{"id":3131,"date":"2021-08-04T20:46:40","date_gmt":"2021-08-04T20:46:40","guid":{"rendered":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/?p=3131"},"modified":"2021-08-04T21:08:58","modified_gmt":"2021-08-04T21:08:58","slug":"6-femmes-de-la-bible","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/6-femmes-de-la-bible\/","title":{"rendered":"6 femmes de la Bible"},"content":{"rendered":"<p>Lorsque nous pensons aux femmes dans la Bible, nous pensons souvent \u00e0 des femmes connues comme Esther, Ruth, Rahab, Marie, D\u00e9borah, etc. Ici, nous nous concentrons sur six d\u2019entre elles, dont trois sont plus connues et trois moins populaires, trois de l\u2019\u00e9poque de l\u2019Ancien Testament et trois du Nouveau Testament. La plupart d\u2019entre elles sont connues pour leurs initiatives ou leurs actes de courage, mais il y en a deux dont les points forts ne sont pas autant mis en valeur.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p><strong>Une Bible pour les femmes<\/strong><\/p>\n<p>Les six femmes que j\u2019ai choisi de mettre en lumi\u00e8re sont Jochebed, Jemima, Vashti, Dorcas, Rhode et Lo\u00efs. Leurs histoires, et certaines le\u00e7ons que nous pouvons tirer de ces filles de Dieu, sont racont\u00e9es d\u2019une nouvelle mani\u00e8re dans la Bible des femmes, une coproduction de la maison d\u2019\u00e9dition Safeliz et des minist\u00e8res des femmes de la Conf\u00e9rence g\u00e9n\u00e9rale, publi\u00e9e pour la premi\u00e8re fois en 2014. La nouveaut\u00e9 de ce r\u00e9cit implique une combinaison de r\u00e9cit textuel et de dessins.<\/p>\n<p>Joao Luis Cardoso, un artiste sud-am\u00e9ricain, a consacr\u00e9 pr\u00e8s d\u2019une ann\u00e9e enti\u00e8re de sa vie \u00e0 la t\u00e2che d\u2019imaginer d\u2019abord, puis de repr\u00e9senter graphiquement 30 des femmes bibliques les plus connues. 1 Mario Martinelli, directeur g\u00e9n\u00e9ral de la maison d\u2019\u00e9dition adventiste Safeliz en Espagne, a personnellement g\u00e9r\u00e9 le projet de la Bible des femmes pendant les trois ann\u00e9es qu\u2019il a fallu pour le concevoir et le r\u00e9aliser. Martinelli parle de l\u2019artiste Cardoso avec enthousiasme, le d\u00e9crivant comme un Adventiste du Septi\u00e8me Jour fid\u00e8le, un bon p\u00e8re, un mari fid\u00e8le et un chr\u00e9tien engag\u00e9. Il a travaill\u00e9 sans rel\u00e2che \u00e0 la repr\u00e9sentation graphique pendant dix mois, consacrant en moyenne une semaine \u00e0 chacun de ses sujets. Son objectif n\u2019\u00e9tait pas seulement de les imaginer et de les repr\u00e9senter dans leur contexte de vie, mais aussi de communiquer \u00e0 travers ses dessins le respect et l\u2019admiration qu\u2019il ressent pour elles et pour les femmes du monde entier qui apportent constamment des contributions d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9es \u00e0 la famille, \u00e0 l\u2019\u00e9glise et \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 dans le monde entier. En s\u00e9lectionnant les mod\u00e8les avec lesquels il allait travailler pour ce projet, Cardoso a cherch\u00e9 \u00e0 d\u00e9peindre les particularit\u00e9s de chaque personnage biblique. Il a d\u2019abord \u00e9tabli le profil que devait avoir chaque illustration, puis a choisi le mod\u00e8le qui correspondait le mieux \u00e0 ce profil2.