{"id":2009,"date":"2020-03-04T06:47:11","date_gmt":"2020-03-04T06:47:11","guid":{"rendered":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/?p=2009"},"modified":"2020-03-04T06:47:11","modified_gmt":"2020-03-04T06:47:11","slug":"les-sinistres-secrets-de-lalcool","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/les-sinistres-secrets-de-lalcool\/","title":{"rendered":"Les sinistres secrets de l\u2019alcool"},"content":{"rendered":"<p><main class=\"layout-version-1\"><\/p>\n<div class=\"wrapper\">\n<p class=\"byline\">John F. Ashton<\/p>\n<p class=\"subhead\">La recherche scientifique montre que les dangers de l\u2019alcool sont trop omnipr\u00e9sents pour qu\u2019on les ignore<\/p>\n<p>Les messages v\u00e9hicul\u00e9s par la publicit\u00e9 et par le cin\u00e9ma \u00e0 propos de l\u2019alcool divergent fortement de ses effets r\u00e9els sur nos corps et dans la soci\u00e9t\u00e9. Personne n\u2019informe les jeunes des sinistres secrets de l\u2019alcool, alors que leurs cerveaux et leurs d\u00e9sirs sont la cible de campagnes m\u00e9diatiques bien orchestr\u00e9es. On ne leur dit pas, par exemple, que l\u2019alcool a la capacit\u00e9 de f\u00e9miniser les hommes. \u00c0 l\u2019oppos\u00e9 de ce que les publicit\u00e9s voudraient nous faire croire, plus un homme boit d\u2019alcool, moins son corps produira de testost\u00e9rone, l\u2019hormone masculine. En fait, l\u2019alcool stimule la production, par le foie, d\u2019un enzyme qui la convertit en \u0153strog\u00e8ne, hormone f\u00e9minine<sup>1<\/sup>. C\u2019est pourquoi les grands buveurs peuvent voir leurs seins se d\u00e9velopper, leurs cheveux tomber et des d\u00e9p\u00f4ts adipeux de type f\u00e9minin se cr\u00e9er.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Vous a-t-on jamais parl\u00e9, avant aujourd\u2019hui, de cette cons\u00e9quence de l\u2019alcool\u00a0? Avez-vous jamais vu des \u00e9tiquettes coll\u00e9es sur les publicit\u00e9s macho pour la bi\u00e8re ou sur les canettes de bi\u00e8re, avertissant qu\u2019une consommation excessive de ce produit peut entra\u00eener la f\u00e9minisation des hommes\u00a0? Cette cons\u00e9quence ne serait-elle pas le contraire m\u00eame de ce que veulent dire nombre de publicit\u00e9s pour la bi\u00e8re, qui impliquent que c\u2019est ce que boivent les \u00ab vrais hommes\u00a0\u00bb\u00a0? Or cet effet f\u00e9minisant de l\u2019alcool est connu depuis des ann\u00e9es. Une recherche men\u00e9e avec les mots cl\u00e9s \u00ab alcool et f\u00e9minisation\u00a0\u00bb\u00a0sur la base de donn\u00e9es de recherche m\u00e9dicale de la Biblioth\u00e8que nationale de m\u00e9decine des \u00c9tats-Unis http:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/entrez\/query fait appara\u00eetre un certain nombre d\u2019\u00e9tudes sur cet aspect de l\u2019alcool. Pourquoi, alors, ne nous en a-t-on jamais parl\u00e9\u00a0?