{"id":1209,"date":"2019-07-01T20:39:30","date_gmt":"2019-07-01T20:39:30","guid":{"rendered":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/?p=1209"},"modified":"2019-07-01T20:39:30","modified_gmt":"2019-07-01T20:39:30","slug":"dou-viennent-les-etres-humains","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/dou-viennent-les-etres-humains\/","title":{"rendered":"D\u2019o\u00f9 viennent les \u00eatres humains ?"},"content":{"rendered":"<p><main class=\"layout-version-1\"><\/p>\n<div class=\"wrapper\">\n<p class=\"byline\">Ronny Nalin<\/p>\n<p class=\"subhead\">La compr\u00e9hension cr\u00e9ationniste des \u00c9critures, selon laquelle les \u00eatres humains r\u00e9sultent d\u2019un acte cr\u00e9ateur divin exceptionnel, contredit l\u2019hypoth\u00e8se \u00e9volutionniste des origines d\u2019une descendance avec modification des primates ancestraux. Dans cet article, nous r\u00e9viserons d\u2019abord les preuves fossiles li\u00e9es aux origines humaines, et ouvrirons ensuite la discussion.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<h2>COMMENT D\u00c9CIDER DE CE QUI EST HUMAIN ?<\/h2>\n<p>L\u2019humanit\u00e9 peut \u00eatre d\u00e9finie sur la simple base des caract\u00e9ristiques anatomiques. Cependant, chaque esp\u00e8ce vivante pr\u00e9sente une variabilit\u00e9 de traits morphologiques. Les mesures des squelettes humains modernes, lorsqu\u2019elles sont compar\u00e9es \u00e0 celles des esp\u00e8ces de primates encore existantes, semblent plut\u00f4t homog\u00e8nes<sup>1<\/sup>. Certains fossiles sortent des limites de ce spectre moderne de variabilit\u00e9. Il n\u2019existe aucun consensus clair sur le crit\u00e8re de diagnostic devant d\u00e9terminer si on doit les consid\u00e9rer comme humains ou non. Une approche pratique consiste \u00e0 placer un fossile donn\u00e9 dans la cat\u00e9gorie\u00a0<i>Homo<\/i>\u00a0lorsque la masse et les proportions corporelles, les dimensions dentaires et les adaptations squelettiques pour la bip\u00e9die pr\u00e9sentent une similarit\u00e9 plus grande avec les \u00eatres humains modernes qu\u2019avec les fossiles australopith\u00e8ques (un groupe d\u2019hominid\u00e9s dont les restes furent d\u2019abord d\u00e9couverts en Afrique au d\u00e9but du si\u00e8cle dernier). Mais quand on d\u00e9finit l\u2019humanit\u00e9, on consid\u00e8re aussi comme pertinents d\u2019autres traits, tels que les dimensions du cerveau, la capacit\u00e9 de fabriquer des outils, et le comportement social et symbolique.<\/p>\n<h2>LES \u00caTRES HUMAINS ONT-ILS \u00c9VOLU\u00c9 \u00c0 PARTIR DES AUSTRALOPITH\u00c8QUES ?<\/h2>\n<p>Selon l\u2019hypoth\u00e8se \u00e9volutionniste,\u00a0<i>Homo<\/i>\u00a0tire son origine du genre\u00a0<i>Australopithecus<\/i>. Ses restes se trouvent dans des d\u00e9p\u00f4ts du plioc\u00e8ne qui gisent sous les d\u00e9p\u00f4ts contenant des fossiles\u00a0<i>Homo<\/i>. L\u2019anatomie d\u2019<i>Australopithecus<\/i>\u00a0r\u00e9v\u00e8le des traits qui, aujourd\u2019hui, ne se trouvent que chez les \u00eatres humains. Cependant, de nombreuses caract\u00e9ristiques distinguent clairement\u00a0<i>Australopithecus<\/i>\u00a0d\u2019<i>Homo<\/i>, dont, entre autres : 1) une masse corporelle plus petite, 2) un cerveau de petite taille (~400 to 550 cm3 contrairement aux -1400 cm3 des \u00eatres humains modernes), 3) un avant-bras plus long par rapport \u00e0 la partie sup\u00e9rieure du bras, 4) un thorax en forme d\u2019entonnoir et 5) des doigts relativement longs et recourb\u00e9s<sup>2<\/sup>.