{"id":1441,"date":"2019-09-06T09:58:03","date_gmt":"2019-09-06T09:58:03","guid":{"rendered":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/?p=1441"},"modified":"2019-09-06T09:58:03","modified_gmt":"2019-09-06T09:58:03","slug":"pourquoi-ne-me-comprends-tu-pas-la-communication-entre-lui-et-elle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/pourquoi-ne-me-comprends-tu-pas-la-communication-entre-lui-et-elle\/","title":{"rendered":"Pourquoi ne me comprends-tu pas ? La communication entre lui et elle"},"content":{"rendered":"<p><main class=\"layout-version-1\"><\/p>\n<div class=\"wrapper\">\n<p class=\"byline\">Sylvia B. Rasi<\/p>\n<p><b>Sc\u00e9nario 1<\/b>\u00a0: Bette est passag\u00e8re dans une voiture conduite par son ami, Adrian. Il fait nuit dehors et les panneaux routiers sont mal \u00e9clair\u00e9s. Depuis une demi-heure, ils essaient de trouver une adresse inconnue. Alors qu&rsquo;ils repassent pour la troisi\u00e8me fois devant la station-service, Bette sugg\u00e8re de s&rsquo;arr\u00eater pour demander des indications. Adrian affirme qu&rsquo;ils sont \u00ab presque arriv\u00e9s \u00bb. Ils continuent \u00e0 rouler pendant un quart d&rsquo;heure et la tension monte. Bette r\u00e9p\u00e8te \u00e0 nouveau qu&rsquo;il serait logique de s&rsquo;arr\u00eater et de demander \u00e0 quelqu&rsquo;un, mais en vain. Tout en contenant son exasp\u00e9ration en silence, elle en conclut qu&rsquo;Adrian est irrationnel et t\u00eatu. Elle se demande comment ils ont pu devenir amis sans qu&rsquo;elle s&rsquo;en rende compte plus t\u00f4t.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p><b>Sc\u00e9nario 2<\/b>\u00a0: Les jeunes mari\u00e9s, Julie et Mario, sont invit\u00e9s \u00e0 une soir\u00e9e chez des amis. Julie porte sa robe de soie favorite qui lui va si bien ; Mario la complimente. Quelques minutes plus tard, c&rsquo;est la catastrophe. Par accident, un invit\u00e9 renverse du jus de fruit sur la robe de Julie, qui porte la mention \u00ab nettoyage \u00e0 sec seulement \u00bb.<\/p>\n<p>Elle va vers Mario qui se trouve de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 de la pi\u00e8ce et g\u00e9mit : \u00ab Je ne pourrai jamais faire partir cette immense tache ! C&rsquo;est ma robe favorite ! Elle est fichue ! \u00bb<\/p>\n<p>Mario inspecte la tache, qui promet effectivement d&rsquo;\u00eatre difficile \u00e0 nettoyer, et dit : \u00ab Ne t&rsquo;en fais pas, ch\u00e9rie. Ce n&rsquo;est pas si grave. \u00c7a partira sans doute avec un d\u00e9tachant ou quelque chose de ce genre. \u00bb Julie lui lance un regard incr\u00e9dule. Ses yeux se remplissent de larmes et elle sort pr\u00e9cipitamment de la pi\u00e8ce.<\/p>\n<p>\u00ab Qu&rsquo;est-ce que j&rsquo;ai fait ? se demande Mario. Je ne savais pas qu&rsquo;elle \u00e9tait aussi sensible ! \u00bb<\/p>\n<p>Il n&rsquo;est pas n\u00e9cessaire d&rsquo;avoir beaucoup d&rsquo;exp\u00e9rience pour se rendre compte que les hommes et les femmes ont souvent des fa\u00e7ons diff\u00e9rentes de r\u00e9agir, de raisonner et de s&rsquo;exprimer. Quoique dans l&rsquo;ensemble nous nous comprenions assez bien, nous avons parfois l&rsquo;impression que le sexe oppos\u00e9 se trouve sur une autre plan\u00e8te.