{"id":2054,"date":"2020-03-17T07:13:57","date_gmt":"2020-03-17T07:13:57","guid":{"rendered":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/?p=2054"},"modified":"2020-03-17T21:53:29","modified_gmt":"2020-03-17T21:53:29","slug":"le-chagrin-et-son-depassement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/le-chagrin-et-son-depassement\/","title":{"rendered":"Le chagrin et son d\u00e9passement"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<div class=\"wrapper\">\n<p class=\"byline\">Dwight K. Nelson<\/p>\n<p>Cesserons-nous jamais d\u2019avoir mal ? Pendant des semaines, nos t\u00e9l\u00e9visions nous ont fait revivre sans arr\u00eat le choc, le d\u00e9chirement, l\u2019accablement et la douleur que nous a inflig\u00e9s le terrorisme qui s\u2019est abattu, le 11 septembre (2001), sur les villes de New York et de Washington et sur la campagne de Pennsylvanie, avec ses retomb\u00e9es aux Etats-Unis, en Afghanistan et ailleurs dans le monde. Nous avons m\u00eal\u00e9 nos larmes \u00e0 celles des gens qui, sans honte et parfois sans retenue, pleuraient devant les cam\u00e9ras \u00e0 l\u2019\u00e9vocation des disparus dont la perte leur brisait le c\u0153ur.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Le jeudi soir suivant ce mardi de terreur, je rendais visite \u00e0 mon fils Kirk, dans son appartement. L\u00e0, sur l\u2019\u00e9cran de la t\u00e9l\u00e9vision, nous les avons vus en longue file, agripp\u00e9s aux photos de leurs \u00eatres chers pr\u00e9sents dans le World Trade Center au moment o\u00f9 ses tours avaient \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9es avant de s\u2019effondrer\u00a0: hommes et femmes, jeunes et vieux, sanglotant dans l\u2019objectif des m\u00e9dias sans renoncer \u00e0 l\u2019espoir d\u2019obtenir la moindre bribe d\u2019information sur la situation de leurs \u00e9poux ou fianc\u00e9s, fr\u00e8res ou s\u0153urs, parents ou enfants. J\u2019ignore comment le reporter s\u2019y prenait pour rester calme et pour tendre son micro vers ces visages ruisselants de larmes. M\u00eame le pr\u00e9sident des Etats-Unis s\u2019\u00e9tait laiss\u00e9 gagner par l\u2019\u00e9motion, en direct, face \u00e0 l\u2019immensit\u00e9 de cette horrible trag\u00e9die.<\/p>\n<p><strong>Cesserons-nous jamais d\u2019avoir mal\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Les mois ont pass\u00e9 et nous avons appris qu\u2019il avait suffi d\u2019une poign\u00e9e de secondes, \u00e9gren\u00e9es au rythme d\u2019une coordination diabolique, pour que la vie telle que nous la connaissions sur cette plan\u00e8te ait pu se retrouver irr\u00e9m\u00e9diablement chang\u00e9e, d\u00e9finitivement alt\u00e9r\u00e9e. Des \u00e9v\u00e9nements et des situations que nous tenions jusqu\u2019alors pour impossibles ou, \u00e0 tout le moins, invraisemblables et improbables peuvent, nous le savons d\u00e9sormais, \u00eatre impuls\u00e9s et lanc\u00e9s sur un cours irr\u00e9versible \u2014 et rien ni personne ne peut les arr\u00eater. Explorant le deuil national ainsi provoqu\u00e9 et cherchant \u00e0 le d\u00e9passer, nous ne pouvons que mesurer l\u2019\u00e9tendue de notre perte, l\u2019amertume des le\u00e7ons re\u00e7ues\u00a0!