l\u2019Adventist Health Study-2. De plus, l\u2019\u00e9tude a \u00e9t\u00e9 appuy\u00e9e par l\u2019Institut de sant\u00e9 d\u2019Ardmore et l\u2019Institut national sur la sant\u00e9 des minorit\u00e9s et les disparit\u00e9s en sant\u00e9 NIH.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019\u00e9tude sugg\u00e8re qu\u2019ils sont plus aptes \u00e0 combattre la maladie que les non-v\u00e9g\u00e9tariens. 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