<\/p>\n<p><strong>Jochebed<\/strong><br \/>\n(Ex. 2:1-10 ; 6:20 ; Num. 26:59)<\/p>\n<p>Apparemment, son nom d\u00e9rive de deux termes h\u00e9breux, l\u2019un \u00e9tant une abr\u00e9viation du nom sacr\u00e9 Yahv\u00e9 et l\u2019autre signifiant \u201cgloire\u201d ; ainsi, \u201cYahv\u00e9 est gloire\u201d. Fille de L\u00e9vi, \u00e9pouse d\u2019Amram et m\u00e8re de Myriam, Aaron et Mo\u00efse, elle \u00e9tait une Isra\u00e9lite vivant en \u00c9gypte pendant l\u2019asservissement des H\u00e9breux par les pharaons. Sous la plume d\u2019une femme inspir\u00e9e, Ellen G. White, Jochebed re\u00e7oit l\u2019un des plus beaux compliments jamais adress\u00e9s \u00e0 une femme, que ce soit dans la Bible ou ailleurs : \u201c<em>Jochebed \u00e9tait une femme et une esclave. Son lot dans la vie \u00e9tait humble, son fardeau lourd. Mais aucune autre femme, \u00e0 l\u2019exception de Marie de Nazareth, n\u2019a apport\u00e9 au monde une plus grande b\u00e9n\u00e9diction<\/em>.\u201d 3<\/p>\n<p>Sur ordre du pharaon d\u2019Egypte, Mo\u00efse, son fils, comme tous les fils des H\u00e9breux de l\u2019\u00e9poque, est n\u00e9 pour nourrir les crocodiles du Nil \u00e9gyptien. Mais la m\u00e8re Jochebed n\u2019a pas voulu abandonner son enfant. Elle voulait le donner au fleuve, mais pas \u00e0 ses crocodiles. Son plan pour garder son fils en vie est ing\u00e9nieux. Elle le place dans le fleuve, \u00e0 port\u00e9e de vue de la fille du pharaon, puis demande \u00e0 sa propre fille, Myriam, de proposer \u00e0 la princesse une nourrice pour le b\u00e9b\u00e9. Qui serait cette nourrice ? Jochebed elle-m\u00eame. Le b\u00e9b\u00e9 donn\u00e9 au fleuve non pas pour \u00eatre sacrifi\u00e9, mais pour \u00eatre en s\u00e9curit\u00e9, a \u00e9t\u00e9 allait\u00e9 aux frais de l\u2019empire par sa propre m\u00e8re ing\u00e9nieuse. Elle finit par donner Mo\u00efse \u00e0 la fille du pharaon pour qu\u2019elle l\u2019adopte, mais pas avant de lui avoir inculqu\u00e9 un amour inconditionnel et une loyaut\u00e9 envers le Dieu vrai et vivant. Ce qu\u2019elle lui a enseign\u00e9, \u201c<em>aucune influence ult\u00e9rieure n\u2019a pu inciter Mo\u00efse \u00e0 y renoncer<\/em>\u201c. 4<\/p>\n<p>Form\u00e9 au palais, il est devenu ma\u00eetre de tous les arts et de l\u2019intelligence des \u00c9gyptiens (Actes 7.22), mais n\u2019en est jamais venu \u00e0 se consid\u00e9rer comme un \u00c9gyptien. Au contraire, le fils de Jochebed, qui s\u2019est rendu, sera l\u2019homme de Dieu qui conduira son peuple, son peuple, le peuple de Dieu, hors de l\u2019esclavage dans la plus grande histoire de lib\u00e9ration que le monde ait jamais connue, \u00e0 l\u2019exception de la d\u00e9livrance par le Christ de toute l\u2019humanit\u00e9 perdue du p\u00e9ch\u00e9 et de la condamnation \u00e9ternelle.