{"id":1082,"date":"2019-06-10T21:23:14","date_gmt":"2019-06-10T21:23:14","guid":{"rendered":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/?p=1082"},"modified":"2019-06-13T19:07:36","modified_gmt":"2019-06-13T19:07:36","slug":"fete-des-morts-un-regard-sur-le-sommeil-apres-la-mort","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/fete-des-morts-un-regard-sur-le-sommeil-apres-la-mort\/","title":{"rendered":"F\u00eate des morts : un regard sur le sommeil apr\u00e8s la mort !"},"content":{"rendered":"<div class=\"post-top-share\"><\/div>\n<div class=\"post post-content\">\n<p>Qu\u2019impliquent les \u00c9critures lorsqu\u2019elles comparent la mort \u00e0 un sommeil ? Comment l\u2019usage de cette m\u00e9taphore a-t-il \u00e9volu\u00e9 dans l\u2019histoire de la th\u00e9ologie adventiste ? Quelles sont les implications de cette m\u00e9taphore th\u00e9ologique, tant dans la pr\u00e9dication que dans l\u2019\u00e9laboration de nos doctrines sur de l\u2019\u00e9tat des morts et la r\u00e9surrection ? Dans cet article, un professeur de th\u00e9ologie du Br\u00e9sil nous pr\u00e9sente les r\u00e9sultats de son analyse.<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"post post-content\">\n<p>Les \u00c9critures comparent la mort \u00e0 un sommeil, et la r\u00e9surrection \u00e0 un \u00e9veil du sommeil (Jn 11.11-14 ; 1 Co 15). Ces analogies peuvent sugg\u00e9rer des perspectives significatives, telle l\u2019affirmation de la certitude de la r\u00e9surrection, mais elles peuvent aussi conduire \u00e0 des conclusions erron\u00e9es si on les prend litt\u00e9ralement ou si on conclut que dans la mort, l\u2019\u00e2me dort \u2013 comme si la mort n\u2019\u00e9tait qu\u2019un \u00e9tat interm\u00e9diaire dans lequel la personne \u2013 l\u2019\u00e2me \u2013 reste inactive dans la tombe jusqu\u2019\u00e0 la r\u00e9surrection. Cet article cherche \u00e0 soutenir la perspective biblique sur la mort et l\u2019\u00e9tat des morts, tout en soulignant la valeur du message pr\u00e9sent\u00e9 au moyen des m\u00e9taphores th\u00e9ologiques du sommeil et de l\u2019\u00e9veil de ce sommeil.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<h2>Premiers d\u00e9veloppements adventistes<\/h2>\n<p>Certains adh\u00e9rents au mouvement mill\u00e9rite, particuli\u00e8rement George Storrs, l\u2019un de ses dirigeants les plus influents vers la fin de l\u2019\u00e9t\u00e9 et au d\u00e9but de l\u2019automne 1844<sup>1<\/sup>, ont influenc\u00e9 l\u2019\u00c9glise adventiste quant \u00e0 sa croyance sur l\u2019immortalit\u00e9 conditionnelle. Vers 1840, George Storrs, alors pr\u00e9dicateur m\u00e9thodiste, devint convaincu que les \u00eatres humains, loin d\u2019\u00eatre immortels, re\u00e7oivent l\u2019immortalit\u00e9 uniquement \u00e0 la r\u00e9surrection des morts, \u00e0 condition d\u2019avoir foi en Christ. En corollaire, il croyait aussi que ceux qui vivent et meurent dans leurs p\u00e9ch\u00e9s ne souffriront pas \u00e9ternellement mais seront extermin\u00e9s par le feu.<\/p>\n<p>Tout en soulignant vigoureusement que la mort est une perte totale de la vie, George Storrs dirigeait la plupart de ses arguments contre la croyance traditionnelle en l\u2019enfer, lieu de tourment \u00e9ternel. Quand il parlait des justes, il souhaitait \u00e9quilibrer ses d\u00e9clarations sur la r\u00e9surrection promise \u00e0 l\u2019aide du concept de sommeil : \u00ab Quand les hommes meurent, ils \u201cdorment dans la poussi\u00e8re de la terre\u201d (Dn 12.2). Ils ne se r\u00e9veillent que lorsque Christ descend \u201cdu ciel\u201d ; ou au son de la