{"id":1181,"date":"2019-06-26T22:47:21","date_gmt":"2019-06-26T22:47:21","guid":{"rendered":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/?p=1181"},"modified":"2019-12-13T07:21:57","modified_gmt":"2019-12-13T07:21:57","slug":"moi-vegetarienne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/moi-vegetarienne\/","title":{"rendered":"Moi, v\u00e9g\u00e9tarienne?"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<div class=\"wrapper\">\n<p class=\"byline\">Heather Bowen<\/p>\n<p>Ayant grandi aux Etats-Unis pendant les ann\u00e9es soixante, l&rsquo;image que je me faisais des v\u00e9g\u00e9tariens \u00e9tait celle du hippie typique grignotant son sandwich d\u2019alfalfa organique et de soja. Pas tr\u00e8s app\u00e9tissant pour une enfant de la Nouvelle-Angleterre oc\u00e9anique habitu\u00e9e \u00e0 de grands plats de fruits de mer color\u00e9s et, pendant l&rsquo;\u00e9t\u00e9, \u00e0 de d\u00e9licieuses grillades en plein air. Comme la plupart des gens que je connaissais, je mangeais r\u00e9guli\u00e8rement de la viande ; apr\u00e8s tout, non seulement elle avait bon go\u00fbt, mais tout le monde disait qu&rsquo;il \u00e9tait important d&rsquo;en manger pour se faire des os solides.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>C&rsquo;est inconsciemment que j&rsquo;ai fait mes premiers pas vers le v\u00e9g\u00e9tarisme. Je me rappelle encore les blagues que la nourriture servie au pensionnat priv\u00e9 o\u00f9 j\u2019ai pass\u00e9 mes ann\u00e9es de lyc\u00e9e inspirait aux \u00e9l\u00e8ves ; particuli\u00e8rement la viande, qui \u00e9tait g\u00e9n\u00e9ralement trop cuite et faisait normalement son apparition sur les tables nageant dans un bain de graisse. Je me rappelle les commentaires que les \u00e9tudiantes faisaient sur \u00ab la viande myst\u00e9rieuse \u00bb ou \u00ab le p\u00e2t\u00e9e de chien \u00bb. Comme plusieurs de mes amies, j&rsquo;ai graduellement cess\u00e9 de consommer de la viande. Quand je suis revenue \u00e0 la maison pour l&rsquo;\u00e9t\u00e9 \u00e0 la fin de ma premi\u00e8re ann\u00e9e d&rsquo;internat, c\u2019est presque naturellement que j&rsquo;ai continu\u00e9 \u00e0 manger v\u00e9g\u00e9tarien. J&rsquo;ai pris la d\u00e9cision de continuer \u00e0 \u00eatre v\u00e9g\u00e9tarienne de fa\u00e7on plus consciente et officielle \u00e0 la fin de mon adolescence, quand je suis devenue adventiste. Mais quoique j&rsquo;aie accept\u00e9 le message de la r\u00e9forme sanitaire enseign\u00e9 par l&rsquo;Eglise, c&rsquo;est seulement quand j&rsquo;ai commenc\u00e9 mes \u00e9tudes universitaires dans le domaine des sciences animales que j&rsquo;ai appris les raisons scientifiques qui soutiennent ce choix. Il est vrai que mon \u00e9ducation et mon exp\u00e9rience personnelle se limitent aux Etats-Unis, mais je crois que les points que je me propose de vous pr\u00e9senter dans cet article sont d&rsquo;int\u00e9r\u00eat global. Les voici donc :<\/p>\n<p>Mes \u00e9tude \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 ont port\u00e9 sur le b\u00e9tail bovin laitier et \u00e0 viande, le mouton, la volaille et le porc. Un examen ne serait-ce que superficiel de la production du b\u0153uf, de la volaille et du porc (les trois ressources principales de l\u2019industrie de la viande aux Etats-Unis), suffit \u00e0 d\u00e9montrer que les proc\u00e9d\u00e9s de gestion des animaux, le niveau des am\u00e9nagements sanitaires, la fa\u00e7on dont les carcasses sont manipul\u00e9es et les m\u00e9thodes de cuisson de la viande contribuent souvent \u00e0 la diss\u00e9mination de maladies chez les humains. Nous devrons nous contenter ici de survoler quelques-uns des probl\u00e8mes auxquels j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 sensibilis\u00e9e par mes \u00e9tudes, visites d\u2019observation, et exp\u00e9riences en laboratoire.