<\/p>\n<p>L\u2019histoire de Jochebed est plus qu\u2019un exemple pour les femmes ; c\u2019est l\u2019histoire de ce que font les femmes. Elles abandonnent tout pour leurs enfants, autant de fois qu\u2019il le faut pour les sauver. Il est dans la nature d\u2019une femme de prendre soin des autres, m\u00eame au d\u00e9triment d\u2019elle-m\u00eame. \u00c0 travers la vie de Jochebed, les femmes peuvent voir l\u2019importance d\u2019\u00e9laborer des plans strat\u00e9giques pour faire avancer leurs projets et de prendre soin des autres, plut\u00f4t que de laisser la vie se d\u00e9rouler. Elles doivent apprendre \u00e0 \u00eatre partenaires de Dieu, et non passives et inactives. 5<\/p>\n<p><strong>Jemima<\/strong><br \/>\n(Job 42.14, 15)<\/p>\n<p>Jemima (\u201ccolombe\u201d) \u00e9tait l\u2019a\u00een\u00e9e des trois filles qui sont n\u00e9es de Job apr\u00e8s sa p\u00e9riode de dure \u00e9preuve. Jemima avait \u00e9galement sept fr\u00e8res. Sa beaut\u00e9 et celle de ses s\u0153urs lui valurent de nombreux \u00e9loges : \u201c<em>Dans tout le pays, on n\u2019a pas trouv\u00e9 de femmes aussi belles que les filles de Job<\/em>\u201d (Job 42.15). Toutes trois, ainsi que leurs fr\u00e8res, re\u00e7urent un h\u00e9ritage de terres (versets 13-15). Elle a fait partie de la b\u00e9n\u00e9diction que Dieu a donn\u00e9e \u00e0 son p\u00e8re, Job, apr\u00e8s ses \u00e9preuves, de sorte qu\u2019on peut voir que \u201c<em>le Seigneur a b\u00e9ni les derniers jours de Job plus que son commencement<\/em>\u201d (verset 12).<\/p>\n<p>Dans cette histoire, une belle femme qui h\u00e9rite des biens de son p\u00e8re est pr\u00e9sent\u00e9e comme une preuve partielle de la b\u00e9n\u00e9diction que Dieu lui a accord\u00e9e. Le fait qu\u2019elle ait r\u00e9ussi \u00e0 devenir propri\u00e9taire sugg\u00e8re que Job n\u2019est pas diff\u00e9rent de n\u2019importe quel autre p\u00e8re qui est fier de ses filles. Le texte est une d\u00e9claration positive sans aucun modificateur ou mot d\u00e9tracteur, par rapport \u00e0 ce qu\u2019il dit \u00e0 la fois de Jemima et de Job. La culture dominante de l\u2019\u00e9poque biblique de l\u2019Ancien Testament ne permettait pas aux femmes d\u2019h\u00e9riter de biens, jusqu\u2019\u00e0 ce que Dieu demande \u00e0 Mo\u00efse d\u2019honorer la requ\u00eate des \u201ccinq belles femmes\u201d de Zelophehad. Ces femmes ont approch\u00e9 Mo\u00efse avec courage, demandant \u00e0 \u00eatre reconnues comme h\u00e9riti\u00e8res des biens de leur p\u00e8re. Leur demande \u00e9tait un d\u00e9fi \u00e0 la norme existante, mais Mo\u00efse \u00e9tait pr\u00eat \u00e0 consid\u00e9rer cette nouvelle id\u00e9e, plut\u00f4t que de les rejeter avec une r\u00e9ponse l\u00e9gitime disant qu\u2019une telle chose \u00e9tait inou\u00efe. Il allait en parler \u00e0 Dieu : \u201c<em>Mo\u00efse porta donc leur cas devant l\u2019\u00c9ternel<\/em>\u201d (Nombres 27.5).