<sup>1<\/sup>\u00a0De temps \u00e0 autre, certaines r\u00e9actions nous semblent si \u00e9tranges que nous cherchons \u00e0 les expliquer par des clich\u00e9s faciles et destructeurs, ou par cette phrase r\u00e9sign\u00e9e : \u00ab Il faut les prendre comme ils sont. \u00bb<\/p>\n<p>Malheureusement, quand les probl\u00e8mes de communication surgissent, plut\u00f4t que de les reconna\u00eetre pour ce qu&rsquo;ils sont, nous avons trop souvent tendance \u00e0 penser que l&rsquo;autre est bizarre, illogique, stupide ou tout mani\u00e8re \u00bb simplement dans son tort parce qu&rsquo;il ou elle pense, r\u00e9agit ou s&rsquo;exprime \u00ab de cette mani\u00e8re \u00bb. Plut\u00f4t que d&rsquo;arriver trop rapidement \u00e0 ces conclusions, il serait bon de r\u00e9aliser que la communication homme-femme est un probl\u00e8me de diff\u00e9rence culturelle. Dans une certaine mesure, les hommes et les femmes appartiennent \u00e0 des sous-cultures diff\u00e9rentes. Au cours de l&rsquo;enfance et de l&rsquo;adolescence, nous avons appris \u00e0 communiquer de mani\u00e8re diff\u00e9rente. C&rsquo;est l&rsquo;une des raisons pour lesquelles, quand les hommes et les femmes discutent entre eux, la communication est souvent difficile, m\u00eame si chaque partie s&rsquo;efforce d&rsquo;\u00eatre honn\u00eate et de traiter l&rsquo;autre \u00e9quitablement.<\/p>\n<p>Les sociolinguistes annalysent la fa\u00e7on dont certains \u00e9l\u00e9ments sociaux comme l&rsquo;\u00e2ge, le statut socio-\u00e9conomique et le sexe influent sur l&rsquo;utilisation du langage. L&rsquo;analyse du discours et de la conversation met en relief les diff\u00e9rentes composantes linguistiques et la fa\u00e7on dont les relations humaines s&rsquo;\u00e9tablissent, se n\u00e9gocient et se perp\u00e9tuent.<\/p>\n<p>Robin Lakoff, dans sa recherche de pionnier sur le langage et les genres, a mis en relief certaines caract\u00e9ristiques de l&rsquo;anglais am\u00e9ricain qui semblent distinguer la mani\u00e8re de s&rsquo;exprimer des femmes de celle des hommes.<sup>2<\/sup>\u00a0Ainsi, on remarque chez elles une intonation interrogative au lieu d&rsquo;une intonation affirmative, dans des phrases comme : \u00ab It\u2019s hot today, isn&rsquo;t it ? \u00bb (Il fait chaud aujourd&rsquo;hui, n&rsquo;est-ce pas ?) ; une grammaire correcte et un vocabulaire plus ch\u00e2ti\u00e9. Bien que certaines de ses conclusions aient \u00e9t\u00e9 discut\u00e9es, les recherches de Lakoff ont permis un approfondissement linguistique utile. Tout en minimisant le r\u00f4le du pouvoir mis en relief par Lakoff, l&rsquo;\u00e9tude de Deborah Tannen sur la communication entre les genres, qui inspire une grande partie de cet article, est une prolongation de cette recherche.<sup>3<\/sup><\/p>\n<h2>Propos de gar\u00e7ons et de filles<\/h2>\n<p>Diff\u00e9rentes situations d&rsquo;interaction entre gar\u00e7ons et filles depuis la naissance jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e2ge adulte ont \u00e9t\u00e9 soigneusement \u00e9tudi\u00e9es par des sociolinguistes faisant des recherches sur l&rsquo;expression orale et les diff\u00e9rentes mani\u00e8res de s&rsquo;exprimer. Etant donn\u00e9 les diff\u00e9rences qui existent entre les sexes \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge adulte, il n&rsquo;est pas surprenant de constater que plusieurs \u00e9tudes ont d\u00e9couvert de nombreuses diff\u00e9rences dans la mani\u00e8re de s&rsquo;exprimer d\u00e8s le plus jeune \u00e2ge. Vu l&rsquo;espace limit\u00e9, nous nous int\u00e9resserons plus particuli\u00e8rement aux diff\u00e9rences caract\u00e9risant la mani\u00e8re de s&rsquo;exprimer d&rsquo;un groupe de gar\u00e7ons et d&rsquo;un groupe de filles.