{"id":1151,"date":"2019-06-18T23:45:19","date_gmt":"2019-06-18T23:45:19","guid":{"rendered":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/?p=1151"},"modified":"2019-07-01T21:34:59","modified_gmt":"2019-07-01T21:34:59","slug":"dependance-et-toxicomanie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/dependance-et-toxicomanie\/","title":{"rendered":"D\u00e9pendance et Toxicomanie"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/dialogue.adventist.org\/graphics\/314\/Splash_Vertical_ESSAY1_FR.jpg\" \/><\/p>\n<p>Le point de d\u00e9part pour se sortir des d\u00e9pendances et des toxicomanies est de reconna\u00eetre qu\u2019on a besoin de changer. Pour un tel r\u00e9tablissement, il est n\u00e9cessaire d\u2019avoir une approche holistique touchant \u00e0 la sant\u00e9 physique, mentale et spirituelle. La d\u00e9sintoxication, pour \u00eatre efficace, doit s\u2019effectuer \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du cadre culturel de l\u2019individu. Elle n\u00e9cessite \u00e9galement l\u2019espoir et la d\u00e9termination de r\u00e9ussir dans son \u00e9ducation, son m\u00e9tier, ou sa profession.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div class=\"wrapper\">\n<p class=\"has-drop-cap\">Depuis que le monde est monde, la consommation de substances psychoactives fait partie de l\u2019histoire de l\u2019humanit\u00e9. Nombre des substances que nous utilisons sont extraites des v\u00e9g\u00e9taux. La substance la plus courante dont les \u00eatres humains abusent est l\u2019alcool. L\u2019alcool est un sous-produit se formant naturellement lors de la d\u00e9composition de la mati\u00e8re organique, dont les fruits, les c\u00e9r\u00e9ales, les l\u00e9gumes, le lait. D\u00e8s l\u2019aube de la civilisation, les \u00eatres humains ont consomm\u00e9 intentionnellement des boissons alcoolis\u00e9es. Certains arch\u00e9ologues croient que les \u00eatres humains sont devenus s\u00e9dentaires tout d\u2019abord pour avoir acc\u00e8s \u00e0 une source stable d\u2019alcool. Ainsi, ils interpr\u00e8tent le d\u00e9veloppement de la civilisation humaine dans le cadre de l\u2019alcool. Il est \u00e9tabli que l\u2019alcool \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme une boisson saine parce qu\u2019il tuait les bact\u00e9ries souvent pr\u00e9sentes dans les sources d\u2019eau locales<sup>1<\/sup>.<\/p>\n<p>De m\u00eame, bon nombre des autres substances dont les \u00eatres humains abusent sont des plantes qui poussent naturellement dans le monde. On croit que la marijuana provient de l\u2019Asie, mais qu\u2019elle s\u2019est r\u00e9pandue rapidement le long de ce qu\u2019on en est venu \u00e0 appeler la Route de la soie \u2013 une route commerciale reliant la Chine \u00e0 l\u2019Europe par le Moyen-Orient<sup>2<\/sup>. Le pavot \u2013 une fleur sauvage poussant dans le Croissant fertile \u2013 s\u2019est r\u00e9pandu le long de la Route de la soie. On fabrique l\u2019opium \u00e0 partir de la s\u00e8ve de la fleur ; cependant, les graines contiennent aussi des traces de la drogue<sup>3<\/sup>. Au fil des mill\u00e9naires, les \u00eatres humains ont abus\u00e9 d\u2019une autre plante : la coca, laquelle pousse naturellement sur les pentes orientales des Andes, en Am\u00e9rique du Sud. Cette plante est entr\u00e9e sur le march\u00e9 mondial par ce qu\u2019on appelle l\u2019\u00e9change colombien<sup>4<\/sup>.<\/p>\n<p>De nombreuses archives historiques r\u00e9v\u00e8lent que la consommation d\u2019alcool, de marijuana, d\u2019opium et de feuilles de coca faisait partie de la vie quotidienne pour renforcer l\u2019attachement au groupe, soulager la douleur, donner de l\u2019\u00e9nergie, et ressentir un certain effet psychoactif. Par contre, les propri\u00e9t\u00e9s psychoactives de ces substances avaient des limites naturelles. La fermentation naturelle cesse, en effet, apr\u00e8s avoir atteint environ 15 pour cent d\u2019alcool. C\u2019est par un processus appel\u00e9 distillation que les \u00eatres humains ont appris \u00e0 