<\/p>\n<p>La r\u00e9ponse de Dieu \u00e0 Mo\u00efse fut cat\u00e9gorique : \u201c<em>Les filles de Tselophehad parlent ce qui est juste ; tu leur donneras une possession en h\u00e9ritage parmi les fr\u00e8res de leur p\u00e8re, et tu leur feras passer l\u2019h\u00e9ritage de leur p\u00e8re<\/em>\u201d (verset 7). Achsah aussi, au d\u00e9but de la p\u00e9riode des juges, fait preuve d\u2019initiative en demandant des biens \u00e0 son p\u00e8re, Caleb. Dans un premier temps, elle incite son mari \u00e0 demander un champ \u00e0 son p\u00e8re (Juges 1.14). Plus tard, elle s\u2019adresse directement \u00e0 Caleb, qui acc\u00e8de \u00e0 sa demande : \u201c<em>Elle lui dit : \u201cDonne-moi une b\u00e9n\u00e9diction ; puisque tu m\u2019as donn\u00e9 un terrain dans le Sud, donne-moi aussi des sources d\u2019eau<\/em>.\u00a0<em>Et Caleb lui donna les sources sup\u00e9rieures et les sources inf\u00e9rieures<\/em>\u201d (verset 15).<\/p>\n<p>Pour autant que nous le sachions, Jemima et ses s\u0153urs ont v\u00e9cu avant cette \u00e9poque, avant la confiance d\u2019Acsah et avant que les cinq de Zelophehad ne fassent changer la r\u00e8gle. Contrairement \u00e0 ces femmes, Jemima ne semble pas avoir pris l\u2019initiative de demander des terres, ce qui aurait pu \u00eatre per\u00e7u comme une fiert\u00e9 ou une affirmation de soi inappropri\u00e9e. Son histoire refl\u00e8te le r\u00eave de toute femme \u2013 celui d\u2019avoir un p\u00e8re qui soit fier d\u2019elle, qui la consid\u00e8re comme belle (dans tout le pays) et qui lui confie ses biens \u00e0 l\u2019\u00e9gal de ses fils. 6<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Vashti<\/strong><br \/>\n(Esther 1)<\/p>\n<p>Vashti (\u201cbelle\u201d) \u00e9tait l\u2019\u00e9pouse du roi de Perse, Assu\u00e9rus. Son histoire est le d\u00e9but de l\u2019histoire d\u2019Esther.<\/p>\n<p>Vasthi est connue pour avoir refus\u00e9 de se pr\u00e9senter devant le roi et ses invit\u00e9s lors de son extravagant festin qui durait d\u00e9j\u00e0 depuis six mois (Esther 1.4). D\u00e8s lors, les \u00e9v\u00e9nements qui allaient annuler le r\u00f4le de Vashti et pr\u00e9senter Esther ont eu lieu. La raison pour laquelle elle a refus\u00e9 l\u2019invitation du roi est inconnue. Peut-\u00eatre \u00e9tait-ce en raison de la f\u00eate qu\u2019elle organisait en m\u00eame temps pour les femmes du palais (verset 9), ou de son d\u00e9sir de ne pas para\u00eetre devant des hommes ivres. Il va sans dire que son refus a rendu le roi furieux (verset 12) et lui a laiss\u00e9 l\u2019embarras d\u2019\u00eatre publiquement rabrou\u00e9. La situation a n\u00e9cessit\u00e9 des r\u00e9unions du haut conseil pour d\u00e9terminer ce qu\u2019il fallait faire pour restaurer la dignit\u00e9 et l\u2019autorit\u00e9 du monarque (versets 13-21). En fin de compte, le choix du roi pour la remplacer a impliqu\u00e9 un long processus au cours duquel Esther est apparue comme la succession de Vashti (Esther 2.1-17).