<\/p>\n<p>Si le chr\u00e9tien laisse son regard s\u2019attarder en silence sur un des clich\u00e9s tragiques pris le 11 septembre, celui de la boule de feu orange projet\u00e9e par l\u2019explosion du k\u00e9ros\u00e8ne derri\u00e8re la seconde tour jumelle, dix probl\u00e9matiques s\u2019imposent alors \u00e0 l\u2019esprit\u00a0: (1) celle de l\u2019amour divin\u00a0; (2) celle de la haine humaine\u00a0; (3) celle de la personnalit\u00e9 du Seigneur\u00a0; (4) celle du salut du monde\u00a0; (5) celle de l\u2019\u00e9tat de l\u2019Eglise\u00a0; (6) celle de la vengeance et du ch\u00e2timent\u00a0; (7) celle de la mis\u00e9ricorde et du pardon\u00a0; (8) celle de la fin du monde\u00a0; (9) celle du retour du Christ\u00a0; (10) celle de l\u2019incapacit\u00e9 de l\u2019homme \u00e0 r\u00e9soudre ses probl\u00e8mes les plus profonds et les plus frustrants. Dix probl\u00e9matiques qu\u2019on ne peut \u00e9luder et qui restent cause de perplexit\u00e9 pour le chr\u00e9tien qui s\u2019interroge.<\/p>\n<h2>O\u00f9 Dieu \u00e9tait-il donc\u00a0?<\/h2>\n<p>Peut-\u00eatre est-ce la question dont l\u2019acuit\u00e9 est la plus grande\u00a0:\u00a0<em>o\u00f9 \u00e9tait Dieu le 11 septembre\u00a0?<\/em><\/p>\n<p>Pour chercher la r\u00e9ponse, songeons aux paroles d\u2019un proph\u00e8te ancien, illustr\u00e9es par le r\u00e9cit d\u2019un incident survenu en Chine, il y a bien longtemps\u00a0: un groupe de paysans en qu\u00eate de terres nouvelles avait d\u00e9couvert une vaste plaine id\u00e9alement plac\u00e9e entre les pentes rocheuses d\u2019une montagne et le littoral de la mer de Chine \u2014 un terrain limoneux convenant parfaitement \u00e0 la riziculture. Ils d\u00e9cid\u00e8rent de b\u00e2tir leur village en hauteur, sur un promontoire rocheux d\u2019o\u00f9 ils pouvaient contempler ce territoire nouveau et les ondes bleues de la mer.<\/p>\n<p>Le village construit en hauteur, le riz plant\u00e9 en contrebas, la vie, enfin, leur offrait une promesse et une esp\u00e9rance toutes neuves.<\/p>\n<p>Un apr\u00e8s-midi d\u2019\u00e9t\u00e9, alors que la plupart des villageois \u00e9taient aux champs, une des femmes rest\u00e9es dans la bourgade leva la t\u00eate de son ouvrage et jeta un coup d\u2019\u0153il vers la mer. Son regard se porta de plus en plus loin, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019horizon lointain. Elle put alors distinguer, avec une crispation de peur, une mena\u00e7ante et massive ondulation \u00e0 la surface de l\u2019eau \u2014 ce que les Japonais appellent\u00a0<em>tsunami<\/em>\u00a0: un raz-de-mar\u00e9e. Loin, tr\u00e8s loin, un glissement des plaques tectoniques au fond de l\u2019oc\u00e9an avait donn\u00e9 naissance \u00e0 cette muraille liquide qui se pr\u00e9cipitait, encore silencieusement, vers la c\u00f4te.<\/p>\n<p>D\u2019abord fig\u00e9e, consciente que tous les villageois, ignorants du danger, r\u00e9coltaient le riz le long du littoral sans deviner que leur petit monde et leurs vies \u00e9taient menac\u00e9s par un d\u00e9sastre prochain, par une mort imminente, elle se rendit compte que le\u00a0<em>tsunami<\/em>\u00a0approchant allait an\u00e9antir tous ceux qui travaillaient dans les rizi\u00e8res, \u00e0 moins qu\u2019elle ne puisse les avertir \u00e0 temps.