augmenter la teneur en alcool du liquide \u00e0 pr\u00e8s de cent pour cent<sup>5<\/sup>. Dans les ann\u00e9es 1990, la marijuana contenait beaucoup moins de THC (la composante psychoactive) qu\u2019aujourd\u2019hui. Il fallait mastiquer de nombreuses feuilles de coca pour entrer dans une phase euphorique quelconque. Ainsi, ces substances ont commenc\u00e9 \u00e0 nuire consid\u00e9rablement aux individus et \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 d\u00e8s que les \u00eatres humains ont su distiller, extraire et croiser les plantes pour en augmenter les composantes psychoactives. Par exemple, en 1995, le U.S. Drug Enforcement Administration a rapport\u00e9 que la moyenne du taux de THC d\u2019une quantit\u00e9 de marijuana qu\u2019on avait saisie \u00e9tait d\u2019environ 4 pour cent. En 2014, on a enregistr\u00e9 une hausse de 12 pour cent<sup>6<\/sup>. De plus, une sorte de marijuana \u2013 appel\u00e9e \u00ab le parrain \u00bb \u2013 contenant 34 pour cent de THC a \u00e9t\u00e9 affich\u00e9e<sup>7<\/sup>. Ce n\u2019est qu\u2019au cours des cent derni\u00e8res ann\u00e9es que les \u00eatres humains ont appris \u00e0 extraire de la feuille de coca une forme plus pure de coca\u00efne<sup>8<\/sup>.<\/p>\n<h2>D\u00c9FINITIONS<\/h2>\n<p>Aujourd\u2019hui, le mot\u00a0<i>d\u00e9pendance<\/i>\u00a0est souvent utilis\u00e9 \u00e0 toutes les sauces. Par exemple, on parle de d\u00e9pendance alimentaire ou de d\u00e9pendance au travail. La gourmandise ou le travail excessif ont des cons\u00e9quences importantes sur la sant\u00e9 physique et mentale, de m\u00eame qu\u2019un impact n\u00e9gatif sur la vie familiale. Cependant, lorsque les scientifiques utilisent le terme\u00a0<i>d\u00e9pendance<\/i>, ils se focalisent habituellement sur ce qu\u2019on appelle la\u00a0<i>d\u00e9pendance chimique<\/i>. L\u2019American Society of Addiction Medicine (ASAM) d\u00e9finit ainsi la d\u00e9pendance : \u00ab Maladie primaire, chronique, des fonctions c\u00e9r\u00e9brales de la r\u00e9compense, de la motivation, de la m\u00e9moire et de ses circuits aff\u00e9rents. Ce dysfonctionnement entra\u00eene des manifestations caract\u00e9ristiques sur les plans biologique, psychologique, social et spirituel. Cela a pour cons\u00e9quence la qu\u00eate pathologique de r\u00e9compenses et\/ou de soulagement, qui se manifeste par l\u2019utilisation de substances ou d\u2019autres comportements<sup>9<\/sup>. \u00bb<\/p>\n<p>L\u2019ASAM \u00e9voque ensuite les caract\u00e9ristiques suppl\u00e9mentaires de la d\u00e9pendance : \u00ab La d\u00e9pendance se caract\u00e9rise par l\u2019incapacit\u00e9 de s\u2019abstenir, par un trouble du contr\u00f4le comportemental, par un \u00e9tat de besoin ou de manque, par une capacit\u00e9 diminu\u00e9e de reconna\u00eetre ses probl\u00e8mes comportementaux et relationnels, et par une r\u00e9ponse \u00e9motionnelle dysfonctionnelle. \u00c0 l\u2019instar d\u2019autres maladies chroniques, la d\u00e9pendance comporte souvent des cycles de rechute et de r\u00e9mission. En l\u2019absence de traitement ou d\u2019engagement dans des activit\u00e9s de r\u00e9tablissement, elle est progressive et peut entra\u00eener l\u2019incapacit\u00e9 ou la mort pr\u00e9coce<sup>10<\/sup>. \u00bb<\/p>\n<p>L\u2019Organisation mondiale de la sant\u00e9 (OMS) fournit une excellente d\u00e9finition de la toxicomanie : \u00ab C\u2019est l\u2019utilisation nuisible ou dangereuse de substances psychoactives, dont l\u2019alcool et les drogues illicites. L\u2019usage de substances psychoactives peut entra\u00eener un syndrome de d\u00e9pendance \u2013 un ensemble de ph\u00e9nom\u00e8nes comportementaux, cognitifs et physiologiques qui se d\u00e9veloppent \u00e0 la suite d\u2019une consommation r\u00e9p\u00e9t\u00e9e de substances, et qui, typiquement, entra\u00eenent une envie irr\u00e9sistible de consommer la drogue, des difficult\u00e9s dans le contr\u00f4le de son utilisation, de la persistance \u00e0 l\u2019utiliser en d\u00e9pit des cons\u00e9quences nuisibles, une plus