<\/p>\n<h2>Effets de l\u2019alcool sur la virilit\u00e9<\/h2>\n<p>Mais il y a encore beaucoup \u00e0 dire sur cet aspect sinistre de l\u2019alcool. Certaines des \u00e9tudes d\u00e9couvertes par la recherche pr\u00e9cit\u00e9e r\u00e9v\u00e8lent que, lorsqu\u2019on a expos\u00e9 \u00e0 l\u2019alcool (en le m\u00ealant \u00e0 leur alimentation) des rates enceintes, elles ont produit des petits m\u00e2les f\u00e9minis\u00e9s. Au cours d\u2019une exp\u00e9rience, les rejetons m\u00e2les (et devenus adultes) de m\u00e8res ayant consomm\u00e9, soit des aliments d\u00e9pourvus d\u2019alcool, soit d\u2019autres contenant 5 % d\u2019alcool, ont \u00e9t\u00e9 rel\u00e2ch\u00e9s \u00e0 proximit\u00e9 d\u2019une femelle r\u00e9ceptive et d\u2019un m\u00e2le, tous deux encag\u00e9s. Les rats du groupe de contr\u00f4le dont les m\u00e8res n\u2019avaient pas absorb\u00e9 d\u2019alcool ont consacr\u00e9 29 % de leur temps \u00e0 la femelle r\u00e9ceptive contre 13 % au m\u00e2le, alors que les rats issus de m\u00e8res expos\u00e9es \u00e0 l\u2019alcool ont consacr\u00e9 la m\u00eame proportion (20 %) de leur temps au m\u00e2le comme \u00e0 la femelle r\u00e9ceptive<sup>2<\/sup>. Dans une autre \u00e9tude, on a pu observer que 44 % des rats m\u00e2les expos\u00e9s \u00e0 l\u2019alcool pendant leur gestation n\u2019arrivaient pas \u00e0 \u00e9jaculer en s\u2019accouplant avec une femelle r\u00e9ceptive, bien qu\u2019ils soient dot\u00e9s d\u2019organes g\u00e9nitaux tout \u00e0 fait normaux<sup>3<\/sup>. De r\u00e9centes \u00e9tudes zoologiques ont confirm\u00e9 le fait que l\u2019exposition pr\u00e9natale \u00e0 l\u2019alcool peut donner lieu \u00e0 un comportement sexuel anormal, ce que l\u2019on peut expliquer en se basant sur la m\u00e9canique de la testost\u00e9rone<sup>4<\/sup>. Ces d\u00e9couvertes en mati\u00e8re de comportement animal sugg\u00e8rent l\u2019existence de questions soci\u00e9tales tr\u00e8s d\u00e9licates, que beaucoup de gens dont les int\u00e9r\u00eats sont en jeu ne souhaitent pas voir discut\u00e9es.<\/p>\n<p>Le c\u00f4t\u00e9 sinistre de l\u2019alcool ne se limite pas \u00e0 cela. Nous avons \u00e0 peine commenc\u00e9 d\u2019en exposer les sombres secrets. Chez la femme, la consommation d\u2019alcool pendant la grossesse peut aboutir au syndrome d\u2019alcoolisme f\u0153tal (SAF) de l\u2019enfant, qui peut donner des malformations d\u2019organes, y compris le c\u0153ur, le syst\u00e8me nerveux central, les organes g\u00e9nitaux et le cerveau<sup>5<\/sup>. En fait, voil\u00e0 20 ans qu\u2019on a reconnu que le SAF est la cause premi\u00e8re de la d\u00e9t\u00e9rioration intellectuelle affectant la culture occidentale<sup>6<\/sup>.<\/p>\n<h2>Alcool et grossesse<\/h2>\n<p>Les jeunes hommes qui boivent ne sont pas non plus prot\u00e9g\u00e9s du risque d\u2019engendrer une prog\u00e9niture difforme. D\u00e8s le d\u00e9but des ann\u00e9es 1930, dans son manuel pour les mamans et futures mamans (intitul\u00e9 \u00ab Tout sur le b\u00e9b\u00e9\u00a0\u00bb) le Dr Belle Wood Comstock observait que les enfants de p\u00e8res alcooliques pr\u00e9sentaient souvent des signes de d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence aussi bien mentale que physique. Cela pouvait s\u2019expliquer, selon elle, en partant de l\u2019hypoth\u00e8se, presque impossible \u00e0 croire, que l\u2019alcool pr\u00e9sent dans le sang arrive \u00e0 empoisonner le sperme des futurs