<\/p>\n<p>La recherche confirme l&rsquo;observation commune selon laquelle les gar\u00e7ons ont tendance \u00e0 jouer dehors en groupes nombreux, avec un chef de file et un ordre hi\u00e9rarchique nettement \u00e9tabli. Ils pr\u00e9f\u00e8rent les jeux dont les r\u00e8gles sont clairement d\u00e9finies, o\u00f9 les perdants et les gagnants sont nettement d\u00e9sign\u00e9s. Ils aiment se vanter de ce qu&rsquo;ils savent faire : \u00ab Je peux sauter cent fois plus haut que toi ! \u00bb Ils ont le sens de l&rsquo;autorit\u00e9 et cherchent \u00e0 la tester. Ils utilisent souvent des termes destin\u00e9s \u00e0 impressionner les autres ou \u00e0 se d\u00e9fendre si leur statut est remis en question.<\/p>\n<p>Les filles aiment jouer en petits groupes intimes ; elles pr\u00e9f\u00e8rent souvent les jeux d&rsquo;int\u00e9rieur qui n&rsquo;impliquent ni perdant ni gagnant (par exemple, \u00ab jouer au papa et \u00e0 la maman \u00bb). Les chefs de groupe ont tendance \u00e0 formuler leurs demandes ou leurs suggestions de mani\u00e8re indirecte : \u00ab Est-ce que tu voudrais \u00eatre la grande s\u0153ur ? \u00bb Les filIes ont rarement recours \u00e0 la force pour imposer leur volont\u00e9, parce que pour elles, \u00eatre aim\u00e9es est plus important qu&rsquo;\u00eatre ob\u00e9ies. Elles se conforment g\u00e9n\u00e9ralement sans mal aux requ\u00eates des repr\u00e9sentants de l&rsquo;autorit\u00e9 et deviennent souvent \u00ab les chouchoux de la ma\u00eetresse \u00bb. Pour elles, le fait de parler est \u00ab ce qui soude la relation \u00bb.<sup>4<\/sup>\u00a0En fait, elles construisent souvent leurs amiti\u00e9s sur l&rsquo;\u00e9change de petits secrets.<\/p>\n<h2>Ind\u00e9pendance et intimit\u00e9<\/h2>\n<p>Naturellement, de nombreuses caract\u00e9ristiques des styles de communication appris pendant l&rsquo;enfance se retrouvent chez l&rsquo;adulte. Toutes les g\u00e9n\u00e9ralisations de cet article ne sont pas vraies en toutes circonstances pour toutes les femmes ou tous les hommes, mais elles d\u00e9crivent pourtant des tendances g\u00e9n\u00e9rales et des sch\u00e9mas qui peuvent aider \u00e0 achever \u00e0 une meilleure compr\u00e9hension mutuelle.<\/p>\n<p>A l&rsquo;\u00e2ge adulte, les hommes ont tendance \u00e0 voir le monde en termes hi\u00e9rarchiques. C&rsquo;est pour cela que souvent, dans une conversation, un homme situe son statut par rapport \u00e0 celui des autres : il est soit un sup\u00e9rieur soit un inf\u00e9rieur. Les hommes tentent continuellement d&rsquo;\u00e9tablir et de maintenir leur ind\u00e9pendance.<\/p>\n<p>M\u00eame \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge adulte, les femmes continuent \u00e0 voir dans le monde un endroit o\u00f9 les relations personnelles sont ce qui compte r\u00e9ellement. Les conversations ont souvent pour but d&rsquo;\u00e9tablir des liens et des relations durables. Au cours de leurs entretiens, les femmes ont fr\u00e9quemment tendance \u00e0 mesurer la distance psychologique qui existe entre leur interlocuteur et elles : \u00ab Cette personne essaie-t-elle de se rapprocher ou de s&rsquo;\u00e9loigner de moi ? \u00bb Les hi\u00e9rarchies f\u00e9minines impliquent davantage une id\u00e9e d&rsquo;intimit\u00e9 qu&rsquo;une id\u00e9e de pouvoir.<\/p>\n<p>Comme l&rsquo;observe Tannen, les diff\u00e9rences entre les genres sont souvent simplement des dlif\u00e9rences d&rsquo;int\u00e9r\u00eat ou d&rsquo;intensit\u00e9. On peut l&rsquo;illustrer par ce qu&rsquo;on appelle la tendance \u00e0 \u00ab faire la scie \u00bb. Lorsque leur conjoint leur demande un service, les femmes acceptent en g\u00e9n\u00e9ral, tandis que les hommes opposent souvent une l\u00e9g\u00e8re r\u00e9sistance. Ainsi, quand une femme demande \u00e0 son mari de sortir la poubelle, si elle ne re\u00e7oit pas de r\u00e9ponse concr\u00e8te, elle en conclut qu&rsquo;il