derni\u00e8re trompette. \u00bb<sup>2<\/sup><\/p>\n<p>D\u00e8s 1842, Calvin French, un pasteur baptiste qui s\u2019\u00e9tait joint lui aussi aux mill\u00e9rites, embrassa les id\u00e9es de George Storrs. Calvin French put avancer ses arguments en faveur de l\u2019\u00e9tat inconscient des morts en se servant amplement des m\u00e9taphores bibliques du sommeil et du repos. \u00ab Les justes et les m\u00e9chants se reposent ensemble dans la tombe dans un \u00e9tat inconscient, et ce, jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019ils entendent la voix du Fils de l\u2019homme et ressuscitent pour la vie ou pour la condamnation \u00bb, et \u00ab ceux qui dorment en J\u00e9sus se r\u00e9veilleront \u00e0 la premi\u00e8re r\u00e9surrection \u00bb, tandis que \u00ab les autres morts se r\u00e9veilleront \u00e0 la seconde r\u00e9surrection, et para\u00eetront devant Christ lors du jugement. \u00bb<sup>3<\/sup><\/p>\n<p>Il s\u2019agit, semble-t-il, de l\u2019une des premi\u00e8res circonstances o\u00f9 l\u2019expression \u00ab dormir en J\u00e9sus \u00bb fut utilis\u00e9e parmi les adventistes des ann\u00e9es 1840. Cette expression devint assez populaire parmi les adventistes<sup>4<\/sup>, particuli\u00e8rement dans les avis n\u00e9crologiques. \u00c0 cet \u00e9gard, l\u2019esquisse biographique de George Storrs, publi\u00e9e en guise d\u2019introduction \u00e0 son ouvrage\u00a0<i>Six Sermons<\/i>, \u00e9dition de 1855, commente la mort subite de Charles Fitch en octobre 1844 : \u00ab Il s\u2019est endormi en J\u00e9sus, dans la glorieuse esp\u00e9rance du r\u00e9veil imminent \u00e0 la voix du Fils de Dieu. \u00bb<sup>5<\/sup>\u00a0Cette mention de Charles Fitch, un \u00e9minent mill\u00e9rite, convient bien, car il fut le premier pasteur converti \u00e0 la doctrine de l\u2019immortalit\u00e9 conditionnelle dans les rangs adventistes, doctrine que d\u2019autres dirigeants du mouvement rejetaient farouchement.<\/p>\n<p>Cependant, plusieurs groupes adventistes continu\u00e8rent de croire \u00e0 cette doctrine apr\u00e8s la fragmentation du mouvement mill\u00e9rite qui se produisit apr\u00e8s le 22 octobre 1844. Ce fut le cas des adventistes observateurs du sabbat<sup>6<\/sup>, pour qui le concept du sommeil commen\u00e7a \u00e0 jouer un r\u00f4le central dans leur compr\u00e9hension de la mort et de la r\u00e9surrection.<\/p>\n<p>Dans leur premi\u00e8re publication, soit en 1847, James White se r\u00e9f\u00e9ra deux fois aux \u00ab saints qui dorment \u00bb et qui seront ressuscit\u00e9s par J\u00e9sus lui-m\u00eame \u00e0 son retour<sup>7<\/sup>. Ellen White utilisa cette expression au moins quinze fois dans ses propres \u00e9crits. Au cours des ann\u00e9es qui suivirent, elle eut largement recours au concept de la mort en tant que sommeil sous ses diff\u00e9rentes formes.<\/p>\n<p>En plus de parler des \u00ab saints qui dorment \u00bb, qui seront \u00ab gard\u00e9s \u00bb jusqu\u2019au matin de la r\u00e9surrection, o\u00f9 la voix du Fils de Dieu les \u00ab r\u00e9veillera \u00bb et les \u00ab appellera \u00bb \u00e0 sortir du tombeau, Ellen White mentionna des dizaines de fois ceux qui sont maintenant silencieux et dorment (ou se reposent) pendant un peu de temps dans leurs tombes. Elle utilisa m\u00eame cette expression pour elle-m\u00eame, par exemple \u00e0 la page de son journal personnel dat\u00e9e du 26 d\u00e9cembre 1904 : \u00ab Veuille le Seigneur \u00e9pargner ma vie pour que je puisse accomplir cette \u0153uvre avant de me reposer dans le tombeau. C\u2019est l\u00e0 ma pri\u00e8re. \u00bb<sup>8<\/sup>\u00a0Deux