grande priorit\u00e9 pour la consommation de drogue que pour les autres activit\u00e9s et obligations, une tol\u00e9rance accrue, et parfois, le retrait social<sup>11<\/sup>. \u00bb<\/p>\n<p>L\u2019abus et la d\u00e9pendance sont \u00e9troitement li\u00e9s dans leur d\u00e9finition et dans leur signification concernant la vie de l\u2019individu et de la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<h2>CONS\u00c9QUENCES INDIVIDUELLES ET SOCIALES DE LA D\u00c9PENDANCE<\/h2>\n<p>Les d\u00e9finitions de l\u2019ASAM et de l\u2019OMS de la\u00a0<i>d\u00e9pendance<\/i>\u00a0contiennent de nombreux \u00e9l\u00e9ments importants. Premi\u00e8rement, la d\u00e9pendance et la toxicomanie sont un ph\u00e9nom\u00e8ne holistique. Toutes deux affectent la biologie humaine ; elles reprogramment le cerveau et les syst\u00e8mes de r\u00e9compense physiologiques. La d\u00e9pendance signifie que le cerveau humain ne fonctionne plus normalement sans la drogue. Le d\u00e9pendant cherche \u00e0 lib\u00e9rer des substances chimiques sources du plaisir, que la drogue stimule, et \u00e0 \u00e9viter la souffrance qui se produit lorsque son cerveau est priv\u00e9 de l\u2019effet de la drogue. En outre, comme les physiologistes le noteraient, il y a des m\u00e9canismes de r\u00e9compense classiques impliqu\u00e9s. Lorsqu\u2019une personne consomme de la drogue, elle en ressent du plaisir ; mais quand elle ne la consomme pas, elle souffre. La d\u00e9pendance comporte des implications sociales, dont de la difficult\u00e9 \u00e0 conserver un emploi, et la violence conjugale. Selon la d\u00e9finition de l\u2019ASAM, la d\u00e9pendance a \u00e9galement un impact sur la spiritualit\u00e9.<\/p>\n<ul>\n<li><b>Cons\u00e9quences pour la sant\u00e9 physique<\/b>. Le risque physique le plus grave de la toxicomanie, c\u2019est la mort. En 2000, on a r\u00e9pertori\u00e9 moins de 20 000 cas de d\u00e9c\u00e8s par overdose de drogue ill\u00e9gale aux \u00c9tats-Unis. Cependant, depuis l\u2019an 2000, la hausse des d\u00e9c\u00e8s par overdose de drogue aux \u00c9tats-Unis a \u00e9t\u00e9 importante. Rien qu\u2019en 2016, plus de 60 000 individus sont d\u00e9c\u00e9d\u00e9s aux \u00c9tats-Unis en raison d\u2019une surdose de drogue. Ainsi, en 16 ans, les d\u00e9c\u00e8s imputables \u00e0 une surdose ont plus que tripl\u00e9 ! Alors que les taux de d\u00e9c\u00e8s par surdose ont aussi augment\u00e9 pour l\u2019h\u00e9ro\u00efne, la coca\u00efne et la m\u00e9thamph\u00e9tamine, le fentanyl et le fentanyl analogue remportent la palme<sup>12<\/sup>. Les d\u00e9c\u00e8s associ\u00e9s \u00e0 la consommation d\u2019alcool ont aussi grimp\u00e9 en fl\u00e8che depuis 2000. Aux \u00c9tats-Unis, ces derniers \u2013 compar\u00e9s aux d\u00e9c\u00e8s imputables aux autres substances \u2013 frappent plus de 88 000 individus par ann\u00e9e<sup>13<\/sup>.L\u2019utilisation ill\u00e9gale de drogues inject\u00e9es telles que les opiac\u00e9s, la coca\u00efne et l\u2019amph\u00e9tamine entra\u00eene de graves cons\u00e9quences pour la sant\u00e9. En outre, le partage des aiguilles, souvent contamin\u00e9es, propage de nombreuses maladies, telles que le Virus de l\u2019immunod\u00e9ficience humaine (VIH) et l\u2019h\u00e9patite C. D\u00e8s les premiers jours de l\u2019\u00e9pid\u00e9mie de VIH, on savait que les aiguilles infect\u00e9es \u00e9taient un vecteur majeur de l\u2019infection au VIH<sup>14<\/sup>.L\u2019augmentation des taux de cancer est aussi associ\u00e9e \u00e0 la consommation de drogue et d\u2019alcool. La relation entre le tabagisme et le cancer est bien \u00e9tablie. Les recherches indiquent aussi que l\u2019utilisation pr\u00e9coce de marijuana est associ\u00e9e au cancer testiculaire, et que la consommation d\u2019alcool est associ\u00e9e \u00e0 l\u2019augmentation des risques de cancer, particuli\u00e8rement au cancer du sein. La pharmacologie de presque toutes les toxicomanies r\u00e9v\u00e8le un impact sur les syst\u00e8mes cardiaque et respiratoire.Les stimulants tels que la coca\u00efne