<\/p>\n<p>Des d\u00e9couvertes datant des derni\u00e8res d\u00e9cennies ont augment\u00e9 la fourchette de variabilit\u00e9 observ\u00e9e parmi les fossiles australopith\u00e8ques. Par cons\u00e9quent, on a appliqu\u00e9 \u00e0 ces restes une vari\u00e9t\u00e9 de noms d\u2019esp\u00e8ces. D\u2019autres complications \u00e9mergent de la d\u00e9couverte d\u2019<i>Ardipithecus ramidus<\/i>\u00a0en couches au-dessous des couches contenant les restes d\u2019<i>Australopithecus. Ardipithecus ramidus<\/i>\u00a0est remarquablement diff\u00e9rent d\u2019<i>Australopithecus<\/i>\u00a0\u2013 malgr\u00e9 sa proximit\u00e9 spatiale et temporelle<sup>3<\/sup>. Par ailleurs, des couches au-dessus de l\u2019\u00e9chelle stratigraphique d\u2019<i>Australopithecus<\/i>, de m\u00eame que des fossiles d\u2019hominid\u00e9s similaires \u00e0\u00a0<i>Australopithecus<\/i>, pr\u00e9sentent des restes qu\u2019on attribue \u00e0\u00a0<i>Homo<\/i>\u00a0seulement en raison de caract\u00e9ristiques squelettiques plus robustes (genre\u00a0<i>Paranthropus<\/i>). Si les deux formes d\u00e9rivent d\u2019<i>Australopithecus<\/i>, la discontinuit\u00e9 entre\u00a0<i>Homo<\/i>\u00a0et\u00a0<i>Australopithecus<\/i>\u00a0devient plus apparente encore lorsqu\u2019elle est compar\u00e9e \u00e0 la similarit\u00e9 entre\u00a0<i>Australopithecus<\/i>\u00a0et\u00a0<i>Paranthropus.<\/i><\/p>\n<p>Bref, les preuves fossiles utilis\u00e9es pour soutenir la relation \u00e9volutionniste entre\u00a0<i>Homo<\/i>\u00a0et d\u2019autres formes d\u2019hominid\u00e9s \u00e9teintes, loin d\u2019\u00eatre irr\u00e9futables, demeurent en suspens, particuli\u00e8rement \u00e0 la lumi\u00e8re d\u2019un registre fossile des hominid\u00e9s du plioc\u00e8ne encore incomplet.<\/p>\n<h2>HOMO HABILIS RELIE-T-IL LES AUSTRALOPITH\u00c8QUES ET LES \u00caTRES HUMAINS ?<\/h2>\n<p><i>Homo habilis<\/i>\u00a0est une esp\u00e8ce \u00e9tablie dans les ann\u00e9es 1960. Elle se base principalement sur les restes fossiles d\u00e9couverts en Afrique de l\u2019Est. Ces fossiles pr\u00e9sentent une variation morphologique d\u2019une importance telle que de nombreux chercheurs croient que l\u2019esp\u00e8ce contient, en fait, deux formes s\u00e9par\u00e9es \u2013 une de plus petite taille, et l\u2019autre, de plus grande taille. Les estimations de la capacit\u00e9 cr\u00e2nienne varient entre 500 et 750 cm3 \u2013 \u00e9tant l\u00e9g\u00e8rement plus grandes que la moyenne de 400-550 cm3 pour les australopith\u00e8ques. Des \u00e9tudes de l\u2019os du pied sugg\u00e8rent qu\u2019\u00a0<i>H. habilis<\/i>\u00a0\u00e9tait un bip\u00e8de terrestre, alors que les proportions de l\u2019os de son bras \u00e9taient simiesques. Certains auteurs en ont conclu qu\u2019\u00a0<i>H. habilis<\/i>\u00a0\u00e9tait une forme d\u00e9riv\u00e9e de l\u2019australopith\u00e8que, et non une partie du genre\u00a0<i>Homo<\/i>\u00a0<sup>4<\/sup>.<\/p>\n<h2>LES \u00caTRES HUMAINS \u00ab D\u2019APPARENCE NON MODERNE \u00bb<\/h2>\n<p>Certains fossiles ont suffisamment de similitudes avec les humains anatomiquement modernes (HAM) pour qu\u2019on les consid\u00e8re comme appartenant au genre\u00a0<i>Homo<\/i>. Cependant, ils pr\u00e9sentent suffisamment de traits distinctifs pour \u00eatre d\u00e9crits en tant qu\u2019esp\u00e8ces diff\u00e9rentes. La section suivante discute des principaux types de fossiles d\u2019\u00eatres humains \u00ab d\u2019apparence non moderne \u00bb.