<\/p>\n<h2>Probl\u00e8mes majeurs<\/h2>\n<p><b>Viande persill\u00e9e.<\/b> De fa\u00e7on \u00e0 produire une viande plus tendre et de qualit\u00e9 sup\u00e9rieure, les \u00e9leveurs am\u00e9ricains \u00ab finissent \u00bb leur b\u00e9tail en l&rsquo;engraissant au grain. Ce proc\u00e9d\u00e9 augmente la quantit\u00e9 de graisse inter- et intramusculaire de la carcasse. On l&rsquo;appelle \u00ab viande persill\u00e9e \u00bb sur le march\u00e9. Du point de vue biblique, ce proc\u00e9d\u00e9 de persillage rend la viande impropre \u00e0 la consommation, puisque L\u00e9vitique 3 : 17 condamne clairement l&rsquo;ingestion de la graisse des animaux : \u00ab C&rsquo;est ici une loi perp\u00e9tuelle pour vos descendants, dans tous les lieux o\u00f9 vous habiterez : vous ne mangerez ni graisse ni sang. \u00bb Concernant la derni\u00e8re partie de ce verset, les chr\u00e9tiens devront reconna\u00eetre que la quantit\u00e9 de sang qui reste g\u00e9n\u00e9ralement dans les viandes que l&rsquo;on trouve en boucherie ou en supermarch\u00e9 est plus grande que dans la viande d&rsquo;animaux qui ont \u00e9t\u00e9 abattus en boucherie cach\u00e8re, de fa\u00e7on \u00e0 y laisser le moins de sang possible.<\/p>\n<p><b>Viande faisand\u00e9e.<\/b> Mais ce n&rsquo;est pas tout. La demande du consommateur pour un steak extr\u00eamement tendre n\u00e9cessite plus que de simplement engraisser l&rsquo;animal. Le b\u0153uf qui a \u00e9t\u00e9 \u00ab mortifi\u00e9 \u00bb ou \u00ab faisand\u00e9 \u00bb se paye beaucoup plus cher, en partie \u00e0 cause du co\u00fbt additionnel d\u00fb \u00e0 son stockage, plus long et sous conditions particuli\u00e8res. La carcasse est enrob\u00e9e de toile, d&rsquo;une part pour l&#8217;emp\u00eacher de s\u00e9cher pendant son s\u00e9jour plus long dans la salle de stockage, d&rsquo;autre part pour qu&rsquo;elle reste d\u2019une seule pi\u00e8ce. En effet, durant ce processus de mortification, les enzymes prot\u00e9olytiques dissolvent certaines prot\u00e9ines, produisant ainsi un morceau de viande plus rendre. Franchement, dans d&rsquo;autres circonstances, on appelle cela de la chair pourrie ! On comprend que la marchandise se vende plus facilement sous l\u2019\u00e9tiquette de \u00ab viande faisand\u00e9e \u00bb.<\/p>\n<p><b>Les d\u00e9lices de cochon.<\/b>\u00a0La prohibition du L\u00e9vitique concernant la consommation du porc (voir L\u00e9vitique 11 : 7, 8) est justifi\u00e9e par une simple et bonne raison. Les cochons sont naturellement scatophages (ou \u00ab coprophage \u00bb) ; c&rsquo;est-\u00e0-dire, plus simplement, qu&rsquo;ils mangent leur propres excr\u00e9ments. En fait, les porcheries utilisent une solution alimentaire nomm\u00e9e \u00ab Screened Swine Solids \u00bb, (litt\u00e9ralement \u00ab solides de porc tri\u00e9s \u00bb ) ; cette nourriture servie aux cochons n&rsquo;est en fait rien de moins qu&rsquo;une d\u00e9licieuse cr\u00e8me \u00e0 la bouse de porc ! Les excr\u00e9ments des animaux sont balay\u00e9s par jet d&rsquo;eau vers un \u00e9gout sp\u00e9cial o\u00f9 ils sont tri\u00e9s avant de leur \u00eatre resservis. On peut se figurer facilement que les risques de contagion sont \u00e9normes. Pour vous donner un exemple : un jour de visite dans une porcherie en Californie centrale, notre groupe ne fut autoris\u00e9 \u00e0 p\u00e9n\u00e9trer dans l&rsquo;enceinte de la ferme qu&rsquo;apr\u00e8s que nous e\u00fbmes tous chauss\u00e9 des bottes de protection fournies sur place. Contrairement \u00e0 ce que vous pourriez penser, le souci premier des propri\u00e9taires n&rsquo;\u00e9tait pas pour nous, les humains ; ils voulaient tout simplement \u00e9viter que nous n&rsquo;introduisions des germes de maladies qui, s&rsquo;ils p\u00e9n\u00e9traient dans leur ferme, se r\u00e9pandraient sans nul doute en un rien de temps aux quelques 40 000 t\u00eates de leur troupeau.