{"id":2003,"date":"2020-03-01T21:42:38","date_gmt":"2020-03-01T21:42:38","guid":{"rendered":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/?p=2003"},"modified":"2020-03-01T21:42:38","modified_gmt":"2020-03-01T21:42:38","slug":"pas-dexcuses-pour-la-maltraitance","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/pas-dexcuses-pour-la-maltraitance\/","title":{"rendered":"Pas d\u2019excuses pour la maltraitance"},"content":{"rendered":"<p><main class=\"layout-version-1\"><\/p>\n<div class=\"wrapper\">\n<p class=\"byline\">Miguel Angel N\u00fa\u00f1ez<\/p>\n<p>Mirjana Lucic, une Croate, n&rsquo;avait que 16 ans lorsqu&rsquo;elle atteignit une renomm\u00e9e internationale dans le monde du tennis. Elle se classa au 50e rang de la comp\u00e9tition mondiale du tennis f\u00e9minin. Lors du US Open, elle joua bien et, apr\u00e8s le match, elle demanda asile pour elle, sa m\u00e8re, ses fr\u00e8res et s\u0153urs. La raison Un p\u00e8re violent. Mirjana d\u00e9clara qu&rsquo;il la battait plus que ce que l&rsquo;on pouvait imaginer. Parfois, c&rsquo;\u00e9tait pour un match ou un set perdu, ou pour une mauvaise journ\u00e9e. Elle ne voulut pas parler de ce qu&rsquo;elle endurait quand elle perdait.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9pouse de Paul Gascoigne, star britannique du football et joueur des Glasgow Rangers, fut photographi\u00e9e \u00e0 sa sortie d&rsquo;h\u00f4pital, 14 semaines apr\u00e8s leur mariage. Elle avait un bras cass\u00e9, des bleus au visage, une ecchymose \u00e0 un \u0153il et des coupures sur le nez. De nombreux organismes f\u00e9ministes r\u00e9clam\u00e8rent la d\u00e9mission de Paul Gascoigne de son \u00e9quipe. Avec une indiff\u00e9rence toute classique, le manager se borna \u00e0 r\u00e9pondre\u00a0: \u00ab\u00a0C&rsquo;est un footballeur que avons engag\u00e9. Nous ne nous pr\u00e9occupons pas de sa vie familiale.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Joe Carollo, maire de Miami, fut emprisonn\u00e9 une journ\u00e9e pour avoir battu sa femme. Il fut rel\u00e2ch\u00e9 le lendemain \u00e0 la condition de ne pas s&rsquo;approcher d&rsquo;elle ni des enfants.<\/p>\n<p>Ces cas auraient pu passer sous silence, n&rsquo;e\u00fbt \u00e9t\u00e9 la notori\u00e9t\u00e9 des gens impliqu\u00e9s. \u00c0 vrai dire, des millions de personnes vivent pareil cauchemar, mais leur malheur n&rsquo;est pas m\u00e9diatis\u00e9.<\/p>\n<h2>Qu&rsquo;est-ce que la violence familiale<\/h2>\n<p>La violence familiale, c&rsquo;est tout acte ou s\u00e9rie d&rsquo;actes \u00ab\u00a0utilisant une force abusive pour dominer une autre personne, attaquant son autonomie, son int\u00e9grit\u00e9, sa dignit\u00e9 ou sa libert\u00e9\u00a0\u00bb<sup>1<\/sup>. De m\u00eame, une femme maltrait\u00e9e est \u00ab\u00a0une femme recevant intentionnellement un mauvais traitement sur le plan \u00e9motionnel, physique et sexuel d&rsquo;un homme avec qui elle a une relation intime\u00a0\u00bb<sup>2<\/sup>.<\/p>\n<p>Cette d\u00e9finition de la violence familiale admet que la plupart des incidents de violence physique et psychologique se produisent \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur m\u00eame de structures relationnelles suppos\u00e9es apporter protection et r\u00e9confort.<\/p>\n<p>L&rsquo;expression de la violence varie. Bien que souvent consid\u00e9r\u00e9e comme synonyme d&rsquo;agression physique, elle se manifeste aussi de fa\u00e7on plus compliqu\u00e9e. Nous parlons d&rsquo;abus en pr\u00e9sence de<sup>3<\/sup>\u00a0:<\/p>\n<p><em>Violence physique<\/em>\u00a0\u2013 la forme la plus visible de la violence. Ses effets se voient facilement.