ou les amph\u00e9tamines augmentent le rythme cardiaque et la pression sanguine \u2013 ce qui peut entra\u00eener une insuffisance cardiaque et un accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral (AVC). Les drogues qui d\u00e9priment le syst\u00e8me nerveux central provoquent une diminution du rythme cardiaque et respiratoire et peuvent ainsi entra\u00eener l\u2019inconscience et la mort. Selon le National Institute on Drug Abuse, il existe une liste presque infinie de cons\u00e9quences n\u00e9gatives sur la sant\u00e9 physique affectant la quasi totalit\u00e9 des syst\u00e8mes et des organes du corps. La plupart des drogues contiennent des toxines qui doivent \u00eatre filtr\u00e9es puis d\u00e9toxifi\u00e9es par les reins et le foie<sup>15<\/sup>.Les bienfaits de la consommation d\u2019alcool mod\u00e9r\u00e9e sur la sant\u00e9 cardiaque ont suscit\u00e9 de nombreux d\u00e9bats. Une m\u00e9ta-analyse internationale r\u00e9cente sugg\u00e8re qu\u2019en fait, des niveaux mod\u00e9r\u00e9s d\u2019alcool sont associ\u00e9s \u00e0 des taux plus bas de crise cardiaque. Cependant, des \u00e9tudes indiquent aussi que m\u00eame une consommation mod\u00e9r\u00e9e d\u2019alcool est associ\u00e9e \u00e0 des niveaux plus \u00e9lev\u00e9s de tous les autres types de maladie cardiaque et de d\u00e9c\u00e8s, y compris les AVC et les an\u00e9vrismes. Selon les recherches les plus r\u00e9centes publi\u00e9es dans le journal britannique\u00a0<i>Lancet<\/i>, il n\u2019existe\u00a0<i>aucun niveau s\u00fbr<\/i>\u00a0de consommation d\u2019alcool<sup>16<\/sup>.<\/li>\n<li><b>Cons\u00e9quences pour la sant\u00e9 mentale<\/b>. La relation entre la toxicomanie et la sant\u00e9 mentale est complexe. Des recherches sugg\u00e8rent que la consommation de drogue qui se transforme en toxicomanie peut \u00eatre une forme d\u2019auto-m\u00e9dication contre l\u2019anxi\u00e9t\u00e9 et la d\u00e9pression. Assur\u00e9ment, la toxicomanie peut aussi avoir pour origine une douleur physique. Le processus de d\u00e9pendance lui-m\u00eame est, par d\u00e9finition, un trouble du cerveau<sup>17<\/sup>. La fonction c\u00e9r\u00e9brale s\u2019alt\u00e8re ; le cerveau ne peut plus fonctionner normalement sans la drogue \u00e0 laquelle il est devenu d\u00e9pendant. Dans ce cadre, la toxicomanie est associ\u00e9e aux troubles anxieux, dont les attaques de panique et leurs sympt\u00f4mes : tremblement, souffle court, sentiment d\u2019irr\u00e9alit\u00e9. La toxicomanie est aussi associ\u00e9e \u00e0 la d\u00e9pression et \u00e0 un sentiment de d\u00e9sespoir. De nombreuses drogues stimulantes telles que la coca\u00efne et la m\u00e9thamph\u00e9tamine sont associ\u00e9es \u00e0 l\u2019agitation, \u00e0 l\u2019agressivit\u00e9 et \u00e0 la parano\u00efa. Les drogues hallucinog\u00e8nes, elles, sont particuli\u00e8rement associ\u00e9es \u00e0 des perceptions alt\u00e9r\u00e9es de la r\u00e9alit\u00e9, au d\u00e9lirium, \u00e0 diff\u00e9rents types de psychose et \u00e0 la schizophr\u00e9nie. La marijuana se classe, elle aussi, dans la cat\u00e9gorie des hallucinog\u00e8nes. Des preuves montrent irr\u00e9futablement que son utilisation \u00e0 long terme augmente les taux de schizophr\u00e9nie. En raison des taux accrus de THC dans la marijuana, les cons\u00e9quences \u00e0 long terme pour la sant\u00e9 mentale sont source d\u2019une grande inqui\u00e9tude, particuli\u00e8rement alors qu\u2019en bien des endroits du monde, on tente d\u2019en l\u00e9galiser l\u2019utilisation. Une \u00e9tude longitudinale r\u00e9cente effectu\u00e9e par l\u2019universit\u00e9 du Michigan a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 des cons\u00e9quences consid\u00e9rables sur la sant\u00e9 cognitive et mentale li\u00e9es \u00e0 l\u2019utilisation de marijuana \u00e0 long terme<sup>18<\/sup>. Notons que bien que la marijuana suscite moins de pr\u00e9occupation que les opiac\u00e9s, son utilisation n\u2019est toutefois pas sans risque<sup>19<\/sup>.