<\/p>\n<ul>\n<li><b><i>Homo erectus<\/i><\/b>. Cette esp\u00e8ce est d\u00e9finie \u00e0 partir des d\u00e9couvertes faites en Indon\u00e9sie, en Chine, en Afrique et en Eurasie occidentale. Au nombre des caract\u00e9ristiques distinctives d\u2019<i>H. erectus<\/i>, mentionnons 1) une vo\u00fbte cr\u00e2nienne basse et allong\u00e9e, 2) des arcades sourcili\u00e8res pro\u00e9minentes, 3) un angle aigu entre la base et la partie post\u00e9rieure du cr\u00e2ne et 4) une taille absolue du cerveau (~1 000 cm3) plus petite que celle des HAM. Les restes postcr\u00e2niens<sup>5<\/sup>\u00a0et des empreintes bien conserv\u00e9es sur des sentiers indiquent des proportions corporelles et des mouvements (locomotion) essentiellement modernes. La taille et la masse corporelles estim\u00e9es pour certains sp\u00e9cimens d\u2019<i>H. erectus<\/i>\u00a0se comparent aux HAM moyens, alors que d\u2019autres sp\u00e9cimens r\u00e9v\u00e8lent une taille tr\u00e8s r\u00e9duite<sup>6<\/sup>.Parmi les \u00e9nigmes entourant l\u2019origine d\u2019<i>H. erectus<\/i>, il y a son apparition soudaine, sa discontinuit\u00e9 morphologique, et sa co-occurrence avec des formes soi-disant ancestrales. Voici une autre \u00e9nigme :\u00a0<i>H. erectus<\/i>\u00a0pr\u00e9sente, depuis le tout d\u00e9but, une large distribution g\u00e9ographique \u2013 depuis l\u2019Afrique jusqu\u2019au sud-est de l\u2019Asie. Cette donn\u00e9e a conduit certains \u00e0 remettre en question le sc\u00e9nario couramment accept\u00e9 d\u2019une origine africaine d\u2019<i>H. erectus<\/i>\u00a0suivie d\u2019une dispersion ult\u00e9rieure en Asie. Ces chercheurs soutiennent exactement le contraire, soit une origine asiatique suivie d\u2019une dispersion en Afrique<sup>7<\/sup>.\n<p>En outre, les anthropologues ne s\u2019entendent pas sur le sort d\u2019<i>H. erectus<\/i>. Certains soutiennent que les Asiatiques modernes conservent des traits typiques d\u2019<i>H. erectus<\/i>\u00a0\u2013 ce qui sugg\u00e8re une continuit\u00e9 r\u00e9gionale entre les formes HAM et\u00a0<i>H. erectus<\/i><sup>8<\/sup>. D\u2019autres proposent qu\u2019<i>H. erectus<\/i>\u00a0asiatique \u00e9tait une branche lat\u00e9rale p\u00e9riph\u00e9rique ayant v\u00e9cu longtemps, pour finalement dispara\u00eetre<sup>9<\/sup>.<\/li>\n<li><b>Homo heidelbergensis<\/b>. Les fossiles d\u2019<i>H. erectus<\/i>\u00a0ont disparu de l\u2019Afrique et de l\u2019Europe vers la fin du pl\u00e9istoc\u00e8ne inf\u00e9rieur. Ici leur succ\u00e8dent des fossiles du pl\u00e9istoc\u00e8ne moyen, lesquels pr\u00e9sentent une nette augmentation de la capacit\u00e9 cr\u00e2nienne. Ces sp\u00e9cimens ont \u00e9t\u00e9 regroup\u00e9s dans l\u2019esp\u00e8ce\u00a0<i>H. heidelbergensis<\/i>\u00a0\u2013 une forme afro-europ\u00e9enne d\u00e9riv\u00e9e d\u2019<i>H. erectus<\/i>\u00a0\u00e0 la fois anc\u00eatre d\u2019<i>Homo neanderthalensis<\/i>\u00a0et d\u2019HAM, estime-t-on<sup>10<\/sup>.Les restes fossiles d\u00e9couverts dans le pl\u00e9istoc\u00e8ne moyen-sup\u00e9rieur de la Chine sont tr\u00e8s semblables aux sp\u00e9cimens afro-europ\u00e9ens classiques\u00a0<i>H. heidelbergensis<\/i>. Certains auteurs sugg\u00e8rent que les fossiles chinois indiquent une migration tardive vers l\u2019Extr\u00eame-Orient par le biais d\u2019<i>H. heidelbergensis<\/i>. Cependant, les adeptes de la continuit\u00e9 r\u00e9gionale (o\u00f9 les fossiles d\u2019une m\u00eame r\u00e9gion issus apparemment de diff\u00e9rentes esp\u00e8ces pr\u00e9sentent des similarit\u00e9s) pr\u00e9f\u00e8rent interpr\u00e9ter ces fossiles en tant que preuves d\u2019une gradation continue d\u2019<i>H. erectus<\/i>\u00a0vers HAM<sup>11<\/sup>.