ans plus tard, elle \u00e9crivit dans une lettre : \u00ab J\u2019attends que Dieu m\u2019appelle \u00e0 abandonner mon \u0153uvre et \u00e0 me reposer dans la tombe. \u00bb<sup>9<\/sup><\/p>\n<p>Par contre, dans un article biographique publi\u00e9 en 1876, Ellen White fit deux d\u00e9clarations surprenantes. Apr\u00e8s avoir rapport\u00e9 une conversation que sa m\u00e8re avait eue avec une femme sur une pr\u00e9dication ayant pour th\u00e8me la nature de la mort, elle poursuivit en disant qu\u2019elle vint \u00e0 sa m\u00e8re et, profond\u00e9ment impressionn\u00e9e par les commentaires, chercha \u00e0 en savoir davantage sur cette question.<\/p>\n<p>\u00c0 un certain point, elle demanda : \u00ab Mais, m\u00e8re [\u2026], croyez-vous vraiment que l\u2019\u00e2me dort dans la tombe jusqu\u2019\u00e0 sa r\u00e9surrection ? \u00bb Elle d\u00e9crit quelques paragraphes plus loin l\u2019impact que cette nouvelle doctrine a eu sur elle : \u00ab Cette foi nouvelle, magnifique, m\u2019a enseign\u00e9 que si les auteurs inspir\u00e9s se sont tant attard\u00e9s sur la r\u00e9surrection du corps, c\u2019est parce que l\u2019\u00eatre tout entier est endormi dans la tombe. \u00bb<sup>10<\/sup><\/p>\n<p>Cet \u00e9pisode remontait \u00e0 plus de trente ans, lorsqu\u2019Ellen White (Ellen Harmon), \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 16 ans, semble r\u00e9p\u00e9ter le langage de l\u2019\u00e9poque, \u00e9galant le sommeil de\u00a0<i>l\u2019\u00e2me<\/i>dans la tombe avec \u00ab l\u2019\u00eatre tout entier \u00bb. Nulle part elle ne parle de l\u2019\u00e2me qui dort, qui se repose dans la tombe. En fait, elle semble avoir \u00e9vit\u00e9 de parler des \u00e2mes d\u00e9c\u00e9d\u00e9es. Ce n\u2019est qu\u2019en parlant au figur\u00e9 des p\u00e9cheurs qui n\u2019ont pas encore accept\u00e9 J\u00e9sus pour leur Sauveur qu\u2019elle se rapproche le plus de l\u2019id\u00e9e d\u2019une \u00e2me morte. \u00ab Une \u00e2me sans Christ, dit-elle, c\u2019est comme un corps priv\u00e9 de sang ; elle est morte. Elle peut donner l\u2019apparence d\u2019une vie spirituelle ; elle peut accomplir comme une machine certaines c\u00e9r\u00e9monies \u00e0 caract\u00e8re religieux ; mais elle n\u2019a aucune vie spirituelle. \u00bb<sup>11<\/sup><\/p>\n<p>En plus des \u00e9crits d\u2019Ellen White, certains des premiers ouvrages adven- tistes utilisent aussi le langage biblique du \u00ab sommeil \u00bb pour d\u00e9crire l\u2019\u00e9tat des morts<sup>12<\/sup>. Cependant, pour ceux qui n\u2019\u00e9taient pas familiers avec la compr\u00e9hension adventiste de l\u2019anthropologie biblique dans laquelle \u00ab l\u2019homme est une unit\u00e9 \u2013 l\u2019\u00e2me et le corps ne sont pas des entit\u00e9s s\u00e9par\u00e9es \u00bb, comme l\u2019exprima R. F. Cottrell en 1865<sup>13<\/sup>, le concept du sommeil de la mort portait \u00e0 confusion. \u00ab Nous n\u2019enseignons pas, clarifia-t-il, que \u201cl\u2019\u00e2me dort\u00a0<i>avec le corps<\/i>\u00a0dans la tombe\u201d. \u00bb<sup>14<\/sup><\/p>\n<p>Une telle clarification \u00e9tait n\u00e9cessaire parce que le concept du sommeil de l\u2019\u00e2me risquait encore d\u2019\u00eatre compris de fa\u00e7on dualiste en rapport avec l\u2019immortalit\u00e9 de l\u2019\u00e2me. Tout au long de l\u2019histoire chr\u00e9tienne, c\u2019est ce que plusieurs \u00ab immortalistes \u00bb croyaient pr\u00e9cis\u00e9ment. Ce fut le cas, par exemple, de quelques anciens \u00e9crivains syriens, dont \u00c9phrem ; de John Wyclif, de William Tyndale et de Martin Luther. De nombreux anabaptistes et sociniens souscrivirent apparemment \u00e0 ce point de vue, \u00e9galement assez r\u00e9pandu en Angleterre au XVIe et au XVIIe si\u00e8cle<sup>15<\/sup>.