n&rsquo;a pas compris qu&rsquo;elle voudrait qu&rsquo;il Ie fasse tout de suite, puisque c&rsquo;est ce qu&rsquo;elle ferait elle-m\u00eame dans cette situation. L&rsquo;homme, par ailleurs, veut \u00e9viter de donner l&rsquo;impression qu&rsquo;il ob\u00e9it \u00e0 des ordres, aussi attend-il pour sortir la poubelle \u00ab le moment qui lui semble bon \u00bb. Plus la femme insiste, plus il prend son temps. Le r\u00e9sultat de ce conflit opposant deux styles de communication diff\u00e9rents aboutit \u00e0 un cercle vicieux commun\u00e9ment appel\u00e9 \u00ab faire la scie \u00bb.<\/p>\n<p>Le conflit qui oppose ind\u00e9pendance et intimit\u00e9 appara\u00eet dans le\u00a0<b>Sc\u00e9nario 3<\/b>\u00a0: Lee et Jeannette sont mari\u00e9s. Le camarade de classe de Lee, Andr\u00e9, l&rsquo;appelle \u00e0 son travail pour lui dire qu&rsquo;il sera en ville durant le week-end. Lee l&rsquo;invite \u00e0 loger chez eux. Jeudi soir, pendant le repas, Lee parle \u00e0 sa femme de la visite d&rsquo;Andr\u00e9, et Jeannette se f\u00e2che.<\/p>\n<p>\u00ab Comment as-tu pu lui demander de venir passer le week-end chez nous, sans m\u00eame m&rsquo;en parler ? \u00bb demande-t-elle.<\/p>\n<p>\u00ab Pourquoi faut-il que je te dise tout ce que je d\u00e9cide de faire ? \u00bb r\u00e9plique Lee.<\/p>\n<p>Ce bref sc\u00e9nario illustre un conflit d\u00fb \u00e0 diff\u00e9rents besoins au niveau de l&rsquo;intimit\u00e9 et de l&rsquo;ind\u00e9pendance. Pour Jeannette, l&rsquo;intimit\u00e9 de sa relation avec Lee implique une interd\u00e9pendance entre eux ; elle assume qu&rsquo;en couple ils vont discuter de leurs plans et prendre des d\u00e9cisions ensemble. D&rsquo;autre part, le fait d&rsquo;avoir un invit\u00e9 inattendu entra\u00eene souvent des t\u00e2ches domestiques suppl\u00e9mentaires. Pour Lee, consulter sa femme avant de prendre une d\u00e9cision est une atteinte \u00e0 son ind\u00e9pendance : Si elle le comprenait vraiment, pense-t-il, elle n&rsquo;essaierait pas de surveiller ce qu&rsquo;il fait.<\/p>\n<p>Dans les relations homme-femme, il n&rsquo;existe pas de mani\u00e8re \u00ab id\u00e9ale \u00bb de communiquer. La souplesse et un esprit de n\u00e9gociation de part et d&rsquo;autre sont essentiels pour parvenir \u00e0 une bonne communication. De plus, il est important de r\u00e9aliser que lorsque notre fa\u00e7on de faire habituelle \u00ab ne marche pas \u00bb, il est inutile de persister, de la m\u00eame mani\u00e8re que parler plus fort \u00e0 quelqu&rsquo;un qui ne conna\u00eet pas notre langue ne lui permettra sans doute pas de mieux nous comprendre. En fait, persister dans la m\u00eame attitude ne fait que provoquer un\u00a0<i>schismogenesis<\/i>\u00a0compl\u00e9mentaire, terme utilis\u00e9 par Bateson<sup>5<\/sup>\u00a0pour d\u00e9finir une situation dans laquelle un comportement extr\u00eame entra\u00eene chez l&rsquo;autre une r\u00e9action oppos\u00e9e extr\u00eame, conduisant progressivement \u00e0 une escalade qui \u00e9chappe \u00e0 tout contr\u00f4le. Dans le cas de Lee et de Jeannette, le\u00a0<i>schismogenesis<\/i>\u00a0compl\u00e9mentaire pourrait vouloir dire que plus Lee prend des distances pour pr\u00e9server son ind\u00e9pendance, plus Jeannette se rapproche pour essayer de pr\u00e9server l&rsquo;intimit\u00e9 qui lui est si ch\u00e8re.