<\/p>\n<p><b>Volaille.<\/b>\u00a0La production de volaille a au moins un point en commun avec l&rsquo;\u00e9levage du porc : la haute densit\u00e9 de population des animaux confin\u00e9s dans des espaces d&rsquo;habitation limit\u00e9s favorise les m\u00eames hauts risques de contagion \u00e9pid\u00e9mique.<\/p>\n<p><b>Viandes trait\u00e9es.<\/b>\u00a0En plus des probl\u00e8mes inh\u00e9rents \u00e0 leur origine, les viandes de charcuterie (jambons, saucisses, p\u00e2t\u00e9s, etc.) ont leur propre listee de probl\u00e8mes particuliers. Dans la pr\u00e9paration de ces produits, des viandes \u00e0 haut pourcentage de graisse (telles les peaux de porc ou de dinde) sont coup\u00e9es en morceaux par des lames \u00e0 haute vitesse. Elles sont ensuite baign\u00e9es dans une solution prot\u00e9inique presque liquide obtenue \u00e0 partir de morceaux plus maigres, pour former une sorte de substance p\u00e2teuse qui est ensuite cuite ou fum\u00e9e. Le produit fini contient \u00e0 peu pr\u00e8s 30 pour cent de graisse. La prochaine fois que vous aurez envie de croquer dans un hot-dog de 9 centim\u00e8tres, regardez-le bien trois de ces neuf centim\u00e8tres de viande sont de la graisse \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat pur. Mmm !<\/p>\n<p>Pour conserver la viande et \u00e9viter les risques de contamination bact\u00e9rienne, une solution de salaison est utilis\u00e9e dans la pr\u00e9paration de ces produits. Mais les nitrates forment des compos\u00e9s canc\u00e9rig\u00e8nes. De plus, une telle viande est souvent cuite \u00e0 haute temp\u00e9rature au grill, directement sur la flamme. La graisse qui br\u00fble de cette fa\u00e7on s&rsquo;accumule dans la viande, et forme souvent de dangereux compos\u00e9s chimiques, tels le benzopyr\u00e8ne et d&rsquo;autres substance extr\u00eamement canc\u00e9rig\u00e8nes.\u00a0<sup>1<\/sup><\/p>\n<p><b>Maladies.<\/b>\u00a0Les zoonoses \u2014 d\u00e9finies par l&rsquo;Organisation mondiale de la sant\u00e9 comme \u00ab\u00a0maladies et infections [dont les agents] se transmettent naturellement entre animaux et humains\u00a0\u00bb<sup>2<\/sup>\u00a0\u2014 sont une autre source de soucis. La rage est un exemple de zoonose dont vous avez pu entendre parler. Examinons de plus pr\u00e8s certaines des maladies transmissibles par la viande de b\u0153uf, de porc et de volaille.<\/p>\n<ul>\n<li>Le manque de propret\u00e9 \u00e0 l&rsquo;abattage est r\u00e9cemment pass\u00e9 \u00e0 l&rsquo;actualit\u00e9 aux Etats-Unis apr\u00e8s une \u00e9pid\u00e9mie due \u00e0 une contamination par bact\u00e9ries\u00a0<i>E. coli<\/i>, qui a caus\u00e9 plusieurs d\u00e9c\u00e8s.<\/li>\n<li>La trichinose est entra\u00een\u00e9e par les parasites trichinaux dans les porcs qui en sont infest\u00e9s. Ces larves minuscules p\u00e9n\u00e8trent leur organisme h\u00f4te \u00e0 travers les voies intestinales, et \u00e9migrent ensuite vers les muscles les plus actifs, tels ceux de la jambe, du diaphragme, ou de la langue, o\u00f9 ils provoquent des kystes extr\u00eamement douloureux.