p\u00e8res<sup>7<\/sup>. En f\u00e9vrier 1991 (60 ans plus tard) le Dr Gladys Friedler, de la facult\u00e9 de m\u00e9decine de Boston, a annonc\u00e9 \u00e0 la c\u00e9l\u00e8bre American Association for the Advancement of Science (Association am\u00e9ricaine pour le progr\u00e8s scientifique) que l\u2019on avait d\u00e9couvert que le fait, pour des p\u00e8res, d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 expos\u00e9s \u00e0 l\u2019alcool affectait la croissance et le d\u00e9veloppement de leurs enfants<sup>8<\/sup>.<\/p>\n<p>Des \u00e9tudes r\u00e9alis\u00e9es tant sur l\u2019homme que sur l\u2019animal ont montr\u00e9 que l\u2019alcool endommage les spermatozo\u00efdes, affaiblit le spermogramme (densit\u00e9 des spermatozo\u00efdes) et peut entra\u00eener une atrophie testiculaire<sup>9<\/sup>. Des chercheurs travaillant sur des rats ont d\u00e9couvert que, quand on permettait \u00e0 ces animaux de boire librement de l\u2019alcool, leurs testicules rapetissaient et leurs canaux d\u00e9f\u00e9rents (qui permettent l\u2019excr\u00e9tion des spermatozo\u00efdes des testicules) d\u00e9g\u00e9n\u00e9raient. Leurs spermatozo\u00efdes, a-t-on not\u00e9, faisaient montre d\u2019une motilit\u00e9 significativement r\u00e9duite et s\u2019av\u00e9raient inaptes \u00e0 fertiliser une femelle r\u00e9ceptive, m\u00eame si les accouplements \u00e9taient r\u00e9ussis<sup>10<\/sup>.<\/p>\n<p>On sait depuis des ann\u00e9es que la consommation d\u2019alcool est cause d\u2019impuissance chez les hommes et de retard de la satisfaction sexuelle chez les femmes<sup>11<\/sup>. Pourtant, les producteurs d\u2019alcools ont intelligemment d\u00e9tourn\u00e9 l\u2019attention de ce fait en pariant sur notre int\u00e9r\u00eat naturel pour le sexe et sur le r\u00f4le que peut jouer l\u2019alcool dans la s\u00e9duction, en r\u00e9duisant les inhibitions. Avec les publicit\u00e9s pour boissons alcooliques qui impliquent un lien entre leur consommation et la r\u00e9ussite sexuelle, notre attention s\u2019est trouv\u00e9e d\u00e9tourn\u00e9e de leurs effets en termes d\u2019impuissance. Voil\u00e0 qui nous rappelle comment nos pens\u00e9es et nos comportements peuvent \u00eatre manipul\u00e9s par d\u2019astucieuses strat\u00e9gies de marketing.<\/p>\n<h2>Alcool et publicit\u00e9<\/h2>\n<p>L\u2019industrie des boissons alcooliques d\u00e9pense chaque ann\u00e9e des millions, dans toutes les monnaies du monde, pour affiner et produire des messages et des images les plus \u00e0 m\u00eame de nous persuader d\u2019acheter ses produits. La finalit\u00e9 de ces d\u00e9penses, c\u2019est d\u2019accro\u00eetre ses ventes et par l\u00e0 ses profits. Certains des esprits les plus intelligents et les mieux pay\u00e9s au monde sont mis \u00e0 contribution pour convaincre les jeunes de se mettre \u00e0 boire, car les industriels du secteur savent bien qu\u2019une fois qu\u2019ils auront commenc\u00e9 nombre d\u2019entre eux deviendront clients \u00e0 vie.