<\/p>\n<h2>La mort : un sommeil<\/h2>\n<p>Dans les \u00c9critures, le sommeil est mentionn\u00e9 litt\u00e9ralement et m\u00e9taphoriquement. Utilis\u00e9 litt\u00e9ralement, il indique simplement un \u00e9tat physiologique (Gn 28.11 ; Jb 33.15 ; Dn 10.9 ; Lc 9.32). Dans son utilisation m\u00e9taphorique, il peut d\u00e9signer une torpeur spirituelle, l\u2019indolence ou un manque de vigilance. Dans les Proverbes, la paresse, l\u2019indolence et le sommeil servent de fa\u00e7on presque morale \u00e0 d\u00e9crire la personne n\u00e9gligente qui refuse de reconna\u00eetre les besoins raisonnables de la vie humaine (6.9-11 ; 19.15 ; 20.13 ; 24.33,34). Dans \u00c9sa\u00efe (29.10), et fr\u00e9quemment dans le Nouveau Testament (Mc 13.35,36 ; Rm 13.11 ; Ep 5.14 ; 1 Th 5.6-9), le sommeil d\u00e9crit une l\u00e9thargie spirituelle qu\u2019il faut secouer pour demeurer \u00e9veill\u00e9 en ce monde mauvais. C\u2019est dans un contexte tr\u00e8s souvent eschatologique qu\u2019on l\u2019utilise ainsi, pour nous pr\u00e9venir de prendre conscience des signes des temps.<\/p>\n<p>Le sommeil (de m\u00eame que la position couch\u00e9e et le repos) est aussi une m\u00e9taphore de la mort. On le constate couramment dans l\u2019Ancien Testament (1 R 1.21 ; Jb 7.21 ; 14.12 ; Ps 13.4 ; Jr 51.39,57 ; Dn 12.2). L\u2019expression \u00ab se coucha [ou se reposa] avec ses p\u00e8res \u00bb revient 36 fois dans 1 et 2 Rois et 2 Chroniques. La m\u00e9taphore figure aussi dans le Nouveau Testament. Lorsque J\u00e9sus ressuscita des morts, les \u00ab corps de plusieurs saints qui \u00e9taient d\u00e9c\u00e9d\u00e9s ressuscit\u00e8rent \u00bb (Mt 27.52). Au cours de sa lapidation, \u00c9tienne s\u2019agenouilla, pronon\u00e7a ses derni\u00e8res paroles et \u00ab s\u2019endormit \u00bb (Ac 7.60).<\/p>\n<p>Lors de son troisi\u00e8me voyage missionnaire, Paul mentionne que certains des \u00ab plus de cinq cents fr\u00e8res \u00bb qui avaient vu le Christ ressuscit\u00e9 s\u2019\u00e9taient d\u00e9j\u00e0 \u00ab endormis \u00bb (1 Co 15.6, NBS). Il fit aussi mention de ceux qui s\u2019\u00e9taient \u00ab endormis dans le Christ \u00bb (v. 18,20, NBS) ; et il proclama son esp\u00e9rance : \u00ab Nous ne nous endormirons pas tous \u00bb avant le retour de J\u00e9sus (v. 51, NBS). Dans 1 Thessaloniciens, en abordant la situation des fr\u00e8res et des s\u0153urs d\u00e9j\u00e0 d\u00e9c\u00e9d\u00e9s, il fit mention d\u2019eux trois fois dans le contexte de ceux qui s\u2019\u00e9taient \u00ab endormis \u00bb (4.13-15).<\/p>\n<p>J\u00e9sus se servit d\u2019une m\u00e9taphore en deux occasions diff\u00e9rentes, dont la premi\u00e8re au sujet de la fille de Ja\u00efrus, qui venait tout juste de succomber \u00e0 sa maladie (Mc 5.35). En arrivant chez Ja\u00efrus, J\u00e9sus entendit les gens pleurer et g\u00e9mir bruyamment (v. 38). Il leur dit : \u00ab Pourquoi ce tumulte, et ces pleurs ? L\u2019enfant n\u2019est pas morte, mais elle dort. \u00bb (v. 39) Sachant fort bien qu\u2019elle \u00e9tait morte, ils donn\u00e8rent un sens litt\u00e9ral \u00e0 ses paroles (v. 35 ; voir Lc 8.53), lui r\u00e9pondirent cyniquement et se moqu\u00e8rent de lui (v. 40).