<\/p>\n<p>Elle appela les rares habitants du village rest\u00e9s avec elle sur la montagne. Pris de panique, ils se mirent tous \u00e0 hurler et \u00e0 agiter les bras pour attirer l\u2019attention de leurs familles et des enfants au-dessous d\u2019eux. Vains efforts\u00a0! Leurs destinataires \u00e9taient bien trop loin. Face au\u00a0<em>tsunami<\/em>\u00a0galopant vers la c\u00f4te, ils n\u2019avaient pas non plus le temps de d\u00e9valer la pente. Ils devaient attirer imm\u00e9diatement l\u2019attention des autres, sinon tous \u00e9taient perdus\u00a0!<\/p>\n<p>Il leur fallait du spectaculaire pour se faire remarquer de leurs familles en danger. Ils l\u2019ont vite trouv\u00e9. Le prix \u00e0 payer serait terrible, mais pour sauver les leurs du raz-de-mar\u00e9e, il fallait l\u2019acquitter.<\/p>\n<p>En quelques gestes vifs, ils se sont empar\u00e9s des tisons sur les foyers de cuisine et ont mis le feu aux toits de chaume de leurs propres maisons. L\u2019une apr\u00e8s l\u2019autre, les habitations sur la montagne ont explos\u00e9 en un bouquet de flammes oranges et en grosses volutes de fum\u00e9e noire. Et l\u2019un apr\u00e8s l\u2019autre, les villageois courb\u00e9s sur la rizi\u00e8re en contrebas ont sursaut\u00e9 en levant la t\u00eate. Voyant l\u2019incendie, tous ceux qui se trouvaient dans la plaine ont abandonn\u00e9 leur t\u00e2che pour remonter sur la montagne et sauver leurs maisons en feu.<\/p>\n<p>Quand ils sont enfin arriv\u00e9s \u00e0 bout de souffle sur le plateau, la femme et ses voisins les attendaient et ont, avec gravit\u00e9, tendu le bras vers la mer. Les cultivateurs se sont retourn\u00e9s, juste \u00e0 temps pour voir le mur rugissant des flots effacer les terres cultiv\u00e9es sur lesquelles ils travaillaient encore quelques instants auparavant.<\/p>\n<p>Il avait fallu une catastrophe pour les avertir d\u2019un danger bien plus grave encore.<\/p>\n<p>Ecoutons maintenant le proph\u00e8te Esa\u00efe\u00a0: \u00ab\u00a0Aussi nous t\u2019attendons, \u00f4 Eternel, sur la voie de tes jugements\u00a0; notre \u00e2me soupire apr\u00e8s ton nom et apr\u00e8s ton souvenir. Mon \u00e2me te d\u00e9sire pendant la nuit. Et mon esprit te cherche au-dedans de moi\u00a0; car lorsque tes jugements s\u2019exercent sur la terre, les habitants du monde apprennent la justice.\u00a0\u00bb (Esa\u00efe 26.8,9)<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Car lorsque tes jugements s\u2019exercent sur la terre, les habitants du monde apprennent la justice\u00a0\u00bb signifie, quand on l\u2019interpr\u00e8te\u00a0: lorsque tes jugements s\u2019exercent sur la terre, alors la direction de la s\u00e9curit\u00e9 et du salut se trouve indiqu\u00e9e aux habitants du monde.\u00a0<em>Parce qu\u2019il est des moments d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9s o\u00f9 il faut une catastrophe pour avertir les humains d\u2019un d\u00e9sastre tout proche et bien plus grave encore.<\/em><\/p>\n<h2>Avertissement<\/h2>\n<p>Vous vous demandez o\u00f9 je veux en venir et si je crois vraiment que ceux qui ont d\u00e9tourn\u00e9 les avions du 11 septembre accomplissaient une sorte de mission divine \u2014 que le Dieu tout-puissant les avait envoy\u00e9s comme une sentence \u00e0 appliquer aux Etats-Unis\u00a0? Certes non\u00a0!<\/p>\n<p>Seule une pens\u00e9e perverse pourrait tenter d\u2019attribuer l\u2019origine de cette attaque au Dieu d\u2019amour qui est le P\u00e8re de l\u2019humanit\u00e9. J\u00e9sus a eu mille fois raison quand il a proclam\u00e9\u00a0: \u00ab\u00a0C\u2019est un ennemi qui a fait cela.