<\/li>\n<li>On contracte la salmonellose en mangeant la carcasse de volailles qui contiennent cette infection. Ses sympt\u00f4mes sont les suivants : naus\u00e9es, vomissements, diarrh\u00e9e. Il arrive qu&rsquo;elle cause la mort. Des cas r\u00e9cents aux Etats-Unis ont pouss\u00e9 les \u00e9leveurs soucieux \u00e0 proposer la st\u00e9rilisation des carcasses par radiation gamma.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Il existe plusieurs autres zoonoses que nous ne pourrons pas nous attarder \u00e0 discuter ici, telles que la cryptosporidiose, la tuberculose et la leptospirose.<\/p>\n<h2>R\u00e9gimes alimentaires animaux et humains<\/h2>\n<p>Lorsqu&rsquo;on \u00e9tudie une esp\u00e8ce animale donn\u00e9e, son r\u00e9gime alimentaire est un des premiers objets d&rsquo;investigation auxquels on s&rsquo;adresse. En effet, chaque animal a besoin d&rsquo;une nourriture qui lui convient tout sp\u00e9cialement. On estime que des millions, si ce n&rsquo;est des milliards de dollars ont \u00e9t\u00e9 investis dans cette recherche par l&rsquo;industrie animale alimentaire en vue de d\u00e9terminer et d&rsquo;\u00e9laborer le r\u00e9gime alimentaire optimal des animaux \u00e9lev\u00e9s pour fournir de la nourriture \u00e0 l&rsquo;homme. On comprend que chercheurs et \u00e9leveurs fassent tr\u00e8s attention \u00e0 chaque \u00e9l\u00e9ment nutritif composant l&rsquo;alimentation de ces animaux, car rendement et profit en d\u00e9pendent directement.<\/p>\n<p>Un des moyens utilis\u00e9s pour d\u00e9terminer le r\u00e9gime alimentaire d&rsquo;un animal est de tenir compte de ses caract\u00e9ristiques physiques et de la nourriture qu&rsquo;il choisit spontan\u00e9ment \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat sauvage. Par exemple, les carnivores poss\u00e8dent normalement de longues incisives pour couper de la chair, et des intestins de trois \u00e0 quatre fois la longueur de leur corps, dont l&rsquo;int\u00e9rieur est relativement lisse. Ils sont donc mieux adapt\u00e9s \u00e0 un r\u00e9gime faible en fibres. De plus, les carnivores n&rsquo;ont pas l&rsquo;alpha-amylase salivaire n\u00e9cessaire pour dissoudre certains types d&rsquo;hydrates de carbone. Les herbivores, au contraire, ont tendance \u00e0 avoir des dents plus courtes, mieux adapt\u00e9es \u00e0 broyer les v\u00e9g\u00e9taux. Leurs intestins, con\u00e7us pour un r\u00e9gime riche en fibres, ont cinq \u00e0 six fois la longueur de leur corps, et les parois en sont normalement tr\u00e8s rugueuses. De plus, les herbivores sont dot\u00e9s d&rsquo;alpha-amylase salivaire. Selon ces simples observations de base, il est \u00e9vident que le cheval est herbivore mais que le chat est carnivore. On peut d\u00e9terminer ainsi avec tout autant de certitude que le r\u00e9gime alimentaire naturel de l&rsquo;homme est le r\u00e9gime v\u00e9g\u00e9tarien, car il a des dents petites et faites pour broyer les v\u00e9g\u00e9taux, il poss\u00e8de l&rsquo;alpha-amylase salivaire, la longueur de son intestin est de cinq \u00e0 six fois la longueur de corps, avec l&rsquo;int\u00e9rieur tr\u00e8s rugueux et propre \u00e0 un r\u00e9gime riche en fibres. L&rsquo;homme est fait pour \u00eatre v\u00e9g\u00e9tarien.<\/p>\n<h2>Probl\u00e8mes additionnels<\/h2>\n<p>Les observations qui ont \u00e9t\u00e9 faites jusqu&rsquo;ici nous donnent d\u00e9j\u00e0 plusieurs raisons d&rsquo;opter pour le r\u00e9gime v\u00e9g\u00e9tarien. Mais les \u00e9l\u00e9ments additionnels suivant sont encore plus d\u00e9terminants.<\/p>\n<p><b>Cholest\u00e9rol.