<\/p>\n<p>Le cas de Lazare fut la seconde occasion. Lorsque J\u00e9sus apprit que son ami Lazare \u00e9tait malade, il n\u2019agit pas imm\u00e9diatement (Jn 11.3). Quand il d\u00e9cida finalement de se rendre \u00e0 B\u00e9thanie, il d\u00e9clara : \u00ab Lazare, notre ami, dort ; mais je vais le r\u00e9veiller. \u00bb (v. 11) Cette affirmation sema la confusion parmi ses disciples parce qu\u2019ils la prirent dans sons sens litt\u00e9ral. Ils conclurent que le sommeil favoriserait la gu\u00e9rison de Lazare (v. 12), et qu\u2019ainsi, J\u00e9sus n\u2019aurait pas \u00e0 risquer sa vie pour se rendre en Jud\u00e9e (v. 7,8). Comme dans le cas de la fille de Ja\u00efrus, J\u00e9sus ne parlait pas du sommeil dans le sens propre du terme, mais au figur\u00e9, en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la mort (v. 13). Il dut alors leur d\u00e9clarer ouvertement : \u00ab Lazare est mort. \u00bb (v. 14)<\/p>\n<p>Ainsi, dans les deux cas, J\u00e9sus eut recours \u00e0 la m\u00e9taphore du sommeil pour parler de la mort, et personne ne comprit l\u2019allusion. Cependant, ce malentendu surgit non parce qu\u2019il venait d\u2019introduire une nouveaut\u00e9, mais parce qu\u2019il s\u2019en servit de mani\u00e8re non conventionnelle pour nier le caract\u00e8re irr\u00e9vocable de la mort au lieu de s\u2019en tenir \u00e0 une simple description de l\u2019\u00e9v\u00e9nement.<\/p>\n<h2>La description biblique de la mort<\/h2>\n<p>Selon la Bible, la mort est la cessation de la vie (Jb 7.21 ; 14.12). Lorsqu\u2019une personne meurt, rien ne reste. Le souffle de vie retourne \u00e0 Dieu, le corps se d\u00e9compose et se m\u00eale aux \u00e9l\u00e9ments de base dont Dieu s ;est servi pour le former (Ps 146.4 ; Ec 12.9 ; voir Gn 2.7 ; Jb 33.4 ; Ec 9.5,6,10). Comme l\u2019explique Haynes, \u00ab l\u2019union de deux choses, la terre et le souffle, servirent \u00e0 cr\u00e9er une troisi\u00e8me chose : l\u2019\u00e2me. L\u2019existence continue de l\u2019\u00e2me d\u00e9pend enti\u00e8rement de l\u2019union permanente du souffle et du corps. Lorsque cette union est bris\u00e9e et que le souffle se s\u00e9pare du corps, comme cela se produit \u00e0 la mort, l\u2019\u00e2me cesse d\u2019exister. \u00bb<sup>16<\/sup><\/p>\n<p>Selon Samuele Bacchiocchi, la mort est pr\u00e9sent\u00e9e dans les \u00c9critures \u00ab comme un retour aux \u00e9l\u00e9ments dont il fut form\u00e9 \u00e0 l\u2019origine [\u2026]. [La mort est] la fin de la vie d\u2019une personne, et elle entra\u00eene la d\u00e9composition du corps [\u2026]. [Elle signifie] la perte ou la cessation de la vie. \u00bb<sup>17<\/sup>\u00a0Bien que l\u2019on ne puisse mettre sur un pied d\u2019\u00e9galit\u00e9 la mort et le sommeil, puisque celui qui dort est en vie, la m\u00e9taphore biblique demeure n\u00e9anmoins importante pour la compr\u00e9hension adventiste de la mort.<\/p>\n<p>La r\u00e9surrection \u00e0 venir ne fait aucun doute, comme le montre l\u2019exp\u00e9rience de la fille de Ja\u00efrus, celle de Lazare et de plusieurs autres, en plus de celle du Christ lui-m\u00eame. Les uns ressusciteront \u00ab pour la vie \u00e9ternelle \u00bb, et les autres, \u00ab pour l\u2019opprobre, pour la honte \u00e9ternelle \u00bb (Dn 12.2 ; voir Jn 5.28,29). Et la r\u00e9surrection pour la vie \u00e9ternelle sera possible pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 cause de la r\u00e9surrection du Christ (1 Co 15.17,18 ; 1 Th 4.14). C\u2019est aussi la fa\u00e7on dont on comprenait traditionnellement l\u2019expression \u00ab premier-n\u00e9 d\u2019entre les morts \u00bb (Col 1.18 ; Ap 1.5), ou \u00ab les pr\u00e9mices de ceux qui sont d\u00e9c\u00e9d\u00e9s \u00bb (1 Co 15.20,23)<sup>18<\/sup>. Pour reprendre une d\u00e9claration classique, \u00ab la r\u00e9surrection du Christ est une promesse et la preuve de la r\u00e9surrection de son peuple \u00bb<sup>19<\/sup>.