<\/li>\n<li><b>Impact de la toxicomanie sur les relations<\/b>. Une bonne partie des recherches et de la litt\u00e9rature clinique se focalisent sur les cons\u00e9quences de la toxicomanie sur la sant\u00e9 physique et mentale. Cependant, de nombreux chercheurs et m\u00e9decins ont not\u00e9 que la toxicomanie entra\u00eene de graves cons\u00e9quences pour la famille, les amis, les coll\u00e8gues et la soci\u00e9t\u00e9 en g\u00e9n\u00e9ral. Les cons\u00e9quences sur la sant\u00e9 physique et mentale ont un impact de taille sur les relations sociales. Des probl\u00e8mes de confiance, de fiabilit\u00e9, de stabilit\u00e9 de l\u2019humeur et de confidentialit\u00e9 ont tous un effet significatif sur le fonctionnement familial et les relations sociales. Les probl\u00e8mes de sant\u00e9 ont aussi de graves cons\u00e9quences pour la famille et les autres relations sociales. La litt\u00e9rature clinique rel\u00e8ve que familles, amis et coll\u00e8gues de travail deviennent souvent cod\u00e9pendants du toxicomane. Ils le \u00ab couvrent \u00bb en endossant les causes et les cons\u00e9quences de ses comportements dysfonctionnels et de sa toxicomanie ; ils ne le confrontent jamais vraiment aux implications de son probl\u00e8me de drogue.Une \u00e9tude de l\u2019universit\u00e9 du Michigan sugg\u00e8re que la consommation abusive d\u2019alcool augmente de fa\u00e7on significative les chances de divorce. Cette \u00e9tude, effectu\u00e9e sur une p\u00e9riode de trois ans, r\u00e9v\u00e8le que le taux de divorces de ceux qui pr\u00e9sentent des troubles li\u00e9s \u00e0 l\u2019alcool \u00e9tait d\u2019environ 15 pour cent, et que le taux de divorce \u00e9tait d\u2019environ 5 pour cent pour ceux qui n\u2019en pr\u00e9sentent pas<sup>20<\/sup>.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>PR\u00c9VENTION<\/h2>\n<p>Aux \u00c9tats-Unis, le National Institute of Alcoholism and Alcohol Abuse (NIAAA) et le National Institute on Drug Abuse (NIDA) se sont donn\u00e9 pour objectif majeur la pr\u00e9vention de la toxicomanie<sup>21<\/sup>. Ces deux instituts ont financ\u00e9 des programmes de pr\u00e9vention pendant des d\u00e9cennies et ont dirig\u00e9 des recherches sur les meilleures pratiques de pr\u00e9vention. Ils en ont ensuite publi\u00e9 les r\u00e9sultats sur leurs sites internet<sup>22<\/sup>. Ces recherches ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 des principes utiles : par exemple, la pr\u00e9vention devrait \u00eatre appropri\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e2ge c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019il faut d\u00e9velopper des strat\u00e9gies correspondant aux diff\u00e9rents groupes d\u2019\u00e2ge. De plus, la pr\u00e9vention devrait incorporer des \u00e9l\u00e9ments centraux de la culture de l\u2019individu et puiser dans les forces de cette culture. Le genre est aussi un \u00e9l\u00e9ment important des diff\u00e9rentes strat\u00e9gies de pr\u00e9vention. Au c\u0153ur de ces consid\u00e9rations, on trouve de nombreux et importants principes favorisant la r\u00e9silience chez les populations \u00e0 risque.<\/p>\n<ul>\n<li><b>LA FAMILLE<\/b>\u00a0La famille \u2013 l\u2019unit\u00e9 de socialisation primaire de toute soci\u00e9t\u00e9 \u2013 est au c\u0153ur m\u00eame de toute pr\u00e9vention efficace. C\u2019est dans la famille que nous apprenons notre langue, que nous acqu\u00e9rons nos comp\u00e9tences interactionnelles et nos valeurs fondamentales. On a constat\u00e9 que trois aspects de la famille sont particuli\u00e8rement importants : premi\u00e8rement, on a d\u00e9montr\u00e9 que\u00a0<i>le lien familial<\/i>\u00a0est associ\u00e9 \u00e0 des chances plus faibles de d\u00e9velopper un probl\u00e8me de toxicomanie. Deuxi\u00e8mement,\u00a0<i>un lien \u00e9motionnel fort entre les membres de la famille<\/i>\u00a0est tr\u00e8s protecteur. L\u2019expression de ce lien par la supervision et une communication claire des attentes est cruciale<sup>23<\/sup>. Finalement,\u00a0<i>d\u00eener r\u00e9guli\u00e8rement ensemble<\/i>constitue \u00e9galement, preuves \u00e0 l\u2019appui, une importante partie de la pr\u00e9vention. On pense que lorsque les parents et les enfants s\u2019assoient ensemble pour prendre leur repas, le lien familial, la supervision et la communication sont des facteurs favorisants.