<\/p>\n<p><em>Violence sexuelle<\/em>\u00a0\u2013 consid\u00e9r\u00e9e comme moins commune parce que les victimes n&rsquo;en parlent pas.<\/p>\n<p><em>Abus psychologique<\/em>\u00a0\u2013 consid\u00e9r\u00e9 comme moins pr\u00e9judiciable, bien que les recherches r\u00e9v\u00e8lent le contraire. Une exposition constante \u00e0 un abus \u00e9motionnel \u00e9rode la personnalit\u00e9 au point que les nombreuses victimes ont beaucoup de mal \u00e0 en gu\u00e9rir.<\/p>\n<p><em>Destruction des biens ou des animaux de la victime<\/em>\u00a0\u2013 nombre d&rsquo;agresseurs pr\u00e9m\u00e9ditent cruellement de d\u00e9truire des objets ayant une grande valeur pour leurs victimes, ou leurs animaux domestiques, sachant que cela leur occasionnera une vive souffrance.<\/p>\n<p>Quelle que soit la dynamique de la violence au sein d&rsquo;une relation interpersonnelle, elle se fixera sur le type d&rsquo;agresseur, le moment de l&rsquo;abus, la culture dans laquelle elle se manifeste, les croyances et les mythes qui pr\u00e9valent, etc.<\/p>\n<h2>Une r\u00e9alit\u00e9 mondiale<\/h2>\n<p>On estime que 95 % des victimes de violence familiale sont des femmes<sup>4<\/sup>. Selon les donn\u00e9es du United Nations Fund for Women, une femme sur quatre dans le monde souffre de mauvais traitements, d&rsquo;o\u00f9 l&rsquo;effrayant tableau qui suit\u00a0: au moins 300 millions de femmes souffrent d&rsquo;une forme ou d&rsquo;une autre d&rsquo;abus<sup>5<\/sup>. Un acte de violence familiale se produit toutes les 15 secondes sur terre<sup>6<\/sup>. Il est terrible de constater que seulement 10 % de ces victimes font \u00e9tat de leur probl\u00e8me.<\/p>\n<p>On estime que 6 couples sur 10 exp\u00e9rimentent une forme de violence familiale. Ainsi, l&rsquo;existence et le mod\u00e8le de la violence franchissent les barri\u00e8res culturelles ou \u00e9conomiques.<\/p>\n<h2>Le mod\u00e8le de la violence<\/h2>\n<p>La violence est-elle justifi\u00e9e On ne pose pas la question lorsque la victime est un homme. Dans de nombreux pays, la violence conjugale est souvent consid\u00e9r\u00e9e comme une affaire priv\u00e9e. Mais l&rsquo;honn\u00eatet\u00e9 sociologique doit nous forcer \u00e0 reconna\u00eetre que le probl\u00e8me appartient, d&rsquo;une fa\u00e7on ou d&rsquo;une autre, \u00e0 tout le monde.<\/p>\n<p>Plusieurs experts en violence conjugale soutiennent que la tol\u00e9rance des femmes face \u00e0 la violence perp\u00e9tue ce type de comportement. Et puis, il y a cette vieille id\u00e9e qu&rsquo;une femme devrait \u00eatre punie lorsque sa conduite sort du r\u00f4le que la soci\u00e9t\u00e9 lui a assign\u00e9. Cela implique que les mauvais traitements subis par les femmes ne se limitent pas \u00e0 telle r\u00e9gion ou \u00e0 telle culture. Dans la soci\u00e9t\u00e9, on accepte cela \u00e0 un point tel que les victimes, n&rsquo;en pouvant plus, abandonnent.<\/p>\n<p>Nous voil\u00e0 en pr\u00e9sence de l&rsquo;effet domino, puisque les g\u00e9n\u00e9rations nouvelles reproduisent le mauvais exemple et perp\u00e9tuent ses terribles cons\u00e9quences\u00a0: absences au travail, mauvais r\u00e9sultats scolaires, maladies, \u00ab\u00a0accidents\u00a0\u00bb, que tous finissent par payer. Une recherche montre que les enfants venant de foyers o\u00f9 les m\u00e8res sont maltrait\u00e9es de fa\u00e7on syst\u00e9matique ont tendance \u00e0 faire l&rsquo;\u00e9cole buissonni\u00e8re, \u00e0 se droguer, \u00e0 \u00eatre d\u00e9form\u00e9s psychologiquement, \u00e0 r\u00e9p\u00e9ter des sc\u00e8nes de violence et \u00e0 devenir d\u00e9linquants.