<\/p>\n<p>Ainsi, selon l\u2019enseignement biblique, la mort signifie une fin compl\u00e8te, mais ni finale ni d\u00e9finitive, \u00e0 l\u2019exception de ce que la Bible appelle \u00ab la seconde mort \u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019extermination d\u00e9finitive des impies (Ap 20.11-15 ; 21.8). Pour les croyants, la mort n\u2019a pas le dernier mot (1 Co 15.26,54,55 ; voir Ap 2.11 ; 20.4,6).<\/p>\n<p>Si la mort signifie la fin, en revanche, la r\u00e9surrection implique beaucoup plus qu\u2019un r\u00e9veil. Elle est une v\u00e9ritable recr\u00e9ation. S\u2019il ne reste rien, alors il n\u2019y a rien qui doive se r\u00e9veiller physiquement ou sortir de la tombe. Tous les aspects de la vie pr\u00e9sente prennent fin \u00e0 la mort. Parfois, m\u00eame les os disparaissent. Cependant, les morts revivront (Jn 5.25,28 ; 11.25 ; Ap 20.6), parce que Dieu pr\u00e9serve la m\u00e9moire de la personnalit\u00e9 et du caract\u00e8re des \u00eatres d\u00e9c\u00e9d\u00e9s<sup>20<\/sup>.<\/p>\n<p>La r\u00e9surrection implique donc une nouvelle cr\u00e9ation, cette fois non de la poussi\u00e8re de la terre, mais du ciel (voir 1 Co 15.47-50). Ainsi, \u00e0 la r\u00e9surrection, il n\u2019existera aucun lien physique entre la vie actuelle et la nouvelle. \u00ab Bien qu\u2019ils n\u2019existent plus, par la puissance de Dieu, ils peuvent \u00eatre recr\u00e9\u00e9s et vivre \u00e0 nouveau. \u00bb<sup>21<\/sup>\u00a0C\u2019est une recr\u00e9ation \u00e0 partir de rien, et une vie nouvelle. Par cons\u00e9quent, la m\u00e9taphore du r\u00e9veil, fr\u00e9quemment utilis\u00e9e dans la Bible, n\u2019est simplement que la contrepartie, l\u2019\u00e9quivalent logique de la m\u00e9taphore du sommeil. Le sommeil n\u2019illustre pas pleinement la nature de la mort, de m\u00eame que le r\u00e9veil n\u2019exprime pas pleinement le caract\u00e8re de la r\u00e9surrection.<\/p>\n<h2>Conclusion<\/h2>\n<p>En r\u00e9sum\u00e9, deux points cl\u00e9s sont \u00e0 garder en t\u00eate. Premi\u00e8rement, le sommeil est une m\u00e9taphore de la mort, et non sa description exhaustive. Le sommeil ne repr\u00e9sente pas pleinement la condition des \u00eatres humains dans la mort, parce que la mort est la cessation compl\u00e8te de la vie, avec tout ce que cela implique. En tant que m\u00e9taphore, cependant, il peut fournir d\u2019importantes id\u00e9es. Par exemple, J\u00e9sus s\u2019en est servi pour souligner la r\u00e9alit\u00e9 et l\u2019assurance de la r\u00e9surrection (voir Jn 11.23.25).<\/p>\n<p>Deuxi\u00e8mement, le concept du sommeil de l\u2019\u00e2me ne repose sur aucun fondement biblique. La mort n\u2019est pas un sommeil litt\u00e9ral. Bien que l\u2019une ressemble \u00e0 l\u2019autre, mort et sommeil sont deux choses diff\u00e9rentes. Il ne convient donc pas de se servir du sommeil pour comprendre la nature de la mort, ou par extension, l\u2019\u00e9tat des morts. Selon la vision biblique, \u00e0 la mort, l\u2019\u00e2me cesse d\u2019exister (Gn 2.7 ; Jb 33.4 ; Ec 9.5,6).<\/p>\n<p>Par cons\u00e9quent, utilisons la m\u00e9taphore du sommeil judicieusement pour \u00e9viter de minimiser le s\u00e9rieux de la mort ou de diminuer le caract\u00e8re unique de la r\u00e9surrection.<\/p>\n<p><em><strong>\ufffc\ufffcWilson Paroschi<\/strong><\/em>\u00a0(titulaire d\u2019un doctorat de l\u2019Universit\u00e9 Andrews) est professeur en interpr\u00e9tation du Nouveau Testament au S\u00e9minaire adventiste de th\u00e9ologie d\u2019Am\u00e9rique latine, Engenheiro Coelho, S\u00e3o Paulo, Br\u00e9sil. Son courriel : wilson. paroschi@unasp.edu.br.