<\/p>\n<p>Ces campagnes de marketing ont connu un grand succ\u00e8s. Ainsi, par exemple, en Australie, de 1993 \u00e0 2001, la consommation d\u2019alcool au sein de la population g\u00e9n\u00e9rale a augment\u00e9 de 10 % en partant d\u2019un niveau d\u00e9j\u00e0 \u00e9lev\u00e9<sup>12<\/sup>. Au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990, les jeunes femmes ont \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement vis\u00e9es, avec des rabais sur le prix des boissons alcoolis\u00e9es et l\u2019\u00e9laboration de cocktails \u00e0 base de jus de fruit, agr\u00e9ables au palais f\u00e9minin. En cons\u00e9quence, la proportion de femmes consommatrices d\u2019alcool a explos\u00e9. L\u2019enqu\u00eate men\u00e9e en 1996 sur la sant\u00e9 des Australiennes a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que, sur un \u00e9chantillon de 14 762 femmes \u00e2g\u00e9es de 18 \u00e0 23 ans, 70 % disaient s\u2019enivrer, et 25 % d\u2019entre elles le faisaient r\u00e9guli\u00e8rement chaque semaine. 9 % seulement des jeunes femmes \u00e9tudi\u00e9es se sont qualifi\u00e9es de non-buveuses<sup>13<\/sup>. L\u2019industrie de l\u2019alcool est donc parvenue \u00e0 persuader des milliers de femmes de se mettre \u00e0 la boisson.<\/p>\n<h2>Alcool et sant\u00e9<\/h2>\n<p>Un des pi\u00e8ges, pas trop bien cach\u00e9s d\u2019ailleurs, du rapport entre alcool et sexualit\u00e9 est que l\u2019alcool facilite les aventures sexuelles pr\u00e9conjugales<sup>14<\/sup>, ce qui expose les jeunes \u00e0 un risque \u00e9lev\u00e9 de contracter une maladie sexuellement transmissible insidieuse, la chlamydia trachomatis (CT). Bien qu\u2019elle ne pr\u00e9sente pas de sympt\u00f4mes physiques, elle peut avoir de graves effets \u00e0 long terme si elle n\u2019est pas soign\u00e9e. Elle peut provoquer chez les jeunes femmes une inflammation de la zone pelvienne qui peut \u00e0 son tour les rendre st\u00e9riles au niveau des trompes. Chez les hommes aussi, elle peut \u00eatre cause de st\u00e9rilit\u00e9.<\/p>\n<p>Autre strat\u00e9gie de marketing adopt\u00e9e par l\u2019industrie des boissons alcooliques\u00a0: faire la promotion des effets b\u00e9n\u00e9fiques de l\u2019alcool sur la sant\u00e9 cardiaque. N\u2019avez-vous pas remarqu\u00e9 avec quelle fr\u00e9quence sont publi\u00e9s dans les journaux et les magazines des articles proclamant haut et fort les derni\u00e8res d\u00e9couvertes sur la fonction pr\u00e9ventive de la bi\u00e8re et du vin, en particulier le vin rouge, sur les maladies coronariennes\u00a0? Il se peut qu\u2019il y ait l\u00e0 un grain de v\u00e9rit\u00e9, mais uniquement dans le contexte d\u2019une consommation tr\u00e8s mod\u00e9r\u00e9e d\u2019alcool. Or, voyez-vous aussi souvent des articles rappelant aux lecteurs que m\u00eame une consommation mod\u00e9r\u00e9e entra\u00eene un risque de cancer (en particulier du cancer du sein chez la femme) significativement accru\u00a0? Si l\u2019on fait une recherche dans la base de donn\u00e9es de recherches m\u00e9dicales de la Biblioth\u00e8que nationale m\u00e9dicale des \u00c9tats-Unis, avec les mots cl\u00e9s \u00ab alcool et cancer\u00a0\u00bb, on trouve des centaines d\u2019\u00e9tudes reliant la consommation d\u2019alcool \u00e0 un accroissement du risque de contracter un bon nombre de types de cancer graves \u2014 et pourtant, nous avertit-on souvent que l\u2019alcool cause ou favorise le cancer\u00a0? L\u2019alcool, par ailleurs, m\u00eame consomm\u00e9 tr\u00e8s mod\u00e9r\u00e9ment, semble accro\u00eetre le risque d\u2019attaque<sup>15<\/sup>. Ce breuvage est donc loin d\u2019avoir des effets b\u00e9nins pour la sant\u00e9.