<\/p>\n<p>Les fils et les filles de m\u00e8res qui subissent des abus tendent \u00e0 reproduire les m\u00eames mod\u00e8les que ceux v\u00e9hicul\u00e9s au foyer. C&rsquo;est une erreur de croire que ce qui se passe au foyer n&rsquo;affecte pas l&rsquo;environnement familial.<\/p>\n<p>Il est aussi prouv\u00e9 que les femmes victimes d&rsquo;abus physiques ou psychologiques n&rsquo;arrivent pas \u00e0 se d\u00e9velopper normalement au foyer et dans la soci\u00e9t\u00e9. Pour le reste de leur vie, leur productivit\u00e9 au travail, leur r\u00f4le de m\u00e8re, leur d\u00e9veloppement personnel, leurs capacit\u00e9s de citoyennes seront affect\u00e9s jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;elles se l\u00e8vent pour affirmer leur dignit\u00e9 personnelle et\/ou quitter leur situation de maltraitance.<\/p>\n<h2>Mythes entourant la violence conjugale<\/h2>\n<p>Les mythes entourant la violence conjugale sont enracin\u00e9s \u00e0 un tel point dans certaines cultures et sch\u00e9mas de pens\u00e9e que l&rsquo;\u00e9radication de la maltraitance devient presque impossible. Il est donc important de comprendre et de d\u00e9truire de tels mythes afin de faire face \u00e0 la menace individuelle et collective de la violence conjugale. Consid\u00e9rons certains de ces mythes.<\/p>\n<p><em>La violence conjugale n&rsquo;est pas chose courante.<\/em>\u00a0Faux. Selon les statistiques du d\u00e9partement de la justice des \u00c9tats-Unis, une Am\u00e9ricaine est agress\u00e9e toutes les 15 secondes. Les agressions au foyer sont l&rsquo;une des causes principales des blessures chez les femmes \u2013 un nombre d\u00e9passant les accidents de la route ou autres<sup>7<\/sup>. On estime que 50 % des m\u00e9nages souffrent ou ont souffert de violence familliale<sup>8<\/sup>.<\/p>\n<p><em>La maltraitance est due \u00e0 une rage passag\u00e8re.<\/em>\u00a0La v\u00e9rit\u00e9\u00a0: les auteurs de maltraitance ont l&rsquo;habitude de violenter. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une impulsion soudaine. C&rsquo;est la r\u00e9it\u00e9ration d&rsquo;un comportement r\u00e9p\u00e9t\u00e9. De nombreuses femmes victimes d&rsquo;agression rapportent qu&rsquo;elles ont \u00e9t\u00e9 maltrait\u00e9es \u00e0 plusieurs reprises au fil des ans.<\/p>\n<p><em>La maltraitance se produit seulement chez les pauvres et dans leurs quartiers m\u00e9diocres.<\/em>\u00a0Nous avons ici une fausse perception largement admise. Ceux qui usent de violence envers leurs \u00e9pouses ou leurs petites amies appartiennent \u00e0 toutes les couches sociales<sup>9<\/sup>. Figurent sur la liste des agresseurs, selon une \u00e9tude faite \u00e0 Boston\u00a0: m\u00e9decins, psychologues, avocats, eccl\u00e9siastiques<sup>10<\/sup>\u00a0et directeurs g\u00e9n\u00e9raux<sup>11<\/sup>. Une autre \u00e9tude rapporte un taux d&rsquo;agression plus \u00e9lev\u00e9 chez les couples dipl\u00f4m\u00e9s de l&rsquo;universit\u00e9 que chez les gens aux r\u00e9alisations scolaires plus humbles<sup>12<\/sup>.<\/p>\n<p><em>La violence se limite aux bousculades, claques, coups de poing \u2013 des gestes ne causant pas de tort s\u00e9rieux.<\/em>\u00a0Les faits\u00a0: des femmes souffrent d&rsquo;invalidit\u00e9, de cicatrices permanentes et meurent m\u00eame des suites des violences des maris ou des petits amis<sup>13<\/sup>.