<\/p>\n<p>Les actions de Vasthi nous rappellent que toute action entra\u00eene une r\u00e9action. Les cons\u00e9quences de la d\u00e9sob\u00e9issance sont directement li\u00e9es au contexte : bien qu\u2019on leur dise de ne pas toucher au po\u00eale, les cons\u00e9quences de la d\u00e9sob\u00e9issance \u00e0 cet ordre ne sont pas tr\u00e8s claires pour les tout-petits si le po\u00eale est \u00e9teint et froid. Mais un contexte diff\u00e9rent \u2013 un po\u00eale chaud \u2013 produira une exp\u00e9rience diff\u00e9rente m\u00e9morable, le genre qui enseigne les cons\u00e9quences morales avec beaucoup plus de force. Le roi d\u2019Isra\u00ebl, Sa\u00fcl, ne voyait pas tr\u00e8s bien quelle \u00e9tait la cons\u00e9quence de la d\u00e9sob\u00e9issance lorsqu\u2019il ramenait de beaux moutons amal\u00e9cites et un roi menott\u00e9 comme prix du vainqueur de la guerre : il pouvait faire grande impression \u00e0 la fois sur ses propres sujets et sur ses ennemis potentiels en montrant comment il avait pu humilier un puissant roi ennemi. Quant aux moutons, ils seraient parfaits pour \u00eatre sacrifi\u00e9s ou \u00e9lev\u00e9s. Les cons\u00e9quences de la d\u00e9sob\u00e9issance \u00e0 Dieu ne sont pas toujours claires. Mais l\u2019ob\u00e9issance est toujours pr\u00e9f\u00e9rable au sacrifice (1 Samuel 15.22).<\/p>\n<p>Assez souvent, les femmes pensent que leurs motivations, plut\u00f4t que leurs actions, d\u00e9termineront les cons\u00e9quences de leur vie. Malgr\u00e9 leur id\u00e9alisme, ce n\u2019est souvent pas le cas. Comme le dit le dicton populaire : \u201cLes actions parlent plus fort que les mots.\u201d Il serait donc utile que les femmes prennent leurs propres actions plus au s\u00e9rieux. Les m\u00e8res, en particulier, doivent se rendre compte que, m\u00eame si elles se consid\u00e8rent comme insignifiantes, elles sont les principales transmettrices de la culture, avec toutes ses m\u0153urs et ses coutumes, ses r\u00e8glements et ses traditions, ses normes parl\u00e9es et non parl\u00e9es. Leurs actions affectent toutes sortes de personnes autour d\u2019elles : le caract\u00e8re et l\u2019histoire de leur propre \u00e9poque, ainsi que ceux qui viennent apr\u00e8s eux \u2013 la culture des g\u00e9n\u00e9rations futures. Rien de ce qui est dit ici sur la vie morale fond\u00e9e sur des principes ne fait partie d\u2019un quelconque appel aux femmes \u00e0 prendre parti pour la reine Vashti ou aux hommes \u00e0 s\u2019unir en sympathie pour le roi Assu\u00e9rus contre les \u00e9pouses rebelles. Ce que nous voyons, c\u2019est que tant l\u2019invitation du roi que les actions de la reine ont des cons\u00e9quences pour d\u2019autres personnes bien au-del\u00e0 d\u2019elles-m\u00eames, malgr\u00e9 ce que les humanistes lib\u00e9r\u00e9s essaient parfois de faire valoir. Les actions ont des cons\u00e9quences. Dans le cas de Vashti, ces cons\u00e9quences ont agi comme des portes que quelqu\u2019un d\u2019autre a pu franchir. 