<\/p>\n<h2>L\u2019alcool et ses cons\u00e9quences sociales<\/h2>\n<p>Tout comme il n\u2019a rien de b\u00e9nin dans ses cons\u00e9quences sociales. On conna\u00eet bien le lien entre l\u2019alcool et les accidents de la route. Mais l\u2019alcool a un c\u00f4t\u00e9 social beaucoup, beaucoup plus sombre. Sa consommation favorise bien des crimes. L\u2019un de ses aspects les plus d\u00e9vastateurs concerne son r\u00f4le dans les crimes horribles commis contre les femmes, qu\u2019il s\u2019agisse du viol ou de la violence conjugale. Aux \u00c9tats-Unis, des estimations prudentes sur les voies de fait de nature sexuelle sugg\u00e8rent que 25 % des femmes \u00e9tats-uniennes en ont fait l\u2019exp\u00e9rience, une exp\u00e9rience pouvant aller jusqu\u2019au viol. Approximativement la moiti\u00e9 de ces situations sont caract\u00e9ris\u00e9es par l\u2019absorption d\u2019alcool par l\u2019auteur du crime, par la victime, ou par les deux<sup>16<\/sup>.<\/p>\n<p>On estime que l\u2019alcool joue un r\u00f4le dans environ 50 % des cas de violence familiale. Une enqu\u00eate r\u00e9alis\u00e9e sur plus de 2 000 couples \u00e9tats-uniens a fait appara\u00eetre que l\u2019occurrence de cette cat\u00e9gorie de violence \u00e9tait presque 15 fois plus \u00e9lev\u00e9e dans les m\u00e9nages o\u00f9 les maris \u00e9taient souvent ivres, par rapport \u00e0 ceux o\u00f9 ils ne l\u2019\u00e9taient jamais<sup>17<\/sup>. De r\u00e9centes statistiques du minist\u00e8re de la Justice des \u00c9tats-Unis donnent une image semblable du r\u00f4le de l\u2019alcool dans la violence intime entre partenaires. Deux tiers des personnes victimes de leur partenaire actuel ou pr\u00e9c\u00e9dent (de l\u2019un ou l\u2019autre sexe, d\u2019ailleurs) ont indiqu\u00e9 que l\u2019alcool avait \u00e9t\u00e9 un facteur de ce qu\u2019elles ont subi, et la moiti\u00e9 environ des cas de violence li\u00e9e \u00e0 l\u2019alcool signal\u00e9s \u00e0 la police avait pour victime le partenaire actuel ou pr\u00e9c\u00e9dent (de l\u2019un ou l\u2019autre sexe) du coupable<sup>18<\/sup>.<\/p>\n<p>Si l\u2019alcool n\u2019est pas l\u2019unique cause de la violence familiale, il y est impliqu\u00e9 en tant que facteur majeur, car c\u2019est un puissant d\u00e9sinhibiteur, qui lib\u00e8re nos frustrations et nos sentiments les plus profonds. Le r\u00f4le d\u00e9sinhibant de l\u2019alcool dans la violence familiale a \u00e9t\u00e9 solidement \u00e9tabli par une \u00e9tude men\u00e9e en 2003 par l\u2019Institut de recherche sur les addictions de l\u2019universit\u00e9 de Buffalo. Ce travail a port\u00e9 sur 270 hommes ayant une pr\u00e9disposition pour la violence physique envers leurs partenaires f\u00e9minins. Les chercheurs ont pu constater que, lorsque ces hommes buvaient, ils avaient huit fois plus de risques de se montrer violents envers leur partenaire que les jours o\u00f9 ils ne buvaient pas du tout d\u2019alcool. Par ailleurs, les jours de grandes libations (soit six verres d\u2019alcool ou plus par p\u00e9riode de 24 heures), le risque de violence perp\u00e9tr\u00e9e par le partenaire masculin sur sa partenaire \u00e9tait 18 fois plus \u00e9lev\u00e9 qu\u2019aux jours de non-consommation d\u2019alcool<sup>19<\/sup>.