<\/b>\u00a0On a port\u00e9 r\u00e9cemment beaucoup d&rsquo;attention au probl\u00e8me du cholest\u00e9rol. Cette substance est un alcool gras qui existe naturellement chez la plupart des animaux. Le cholest\u00e9rol est un \u00e9l\u00e9ment essentiel \u00e0 la formation d&rsquo;autres substances du corps, telles que les hormones ou les membranes cellulaires. Mais si le cholest\u00e9rol est n\u00e9cessaire au m\u00e9tabolisme, sa pr\u00e9sence dans l&rsquo;organisme au-del\u00e0 d&rsquo;une certaine quantit\u00e9 peut aussi poser de s\u00e9rieux probl\u00e8mes de sant\u00e9. A peu pr\u00e8s la moiti\u00e9 des d\u00e9c\u00e8s aux Etats-Unis sont dus \u00e0 l&rsquo;ath\u00e9roscl\u00e9rose, une maladie o\u00f9 le cholest\u00e9rol s&rsquo;accumule en plaques sur les parois des art\u00e8res. Ces plaques obstruent partiellement ou bloquent totalement la circulation du sang, ce qui peut \u00e9ventuellement provoquer soit un infarctus soit une apoplexie. Le cholest\u00e9rol qui forme les plaques ath\u00e9roscl\u00e9reuses est un d\u00e9riv\u00e9 de particules de lipoprot\u00e9ines \u00e0 basse densit\u00e9 qui circulent dans le syst\u00e8me sanguin. Les risques d&rsquo;ath\u00e9roscl\u00e9rose sont directement proportionn\u00e9s au taux de ces particules dans le sang.<sup>3<\/sup>\u00a0Mais s&rsquo;il est naturel d&rsquo;avoir du cholest\u00e9rol et des lipoprot\u00e9ines \u00e0 basse densit\u00e9 dans Je sang, comment se fait-il que leur niveau atteigne de telles proportions chez certains individus ? Pour r\u00e9pondre \u00e0 cette question, il nous faudra expliquer succinctement comment le corps m\u00e9tabolise le cholest\u00e9rol. La surface de chacune des cellules de notre corps a des r\u00e9cepteurs de particules lipoprot\u00e9iniques \u00e0 basse densit\u00e9. Leur fonction est de soustraire ces particules de la circulation sanguine et de les attirer \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur des cellules o\u00f9 elles seront dissoutes et recycl\u00e9es pour la production d&rsquo;autres \u00e9l\u00e9ments cellulaires. Normalement, chaque cellule poss\u00e8de un grand nombre de ces r\u00e9cepteurs. Mais on a d\u00e9couvert que la viande et les produits laitiers peuvent r\u00e9duire leur nombre jusqu&rsquo;\u00e0 dix fois, d\u00e9clenchant ainsi une r\u00e9action en cha\u00eene d&rsquo;augmentation du taux de ces lipoprot\u00e9ines \u00e0 basse densit\u00e9 dans le sang et de d\u00e9but d&rsquo;ath\u00e9roscl\u00e9rose.<\/p>\n<p>On ne peut que s&rsquo;\u00e9tonner de la lenteur et du manque de logique dont la communaut\u00e9 scientifique fait preuve face \u00e0 ce probl\u00e8me. Certains scientifiques qui sont au courant de la v\u00e9rit\u00e9 au sujet de la viande h\u00e9sitent \u00e0 promouvoir le v\u00e9g\u00e9tarisme \u00e0 cause de l&rsquo;impact \u00e9conomique et social que ce changement apporterait. De fa\u00e7on presque cynique, ils calculent que selon les statistiques, seulement 50 pour cent de la population mourra d&rsquo;ath\u00e9roscl\u00e9rose, car les 50 autres pour cent sont g\u00e9n\u00e9tiquement r\u00e9sistants au processus de suppression des r\u00e9cepteurs de particules lipoprot\u00e9iniques \u00e0 basse densit\u00e9. Au lieu de recommander tout simplement un changement dans l\u2019alimentation, d\u2019autres esp\u00e8rent r\u00e9gler ce probl\u00e8me en cr\u00e9ant une m\u00e9dication pr\u00e9ventive : \u00ab Si l&rsquo;on peut s\u2019assurer que ces produits emp\u00eachent la suppression des r\u00e9cepteurs par certains aliments et que leur utilisation r\u00e9guli\u00e8re et prolong\u00e9e n&rsquo;a pas d&rsquo;effets secondaires n\u00e9gatifs \u00e0 long terme, on peut imaginer qu&rsquo;un jour tous puissent garder et leur steak et leur vie pour en jouir. \u00bb<sup>4<\/sup><\/p>\n<p>L&rsquo;espace manque ici pour aborder d&rsquo;autres probl\u00e8mes li\u00e9s \u00e0 la consommation de la viande. Une liste de ces autres probl\u00e8mes inclurait l&rsquo;utilisation d&rsquo;hormones et d&rsquo;antibiotiques dans l&rsquo;\u00e9levage des animaux et leurs effets n\u00e9gatifs sur les personnes qui en consomment les produits, ainsi que les dangers cr\u00e9\u00e9s par la pr\u00e9sence de produits chimiques et d&rsquo;autres agents de pollution dans le poisson et les fruits de mer.