<\/p>\n<p><em>Il est facile pour une femme de fuir.<\/em>\u00a0De nombreuses femmes sont tellement esclaves ou d\u00e9pendantes de l&rsquo;agresseur qu&rsquo;elles ont du mal \u00e0 partir. En fait, l&rsquo;une des s\u00e9quelles du probl\u00e8me est le pr\u00e9judice psychologique tellement enracin\u00e9 qu&rsquo;il leur est presque impossible de s&rsquo;\u00e9chapper sans une aide ext\u00e9rieure.<\/p>\n<p><em>La plupart des agresseurs de femmes sont des \u00e9trangers.<\/em>\u00a0Plusieurs voudraient bien croire ce mythe, mais la r\u00e9alit\u00e9 est tout autre\u00a0: 95 % des agresseurs appartiennent au cercle familial \u2013 maris, p\u00e8res, fr\u00e8res, beaux-p\u00e8res, amis intimes. Un rapport indique que 70 % des victimes de violence ont \u00e9t\u00e9 agress\u00e9es dans leurs propres maisons, g\u00e9n\u00e9ralement par un conjoint ou un ami intime<sup>14<\/sup>. Il est plus probable qu&rsquo;une femme se fasse assassiner par un homme avec qui elle a des relations affectueuses que par un \u00e9tranger<sup>15<\/sup>. Le foyer, qui devrait \u00eatre un havre de s\u00e9curit\u00e9, devient un enfer sur terre pour de nombreuses femmes et pour leurs enfants, victimes passives de la violence.<\/p>\n<p><em>La violence conjugale r\u00e9sulte de certaines maladies mentales.<\/em>\u00a0Ce mythe permet \u00e0 plusieurs d&rsquo;excuser, d&rsquo;expliquer ou de tol\u00e9rer les abus physiques et psychologiques exerc\u00e9s sur les femmes. Mais dans les faits, seulement 10 % des agresseurs semblent souffrir de d\u00e9sordres psychopathiques<sup>16<\/sup>.<\/p>\n<p><em>La violence et l&rsquo;amour ne peuvent exister sous un m\u00eame toit.<\/em>\u00a0La plupart des crises sont cycliques. Selon Jorge Corsi, \u00ab\u00a0l&rsquo;amour coexiste avec la violence\u00a0; autrement il n&rsquo;y aurait pas de cycle. Il s&rsquo;agit g\u00e9n\u00e9ralement d&rsquo;un amour d\u00e9pendant, possessif, fond\u00e9 sur l&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9.\u00a0\u00bb<sup>17<\/sup><\/p>\n<p><em>L&rsquo;abus \u00e9motionnel n&rsquo;est pas aussi grave que l&rsquo;abus physique.<\/em>\u00a0La v\u00e9rit\u00e9\u00a0: \u00ab\u00a0Un abus \u00e9motionnel continuel, m\u00eame sans violence physique, entra\u00eene de graves cons\u00e9quences sur la stabilit\u00e9 \u00e9motionnelle de la victime<sup>18<\/sup>.\u00a0\u00bb Le probl\u00e8me, c&rsquo;est que les effets psychologiques et \u00e9motionnels sont moins visibles \u00e0 court terme, tandis que les blessures physiques se voient imm\u00e9diatement. En fait, il est possible de terroriser une femme et de la maltraiter sans avoir recours \u00e0 la violence physique<sup>19<\/sup>. La r\u00e9habilitation d&rsquo;une personne n&rsquo;ayant re\u00e7u que des blessures \u00e9motionnelles est aussi difficile et traumatique que celle d&rsquo;une personne agress\u00e9e physiquement<sup>20<\/sup>.<\/p>\n<p><em>Le comportement violent est une caract\u00e9ristique inh\u00e9rente aux humains.<\/em>\u00a0Nous avons l\u00e0 l&rsquo;opinion de zoologistes, d&rsquo;\u00e9thologistes<sup>21<\/sup>\u00a0et de plusieurs investigateurs enracin\u00e9s dans la pens\u00e9e \u00e9volutionniste. Mais la r\u00e9alit\u00e9 montre que \u00ab\u00a0la violence est un comportement appris de mod\u00e8les dans la famille et la soci\u00e9t\u00e9, qui la d\u00e9finissent comme une ressource valable pour la r\u00e9solution des conflits. L&rsquo;utilisation de la violence s&rsquo;apprend dans la famille, \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole, dans les comp\u00e9titions sportives, par les m\u00e9dias.