<\/p>\n<h2>Des conceptions et des r\u00e9actions diff\u00e9rentes<\/h2>\n<p>Comme les femmes et les hommes envisagent quelquefois les choses diff\u00e9remment, il arrive qu&rsquo;ils interpr\u00e8tent la m\u00eame situation de fa\u00e7on diff\u00e9rente. Prenons l&rsquo;exemple d&rsquo;une \u00e9quipe de laboratoire compos\u00e9e de deux femmes et de deux hommes, o\u00f9 l&rsquo;une des femmes a \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9e comme chef. Il se peut qu&rsquo;avant d&rsquo;aller plus loin, elle essaiera de d\u00e9finir un plan d&rsquo;action avec le groupe. Pour les hommes ce sera peut-\u00eatre une perte de temps et ils attribueront ce comportement inacceptable de la femme \u00e0 un sentiment d&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9 et \u00e0 de l&rsquo;incomp\u00e9tence. Par contre, l&rsquo;autre femme du groupe appr\u00e9ciera sans doute ce qu&rsquo;elle consid\u00e9rera comme un comportement r\u00e9fl\u00e9chi et comp\u00e9tent, puisque c&rsquo;est ce qu&rsquo;elle aurait fait si elle-m\u00eame avait \u00e9t\u00e9 chef d&rsquo;\u00e9quipe. Ainsi, \u00e0 cause d&rsquo;une perception diff\u00e9rente, des situations dans lesquelles les femmes pensent d\u00e9montrer des qualit\u00e9s sont per\u00e7ues de mani\u00e8re n\u00e9gative par les hommes, et vice versa.<\/p>\n<p>Mais revenons aux Sc\u00e9narios 1 et 2 d\u00e9crits plus haut ; ils pr\u00e9sentent des diff\u00e9rences dans la communication entre les genres. Dans le Sc\u00e9nario 1, bien que Bette et Adrian soient d&rsquo;accord sur le message qu&rsquo;ils veulent obtenir (des indications routi\u00e8res), ils donnent de l&rsquo;importance \u00e0 des m\u00e9tamessages (messages sous-jacents) diff\u00e9rents associ\u00e9s au besoin d&rsquo;obtenir des renseignements. Bette choisit le m\u00e9tamessage de la relation, et elle n&rsquo;h\u00e9sitera pas \u00e0 s&rsquo;adresser \u00e0 quelqu&rsquo;un pour obtenir l&rsquo;information d\u00e9sir\u00e9e. En fait, les femmes sont connues pour demander leur route m\u00eame lorsqu&rsquo;elles savent assez bien o\u00f9 elles se trouvent, juste pour avoir l&rsquo;occasion d&rsquo;entrer en contact avec les gens de l&rsquo;endroit.<\/p>\n<p>Adrian, par contre, pense \u00e0 la hi\u00e9rarchie : \u00ab Puisque quelqu&rsquo;un poss\u00e8de l&rsquo;information que je d\u00e9sire et que je suis forc\u00e9 de la lui demander, cela me met dans une position d&rsquo;inf\u00e9riorit\u00e9. \u00bb Il pensera peut-\u00eatre aussi que m\u00eame si la personne \u00e0 laquelle il demandera ne conna\u00eet pas l&rsquo;adresse qu&rsquo;il cherche, elle lui donnera une mauvaise indication plut\u00f4t que d&rsquo;admettre son ignorance. Bette, par contre, tient pour \u00e9tabli que si quelqu&rsquo;un n&rsquo;a pas le renseignement voulu, il le dira.<\/p>\n<p>Pour pouvoir progresser dans la communication, il est n\u00e9cessaire que les hommes et les femmes soient conscients des diff\u00e9rences existantes et soient pr\u00eats \u00e0 les accepter. La \u00ab meilleure \u00bb mani\u00e8re de faire dans le Sc\u00e9nario 1 n&rsquo;est peut-\u00eatre ni celle de Bette ni celle d&rsquo;Adrian : ils ont besoin tous les deux de faire preuve de souplesse et d&rsquo;apprendre \u00e0 s&rsquo;adapter au style de l&rsquo;autre, tout en cherchant un terrain d&rsquo;entente.<\/p>\n<p>Le Sc\u00e9nario 2 semble plus complexe : Comme Mario, beaucoup d&rsquo;hommes auraient mal compris l&rsquo;appel \u00e0 la sympathie de Julie. Au lieu de cr\u00e9er un sentiment de solidarit\u00e9 en compatissant avec elle comme l&rsquo;aurait fait une amie femme (\u00ab C&rsquo;est terrible, Julie ! Elle t&rsquo;allait si bien. Tu sais, cela m&rsquo;est arriv\u00e9 l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re&#8230; \u00bb), la tentative de Mario pour offrir une solution sugg\u00e8re \u00e0 Julie qu&rsquo;au lieu d&rsquo;\u00eatre semblables et proches l&rsquo;un de l&rsquo;autre, ils sont en r\u00e9alit\u00e9 diff\u00e9rents et distants. L&rsquo;affirmation rapide de Mario, disant que le probl\u00e8me n&rsquo;est pas aussi grave qu&rsquo;elle le pense, donne \u00e0 Julie l&rsquo;impression que ses \u00e9motions sont mal comprises. Ainsi, elle r\u00e9pond n\u00e9gativement quand Mario essaie de montrer qu&rsquo;il sympathise.