<\/p>\n<h2>Un meilleur choix<\/h2>\n<p>Pourquoi donc \u00eatre v\u00e9g\u00e9tarien ? En plus des raisons d\u00e9j\u00e0 examin\u00e9es, il y d&rsquo;autres avantages \u00e0 adopter ce mode d&rsquo;alimentation. Voici ce que dit Ellen White au sujet de la nourriture que Dieu a choisie pour l&rsquo;homme \u00e0 la cr\u00e9ation :<\/p>\n<p><i>Les c\u00e9r\u00e9ales, les fruits, les noix et les l\u00e9gumes constituent le r\u00e9gime choisi pour nous par le Cr\u00e9ateur. Pr\u00e9par\u00e9s aussi naturellement et simplement que possible, ces aliments seront nourrissants et favoriseront une bonne sant\u00e9. &#8230; La nourriture donn\u00e9e par Dieu \u00e0 nos premiers parents devait \u00eatre celle de toute la race humaine. Il \u00e9tait contraire au plan de Dieu qu\u2019aucune de ses cr\u00e9atures serve \u00e0 la nourriture de l&rsquo;homme. La mort ne devait pas entrer en Eden.<sup>5<\/sup><\/i><\/p>\n<p>Nombreuses sont les raisons qui peuvent nous inciter \u00e0 retourner \u00e0 une alimentation plus simple et plus naturelle. En effet, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que les adventistes qui sont v\u00e9g\u00e9tariens jouissent d&rsquo;une meilleure sant\u00e9 que ceux qui consomment de la viande r\u00e9guli\u00e8rement.<\/p>\n<p>Je crois qu&rsquo;au lieu de limiter nos choix alimentaires, le style de vie v\u00e9g\u00e9tarien nous offre l&rsquo;occasion de faire l&rsquo;exp\u00e9rience de nouvelles aventures culinaires. Des myriades de plats me viennent \u00e0 l&rsquo;esprit quand je consid\u00e8re la vari\u00e9t\u00e9 de fruits, de l\u00e9gumes, de c\u00e9r\u00e9ales et d&rsquo;ol\u00e9agineux \u00e0 notre disposition. J&rsquo;ai aussi d\u00e9couvert qu&rsquo;\u00eatre v\u00e9g\u00e9tarienne m&rsquo;a permis de faire la connaissance de nombreuses personnes sympathiques. J&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 eu beaucoup de joie \u00e0 apprendre \u00e0 pr\u00e9parer des plats v\u00e9g\u00e9tariens venant de plusieurs pays du monde pour les d\u00e9guster ensuite avec mes amis.<\/p>\n<h2>Perspectives d&rsquo;avenir<\/h2>\n<p>Les v\u00e9g\u00e9tariens savent que le grain utilis\u00e9 pour engraisser les animaux \u00e0 viande pourrait servir \u00e0 nourrir des millions d&rsquo;\u00eatres humains victimes de la famine et de la malnutrition. Les v\u00e9g\u00e9tariens font aussi preuve d&rsquo;\u00e9thique vis-\u00e0-vis des animaux en refusant de les \u00e9lever pour consommer leurs produits ou leur viande. Les chr\u00e9tiens v\u00e9g\u00e9tariens exercent ainsi de fa\u00e7on tr\u00e8s pratique le mandat que Dieu a donn\u00e9 \u00e0 l&rsquo;homme : dominer sa cr\u00e9ation et en prendre soin avec bont\u00e9 et sagesse.