<\/li>\n<li><b>N\u00e9anderthaliens\u00a0<i>(Homo neanderthalensis)<\/i><\/b>. Les fossiles n\u00e9anderthaliens se trouvent seulement en Europe et en Asie occidentale<sup>12<\/sup>. S\u2019ils pr\u00e9sentent des similarit\u00e9s g\u00e9n\u00e9rales avec les HAM, en revanche, ils jouissent d\u2019une structure squelettique plus robuste et de caract\u00e9ristiques cr\u00e2niennes hautement distinctives<sup>13<\/sup>. Les restes et la s\u00e9rie compl\u00e8te de traits n\u00e9anderthaliens commencent \u00e0 se produire dans le pl\u00e9istoc\u00e8ne sup\u00e9rieur, mais les caract\u00e9ristiques de ressemblance n\u00e9anderthalienne sont d\u00e9j\u00e0 apparentes dans les fossiles hominid\u00e9s du pl\u00e9istoc\u00e8ne moyen europ\u00e9en<sup>14<\/sup>.Les n\u00e9anderthaliens ont des proportions corporelles semblables \u00e0 celles des HAM vivant dans des environnements extr\u00eamement froids \u2013 les Eskimos, par exemple. Cependant, l\u2019id\u00e9e que l\u2019anatomie squelettique des n\u00e9anderthaliens r\u00e9sulte d\u2019une adaptation climatique a \u00e9t\u00e9 r\u00e9cemment contest\u00e9e. Chose int\u00e9ressante, la r\u00e9gion m\u00e9diterran\u00e9enne, avec son climat doux, semble avoir \u00e9t\u00e9 leur r\u00e9sidence pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e<sup>15<\/sup>.\n<p>Les n\u00e9anderthaliens ont disparu du registre fossile lors du pl\u00e9istoc\u00e8ne sup\u00e9rieur. Certains pensent que leur extinction est imputable \u00e0 leur remplacement par de nouveaux migrants d\u2019HAM. D\u2019autres sugg\u00e8rent que les n\u00e9anderthaliens se sont m\u00e9lang\u00e9s, en partie du moins, avec le groupe HAM en d\u00e9veloppement. Une analyse de l\u2019ADN mitochondrial (ADNmt) extrait des os n\u00e9anderthaliens a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 des s\u00e9quences qui diff\u00e8rent de l\u2019ADNmt tant des HAM modernes que des HAM fossiles<sup>16<\/sup>. N\u00e9anmoins, ces diff\u00e9rences ne peuvent \u00eatre compl\u00e8tement exclues du fait que les n\u00e9anderthaliens ont contribu\u00e9 au bassin g\u00e9n\u00e9tique humain. En fait, une \u00e9tude r\u00e9cente du g\u00e9nome n\u00e9anderthalien semble indiquer que l\u2019ADN des populations humaines actuelles transporte des segments d\u00e9riv\u00e9s des n\u00e9anderthaliens<sup>17<\/sup>.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>LE REGISTRE FOSSILE DES HUMAINS ANATOMIQUEMENT MODERNES<\/h2>\n<p>Les HAM se distinguent sur la base de quelques traits, y compris, entre autres : 1) un cr\u00e2ne de forme globulaire plut\u00f4t qu\u2019allong\u00e9e, 2) un visage non projet\u00e9 vers l\u2019avant, 3) des arcades sourcili\u00e8res peu d\u00e9velopp\u00e9es, 4) un menton bien d\u00e9fini, et 5) des dimensions dentaires plus petites<sup>18<\/sup>.<\/p>\n<p>Les premiers fossiles pr\u00e9sentant cette combinaison de traits viennent de l\u2019Afrique de l\u2019Est. Cependant, il est important de noter que d\u2019autres sp\u00e9cimens contemporains issus des m\u00eames localit\u00e9s n\u2019ont pas l\u2019air aussi modernes<sup>19<\/sup>. Ce n\u2019est qu\u2019\u00e0 un niveau stratigraphique plus \u00e9lev\u00e9 (habituellement dat\u00e9 d\u2019environ 45 000 ann\u00e9es) que les HAM deviennent le type de fossile humain dominant. \u00c0 ce stade, ils commencent \u00e0 se trouver depuis l\u2019Europe jusqu\u2019en Australie et en Extr\u00eame-Orient. Cette expansion soudaine semble corr\u00e9ler avec la dispersion depuis l\u2019Asie occidentale. Peu apr\u00e8s l\u2019expansion, les premiers exemples frappants d\u2019art figuratif (peintures rupestres et figurines sculpt\u00e9es) sont enregistr\u00e9s en Europe.