7<\/p>\n<p><strong>Dorcas<\/strong><br \/>\n(Actes 9.36-43)<\/p>\n<p>Dorcas (\u201cgazelle\u201d) nous est pr\u00e9sent\u00e9e comme \u201cune disciple\u201d dont le nom grec semblait avoir de l\u2019importance. L\u2019introduction de son histoire reconna\u00eet qu\u2019elle porte un nom juif. La traduction imm\u00e9diate de ce nom est suivie d\u2019un r\u00e9cit qui, tout du long, l\u2019identifie selon son nom grec : \u201d\u00a0<em>\u00c0 Jopp\u00e9, il y avait un certain disciple nomm\u00e9 Tabitha, ce qui se traduit par Dorcas<\/em>\u00a0\u201d (Actes 9.36). Plus tard, commentant la tristesse de ceux qui ont \u00e9t\u00e9 priv\u00e9s de son amour par sa mort, le r\u00e9cit dit qu\u2019ils ont pleur\u00e9 et montr\u00e9 \u00e0 Pierre \u201c<em>les tuniques et les v\u00eatements que Dorcas avait faits pendant qu\u2019elle \u00e9tait avec eux<\/em>\u201d (verset 39). Pierre utilise effectivement son nom h\u00e9breu, Tabitha, lorsqu\u2019il la rappelle \u00e0 la vie (verset 40). Mais la r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 son nom grec d\u00e8s qu\u2019elle est pr\u00e9sent\u00e9e, et la tristesse des veuves \u00e0 la suite de la perte de Dorcas, donnent une id\u00e9e de la mani\u00e8re dont elle \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9e par le public auquel elle rendait service.<\/p>\n<p>Dorcas \u00e9tait tr\u00e8s aim\u00e9e parce qu\u2019elle \u00e9tait \u201c<em>pleine de bonnes \u0153uvres et d\u2019actions charitables<\/em>\u201d (verset 36). La communaut\u00e9 a \u00e9t\u00e9 si \u00e9mue par sa mort qu\u2019elle a persuad\u00e9 Pierre de venir de la ville voisine de Lydda. On ne nous dit pas ce qu\u2019ils ont demand\u00e9 \u00e0 Pierre de faire. Nous ne savons pas s\u2019ils s\u2019attendaient \u00e0 ce qui s\u2019est pass\u00e9 \u00e0 son arriv\u00e9e. Mais nous savons que ses voisins grecs la consid\u00e9raient comme l\u2019une des leurs, Dorcas. Elle le vivait, et ils l\u2019aimaient. Et lorsque Pierre a pri\u00e9 sur elle, puis l\u2019a pr\u00e9sent\u00e9e vivante \u00e0 la communaut\u00e9, ils \u00e9taient fous de joie. Ils ne pouvaient pas \u00eatre r\u00e9duits au silence, et leur histoire \u00e9tonnante a attir\u00e9 les gens dans l\u2019\u00e9glise en grand nombre : \u201c<em>La nouvelle se r\u00e9pandit dans toute la ville de Jopp\u00e9, et beaucoup crurent au Seigneur<\/em>\u201d (verset 42).<\/p>\n<p>Le nombre de femmes qui donnent \u00e0 leur communaut\u00e9 comme l\u2019a fait la Juive Tabitha m\u00e9rite de cro\u00eetre et d\u2019augmenter. Le monde a besoin, et la cause de Dieu a besoin, de Tabitha qui soient c\u00e9l\u00e9br\u00e9es comme des Dorcas : des personnes qui donnent tellement d\u2019elles-m\u00eames que ceux qu\u2019elles b\u00e9nissent les consid\u00e8rent comme les leurs. Et lorsque le minist\u00e8re de Dorcas s\u2019installe, tout ce qu\u2019ils investissent leur rapporte de nombreuses fois dans la fa\u00e7on dont on se souvient d\u2019eux plus tard, et dans ce qu\u2019ils laissent derri\u00e8re eux. Des miracles peuvent s\u2019ensuivre, qui vont bien au-del\u00e0 du fait de nourrir les affam\u00e9s et de r\u00e9chauffer les personnes froides, nues, expos\u00e9es et marginalis\u00e9es. Les femmes de ce type ont \u00e9t\u00e9 des mentors pour d\u2019autres qui ont poursuivi leur travail apr\u00e8s leur d\u00e9part.8<\/p>\n<p><strong>Rhode<\/strong><br \/>\n(Actes 12.13-16)<\/p>\n<p>Rhode (\u201crose\u201d) \u00e9tait une servante dans la maison de Marie, la m\u00e8re de Jean Marc. \u00c0 l\u2019\u00e9poque de son histoire, Pierre avait \u00e9t\u00e9 fait prisonnier par le roi H\u00e9rode, et l\u2019\u00c9glise s\u2019\u00e9tait r\u00e9unie pour prier pour lui dans la maison de Marie. Pendant qu\u2019ils priaient, on a frapp\u00e9 \u00e0 la porte et Rhode est all\u00e9e r\u00e9pondre. L\u2019histoire prend une tournure plut\u00f4t \u00e9trange lorsque Rhode demande qui est l\u00e0 et qu\u2019on lui r\u00e9pond que c\u2019est Pierre. Elle reconna\u00eet sa voix et court pr\u00e9venir les autres, mais n\u2019arrive pas \u00e0 ouvrir la porte pour qu\u2019il entre.<\/p>\n<p>Si le texte est d\u2019abord humoristique, on peut admettre que Rhode n\u2019est pas la seule \u00e0 \u00eatre \u201chors d\u2019elle\u201d ce soir-l\u00e0. Pierre, lib\u00e9r\u00e9 de sa prison par un ange, a mis un certain temps \u00e0 prendre pleinement conscience que c\u2019\u00e9tait \u201cr\u00e9el\u201d. On ne peut pas lui reprocher d\u2019avoir pens\u00e9 qu\u2019il s\u2019agissait peut-\u00eatre d\u2019une \u201cvision\u201d. Il lui a fallu un certain temps pour \u201crevenir \u00e0 lui-m\u00eame\u201d (versets 5-11).<\/p>\n<p>Il y a des moments dans la vie o\u00f9 un \u00e9v\u00e9nement est si incroyable que nous ne pouvons pas l\u2019accepter. Et cela est vrai aussi bien pour les d\u00e9ceptions que pour les \u00e9v\u00e9nements positifs. Les mariages, les naissances, les bapt\u00eames ou les bonnes nouvelles de toute sorte peuvent \u00eatre si bouleversants que nous nous perdons dans le sillage des \u00e9v\u00e9nements, oubliant o\u00f9 nous sommes ou ce que nous faisons. Cet oubli peut \u00eatre merveilleux et t\u00e9moigne de la capacit\u00e9 de Dieu \u00e0 nous surprendre et \u00e0 nous donner de la joie.9<\/p>\n<p><strong>Lo\u00efs<\/strong><br \/>\n(2 Timoth\u00e9e 1.5)<\/p>\n<p>Lo\u00efs \u00e9tait la grand-m\u00e8re de Timoth\u00e9e par sa m\u00e8re, Eunice.<\/p>\n<p>Son histoire est r\u00e9sum\u00e9e dans une lettre de Paul \u00e0 Timoth\u00e9e : \u201c<em>Je me souviens de ta foi sinc\u00e8re, qui \u00e9tait vivante d\u2019abord dans ta grand-m\u00e8re Lo\u00efs et dans ta m\u00e8re Eunice, et qui, j\u2019en suis s\u00fbr, est encore en toi<\/em>\u201d (2 Tim. 1:5, NET). 10 Paul cherche \u00e0 \u00eatre r\u00e9confort\u00e9 par deux choses : sa propre conscience claire, fond\u00e9e et confiante dans la foi de ses anc\u00eatres ; et la foi sinc\u00e8re de Timoth\u00e9e, fond\u00e9e sur la formation de sa m\u00e8re et de sa grand-m\u00e8re. Ce court texte refl\u00e8te le pouvoir des g\u00e9n\u00e9rations \u00e0 transmettre des valeurs. Le texte refl\u00e8te \u00e9galement le pouvoir de la m\u00e9moire. Paul n\u2019est pas pr\u00e9sent avec Lo\u00efs, mais sa foi, vue \u00e0 travers Eunice et Timoth\u00e9e, \u00e9tait \u201cvivante\u201d et est un r\u00e9confort et une joie quand il s\u2019en souvient.