<\/p>\n<h2>Femmes bavardes, hommes taciturnes ?<\/h2>\n<p>A propos de communication, que dire de la notion largement r\u00e9pandue selon laquelle \u00ab les femmes parlent trop \u00bb ? Il est int\u00e9ressant de noter que d&rsquo;apr\u00e8s les enqu\u00eates dans des r\u00e9unions, des discussions en groupes mixtes, des salles de classe, les hommes parlent plus que les femmes ! La diff\u00e9rence fondamentale r\u00e9side dans le sujet des conversations et l&rsquo;endroit o\u00f9 elles ont lieu. Pour les femmes, parler est un moyen d&rsquo;\u00e9tablir des contacts ; ainsi, les femmes parlent souvent davantage dans des situations priv\u00e9es, et la plupart du temps elles donnent beaucoup de d\u00e9tails pour \u00e9tablir un bon contact avec cette \u00ab personne importante \u00bb. Le comm\u00e9rage tombe souvent aussi dans la cat\u00e9gorie de la diff\u00e9rence dans les sujets de conversation. Les femmes ont tendance \u00e0 parler des gens. Les hommes le font parfois, mais en g\u00e9n\u00e9ral ils pr\u00e9f\u00e8rent parler de politique, de l\u00e9gislation, de pouvoir administratif et de sports.<\/p>\n<p>En public, les hommes avancent souvent des opinions nettes et des \u00ab faits concrets \u00bb dans le but de montrer ce qu&rsquo;ils sont. Pour beaucoup, parler est avant tout un moyen d&rsquo;\u00e9changer des informations. Et quand ils se d\u00e9tendent en priv\u00e9, ils n&rsquo;ont plus vraiment envie de parler, alors que c&rsquo;est justement le moment o\u00f9 leurs femmes aimeraient qu&rsquo;ils le fassent. Pour illustrer ces diff\u00e9rences d&rsquo;attitude face \u00e0 la conversation priv\u00e9e, pensons \u00e0 ce qui se passe lorsque des parents appellent au t\u00e9l\u00e9phone leurs enfants adolescents ou adultes qui \u00e9tudient au loin. La m\u00e8re voudra sans doute conna\u00eetre tous les d\u00e9tails, tandis que le p\u00e8re se contentera souvent de quelques remarques bien choisies et de questions sur les finances, les examens et les r\u00e9sultats scolaires.<\/p>\n<h2>Des ennuis au paradis<\/h2>\n<p>Dans un chapitre de son livre\u00a0<i>Gender and Grace<\/i><sup>6<\/sup>, la psychologue Mary Stewart Van Leeuwen explore une possibilit\u00e9 int\u00e9ressante sur l&rsquo;origine de ces diff\u00e9rences de communication entre les genres que l&rsquo;on retrouve apparemment partout dans le monde. Tout en admettant n&rsquo;\u00eatre qu&rsquo;un amateur en th\u00e9ologie, Van Leeuwen imagine un sc\u00e9nario biblique int\u00e9ressant.<\/p>\n<p>Acte 1 :\u00a0<i>Cr\u00e9\u00e9s \u00e0 l&rsquo;image de Dieu.<\/i>\u00a0Van Leeuwen met en relief deux implications de ce que signifie, pour les hommes, \u00eatre cr\u00e9\u00e9s \u00e0 l&rsquo;image de Dieu : la sociabilit\u00e9 (un besoin de relations et de communaut\u00e9) et l&rsquo;autorit\u00e9 ou pouvoir responsable sur toute la cr\u00e9ation.<\/p>\n<p>Acte 2 :\u00a0<i>Des ennuis au paradis.<\/i>\u00a0C&rsquo;est l\u00e0, dans le parfait jardin d&rsquo;Eden, selon Van Leeuwen, que les diff\u00e9rences entre les genres ont commenc\u00e9. Bien qu&rsquo;il leur ait \u00e9t\u00e9 recommand\u00e9 de ne pas abuser de leur pouvoir en \u00ab d\u00e9cidant de la nature du bien et du mal \u00bb, ou de leur sociabilit\u00e9 dans leur relation mari- femme en persuadant l&rsquo;autre de violer les commandements de Dieu, c&rsquo;est exactement ce qu&rsquo;ont fait Adam et Eve.