<\/p>\n<p>Ce mod\u00e8le d\u2019apparition de traits morphologiques modernes a conduit \u00e0 l\u2019hypoth\u00e8se \u00ab En dehors de l\u2019Afrique \u00bb, laquelle postule que les HAM ont d\u2019abord \u00e9volu\u00e9 en Afrique de l\u2019Est et se sont \u00e9tendus ult\u00e9rieurement au reste du monde. La mosa\u00efque de caract\u00e9ristiques morphologiques apparente dans la plupart des premiers HAM pourrait s\u2019expliquer par l\u2019existence de certains m\u00e9langes avec des populations humaines pr\u00e9existantes (telles que les n\u00e9anderthaliens en Europe), au lieu d\u2019un remplacement total. La th\u00e9orie de l\u2019\u00e9volution multir\u00e9gionale \u2013 un autre mod\u00e8le \u2013 ne soutient pas l\u2019id\u00e9e que les HAM tirent leur origine de l\u2019Afrique. Elle sugg\u00e8re plut\u00f4t que l\u2019\u00e9mergence de la modernit\u00e9 anatomique a proc\u00e9d\u00e9 d\u2019un processus graduel impliquant plus d\u2019une population \u00e0 la fois. Ces groupes auraient v\u00e9cu dans diff\u00e9rentes r\u00e9gions, mais auraient pu \u00e9changer quand m\u00eame des g\u00e8nes, contribuant ainsi \u00e0 la modification graduelle g\u00e9n\u00e9rale de notre esp\u00e8ce.<\/p>\n<h2>DISCUSSION<\/h2>\n<p><b>Que signifie la variabilit\u00e9 des caract\u00e9ristiques morphologiques ?<\/b>\u00a0Les esp\u00e8ces hominid\u00e9s sont d\u00e9finies selon la supposition que la variabilit\u00e9 morphologique refl\u00e8te des diff\u00e9rences g\u00e9n\u00e9tiques suffisamment significatives pour \u00e9carter les croisements. En d\u2019autres termes, les esp\u00e8ces auraient \u00e9t\u00e9 tellement diff\u00e9rentes les unes des autres qu\u2019elles ne se seraient pas m\u00e9lang\u00e9es et n\u2019auraient pas procr\u00e9\u00e9. Cependant, certains traits peuvent varier pour des raisons autres que g\u00e9n\u00e9tiques \u2013 le comportement et le climat, par exemple. En outre, certaines diff\u00e9rences squelettiques qui semblent impliquer une discontinuit\u00e9 biologique peuvent plut\u00f4t \u00eatre des corr\u00e9lats de la taille ou d\u2019un stade de d\u00e9veloppement, ou simplement refl\u00e9ter une plus grande somme de variabilit\u00e9 que celle observ\u00e9e chez les \u00eatres humains modernes<sup>20<\/sup>.<\/p>\n<p>Une autre complication relative aux reconstructions \u00e9volutionnistes proc\u00e8de de la pratique qui consiste \u00e0 assigner un ordre d\u2019apparition des caract\u00e9ristiques morphologiques. Selon cette pratique, certaines sont \u00ab ancestrales \u00bb ou \u00ab primitives \u00bb, et d\u2019autres, \u00ab d\u00e9riv\u00e9es \u00bb. La distribution de ces caract\u00e9ristiques ne suit pas toujours le mod\u00e8le pr\u00e9vu. Des combinaisons mosa\u00efques se produisent, o\u00f9 de vieux fossiles affichent des traits \u00ab modernes \u00bb, ou bien des populations modernes poss\u00e8dent des traits \u00ab archa\u00efques \u00bb<sup>21<\/sup>. Malgr\u00e9 les difficult\u00e9s surgissant de l\u2019interpr\u00e9tation de la variabilit\u00e9 dans les caract\u00e9ristiques morphologiques, on ne peut nier que l\u2019anatomie moderne n\u2019appara\u00eet que tout en haut du registre fossile humain.<\/p>\n<p><b>Forces et faiblesses du mod\u00e8le \u00e9volutionniste.