\u00a0\u00bb<sup>22<\/sup>\u00a0Un comportement appris peut se d\u00e9sapprendre.<\/p>\n<p><em>La violence au sein de la famille ne se produit pas dans les foyers de chr\u00e9tiens engag\u00e9s.<\/em>\u00a0De nombreux hommes violents coupables d&rsquo;abus vont \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise r\u00e9guli\u00e8rement. Une interpr\u00e9tation sexiste de certains passages bibliques conduit tragiquement certains hommes \u00e0 croire \u00e0 leur sup\u00e9riorit\u00e9 sur les femmes, et cette attitude constitue la base justifiant la violence envers leur femme<sup>23<\/sup>.<\/p>\n<p><em>Tout le monde est agressif, hommes et femmes.<\/em>\u00a0Certains hommes contestent, disant qu&rsquo;il est exag\u00e9r\u00e9 de parler des hommes maltraitant les femmes, et que les femmes sont aussi des agresseurs. Il n&rsquo;en est pas tout \u00e0 fait ainsi. Les abus perp\u00e9tr\u00e9s par les hommes sont plus communs et notoires<sup>24<\/sup>.<\/p>\n<p><em>Les femmes poussent souvent les hommes \u00e0 les agresser.<\/em>\u00a0La plupart des agresseurs veulent croire \u00e0 ce mythe<sup>25<\/sup>. M\u00eame certaines femmes, \u00e9videmment celles qui n&rsquo;ont pas souffert d&rsquo;une telle situation, tendent \u00e0 croire cela. N\u00e9anmoins, toutes les recherches sur la violence montrent que les hommes violents passent \u00e0 l&rsquo;action sans r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 ce que disent ou font les femmes. L&rsquo;agression, dans toutes ses formes, et particuli\u00e8rement sous la forme physique, ne peut \u00eatre excus\u00e9e. Les paroles de d\u00e9fi d&rsquo;une femme ne constituent en rien une justification \u00e0 l&rsquo;abus<sup>26<\/sup>.<\/p>\n<h2>Conclusion<\/h2>\n<p>La violence familiale, particuli\u00e8rement celle envers les femmes, est end\u00e9mique dans la soci\u00e9t\u00e9, et ce comportement inhumain doit \u00eatre r\u00e9prim\u00e9. Le comportement humain civilis\u00e9, tout comme l&rsquo;\u00e9thique et les principes moraux chr\u00e9tiens, exige que nous fassions tout ce qui est possible pour la combattre.<\/p>\n<p>Le Cr\u00e9ateur n&rsquo;a jamais voulu que quiconque soit trait\u00e9 de fa\u00e7on humiliante. La Bible dit que Dieu \u00ab\u00a0hait [\u2026] celui qui se pla\u00eet \u00e0 la violence\u00a0\u00bb (Psaume 11.5).<\/p>\n<p>Le Seigneur invite les hommes mari\u00e9s \u00e0 \u00ab\u00a0aimer leurs femmes comme leurs propres corps\u00a0\u00bb (\u00c9ph\u00e9siens 5.28). Soyons logiques\u00a0: aucune personne normale ne veut agresser son propre corps.<\/p>\n<p>Nul ne devrait rester indiff\u00e9rent \u00e0 la violence contre les femmes. Le Seigneur avertit ceux qui ignorent l&rsquo;injustice et le mauvais traitement\u00a0: \u00ab\u00a0Si tu dis\u00a0: \u201cJe n&rsquo;\u00e9tais pas au courant\u201d, Dieu sait ce qu&rsquo;il en est, car il discerne tes vrais motifs. Il t&rsquo;observe, il conna\u00eet tout, il juge chacun selon ses actes.\u00a0\u00bb (Proverbes 24.11,12, BFC)<\/p>\n<p class=\"about\">Miguel \u00c1ngel N\u00fa\u00f1ez (Doctorat en th\u00e9ologie, Universidad Adventista del Plata) enseigne la th\u00e9ologie et la psychologie pastorale \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de l&rsquo;Union p\u00e9ruvienne, \u00e0 \u00d1a\u00f1a, au P\u00e9rou. Il est l&rsquo;auteur de nombreux ouvrages et articles, dont\u00a0<em>Amores que matan<\/em>, d&rsquo;o\u00f9 cet article est tir\u00e9. Email\u00a0: miguelanp@gmail.com.