<\/li>\n<li><b>LE MENTORAT<\/b>\u00a0Le mentorat effectu\u00e9 par un adulte responsable constitue un autre \u00e9l\u00e9ment d\u2019une pr\u00e9vention efficace. Selon les recherches, si les jeunes ont un adulte responsable en qui ils peuvent se confier, aupr\u00e8s duquel ils peuvent chercher conseil et qui leur sert \u00e9galement de mod\u00e8le, leurs chances de toxicomanie diminuent de fa\u00e7on significative<sup>24<\/sup>.<\/li>\n<li><b>LE SERVICE<\/b>\u00a0Les recherches montrent que l\u2019engagement dans un service \u00e0 la communaut\u00e9 s\u2019associe \u00e9galement \u00e0 des chances moins \u00e9lev\u00e9es de d\u00e9linquance, de toxicomanie, et de d\u00e9pendance<sup>25<\/sup>, et qu\u2019il contribue aussi au r\u00e9tablissement<sup>26<\/sup><\/li>\n<li><b>LA FOI RELIGIEUSE<\/b>\u00a0Dans la pr\u00e9vention de la toxicomanie, notre soci\u00e9t\u00e9 s\u00e9cularis\u00e9e tente de minimiser l\u2019impact de la religion. Cependant, des recherches approfondies dans diff\u00e9rents pays ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que la croyance en Dieu et l\u2019implication dans des activit\u00e9s religieuses dans des \u00e9glises, des synagogues ou des mosqu\u00e9es favorisent une diminution des taux de toxicomanie. On pense qu\u2019un sens de responsabilit\u00e9 envers Dieu entra\u00eene un comportement plus responsable. L\u2019implication dans des activit\u00e9s religieuses et l\u2019interaction avec d\u2019autres croyants abstinents r\u00e9duit le risque d\u2019interaction avec les toxicomanes<sup>27<\/sup>. On a d\u00e9couvert que cette relation protectrice ne se produit pas seulement au sein du christianisme, mais aussi parmi les musulmans et les juifs<sup>28<\/sup>.<\/li>\n<li><b>LES \u00c9COLES ET L\u2019ENGAGEMENT PROFESSIONNEL<\/b>\u00a0L\u2019une des d\u00e9couvertes les plus coh\u00e9rentes est que les jeunes qui sont solidement engag\u00e9s dans un projet \u00e0 long terme sont moins susceptibles de sombrer dans la toxicomanie. Si un jeune s\u2019est fix\u00e9 comme objectif d\u2019atteindre un niveau d\u2019\u00e9ducation \u00e9lev\u00e9 et est engag\u00e9 dans un projet professionnel, les risques de toxicomanie sont consid\u00e9rablement r\u00e9duits. Les \u00e9coles sont une partie tr\u00e8s importante de la vie quotidienne des jeunes. Le succ\u00e8s \u00e0 l\u2019\u00e9cole et la projection du succ\u00e8s scolaire sont essentiels pour l\u2019accomplissement professionnel et ont un impact positif majeur sur la toxicomanie. Il est tr\u00e8s important de s\u2019assurer que les enfants r\u00e9ussissent \u00e0 l\u2019\u00e9cole. Le tutorat et d\u2019autres m\u00e9thodes pour motiver l\u2019\u00e9tudiant sont une partie cruciale de la pr\u00e9vention de la toxicomanie<sup>29<\/sup>.<\/li>\n<li><b>MACROPOLITIQUES<\/b>\u00a0Un autre aspect important de la pr\u00e9vention, c\u2019est le d\u00e9veloppement et la mise en \u0153uvre de politiques sociales et de lois qui facilitent la pr\u00e9vention. Ceci peut inclure l\u2019utilisation des m\u00e9dias dans l\u2019\u00e9ducation sur les dangers de la drogue et de l\u2019alcool, de m\u00eame que des lois renfor\u00e7ant les activit\u00e9s de pr\u00e9vention. Ces lois incluent l\u2019interdiction de fumer dans les lieux publics, la r\u00e9duction du taux d\u2019alcool\u00e9mie permis pour conduire l\u00e9galement une voiture, et une meilleure application de ces lois. Des lois anti-tabac (lesquelles cherchent \u00e0 r\u00e9duire l\u2019exposition \u00e0 la fum\u00e9e de tabac et \u00e0 limiter les espaces r\u00e9serv\u00e9s aux fumeurs) et la r\u00e9duction du taux d\u2019alcool\u00e9mie permis dans le sang quand on conduit un v\u00e9hicule ou qu\u2019on man\u0153uvre de l\u2019\u00e9quipement lourd, ont r\u00e9duit le tabagisme