\u00a0\u00bb (Matthieu 13.28) Pas un ennemi venant de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de l\u2019oc\u00e9an, mais un ennemi qui a franchi les ab\u00eemes du temps, un archange d\u00e9chu, connu sous les noms de Lucifer et de Satan, ce vieux serpent nomm\u00e9 \u00ab\u00a0le diable\u00a0\u00bb. Apr\u00e8s ces derniers mois, rendons-lui justice, en reprenant les fortes paroles de l\u2019ap\u00f4tre Jean\u00a0: \u00ab\u00a0Mais quel malheur pour vous, terre et mer\u00a0! Le diable est descendu vers vous, plein de fureur, car il sait qu\u2019il lui reste tr\u00e8s peu de temps.\u00a0\u00bb (Apocalypse 12.12)<\/p>\n<p>D\u00e8s les tout premiers instants du monde, le diable a su qu\u2019il lui restait tr\u00e8s peu de temps \u2014 un bref instant d\u2019insanit\u00e9 sur fond d\u2019\u00e9ternit\u00e9. Et d\u00e8s ces tout premiers instants du monde, dans le jardin d\u2019Eden encore vierge et intact, ce sombre archange d\u00e9chu a d\u00e9clar\u00e9 sa guerre non seulement aux cieux mais aussi \u00e0 la terre. Et ses victimes, ce sont vous et moi, New York et Washington, le monde entier aussi\u00a0! Car s\u2019il est un point sur lequel les politiciens et les experts m\u00e9diatiques ne se trompent pas, c\u2019est que\u00a0<em>nous sommes en guerre\u00a0!<\/em><\/p>\n<h2>Une guerre cosmique<\/h2>\n<p>Qu\u2019il soit bien clair, cependant, que pour le chr\u00e9tien\u00a0<em>il ne s\u2019agit pas<\/em>\u00a0d\u2019une guerre contre les Arabes ou contre l\u2019islam ou contre l\u2019Afghanistan ou les \u00e9trangers, ni m\u00eame contre les terroristes. Car nous sommes tous, habitants de la terre, pris entre les deux feux d\u2019une guerre cosmique aux dimensions \u00e0 proprement parler universelles\u00a0: \u00ab\u00a0Alors une bataille s\u2019engagea dans le ciel. Michel et ses anges combattirent le dragon, et celui-ci se battit contre eux avec ses anges. Mais le dragon fut vaincu et ses anges et lui n\u2019eurent plus la possibilit\u00e9 de rester dans le ciel. L\u2019\u00e9norme dragon fut jet\u00e9 dehors. C\u2019est lui le serpent ancien, appel\u00e9 le diable ou Satan, qui trompe le monde entier. Il fut jet\u00e9 sur la terre, et ses anges avec lui.\u00a0\u00bb (Apocalypse 12.7-9)<\/p>\n<p>Une fois de plus, le 11 septembre 2001, le diable et ses anges nous ont, pour ainsi dire, d\u00e9clar\u00e9 la guerre\u00a0! Nous sommes en guerre, une guerre cosmique dont l\u2019enjeu est l\u2019all\u00e9geance et la loyaut\u00e9 de tous les habitants du globe terrestre.<\/p>\n<p>Et Dieu, o\u00f9 \u00e9tait-il quand nous avons eu besoin de lui le 11 septembre\u00a0? A l\u2019endroit o\u00f9 il se trouvait d\u00e9j\u00e0 en un fatidique vendredi, il y a bien longtemps, drap\u00e9 dans l\u2019obscurit\u00e9 du Calvaire, aupr\u00e8s de son Fils en train de mourir seul. J\u00e9sus \u00e9tait ce jour-l\u00e0 envelopp\u00e9 d\u2019une nuit \u00e9touffante, tout comme les milliers de gens qui ont p\u00e9ri le 11 septembre. Mais eux ne sont pas morts seuls. Car \u00e0 leur c\u00f4t\u00e9, le m\u00eame P\u00e8re au c\u0153ur bris\u00e9 qui \u00e9tait au Calvaire se tenait dans les tourbillons de d\u00e9bris et les explosions provoqu\u00e9s par les diaboliques attaques du 11 septembre. Le Calvaire nous a appris que le Dieu de v\u00e9rit\u00e9 se tient toujours aux c\u00f4t\u00e9s des victimes.