<\/b>\u00a0Les sections pr\u00e9c\u00e9dentes de cet article illustrent combien la pens\u00e9e actuelle \u00e0 l\u2019\u00e9gard de l\u2019\u00e9volution humaine est loin d\u2019\u00eatre r\u00e9solue. Comment \u00e9valuer le poids actuel des preuves ? Cette question est, \u00e9videmment, subjective. Mais l\u2019opinion personnelle de l\u2019\u00e9crivain est que l\u2019\u00e9volution humaine bas\u00e9e sur l\u2019\u00e9tude des fossiles n\u2019est pas convaincante. En particulier, les transitions cl\u00e9s, telles que celle des australopith\u00e8ques \u00e0\u00a0<i>Homo<\/i>, ne sont pas suffisamment soutenues de fa\u00e7on d\u00e9taill\u00e9e pour \u00eatre d\u00e9montr\u00e9es sans \u00e9quivoque. Par ailleurs, la force majeure du mod\u00e8le \u00e9volutionniste r\u00e9side dans la distribution ordonn\u00e9e des fossiles \u2013 les australopith\u00e8ques se produisant en dessous d\u2019<i>Homo<\/i>, et les HAM apparaissant seulement en haut de l\u2019\u00e9chelle stratigraphique d\u2019<i>Homo<\/i><sup>22<\/sup>.<\/p>\n<p><b>Comprendre les preuves fossiles \u00e0 partir d\u2019une perspective cr\u00e9ationniste.<\/b>\u00a0Pour la plupart des cr\u00e9ationnistes, les diff\u00e9rences anatomiques observ\u00e9es entre les australopith\u00e8ques et\u00a0<i>Homo<\/i>\u00a0repr\u00e9sentent deux groupes de primates s\u00e9par\u00e9s et non apparent\u00e9s. Cependant, ils interpr\u00e8tent souvent la variabilit\u00e9 observ\u00e9e parmi diff\u00e9rentes esp\u00e8ces\u00a0<i>Homo<\/i>comme l\u2019expression d\u2019une diversit\u00e9 hautement originale et de la micro\u00e9volution \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du groupe humain<sup>23<\/sup>. Selon cette approche,\u00a0<i>H. erectus, H. heidelbergensis, H. neanderthalensis<\/i>\u00a0et d\u2019autres formes \u00ab mosa\u00efques \u00bb seraient les vrais repr\u00e9sentants de l\u2019esp\u00e8ce humaine qui, \u00e0 un certain point, a d\u00e9velopp\u00e9 des ensembles distinctifs de traits morphologiques en raison de changements g\u00e9n\u00e9tiques et de facteurs \u00e9cologiques. Cette interpr\u00e9tation implique que l\u2019aspect moderne des \u00eatres humains ne s\u2019est fix\u00e9 que r\u00e9cemment, \u00e0 partir d\u2019une \u00e9chelle d\u2019expressions morphologiques plus grande. En fait, les modifications micro\u00e9volutionnistes de l\u2019apr\u00e8s-D\u00e9luge \u00e9voqu\u00e9es r\u00e9guli\u00e8rement pour d\u2019autres esp\u00e8ces (comme les chats ou les canid\u00e9s) ne devraient pas \u00eatre \u00e9cart\u00e9es pour les humains. L\u2019invariabilit\u00e9 de notre esp\u00e8ce ne semble pas \u00eatre soutenue par des preuves scripturaires. En r\u00e9alit\u00e9, la plupart des cr\u00e9ationnistes proposent m\u00eame que des changements physiologiques se soient produits en cons\u00e9quence du p\u00e9ch\u00e9 ou des conditions \u00e9cologiques modifi\u00e9es apr\u00e8s le D\u00e9luge.<\/p>\n<p>Diff\u00e9rents groupes humains, tels qu\u2019\u00a0<i>H.erectus<\/i>\u00a0et\u00a0<i>H.neanderthalensis<\/i>\u00a0devraient, par cons\u00e9quent, repr\u00e9senter les dispersions postdiluviennes de populations qui, dans certains cas, ont stabilis\u00e9 certains traits anatomiques modernes \u00e0 cause de leur isolement g\u00e9ographique relatif. La derni\u00e8re apparition des HAM pourrait se rapporter \u00e0 une dispersion d\u2019un groupe humain plus r\u00e9cente o\u00f9 pr\u00e9dominaient des traits anatomiquement modernes<sup>24<\/sup>. Il est int\u00e9ressant de noter que les \u00c9critures traitent de telles migrations successives (par exemple, la dispersion post-D\u00e9luge, la dispersion post-tour de Babel), et que le r\u00e9cit biblique ainsi qu\u2019une partie du registre fossile convergent vers l\u2019Asie occidentale en tant que point de d\u00e9part de ces dispersions.