et les niveaux d\u2019alcool\u00e9mie de fa\u00e7on significative.Cependant, les lois et les politiques sont complexes<sup>30<\/sup>. Dans n\u2019importe quelle soci\u00e9t\u00e9 \u2013 et particuli\u00e8rement dans une d\u00e9mocratie \u2013 on ne peut interdire ce que la plupart des membres de cette soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9sirent faire. Il n\u2019y a pas suffisamment de prisons, et des lois inapplicables r\u00e9sultent souvent en corruption. Actuellement, la soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine essaie de trouver ce qu\u2019il faut faire avec la marijuana. Tout porte \u00e0 croire que sa l\u00e9galisation augmentera. Nous verrons que les cons\u00e9quences \u00e0 long terme de l\u2019utilisation de la marijuana iront en augmentant. Cependant, les d\u00e9fenseurs de la l\u00e9galisation soutiennent que la marijuana est plus \u00ab s\u00fbre \u00bb que l\u2019alcool et les opiac\u00e9s. Il est important de noter que plus s\u00fbr n\u2019est pas\u00a0<i>s\u00fbr<\/i>. Les recherches montrent clairement que l\u2019utilisation \u00e0 long terme de marijuana a des cons\u00e9quences significatives sur la sant\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>R\u00c9TABLISSEMENT<\/h2>\n<p>\u00c0 l\u2019\u00e9chelle mondiale, l\u2019ampleur et les cons\u00e9quences de l\u2019utilisation de substances et de la toxicomanie sont \u00e9lev\u00e9s. L\u2019Organisation mondiale de la sant\u00e9 estime qu\u2019en 2002, il y avait 185 millions de consommateurs de drogues illicites, 2 milliards de consommateurs d\u2019alcool et 1,3 milliard de fumeurs. En outre, on a estim\u00e9 en 2000 qu\u2019il y avait une perte significative de vies associ\u00e9e \u00e0 l\u2019utilisation de ces substances : presque 9 pour cent de la mortalit\u00e9 mondiale est li\u00e9e au tabagisme, plus de 3 pour cent \u00e0 l\u2019alcool, et environ 0,5 pour cent \u00e0 l\u2019utilisation de drogues illicites<sup>31<\/sup>. Dans le monde entier, la sant\u00e9 publique et les soins de sant\u00e9 dans le monde se focalisent s\u00e9rieusement sur la r\u00e9solution des probl\u00e8mes de toxicomanie. Aux \u00c9tats-Unis, une recherche consid\u00e9rable a \u00e9t\u00e9 faite pour identifier un traitement efficace.<\/p>\n<p><b>Une maladie chronique<\/b>. La d\u00e9pendance est, selon un \u00e9l\u00e9ment central de sa d\u00e9finition, chronique et r\u00e9cidivante. On ne peut traiter une telle information \u00e0 la l\u00e9g\u00e8re. La soci\u00e9t\u00e9 s\u2019attend souvent \u00e0 des \u00ab traitements \u00bb m\u00e9dicaux rapides et efficaces. Cependant, nous consid\u00e9rons aujourd\u2019hui de nombreuses maladies comme \u00e9tant chroniques ; c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019elles sont une condition qu\u2019il faut g\u00e9rer, dans le sens o\u00f9 la gu\u00e9rison est moins mise en avant. Dans le pass\u00e9, nous consid\u00e9rions le retour \u00e0 la consommation de drogues comme \u00e9tant un \u00e9chec du traitement. Cependant, le r\u00e9tablissement est un processus de toute une vie et non l\u2019exp\u00e9rience d\u2019une seule fois<sup>32<\/sup>.<\/p>\n<p><b>\u00c9l\u00e9ments centraux d\u2019un r\u00e9tablissement efficace.<\/b>\u00a0De nombreux principes cl\u00e9s ont \u00e9merg\u00e9 des recherches approfondies. La d\u00e9couverte la plus importante est sans doute que ce qui pr\u00e9vient la d\u00e9pendance et la toxicomanie est aussi ce qui favorise le succ\u00e8s du traitement. Le point de d\u00e9part du r\u00e9tablissement des d\u00e9pendances et des toxicomanies est la reconnaissance du besoin de changer. Pour un tel r\u00e9tablissement, il faut une approche holistique portant sur la sant\u00e9 physique, mentale et spirituelle. La d\u00e9sintoxication, pour \u00eatre efficace, doit se poursuivre \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du cadre culturel de l\u2019individu. Elle n\u00e9cessite \u00e9galement l\u2019espoir et la d\u00e9termination de r\u00e9ussir dans son \u00e9ducation, son activit\u00e9 ou sa profession.