<\/p>\n<p>Mais notre libert\u00e9 d\u2019\u00eatres humains lui est si pr\u00e9cieuse qu\u2019il\u00a0<em>autorise<\/em>\u00a0l\u2019accomplissement de nos choix \u2014 du libre choix, en l\u2019occurrence, d\u2019un petit groupe d\u2019hommes habit\u00e9s par le mal \u2014 parfois m\u00eame (comme ce fut alors le cas) jusque dans leurs aboutissements les plus destructeurs, les plus tragiques. Dieu pourrait, certes, faire de chacun de nous un robot qui ne r\u00e9pondrait qu\u2019\u00e0 ses ordres. Mais des automates ne sauraient l\u2019aimer en retour, alors que ce c\u0153ur d\u2019un amour infini a soif de l\u2019amour qu\u2019on peut lui rendre.<\/p>\n<p>Voil\u00e0 pourquoi il est dans l\u2019obligation de nous accorder non seulement le droit de lui dire oui, mais aussi celui de lui dire non.<\/p>\n<p>C\u2019est ainsi que, le 11 septembre 2001, quelques hommes lui ont dit non. Et des mois plus tard, l\u2019Am\u00e9rique continue de souffrir et de pleurer, tout comme Dieu le P\u00e8re a pleur\u00e9 aupr\u00e8s de la croix de son Fils mourant, sacrifi\u00e9 pour assurer \u00e0 chaque c\u0153ur humain le droit de dire oui au Sauveur et non \u00e0 Lucifer, ce diabolique terroriste.<\/p>\n<p>Ne tentons pas de rendre le Dieu du vendredi saint responsable de cet horrible mardi de septembre 2001, lui dont les pieds portent toujours les stigmates des clous comme ils les portaient quand, le dimanche venu, il surgit du tombeau, affirmant \u00e0 jamais le droit de Dieu \u00e0 avoir\u00a0<em>le dernier mot<\/em>. Qu\u2019il l\u2019ait, nous en sommes convaincus\u00a0! Pour les habitants de la terre en proie \u00e0 tant de souffrances,\u00a0<em>Dieu aura le dernier mot<\/em>\u00a0et ce, peut-\u00eatre, plus t\u00f4t que nous ne l\u2019avions jamais envisag\u00e9 avant le 11 septembre. Il se pourrait bien que le retour du vrai vainqueur du Calvaire \u2014 le retour de J\u00e9sus \u2014 devance de beaucoup nos plus folles esp\u00e9rances\u00a0!<\/p>\n<p>Mais revenons aux paroles d\u2019Esa\u00efe (26.9), dont une traduction en anglais (<em>The New Living Translation<\/em>) interpr\u00e8te les derniers mots en ces termes\u00a0: ce n\u2019est que lorsque tes jugements s\u2019exerceront sur la terre que \u00ab\u00a0les gens se d\u00e9tourneront du mal et feront ce qui est juste\u00a0\u00bb.\u00a0<em>Voici en effet qu\u2019arrivent des temps d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9s, durant lesquels il ne faudra rien moins que des catastrophes pour attirer notre attention et pour nous avertir de la menace d\u2019une destruction encore bien pire et toute proche<\/em>, comme ce fut le cas pour les villageois chinois, dans leur plaine littorale.<\/p>\n<p>Se pourrait-il que nous soyons nous aussi \u2014 j\u2019entends par l\u00e0 vous et moi personnellement \u2014 en train de travailler ou de nous distraire dans l\u2019ignorance totale du d\u00e9sastre tout proche pr\u00eat \u00e0 s\u2019abattre sur notre terre\u00a0? Se pourrait-il qu\u2019\u00e0 l\u2019horizon lointain s\u2019avance un cataclysme imminent, qui d\u00e9truira la terre enti\u00e8re \u2014 une catastrophe approchant \u00e0 grande vitesse mais ne pouvant encore \u00eatre per\u00e7ue que par celui qui, de sa hauteur divine, est aussi le seul \u00e0 tout voir et \u00e0 tout savoir\u00a0? Se pourrait-il alors que ce que nous entendons, vous et moi, au-dessus du bruit et de la fureur de la calamit\u00e9 de septembre 2001, soit la voix et les pleurs de celui qui plaide pour nous et cherche d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment \u00e0 attirer notre attention, \u00e0 nous \u00e9veiller de notre stupeur, \u00e0 nous avertir d\u2019une fin imminente, lui qui dut, en fait, mettre le feu \u00e0 sa propre maison pour que nous lui pr\u00eations attention\u00a0?