<\/p>\n<h2>R\u00c9F\u00c9RENCES<\/h2>\n<section>\n<ol>\n<li>Voir George R. Knight,\u00a0<i>Millennial Fever and the End of the World : A Study of Millerite-Adventism<\/i>, Pacific Press, Boise, Idaho, 1993, p. 113.<\/li>\n<li>George Storrs,\u00a0<i>Six Sermons on the Inquiry Is There Immortality in Sin and Suffering ? Also, A Sermon on Christ the Lifegiver : or, the Faith of the Gospel<\/i>, Bible Examiner, 1855, vol. 1, p. 8.<\/li>\n<li>Calvin French,\u00a0<i>Immortality, the Gift of God through Jesus Christ to be Given to Those Only Who Have Part in the First Resurrection<\/i>, Boston, 1842, p. iii.<\/li>\n<li>En fait, dans sa brochure de 54 pages, Calvin French se r\u00e9f\u00e8re 35 fois \u00e0 la mort en tant que sommeil, dont 14 se rapportent au \u00ab sommeil en\/ avec J\u00e9sus\/Christ \u00bb. Une fois, il se r\u00e9f\u00e8re sp\u00e9cifiquement au \u00ab sommeil de la mort \u00bb, et sept fois il utilise l\u2019expression \u00ab sommeil dans la poussi\u00e8re \u00bb.<\/li>\n<li>Storrs,\u00a0<i>Six<\/i>, p. 5.<\/li>\n<li>Selon George Knight, le\u00a0<i>conditionalism<\/i>\u00a0et l\u2019<i>annihilationism<\/i>\u00a0\u00e9taient, en fait, les principaux sujets de d\u00e9saccord parmi ceux qu\u2019on finit par surnommer \u00ab les adventistes d\u2019Albany \u00bb (p. 283\u2013293).<\/li>\n<li>James White,\u00a0<i>A Word to the \u201cLittle Flock\u201d<\/i>, 1847, p. 4, 24 ; voir 20 (o\u00f9 il est utilis\u00e9 par Ellen G. White). L\u2019expression \u00ab les saints qui dorment \u00bb semble avoir \u00e9t\u00e9 tir\u00e9e de Matthieu 27.52.<\/li>\n<li>Ellen G. White,\u00a0<i>Manuscript Releases<\/i>, 21 volumes, Review &amp; Herald, Hagerstown, Maryland, 1981\u2013 1993, p. 14 [Nos. 1081\u20131135], p. 223.<\/li>\n<li><i>Ibid.<\/i>, p. 262 (Lettre 112, 1906).<\/li>\n<li>Ellen G. White, \u00ab Mrs. Ellen G. White : Her Life, Christian Experience, and Labors \u00bb,\u00a0<i>The Signs of the Times<\/i>\u00a0(ci-apr\u00e8s sous l\u2019abr\u00e9viation ST), 9 mars 1876 ; aussi dans\u00a0<i>Testimonies for the Church<\/i>, 9 volumes., Pacific Press, Mountain View, Californie, 1948, vol. 1, p. 39, 40.<\/li>\n<li>Ellen G. White, \u00ab Connection with Christ \u00bb,\u00a0<i>The Advent Review and Sabbath Herald<\/i>(ci-apr\u00e8s sous l\u2019abr\u00e9viation RH), 23 novembre 1897.<\/li>\n<li>D. M. Canright,\u00a0<i>A History of the Doctrine of the Soul<\/i>, 2<sup>e<\/sup>\u00a0\u00e9d., SDA Pub. Assoc., Battle Creek, Michigan, 1882 ; J. N. Andrews,\u00a0<i>Thoughts for the Candid<\/i>, Pacific, Oakland, Californie, 1889, p. 2 ; E.J. Waggoner, \u00ab Spirits in Prison \u00bb,\u00a0<i>ST<\/i>, 11 f\u00e9vrier 1889 ; Uriah Smith,\u00a0<i>Here and Hereafter<\/i>, Review and Herald, Washington, DC, 1897, p. 326 ; A. T. Jones, \u00ab Historical Necessity of the Third Angel Message, N\u00b0 4 \u00bb, ST, 23 mars 1888 ; Canright, \u00ab A Plain Talk to the Murmurers \u00bb,\u00a0<i>RH<\/i>, 12 avril 1877 ; \u00ab To Those in Doubting Castle, N\u00b0 1 \u00bb,\u00a0<i>RH<\/i>, 10 f\u00e9vrier 1885.<\/li>\n<li>R. F. Cottrell, \u00ab A Very Materialistic Christianity \u00bb,\u00a0<i>RH<\/i>, 7 novembre 1865.<\/li>\n<li><i>Ibid.<\/i><\/li>\n<li>Aujourd\u2019hui encore, le \u00ab sommeil de l\u2019\u00e2me \u00bb est g\u00e9n\u00e9ralement d\u00e9fini comme \u00ab une sorte de suspension temporaire de l\u2019animation de l\u2019\u00e2me entre le moment de la mort personnelle et celui o\u00f9 nos corps seront ressuscit\u00e9s \u00bb. Voir R. C. Sproul,\u00a0<i>Essential Truths of the Christian Faith<\/i>, Tyndale, Wheaton, Illinois, 1992, p. 215.