<\/p>\n<p>Cet article a d\u2019abord paru en tant qu\u2019extrait d\u2019une compilation intitul\u00e9e\u00a0<i>Understanding Creation: Answers to Questions on Faith and Science<\/i>, L. James Gibson et Humberto M. Rasi, \u00e9d., Pacific Press, Nampa, Idaho, 2011. Adapt\u00e9 avec permission.<\/p>\n<p class=\"about\">Ronny Nalin (titulaire d\u2019un doctorat en sciences de la terre de l\u2019Universit\u00e9 de Padova, en Italie) est chercheur scientifique \u00e0 l\u2019Institut de recherche Geoscience, et professeur adjoint de g\u00e9ologie \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Loma Linda, en Californie (\u00c9tats-Unis). Dans le cadre de ses recherches, il s\u2019int\u00e9resse particuli\u00e8rement \u00e0 la s\u00e9dimentologie des carbonates non tropicaux, particuli\u00e8rement de la r\u00e9gion m\u00e9diterran\u00e9enne, et sur la stratigraphie s\u00e9quentielle des d\u00e9p\u00f4ts s\u00e9dimentaires en eau peu profonde. Il a publi\u00e9 plusieurs articles sur ces sujets dans des journaux internationaux. Son parcours spirituel personnel l\u2019a conduit petit \u00e0 petit \u00e0 appr\u00e9cier la foi et la science en tant que sources de connaissance et de compr\u00e9hension de la vie.<\/p>\n<h2>Citation recommand\u00e9e<\/h2>\n<p>NALIN Ronny, \u00ab D\u2019o\u00f9 viennent les \u00eatres humains ? \u00bb,\u00a0<i>Dialogue<\/i>\u00a028 (2016\/1), p. 16-19<\/p>\n<h2>NOTES ET REFERENCES<\/h2>\n<section class=\"references\">\n<ol>\n<li>M. M. Lahr,\u00a0<i>The Evolution of Modern Human Cranial Diversity: A Study in Cranial Variation<\/i>, Cambridge Univ. Press, Cambridge, 1996.<\/li>\n<li>B. Asfaw et coll., \u00ab\u00a0<i>Australopithecus Garhi<\/i>: A New Species of Early Hominid From Ethiopia \u00bb,\u00a0<i>Science<\/i>\u00a0284, 1999, 629-635 ; B. Wood et M. Collard, \u00ab The Human Genus \u00bb,\u00a0<i>Science<\/i>\u00a0284, 1999, 65-71.<\/li>\n<li>T. White et coll., \u00ab\u00a0<i>Ardipithecus Ramidus<\/i>\u00a0and the Paleobiology of Early Hominids \u00bb,\u00a0<i>Science<\/i>\u00a0326, 2009, 75-86.<\/li>\n<li>Wood et Collard, \u00ab The Human Genus \u00bb.<\/li>\n<li>Le mot\u00a0<i>postcranien<\/i>\u00a0se r\u00e9f\u00e8re aux \u00e9l\u00e9ments squelettiques autres que le cr\u00e2ne.<\/li>\n<li>D. Lordkipanidze et coll., \u00ab Postcranial Evidence From Early\u00a0<i>Homo<\/i>\u00a0From Dmanisi, Georgia \u00bb,\u00a0<i>Nature<\/i>\u00a0449, 2007, 305-310 ; A. C. Walker et R. E. F. Leakey,\u00a0<i>The Nariokotome<\/i>\u00a0Homo Erectus\u00a0<i>Skeleton<\/i>, Harvard University Press, Cambridge, 1993.<\/li>\n<li>R. Dennel et W. Roebroeks, \u00ab An Asian Perspective on Early Human Dispersal From Africa \u00bb,\u00a0<i>Nature<\/i>\u00a0438, 2005, 1099- 1104.<\/li>\n<li>D. A. Elter, \u00ab The Fossil Evidence for Human Evolution in Asia \u00bb,\u00a0<i>Annual Review of Anthropology<\/i>\u00a025, 1996, 275-301.<\/li>\n<li>C. B. Stringer, \u00ab Modern Human Origins: Progress and Prospects \u00bb,\u00a0<i>Philosophical Transactions of the Royal Society of London B<\/i>\u00a0357, 2002, 563-579.<\/li>\n<li><i>Ibid<\/i>.<\/li>\n<li>Elter, \u00ab The Fossil Evidence for Human Evolution in Asia \u00bb,\u00a0<i>ibid<\/i>.<\/li>\n<li>Les n\u00e9anderthaliens peuvent s\u2019\u00eatre \u00e9tendus aussi loin que le sud de la Sib\u00e9rie.<\/li>\n<li>Voir E. Trinkaus, \u00ab Modern Human Versus Neanderthal Evolutionary Distinctiveness \u00bb,\u00a0<i>Current Anthropology<\/i>\u00a047, 2006, 4:597-620, note de fin 19.