<\/p>\n<p>Pour une vaste proportion de la population, l\u2019alcool est une mal\u00e9diction et il n\u2019est donc pas \u00e9tonnant que la Bible rappelle la haine de Dieu envers l\u2019ivresse (Galates 5.19-21). Quiconque aime Dieu comme cr\u00e9ateur et r\u00e9dempteur ne prendra jamais cette premi\u00e8re gorg\u00e9e qui le conduirait \u00e0 devenir esclave de l\u2019alcool.<\/p>\n<p class=\"about\">John F. Ashton (doctorat \u00e8s lettres de la FRACI) est professeur honoraire de l\u2019\u00c9cole de biosciences mol\u00e9culaires et microbiennes de l\u2019universit\u00e9 de Sydney, Australie. Il a co\u00e9crit son dernier livre Uncorked\u00a0: The Hidden Hazards of Alcohol (Warburton, Australie\u00a0: Signs Publishing Company, 2004) avec Ronald S. Laura (doctorat \u00e8s lettres), membre du Centre de recherche sur la philosophie de l\u2019\u00e9ducation, universit\u00e9 Harvard.<\/p>\n<h2>Citation recommand\u00e9e<\/h2>\n<p>John F. Ashton, \u00ab Les sinistres secrets de l\u2019alcool \u00bb,\u00a0<i>Dialogue<\/i>\u00a017 (2005\/2), p. 28-29, 32<\/p>\n<h2>R\u00c9F\u00c9RENCES<\/h2>\n<section class=\"references\">\n<ol>\n<li>Vrij-Standhardt, \u00ab Alcohol and Hormone Metabolism\u00a0\u00bb, in Biomedical and Social Aspects of Alcohol Use\u00a0: A Review of the Literature (Pudoc, Wageningen, 1991), p. 53-56.<\/li>\n<li>I. L. Dahlgren, J. Matuszczyk et E. Hayrd, \u00ab Sexual Orientation in Male Rats Exposed to Ethanol\u00a0\u00bb, Neurotoxicology and Teratology 13 (1991), 3\u00a0: 267-269.<\/li>\n<li>I. Ward, O. Ward, et al., \u00ab Male and Female Sexual Behavior Potential of Male Rats Prenatally Exposed to the Influence of Alcohol, Stress, or Both Factors \u00bb, Behavioral Neuroscience 108 (1995), 6\u00a0: 1188-1195.<\/li>\n<li>_________, \u00ab Fetal Testosterone Surge\u00a0: Specific Modulations Induced in Male Rats by Maternal Stress and\/or Alcohol Consumption\u00a0\u00bb, Hormones and Behavior 43 (2003), 5\u00a0: 2003, p. 531-539. Voir aussi O. Ward, I. Ward, et al., \u00ab Hormonal Mechanisms Underlying Aberrant Sexual Differentiation in Male Rats Prenatally Exposed to Alcohol, Stress, or Both\u00a0\u00bb, Archives of Sexual Behaviour 31 (2002), 1\u00a0: 9-16.<\/li>\n<li>S. Chlorine, \u00ab Recognition of Fetal Alcohol Syndrome\u00a0\u00bb, Journal of the American Medical Association 245 (1981), 23\u00a0: 2436-2439.<\/li>\n<li>E. Abel et R. Sokol, \u00ab Fetal Alcohol Syndrome Is Now Leading Cause of Mental Retardation\u00a0\u00bb, The Lancet (22 novembre 1986), p. 1222.<\/li>\n<li>B. Wood-Comstock, All About the Baby (Mountain View, Californie\u00a0: Pacific Press Publishing Association, 1930), p. 48.<\/li>\n<li>D. Charles, D. Dickson, et al., \u00ab Why Men Should Also Think of the Baby \u00bb, New Scientist (2 mars 1991), p. 12.