<\/p>\n<p>Selon Van Leeuwen, les effets de Gen\u00e8se 3 : 16 r\u00e9v\u00e8lent la mani\u00e8re particuli\u00e8re selon laquelle chacun a p\u00e9ch\u00e9 dans le jardin. L&rsquo;homme et la femme avaient tous deux \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9s pour la sociabilit\u00e9 et l&rsquo;autorit\u00e9. Mais en avan\u00e7ant la main pour prendre le fruit, la femme a d\u00e9pass\u00e9 les limites de l&rsquo;autorit\u00e9 responsable. En cons\u00e9quence, sa sociabilit\u00e9 s&rsquo;est trouv\u00e9e entra\u00een\u00e9e dans les probl\u00e8mes de l&rsquo;engrenage social, qui continuent \u00e0 saper le bon exercice de son autorit\u00e9 dans le monde en g\u00e9n\u00e9ral. D&rsquo;autre part, l&rsquo;homme, en acceptant le fruit de sa femme, a outrepass\u00e9 les limites de l&rsquo;unit\u00e9 sociale humaine. En cons\u00e9quence, son autorit\u00e9 responsable, l\u00e9gitime, s&rsquo;est trouv\u00e9e li\u00e9e au probl\u00e8me de la domination, ce qui a nui, depuis, \u00e0 ses relations avec Dieu, avec la cr\u00e9ation et avec les autres, y compris les femmes.<sup>7<\/sup><\/p>\n<p>En se basant sur son exp\u00e9rience de psychologue, Van Leeuwen affirme que cette conception des choses fournit une explication plausible \u00e0 la tendance cliniquement encore inexpliqu\u00e9e des femmes \u00ab \u00e0 \u00e9viter de d\u00e9velopper leur ind\u00e9pendance pour pr\u00e9server des relations parfois pathologiques avec le sexe oppos\u00e9 \u00bb, ainsi que la tendance des hommes \u00e0 faire preuve d&rsquo;autoritarisme plut\u00f4t que d&rsquo;autorit\u00e9.<\/p>\n<p>Bien que l\u2019auteur n&rsquo;explique pas clairement pourquoi l&rsquo;attribut mal utilis\u00e9 en Adam (les hommes) et Eve (les femmes), n&rsquo;est pas celui qui fut affect\u00e9 (par exemple, Adam a mal utilis\u00e9 sa sociabilit\u00e9 et fut affect\u00e9 dans son autorit\u00e9), son explication fournit pourtant une conception compatible avec les d\u00e9couvertes des sociolinguistes et autres chercheurs. Ces derniers d\u00e9crivent les femmes \u00ab orient\u00e9es vers l&rsquo;intimit\u00e9 \u00bb, et les hommes \u00ab orient\u00e9s vers la hi\u00e9rarchie \u00bb, tout en ajoutant une dimension spirituelle et biblique \u00e0 la discussion.<\/p>\n<p>Van Leeuwen ne conclut pas sa d\u00e9monstration avec le d\u00e9sordre introduit par la chute. Les actes 3 \u00e0 5,\u00a0<i>R\u00e9demption et Renouveau<\/i>, \u00e9voquent le r\u00f4le jou\u00e9 par J\u00e9sus pour renverser les effets de l&rsquo;erreur tragique d&rsquo;Adam et Eve en essayant d&rsquo;\u00e9lever le statut des femmes (par exemple, dans Matthieu 28 : 1-11, nous voyons qu&rsquo;elles sont les premiers t\u00e9moins de sa r\u00e9surrection) et en d&rsquo;autres occasions en d\u00e9sapprouvant un comportement social inappropri\u00e9 (par exemple, dans Luc 10 : 38-42, J\u00e9sus reprend Marthe qui s\u2019affaire \u00e0 la cuisine au lieu d&rsquo;\u00e9couter les pr\u00e9cieuses v\u00e9rit\u00e9s).<\/p>\n<p>Van Leeuwen conclut en disant que, bien que nous souffrions encore des cons\u00e9quences du p\u00e9ch\u00e9, nous avons \u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9s par la mort du Christ ; avec le temps, toutes choses, m\u00eame les communications d\u00e9t\u00e9rior\u00e9es entre les hommes et les femmes, retrouveront leur perfection originale.<\/p>\n<h2>Que pouvons-nous faire ?