<\/p>\n<p>Notre vie sur terre est courte, et nous cherchons par tous les moyens \u00e0 la vivre pour Dieu pendant le temps dont nous disposons. Mais le plus important est peut-\u00eatre la fa\u00e7on dont on se souvient de nous et l\u2019influence que nous avons sur les g\u00e9n\u00e9rations qui nous suivent. Cette influence sera plus profonde si notre foi est profonde, authentique et \u201cvivante\u201d. Imaginez : une fois que nous serons partis, ceux qui nous suivront pourront se souvenir de nous et \u00eatre r\u00e9confort\u00e9s et remplis de joie. Imaginez encore : la foi dont ils se souviennent les encourage \u00e0 faire un plus grand travail. La vie de Lo\u00efs r\u00e9v\u00e8le \u00e9galement le pouvoir des \u00c9critures et d\u2019un bon enseignant. Paul dit \u00e0 Timoth\u00e9e : \u201c<em>Toi, demeure dans les choses que tu as apprises, et reconnues certaines, sachant de qui tu les as apprises; 15d\u00e8s ton enfance, tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage \u00e0 salut par la foi en J\u00e9sus-Christ. 16Toute \u00c9criture est inspir\u00e9e de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, 17afin que l\u2019homme de Dieu soit accompli et propre \u00e0 toute bonne oeuvre<\/em>.\u201d (2 Timoth\u00e9e 3.14-17). 11<\/p>\n<p>Quelles le\u00e7ons puissantes nous pouvons tirer de l\u2019\u00e9tude des femmes et des hommes dans la Bible. Cependant, nous devons faire plus que simplement lire les versets. Nous pouvons consulter des dictionnaires et des commentaires bibliques pour en savoir plus sur les personnes dont nous parlons. Dans ces livres, nous pouvons trouver plus d\u2019informations sur la culture ou l\u2019\u00e9poque dans laquelle la personne a v\u00e9cu. Et enfin, le Saint-Esprit nous montrera comment appliquer ces v\u00e9rit\u00e9s \u00e0 notre propre vie.<\/p>\n<p>J\u2019ai appr\u00e9ci\u00e9 d\u2019utiliser ma Bible des femmes pendant toutes ces ann\u00e9es. D\u2019ailleurs, de nombreuses femmes m\u2019ont dit la m\u00eame chose. J\u2019ai rencontr\u00e9 un jour une s\u0153ur dont la Bible des femmes \u00e9tait tr\u00e8s us\u00e9e par un usage fr\u00e9quent. Elle m\u2019a dit qu\u2019elle lisait sa Bible plusieurs fois par jour et qu\u2019elle \u00e9tait fortifi\u00e9e par ce qu\u2019elle lisait. Quelle le\u00e7on pour nous tous !<\/p>\n<p>De\u00a0<strong>Heather Dawn-Small<\/strong>, responsable des Minist\u00e8res des Femmes \u00e0 la Conf\u00e9rence g\u00e9n\u00e9rale<br \/>\nSource :\u00a0<a href=\"https:\/\/www.adventistreview.org\/2107-22\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">www.adventistreview.org\/2107-22<\/a><br \/>\nTraduction : Eunice Goi<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lorsque nous pensons aux femmes dans la Bible, nous pensons souvent \u00e0 des femmes connues comme Esther, Ruth, Rahab, Marie, D\u00e9borah, etc. Ici, nous nous concentrons sur six d\u2019entre elles, dont trois sont plus connues et trois moins populaires, trois de l\u2019\u00e9poque de l\u2019Ancien Testament et trois du Nouveau Testament. 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