<\/li>\n<li>Par exemple, le \u00ab Swanscombe skull \u00bb. Voir C. B. Stringer et J. J. Hublin, \u00ab New Age Estimates for the Swanscombe Hominid, and Their Significance for Human Evolution \u00bb,\u00a0<i>Journal of Human Evolution<\/i>\u00a037, 1999, 873-877. Voir aussi les restes squelettiques d\u00e9couverts \u00e0 Sima de los Huesos, en Espagne. J. L. Arsuaga et coll., \u00ab The Sima de los Huesos Crania, Sierra de Atapuerca, Espagne. A Comparative Study \u00bb,\u00a0<i>Journal of Human Evolution<\/i>\u00a033, 1997, 219-281.<\/li>\n<li>P. Shipman, \u00ab Separating \u2018Us\u2019 from \u2018Them\u2019: Neanderthal and Modern Human Behavior \u00bb,\u00a0<i>Proceedings, National Academy of Sciences<\/i>, \u00c9tats-Unis, 105:38, 2008, 14241, 14242.<\/li>\n<li>J. P. Noonan et coll., \u00ab Sequencing and Analysis of Neanderthal Genomic DNA \u00bb,\u00a0<i>Science<\/i>\u00a0314, 2006, 1113-1118.<\/li>\n<li>R. E. Green et coll., \u00ab A Draft Sequence of the Neanderthal Genome \u00bb,\u00a0<i>Science<\/i>\u00a0328, 2010, 710-722.<\/li>\n<li>E. Trinkaus, \u00ab Early Modern Humans \u00bb,\u00a0<i>Annual Review of Anthropology<\/i>\u00a024, 2005, 207-230.<\/li>\n<li>M. H. Day, \u00ab Omo Human Skeletal Remains \u00bb,\u00a0<i>Nature<\/i>\u00a0222, 1969, 1135-1138.<\/li>\n<li>A. Rosas, \u00ab A Gradient of Size and Shape for the Atapuerca Sample and Middle Pleistocene Hominid Variability \u00bb,\u00a0<i>Journal of Human Evolution<\/i>\u00a033, 1997, 319-331 ; T. White, \u00ab Early Hominids\u2014Diversity or Distortion? \u00bb,\u00a0<i>Science<\/i>\u00a0299, 2003, 1994- 1997.<\/li>\n<li>E. Trinkaus, \u00ab Modern Human Versus Neanderthal Evolutionary Distinctiveness \u00bb, 597-620.<\/li>\n<li>La r\u00e9partition ordonn\u00e9e des restes biologiques demeure une caract\u00e9ristique majeure du registre fossile.<\/li>\n<li>J. M. L. Lubenow,\u00a0<i>Bones of Contention<\/i>, Baker Books, Grand Rapids, Mich., 2004.<\/li>\n<li>S. Hartwig-Scherer, \u00ab Apes or Ancestors? \u00bb, dans\u00a0<i>Mere Creation<\/i>, W. A. Dembski, \u00e9d., InterVarsity Press, Downers Grove, Ill., 1998, 212-235.<\/li>\n<\/ol>\n<\/section>\n<\/div>\n<p><\/main><\/p>\n<footer>\n<div class=\"wrapper\"><a href=\"https:\/\/education.adventist.org\/amicus\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">\u00a9 Comit\u00e9 pour les \u00e9tudiants et dipl\u00f4m\u00e9s universitaires adventistes (CEDUA)<\/a>, 2014 &#8211; 2019 \u00a0\u00a0|\u00a0\u00a0\u00a0<a href=\"https:\/\/dialogue.adventist.org\/fr\/confidentialite\">Confidentialit\u00e9<\/a><\/div>\n<\/footer>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ronny Nalin La compr\u00e9hension cr\u00e9ationniste des \u00c9critures, selon laquelle les \u00eatres humains r\u00e9sultent d\u2019un acte cr\u00e9ateur divin exceptionnel, contredit l\u2019hypoth\u00e8se \u00e9volutionniste des origines d\u2019une descendance avec modification des primates ancestraux. Dans cet article, nous r\u00e9viserons d\u2019abord les preuves fossiles li\u00e9es aux origines humaines, et ouvrirons ensuite la discussion.<\/p>\n","protected":false},"author":57,"featured_media":1211,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[218],"tags":[482,571],"aioseo_notices":[],"post_mailing_queue_ids":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1209"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/users\/57"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1209"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1209\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1211"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1209"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1209"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1209"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}