<\/h2>\n<p>Il est certain que les hommes et les femmes communiquent de mani\u00e8re diff\u00e9rente. Malheureusement, il semble qu&rsquo;il n&rsquo;existe aucun moyen miraculeux pour am\u00e9liorer une mauvaise communication. Pour parvenir \u00e0 un r\u00e9sultat optimal, nous avons besoin de souplesse ; nous devons \u00eatre pr\u00eats \u00e0 \u00e9couter, \u00e0 discuter et \u00e0 comprendre d&rsquo;une mani\u00e8re qui nous para\u00eetra peut-\u00eatre diff\u00e9rente. Comprendre les causes du manque de communication nous permet d&rsquo;aborder des situations qui nous rendent perplexes, nous mettent mal \u00e0 l&rsquo;aise, nous blessent ou nous heurtent parce que nous avons peut-\u00eatre pens\u00e9 \u00e0 tort que l&rsquo;autre a agi intentionnellement.<\/p>\n<p>En apprenant \u00e0 voir les choses d&rsquo;un point de vue diff\u00e9rent, en essayant de discerner les raisons possibles de nos incompr\u00e9hensions, nous faisons un pas important vers une meilleure communication. Et selon l&rsquo;esprit de Romains 12 : 10, cela nous m\u00e8nera \u00e0 une pr\u00e9venance r\u00e9ciproque inspir\u00e9e du Christ.<\/p>\n<p class=\"about\">Sylvia B. Rasi pr\u00e9pare son doctorat en Linguistique \u00e0 Georgetown University, \u00e0 Washington, D.C. Elle travaille aussi au Centre de Linguistique Appliqu\u00e9e.<\/p>\n<h2>Citation recommand\u00e9e<\/h2>\n<p>Sylvia B. Rasi, \u00ab Pourquoi ne me comprends-tu pas ? La communication entre lui et elle \u00bb,\u00a0<i>Dialogue<\/i>\u00a04 (1992\/3), p. 5-7, 29-30<\/p>\n<h2>NOTES ET R\u00c9F\u00c9RENCES<\/h2>\n<section class=\"references\">\n<ol>\n<li>J\u2019ai choisi d\u2019utiliser les termes\u00a0<i>sexe<\/i>\u00a0et\u00a0<i>genre<\/i>\u00a0indiff\u00e9remment, bien qu\u2019ils soient souvent differenci\u00e9s (<i>Sexe<\/i>\u00a0\u00e9tant un attribut biologique et\u00a0<i>genre<\/i>\u00a0une charact\u00e9ristique qui s\u2019apprend au cours du processus de socialisation).<\/li>\n<li>Robin Lakoff,\u00a0<i>Language and Woman\u2019s Place<\/i>\u00a0(New York : Harper and Row, 1975).<\/li>\n<li>Deborah Tannen,\u00a0<i>That&rsquo;s Not What I Meant!<\/i>\u00a0(New York : Ballantine Books, 1986) ;\u00a0<i>You Just Don\u2019t Understand: Women and Men in Conversation<\/i>\u00a0(New York : William Morrow and Co., 1990).<\/li>\n<li>Tannen,\u00a0<i>You Just Don&rsquo;t Understand<\/i>, p.85.<\/li>\n<li>Gregory Bateson,\u00a0<i>Steps to an Ecology of Mind<\/i>\u00a0(New Haven, Connecticut : Yale University Press, 1972).<\/li>\n<li>Mary Stewart Van Leeuwen, Gender and Grace (Downers Grove, Illinois : InterVarsity Press, 1990).<\/li>\n<li>Stewart Van Leeuwen,\u00a0<i>op. cit.<\/i>, p. 47.<\/li>\n<\/ol>\n<\/section>\n<\/div>\n<p><\/main><\/p>\n<footer>\n<div class=\"wrapper\"><a href=\"https:\/\/education.adventist.org\/amicus\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">\u00a9 Comit\u00e9 pour les \u00e9tudiants et dipl\u00f4m\u00e9s universitaires adventistes (CEDUA)<\/a>, 2014 &#8211; 2019 \u00a0\u00a0|\u00a0\u00a0\u00a0<a href=\"https:\/\/dialogue.adventist.org\/fr\/confidentialite\">Confidentialit\u00e9<\/a><\/div>\n<\/footer>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sylvia B. Rasi Sc\u00e9nario 1\u00a0: Bette est passag\u00e8re dans une voiture conduite par son ami, Adrian. Il fait nuit dehors et les panneaux routiers sont mal \u00e9clair\u00e9s. Depuis une demi-heure, ils essaient de trouver une adresse inconnue. Alors qu&rsquo;ils repassent pour la troisi\u00e8me fois devant la station-service, Bette sugg\u00e8re de s&rsquo;arr\u00eater pour demander des indications. 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