<\/p>\n<p>Mais se pourrait-il aussi que le Dieu qui ne d\u00e9sire point que quiconque p\u00e9risse (voir 2 Pierre 3.9) ne veuille pas non plus laisser cette folie perdurer jusqu\u2019\u00e0 ce que tous aient p\u00e9ri\u00a0? Se pourrait-il que ce qui tient lieu de maisons incendi\u00e9es au flanc de la montagne plan\u00e9taire ne soit rien d\u2019autre qu\u2019un appel d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 de celui qui nous enjoint avec passion de fuir le d\u00e9sastre approchant\u00a0?<\/p>\n<h2>L\u2019appel de Dieu<\/h2>\n<p>Dieu nous appelle. Tout au long de l\u2019histoire, c\u2019est plut\u00f4t\u00a0<em>nous<\/em>\u00a0qui faisions appel \u00e0 lui en d\u00e9sespoir de cause. Mais ce pourrait-il que\u00a0<em>cette<\/em>\u00a0fois-ci ce soit\u00a0<em>lui<\/em>\u00a0qui\u00a0<em>nous<\/em>\u00a0appelle en dernier ressort\u00a0? Pourquoi\u00a0? Parce que, peut-\u00eatre, la muraille \u00e9crasante pr\u00eate \u00e0 nous an\u00e9antir tous est bien plus proche que nous ne l\u2019avons jamais encore imagin\u00e9\u00a0!<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Mon \u00e2me te d\u00e9sire pendant la nuit. Et mon esprit te cherche au-dedans de moi\u00a0; car lorsque tes jugements s\u2019exercent sur la terre, les habitants du monde apprennent la justice.\u00a0\u00bb (Esa\u00efe 26.9)<\/p>\n<p>Rien d\u2019\u00e9tonnant \u00e0 ce que Dieu s\u2019\u00e9crie comme il le fait, quelques pages plus loin dans le livre d\u2019Esa\u00efe\u00a0: \u00ab\u00a0Tournez-vous vers moi et soyez sauv\u00e9s, vous, tous les confins de la terre, car c\u2019est moi qui suis Dieu, il n\u2019y en a pas d\u2019autre.\u00a0\u00bb (Esa\u00efe 45.22) Dominant la cacophonie de nos vies fr\u00e9n\u00e9tiques et de nos d\u00e9bats intellectuels, le cri de Dieu qui vous appelle ne vous parvient-il pas\u00a0? \u00ab\u00a0Tournez-vous vers moi et soyez sauv\u00e9s\u00a0!\u00a0\u00bb dit-il. Le ferezvous\u00a0?<\/p>\n<p>Un \u00e9tudiant de l\u2019universit\u00e9 Andrews, o\u00f9 je suis pasteur, est all\u00e9 suivre pendant un an les cours d\u2019une universit\u00e9 de J\u00e9rusalem. Le lendemain de la trag\u00e9die du 11 septembre, il a envoy\u00e9 \u00e0 ses parents un courriel qu\u2019ils m\u2019ont fait lire. Dans ce message, Isaac Oliver d\u00e9crit l\u2019atmosph\u00e8re oppressante r\u00e9gnant alors \u00e0 J\u00e9rusalem\u00a0: \u00ab\u00a0Aujourd\u2019hui, en cours, nous avons chant\u00e9 \u201cQue nous vienne la paix\u201d. Le professeur a dit que, lorsque des horreurs du m\u00eame genre se produisent ici, on dit\u00a0: \u201cQue vienne le Messie\u201d, parce que lorsqu\u2019il viendra il y aura la paix.