<\/p>\n<p>En effet, les plus fortes raisons pour les chr\u00e9tiens d&rsquo;\u00eatre v\u00e9g\u00e9tariens sont peut-\u00eatre celles qui sont bas\u00e9es sur leurs convictions religieuses. Nous vivons dans l&rsquo;attente du prochain retour du Christ, et nous avons foi en sa promesse d&rsquo;une terre qui sera totalement renouvel\u00e9e. Nous savons que l\u00e0 rien ne fera du mal ni ne d\u00e9truira. Le lion se couchera avec l&rsquo;agneau, et toutes les cr\u00e9atures vivront ensemble en harmonie. En nous pr\u00e9parant pour la vie \u00e9ternelle avec Dieu, nous faisons du Christ le centre de notre existence et nous choisissons un style de vie qui refl\u00e8te notre engagement \u00e0 l&rsquo;honorer: \u00ab Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu. \u00bb (1 Corinthiens 10 : 31.)<\/p>\n<p>Vraiment, une meilleure sant\u00e9 et un style de vie v\u00e9g\u00e9tarien nous aident \u00e0 \u00eatre plus sensibles et ob\u00e9issants au Saint-Esprit agissant en nous. En excluant les produits animaux de notre alimentation, nous commen\u00e7ons d\u00e8s maintenant \u00e0 jouir des bienfaits de la vie \u00e9ternelle.<\/p>\n<p class=\"about\">Heurher M. Bowen vient de recevoir sa ma\u00eetrise en sciences animales de California State University, \u00e0 Fresno. Elle est ma\u00eetresse de maison, entra\u00eeneuse de chevaux, mar\u00e9chal-ferrant, et grande amie de la nature et des animaux.<\/p>\n<h2>Citation recommand\u00e9e<\/h2>\n<p>BOWEN Heather, \u00ab Moi, v\u00e9g\u00e9tarienne ? \u00bb,\u00a0<i>Dialogue<\/i>\u00a05 (1993\/1), p. 9-11<\/p>\n<h2>NOTES ET R\u00c9F\u00c9RENCES<\/h2>\n<section class=\"references\">\n<ol>\n<li>John A . Sharffenberg,\u00a0<i>Problems With Meat<\/i>\u00a0(Santa Barbara, Calif. : Woodbridge Press Publishing Company, 1979).<\/li>\n<li>World Health Organization,\u00a0<i>Parasitic Zoonoses<\/i>, 1979. Technical Report Services 637 : 7-107.<\/li>\n<li>Michael S. Brown and Joseph L. Goldstein, \u00ab How LDL Receptors Influence Cholesterol and Atherosclerosis\u00a0\u00bb,\u00a0<i>Scientific American<\/i>(novembre 1984). p. 58-66.<\/li>\n<li>Ibid.<\/li>\n<li>Ellen G. White,\u00a0<i>Counsels on Diet and Foods<\/i>\u00a0(Washington. D.C. : Review and Herald Publishing Association, 1938), p. 81.<\/li>\n<li>Sharffenberg , op. cit.<\/li>\n<\/ol>\n<\/section>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<footer>\n<div class=\"wrapper\"><a href=\"https:\/\/education.adventist.org\/amicus\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">\u00a9 Comit\u00e9 pour les \u00e9tudiants et dipl\u00f4m\u00e9s universitaires adventistes (CEDUA)<\/a>, 2014 &#8211; 2019 \u00a0\u00a0|\u00a0\u00a0\u00a0<a href=\"https:\/\/dialogue.adventist.org\/fr\/confidentialite\">Confidentialit\u00e9<\/a><\/div>\n<\/footer>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Heather Bowen Ayant grandi aux Etats-Unis pendant les ann\u00e9es soixante, l&rsquo;image que je me faisais des v\u00e9g\u00e9tariens \u00e9tait celle du hippie typique grignotant son sandwich d\u2019alfalfa organique et de soja. Pas tr\u00e8s app\u00e9tissant pour une enfant de la Nouvelle-Angleterre oc\u00e9anique habitu\u00e9e \u00e0 de grands plats de fruits de mer color\u00e9s et, pendant l&rsquo;\u00e9t\u00e9, \u00e0 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":57,"featured_media":1183,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[219],"tags":[555,554,556],"aioseo_notices":[],"post_mailing_queue_ids":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1181"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/users\/57"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1181"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1181\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1183"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1181"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1181"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1181"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}