<\/p>\n<h2>Citation recommand\u00e9e<\/h2>\n<p>Miguel Angel N\u00fa\u00f1ez, \u00ab Pas d\u2019excuses pour la maltraitance \u00bb,\u00a0<i>Dialogue<\/i>\u00a018 (2006\/1), p. 15-17<\/p>\n<h2>R\u00c9F\u00c9RENCES<\/h2>\n<section class=\"references\">\n<ol>\n<li>D. Weltzer-Lang,\u00a0<em>Les hommes violents<\/em>, Paris, C\u00f4t\u00e9-femmes, 1992, cit\u00e9 par Luis Bonino M\u00e9ndez dans \u00ab\u00a0Las macroviolencias y sus efectos\u00a0: Claves para su detecci\u00f3n\u00a0\u00bb,\u00a0<em>Revista Argentina de Cl\u00ednica Psicol\u00f3gica<\/em>\u00a08, 1999, 3:223.<\/li>\n<li>Graciela Ferreira,<em>\u00a0La mujer maltratada<\/em>, Buenos Aires, Sudamerica, 1989, cit\u00e9 par Jorge Corsi, \u00ab\u00a0Una mirada abarcativa sobre el pro-blema de la violencia familiar\u00a0\u00bb dans\u00a0<em>Violencia familiar\u00a0: Una mirada interdisciplinaria sobre un grave problema social,<\/em>\u00a0comp. Jorge Corsi, Buenos Aires, Paid\u00f3s, 1999, p. 35.<\/li>\n<li>Voir Marie Fortune, \u00ab\u00a0Calling to Accountability\u00a0: The Church&rsquo;s Response to Abusers\u00a0\u00bb, dans\u00a0<em>Violence Against Women and Children\u00a0: A Christian Theological Sourcebook<\/em>, sous la dir. de Carol Adams et Marie M. Fortune, New York, The Continuum Publ., Co., 1998, p. 453.<\/li>\n<li>Il s&rsquo;agit d&rsquo;une \u00e9valuation globale. Marta Irene Stella de Gasparini, dans son livre Violencia familiar, Posadas, Editorial Universitaria, Universidad Nacional de Misiones, 2001, p. 119, utilise diff\u00e9rents pourcentages de violence familiale\u00a0: 2 % contre les hommes, 75 % contre les femmes et 23 % de violence mutuelle dans les familles.<\/li>\n<li>Sara Lovera fournit cette estimation dans \u00ab\u00a0Comunicaci\u00f3n e informaci\u00f3n de la mujer\u00a0\u00bb, obtenue en ligne\u00a0: www.cimac.org.mx\/noticias\/01may\/01051711.html, et consult\u00e9e le 28 juin 2003.<\/li>\n<li><em>El Pa\u00eds<\/em>, Bogot\u00e1, Colombia, 6 mars 2004.<\/li>\n<li>De Uniform Crime Reports, FBI, 1991, cit\u00e9 dans \u00ab\u00a0Myths and facts about domestic violence\u00a0\u00bb, www.famvi.com\/dv_facts.htm, consult\u00e9 le 2 f\u00e9vrier 2001.<\/li>\n<li>Corsi, p. 36.<\/li>\n<li>UNIFEM, \u00ab\u00a0Viol\u00eance contra a mulher n\u00e2o tem classe\u00a0\u00bb,\u00a0<em>Maria Maria<\/em>, 1, 1999, p. 7, 8.<\/li>\n<li>Voir Fortune, \u00ab\u00a0Is Nothing Sacred The Betrayal of the Ministerial or Teaching Relationship\u00a0\u00bb, dans Adams and Fortune, p. 351-360. Voir aussi Fortune,\u00a0<em>Is Nothing Sacred The Story of A Pastor, The Women He Sexually Abused, and the Congregation He Nearly Destroyed<\/em>, Cleveland, United Church Press, 1999\u00a0; Stanley J. Grenz et Roy D. Bell,\u00a0<em>Betrayal of Trust\u00a0: Confronting and Preventing Clergy Sexual Misconduct<\/em>, Grand Rapids, Baker Books, 2001.<\/li>\n<li>Massachussets Coalition of Battered Women Service Groups, Boston, MA, 1990, cit\u00e9 dans \u00ab\u00a0Myths and facts about domestic violence\u00a0\u00bb. www.famvi.com\/dvfacts.htm.<\/li>\n<li>M. Schulman,\u00a0<em>A Survey of Spousal Violence Against Women in Kentucky<\/em>, New York, Louis Harris Associates, 1979, cit\u00e9 par Barbara A. Carson et David Finkelhor, \u00ab\u00a0The Scope of Contemporary Social and Domestic Violence\u00a0\u00bb, sous la dir. de Carmen G. Warner et G. Richard Braen,\u00a0<em>Management of the Physically and Emotionnally Abused<\/em>, Norwalk, Capistrano Press, 1982, p. 11.