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Ce professeur a raison. En outre, Isaac termine son courriel en \u00e9voquant la visite guid\u00e9e du Pentagone qu\u2019il fit l\u2019\u00e9t\u00e9 dernier, donc avant le 11 septembre, avec sa m\u00e8re et des amis. Il se souvient combien sa m\u00e8re se sentait peu en s\u00e9curit\u00e9 au beau milieu de cet immense complexe militaire, m\u00eame s\u2019il s\u2019agissait du Pentagone. Quand elle a demand\u00e9 \u00e0 leur guide si c\u2019\u00e9tait vraiment un lieu s\u00fbr, cet officier s\u2019est retourn\u00e9, altier, pour annoncer, tout sourire\u00a0: \u00ab\u00a0Madame, vous \u00eates \u00e0 l\u2019endroit le plus s\u00fbr au monde\u00a0!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Qui aurait pu savoir, \u00e0 ce moment-l\u00e0\u00a0?<\/p>\n<p>L\u2019image du Pentagone \u00e9ventr\u00e9 le 11 septembre est un triste rappel qu\u2019en r\u00e9alit\u00e9 l\u2019endroit le plus s\u00fbr du monde ne se trouve nulle part sur la terre. Car ce n\u2019est pas un lieu, mais une personne. \u00ab\u00a0Tournez- vous vers moi et soyez sauv\u00e9s, vous, tous les confins de la terre\u00a0!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Celui qui pronon\u00e7a ces paroles est bient\u00f4t de retour, ce qui veut dire que, s\u2019il y a jamais eu un moment idoine pour se tourner vers lui, ou pour revenir \u00e0 lui, sans l\u2019ombre d\u2019un doute c\u2019est maintenant. N\u2019est-ce pas aussi votre avis\u00a0?<\/p>\n<p>Alors, le ferez-vous\u00a0?<\/p>\n<p class=\"about\">Dwight K. Nelson (doctorat en minist\u00e8re pastoral, universit\u00e9 Andrews) est le pasteur principal de l\u2019\u00e9glise Pioneer Memorial, sur le campus de l\u2019universit\u00e9 Andrews, Berrien Springs, Michigan, Etats-Unis.<\/p>\n<h2>Citation recommand\u00e9e<\/h2>\n<p>Dwight K. Nelson, \u00ab Le chagrin et son d\u00e9passement \u00bb,\u00a0<i>Dialogue<\/i> 14 (2002\/1), p. 5-7, 16<\/p>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<footer>\n<div class=\"wrapper\"><a href=\"https:\/\/education.adventist.org\/amicus\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">\u00a9 Comit\u00e9 pour les \u00e9tudiants et dipl\u00f4m\u00e9s universitaires adventistes (CEDUA)<\/a>, 2014 &#8211; 2020 \u00a0\u00a0|\u00a0\u00a0\u00a0<a href=\"https:\/\/dialogue.adventist.org\/fr\/confidentialite\">Confidentialit\u00e9<\/a><\/div>\n<\/footer>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Dwight K. Nelson Cesserons-nous jamais d\u2019avoir mal ? Pendant des semaines, nos t\u00e9l\u00e9visions nous ont fait revivre sans arr\u00eat le choc, le d\u00e9chirement, l\u2019accablement et la douleur que nous a inflig\u00e9s le terrorisme qui s\u2019est abattu, le 11 septembre (2001), sur les villes de New York et de Washington et sur la campagne de [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":57,"featured_media":2061,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[220,218],"tags":[908,843],"aioseo_notices":[],"post_mailing_queue_ids":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2054"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/users\/57"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2054"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2054\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2061"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2054"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2054"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2054"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}