<\/p>\n<p>Les familles, les pairs et les coll\u00e8gues jouent un r\u00f4le crucial dans le r\u00e9tablissement. Le mentorat, lequel s\u2019av\u00e8re efficace dans la pr\u00e9vention, est aussi essentiel au r\u00e9tablissement. Les \u00eatres humains sont des \u00eatres sociaux. Apr\u00e8s notre naissance, nous d\u00e9pendons de nos familles et des autres pendant des ann\u00e9es<sup>33<\/sup>. De m\u00eame, un r\u00e9tablissement efficace requiert aussi un vaste syst\u00e8me de soutien social et d\u2019implication.<\/p>\n<p>Alors que les publications gouvernementales font r\u00e9f\u00e9rence aux aspects holistiques et spirituels de la d\u00e9pendance et du r\u00e9tablissement, ces deux aspects sont rarement, pour ne pas dire jamais, explor\u00e9s ou discut\u00e9s en d\u00e9tail. Il y a quelques ann\u00e9es, le\u00a0<i>Journal of Drug Issues<\/i><sup>34<\/sup>\u00a0a consacr\u00e9 un num\u00e9ro entier \u00e0 la spiritualit\u00e9 dans la pr\u00e9vention et le r\u00e9tablissement. Dans ce num\u00e9ro sp\u00e9cial, une grande vari\u00e9t\u00e9 d\u2019articles a d\u00e9crit le r\u00f4le essentiel que la spiritualit\u00e9 pouvait jouer tant dans la pr\u00e9vention que dans le r\u00e9tablissement. Ces articles n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9s par des pasteurs ou des \u00e9vang\u00e9listes, mais principalement par des \u00e9rudits s\u00e9cularis\u00e9s qui ont d\u00e9couvert par leurs propres recherches la puissance empirique de la foi et de sa mise en pratique.<\/p>\n<h2>CONCLUSION<\/h2>\n<p>La toxicomanie et la d\u00e9pendance constituent un sujet vaste et profond \u2013 certainement plus vaste que ce que nous pouvons couvrir dans cet article. Cependant, j\u2019esp\u00e8re que le mat\u00e9riel pr\u00e9sent\u00e9 ici vous a fourni un large cadre pour comprendre la toxicomanie et la d\u00e9pendance, les \u00e9l\u00e9ments cl\u00e9s de la pr\u00e9vention et du r\u00e9tablissement, et le r\u00f4le vital que la foi et l\u2019implication religieuse peuvent jouer.<\/p>\n<p class=\"about\">Duane C. McBride titulaire d\u2019un doctorat en sociologie du comportement d\u00e9viant (universit\u00e9 du Kentucky), est professeur de sociologie \u00e0 l\u2019universit\u00e9 Andrews, \u00e0 Berrien Springs, dans le Michigan (\u00c9tats-Unis), et directeur de l\u2019Institut pour la pr\u00e9vention des d\u00e9pendances de la m\u00eame universit\u00e9. Il a publi\u00e9 plus de cent articles, chapitres de livres, livres, et monographies dans les domaines de la politique de la toxicomanie, des recherches sur les services de sant\u00e9, des corr\u00e9lats du risque pour la sant\u00e9 et des facteurs protecteurs, du crime et de la d\u00e9linquance, dans des journaux scientifiques et professionnels, dont l\u2019<i>American Journal of Public Health, Criminology, Health Services Research<\/i>, et le\u00a0<i>Journal of Substance Abuse Treatment<\/i>. Il est aussi un contributeur r\u00e9gulier des revues\u00a0<i>Adventist Review, Ministry<\/i>\u00a0et\u00a0<i>The Journal of Adventist Education<\/i>. Son courriel :\u00a0mcbride@andrews.edu.<\/p>\n<h2>Citation recommand\u00e9e<\/h2>\n<p>Duane C. McBride, \u00ab D\u00e9pendance et toxicomanie \u00bb,\u00a0<i>Dialogue<\/i>\u00a030 (2018\/2), p. 5-10<\/p>\n<section class=\"references\">\n<ol>\n<li>Patrick E. McGovern,\u00a0<i>Uncorking the Past: The Search for Wine, Beer, and Other Alcoholic Beverages<\/i>, Berkeley, Calif., The University of California Press, 2009, https:\/\/www.amazon.com\/ Uncorking-Past-Quest-Alcoholic-Beverages\/dp\/0520267982 ; Bert L. Vallee, \u00ab Alcohol in the Western World \u00bb,\u00a0<i>Scientific American<\/i>, 278.6, juin 1998, p. 80-85, http:\/\/www.jstor.org\/stable\/26057861?seq=1#page_scan_tab_contents.<\/li>\n<li>U.S. Drug Enforcement Museum, \u00ab Cannabis, Coca, &amp; Poppy: Nature\u2019s Addictive Plants \u00bb, https:\/\/www.deamuseum.org\/ccp\/ cannabis\/history.html.<\/li>\n<li>Michael J. 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