<\/li>\n<li>David Adams, \u00ab\u00a0Identifying the Assaultive Husband in Court\u00a0: You Be the Judge\u00a0\u00bb,\u00a0<em>Boston Bar Journal<\/em>, 1989, p. 33, 34.<\/li>\n<li>Carson et Finkelhor, p. 9.<\/li>\n<li>R. Ressler,\u00a0<em>Whoever Fights Monsters<\/em>, New York, St. Martin&rsquo;s Press, 1993, cit\u00e9 par Graciela B. Ferreira, \u00ab\u00a0Cl\u00ednica victimol\u00f3gica en casos de violencia conyugal\u00a0: Prevenci\u00f3n del suicidio\/homicidio\u00a0\u00bb,\u00a0<em>Revista Argentina de Cl\u00ednica Psicol\u00f3gica<\/em>\u00a08, 1999, 3:222.<\/li>\n<li>Corsi, p. 36.<\/li>\n<li>Idem, p. 37.<\/li>\n<li>Idem, p. 38.<\/li>\n<li>Catherine Kirkwood,\u00a0<em>C\u00f3mo separarse de su pareja abusadora\u00a0: Desde las heridas de la supervivencia a la sabidur\u00eda para el cambio<\/em>, trad. Isabel Jezierski, Buenos Aires, Gr\u00e1nica, 1999, p. 59.<\/li>\n<li>Idem, p. 69.<\/li>\n<li>Konrad Lorenz, fondateur de l&rsquo;\u00e9thologie moderne (l&rsquo;\u00e9tude scientifique du comportement animal), a maintenu que la violence est pr\u00e9sente dans toutes les esp\u00e8ces, y compris les humains, et doit \u00eatre accept\u00e9e comme faisant partie du comportement adapt\u00e9 et du d\u00e9veloppement \u00e9volutionniste.<\/li>\n<li>Corsi, p. 38, 39.<\/li>\n<li>Renita J. Weems,\u00a0<em>Battered Love\u00a0: Marriage, Sex and Violence in the Hebrew Prophets,<\/em>\u00a0Minneapolis, Fortress Press, 1995. Renita Weems a montr\u00e9 qu&rsquo;il est possible d&#8217;employer \u00e0 tort certains passages bibliques \u00e9crits dans un contexte m\u00e9taphorique\/symbolique pour justifier la violence sur un conjoint.<\/li>\n<li>Neil Jacobson et John Gottman,\u00a0<em>Hombres que agreden a sus mujeres\u00a0: C\u00f3mo poner fin a las relaciones abusivas<\/em>, trad. Carme Castells et Agueda Quiroga, Barcelona, Ediciones Paid\u00f3s Ib\u00e9rica, 2001, p. 39.<\/li>\n<li>Jacobson et Gottman, p. 52.<\/li>\n<li>Idem, p. 54.<\/li>\n<\/ol>\n<\/section>\n<\/div>\n<p><\/main><\/p>\n<footer>\n<div class=\"wrapper\"><a href=\"https:\/\/education.adventist.org\/amicus\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">\u00a9 Comit\u00e9 pour les \u00e9tudiants et dipl\u00f4m\u00e9s universitaires adventistes (CEDUA)<\/a>, 2014 &#8211; 2020 \u00a0\u00a0|\u00a0\u00a0\u00a0<a href=\"https:\/\/dialogue.adventist.org\/fr\/confidentialite\">Confidentialit\u00e9<\/a><\/div>\n<\/footer>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Miguel Angel N\u00fa\u00f1ez Mirjana Lucic, une Croate, n&rsquo;avait que 16 ans lorsqu&rsquo;elle atteignit une renomm\u00e9e internationale dans le monde du tennis. Elle se classa au 50e rang de la comp\u00e9tition mondiale du tennis f\u00e9minin. Lors du US Open, elle joua bien et, apr\u00e8s le match, elle demanda asile pour elle, sa m\u00e8re, ses fr\u00e8res et [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":57,"featured_media":2005,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[220,218,213,217,222],"tags":[891,821],"aioseo_notices":[],"post_mailing_queue_ids":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2003"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/users\/57"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2003"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2003\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2005"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2003"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2003"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2003"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}