<\/li>\n<li>Carlyle B. Haynes,\u00a0<i>Life, Death, and Immortality<\/i>, Southern, Nashville, Tennessee, 1952, p. 54.<\/li>\n<li>Samuele Bacchiocchi,\u00a0<i>Immortality or Resurrection? A Biblical Study on Human Nature and Destiny<\/i>, Biblical Perspectives, Berrien Springs, Michigan, 1997, p. 138.<\/li>\n<li>Voir James D. G. Dunn,\u00a0<i>The Epistles to the Colossians and to Philemon : A Commentary on the Greek Text<\/i>, New International Greek Testament Commentary ; Eerdmans, Grand Rapids, Michigan, 1996, p. 97, 98.<\/li>\n<li>Voir Leon Morris,\u00a0<i>The Cross in the New Testament<\/i>, Eerdmans, Grand Rapids, Michigan, 1965, p. 258, 134.<\/li>\n<li>Niels-Erik Andreasen, \u00ab Death : Origin, Nature, and Final Eradication \u00bb, dans\u00a0<i>Handbook of Seventh-day Adventist Theology<\/i>, \u00e9d. Raoul Dederen, Review and Herald, Hagerstown, Maryland, 2000, p. 317, 318. Voir la citation suivante d\u2019 Ellen G. White : \u00ab \u00c0 la r\u00e9surrection, notre identit\u00e9 personnelle sera pr\u00e9serv\u00e9e, tout en n\u2019\u00e9tant pas compos\u00e9e des particules de mati\u00e8re ou de substance mat\u00e9rielle qui sont entr\u00e9es dans la tombe [\u2026]. L\u2019esprit, le caract\u00e8re d\u2019un homme, est retourn\u00e9 \u00e0 Dieu pour \u00eatre pr\u00e9serv\u00e9. \u00c0 la r\u00e9surrection, tout homme aura son propre caract\u00e8re [\u2026]. Il retrouvera sa m\u00eame forme [\u2026]. Il revivra dot\u00e9 des m\u00eames caract\u00e9ristiques de sa propre individualit\u00e9 [\u2026]. Il n\u2019existe aucune loi de Dieu dans la nature montrant que Dieu rendra les m\u00eames particules de la mati\u00e8re composant le corps avant la mort. Dieu donnera aux justes qui sont morts un corps selon son bon plaisir. \u00bb \u2013\u00a0<i>The SDA Bible Commentary<\/i>\u00a07 volumes.; \u00e9d. r\u00e9v., \u00e9d. Francis D. Nichol, Review and Herald, Hagerstown, Maryland, 1980, vol. 6, p. 1093<\/li>\n<li>Bruce Reichenbach,\u00a0<i>Is Man the Phoenix ? A Study of Immortality<\/i>, Christian University Press, Grand Rapids, Michigan, 1978, p. 185.<\/li>\n<\/ol>\n<p>Source : http:\/\/dialogue.adventist.org\/fr\/2122\/un-regard-sur-la-metaphore-du-sommeil-dans-ladventisme-et-les-ecritures<\/p>\n<\/section>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Qu\u2019impliquent les \u00c9critures lorsqu\u2019elles comparent la mort \u00e0 un sommeil ? Comment l\u2019usage de cette m\u00e9taphore a-t-il \u00e9volu\u00e9 dans l\u2019histoire de la th\u00e9ologie adventiste ? Quelles sont les implications de cette m\u00e9taphore th\u00e9ologique, tant dans la pr\u00e9dication que dans l\u2019\u00e9laboration de nos doctrines sur de l\u2019\u00e9tat des morts et la r\u00e9surrection ? Dans cet article, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":57,"featured_media":1110,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[1],"tags":[499,500,501],"aioseo_notices":[],"post_mailing_queue_ids":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1082"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/users\/57"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1082"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1082\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1110"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1082"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1082"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.adventdesk.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1082"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}