<\/li>\n<li>H. Hadi, J. Hill et R. Castillo, \u00ab Alcohol and Reproductive Function\u00a0: A Review\u00a0\u00bb, Obstetrical and Gynecological Survey 42 (1987), 2\u00a0: 69-74. Voir aussi J. Villalta, J. Ballesca et al., \u00ab Testicular Function in Asymptomatic Chronic Alcoholics\u00a0: Relationship to Ethanol Intake\u00a0\u00bb, Alcoholism, Clinical and Experimental Research 21 (1997), 1\u00a0: 128-133.<\/li>\n<li>W. Dare, C. 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AIHW PHE37. Canberra\u00a0: AIHW (Drug Statistics Series n\u00b0 9), 2002, p. 17-19 et AIHW (Drug Statistics Series n\u00b010), 2002, p. 5-7.<\/li>\n<li>H. Jonas, A. Dobson, et W. Brown, \u00ab Patterns of Alcohol Consumption in Young Australian Women\u00a0: Socio-Demographic Factors, Health Related Behaviours and Physical Health\u00a0\u00bb, Australian and New Zealand Journal of Public Health 24 (2000), 2\u00a0: 185-191.<\/li>\n<li>W. Pedersen, S. Samuelsen, et L. Wichstrom, \u00ab Intercourse Debut Age\u00a0: Poor Resources, Problem Behaviour, or Romantic Appeal\u00a0? A Population-Based Longitudinal Study\u00a0\u00bb, Journal of Sex Research, 40 (2003), 4\u00a0: 333-345.<\/li>\n<li>A. Klatsky, M. Armstrong, G. Friedman, \u00ab Alcohol Use and Subsequent Cerebrovascular Disease Hospitalizations\u00a0\u00bb, Stroke 20 (1989)\u00a0: 741-746.<\/li>\n<li>A. Abbey, T. Zawacki, et al., \u00ab Alcohol and Sexual Assault\u00a0\u00bb, Alcohol Research and Health 25 (2001), 1\u00a0: 43-51.<\/li>\n<li>J. Collins et M. Messerschmidt, \u00ab Epidemiology of Alcohol-Related Violence\u00a0\u00bb, Alcohol Health and Research World, U.S. Department of Health and Human Services, National Institute on Alcohol Abuse and Alcoholism 17 (1993), 2\u00a0: 93-100.<\/li>\n<li>L. Greenfeld, Alcohol and Crime\u00a0: An Analysis of National Data on the Prevalence of Alcohol Involvement in Crime, U.S. Department of Justice, Office of Justice Programs, Bureau of Justice Statistics, Rapport n\u00b0 NCJ-168632 (1998).<\/li>\n<li>W. Fals-Stewart, \u00ab The Occurrence of Partner Physical Aggression on Days of Alcohol Consumption\u00a0: A longitudinal Diary Study\u00a0\u00bb, Journal of Consulting and Clinical Psychology 71 (2003), 1\u00a0: 41-52.<\/li>\n<\/ol>\n<\/section>\n<\/div>\n<p><\/main><\/p>\n<footer>\n<div class=\"wrapper\"><a href=\"https:\/\/education.adventist.org\/amicus\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">\u00a9 Comit\u00e9 pour les \u00e9tudiants et dipl\u00f4m\u00e9s universitaires adventistes (CEDUA)<\/a>, 2014 &#8211; 2020 \u00a0\u00a0|\u00a0\u00a0\u00a0<a href=\"https:\/\/dialogue.adventist.org\/fr\/confidentialite\">Confidentialit\u00e9<\/a><\/div>\n<\/footer>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>John F. Ashton La recherche scientifique montre que les dangers de l\u2019alcool sont trop omnipr\u00e9sents pour qu\u2019on les ignore Les messages v\u00e9hicul\u00e9s par la publicit\u00e9 et par le cin\u00e9ma \u00e0 propos de l\u2019alcool divergent fortement de ses effets r\u00e9els sur nos corps et dans la soci\u00e9t\u00e9. 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