Que dit la Bible sur le mariage et la famille ?

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Que dit la Bible sur le mariage et la famille?

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*Croyances fondamentales des Adventistes du Septième jour*

Les Adventistes du Septième jour croient que « _le mariage a été institué par Dieu en Eden. Jésus déclare qu’il s’agit d’une union à vie entre un homme et une femme qui marchent ensemble dans l’amour. Aux yeux du chrétien, les vœux du mariage l’engagent aussi bien vis-à-vis de Dieu que vis-à-vis de son conjoint et ne devraient être échangés qu’entre un homme et une femme qui partagent la même foi. L’amour, l’estime, la responsabilité et le respect mutuels constituent la trame des liens conjugaux qui doivent refléter l’amour, la sainteté, l’intimité et la permanence des liens unissant le Christ à son Église. Concernant le divorce, Jésus a enseigné que la personne qui – sauf pour impudicité – se sépare de son conjoint et en épouse un autre commet un adultère. Bien que certaines relations familiales puissent ne pas atteindre l’idéal, l’homme et la femme qui se donnent l’un à l’autre en Christ dans le cadre du mariage peuvent néanmoins trouver l’unité dans l’amour grâce à la direction du Saint-Esprit et au ministère de l’Église. Dieu bénit la famille et désire que ses membres se prêtent mutuellement assistance en vue d’atteindre une pleine maturité. Le resserrement des liens familiaux est l’un des signes distinctifs du dernier message évangélique. Les parents doivent élever leurs enfants dans le but d’aimer le Seigneur et de lui obéir. Par la parole et par l’exemple, ils leur enseigneront que le Christ est un maître aimant, bienveillant et attentif à nos besoins, qui souhaite les voir devenir membres de son corps et appartenir à la famille de Dieu, qui comprend à la fois les couples mariés et les célibataires. _»

*Le mariage*

Le mariage est une institution divine, instaurée par Dieu lui-même avant la chute, quand tout, y compris le mariage, était « très bon» (Genèse 1.31). « C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chaire » (Genèse 2.24). « C’est Dieu qui célébra le premier mariage. Cette institution a ainsi pour fondateur le Créateur de l’univers. “Que le mariage soit respecté.” C’est l’un des premiers dons qu’Adam emporta avec lui lorsque, après sa chute, il franchit les portes du paradis. » – Le foyer chrétien, p. 25, 26.
Dieu a prévu que le mariage d’Adam et Eve serve de modèle à tous les mariages ultérieurs et le Christ a soutenu ce concept originel: « N’avez-vous pas lu que le Créateur, dès le commencement, les fit homme et femme, et qu’il dit: C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair? Ainsi ils ne sont plus deux mais une seule chair. Que l’homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni » (Mt19.4-6). Tel que Dieu l’a institué, le mariage est une relation monogame et hétérosexuelle entre un homme et une femme.

En tant que tel, le mariage est un engagement public comprenant des contraintes légales et pris pour la vie, d’un homme et d’une femme l’un envers l’autre, et entre le couple ainsi formé et Dieu. (Marc 10.2-9; Rom. 7.2). Paul indique que l’engagement du Christ envers l’Église est un modèle de la relation devant exister entre époux (Eph 5.31,32). Dans le plan du Seigneur, les liens conjugaux devaient être aussi permanents que ceux qui unissent le Christ à l’Église.

L’intimité sexuelle au sein du mariage est un don sacré fait par Dieu à la famille humaine. Elle fait partie intégrante du mariage, auquel elle est réservée (Genèse 2.24; Prov 5.5-20). Une telle intimité, conçue pour être partagée uniquement entre mari et femme, augmente le sentiment de proximité et de sécurité, favorise le bonheur et permet de perpétuer l’espèce humaine.

L’unité dans le mariage se réalise par le respect et l’amour mutuels. Aucun des deux partenaires n’est supérieur à l’autre (Eph 5.21-28). « Union pour la vie, le mariage symbolise l’union entre le Christ et son Église. L’état d’esprit manifesté par le Christ vis-à-vis de l’Église correspond à celui que mari et femme doivent se manifester. » – Testimonies for the Church, vol. 7, p. 46. La parole de Dieu condamne toute violence dans les relations interpersonnelles (Genèse 6.11,13; Psaumes 11.5; Esaïe 58.4,5; Romain 13.10; Ga 5.19-21). L’esprit du Christ, c’est aimer et accepter l’autre, c’est chercher à lui donner de l’assurance et à le faire progresser, plutôt que de l’exploiter ou le rabaisser (Rom 12.10; 14.19; Eph 4.26; 5.28,29; Col 3.8-14; 1Th 5.11).

Aucune forme de contrôle tyrannique, aucun abus de pouvoir, n’a sa place parmi les fidèles du Christ (Mt 20.25-28; Eph 6.4). Toute violence est odieuse dans le cadre du mariage et de la famille (voir Le foyer chrétien, p. 329, 330).

« Ni le mari ni la femme ne doivent prétendre à la souveraineté. Le Seigneur a formulé les principes qui doivent les guider à ce sujet. Le mari doit chérir sa femme comme le Christ chérit l’Église. Et la femme doit respecter et aimer son mari. Tous les deux doivent cultiver la bonté, et rester déterminés à ne jamais blesser l’autre, ni à lui faire du tort. » – Testimonies for the Church, vol. 7, p. 47.

L’introduction du péché a affecté le mariage. Quand Adam et Eve ont péché, ils ont perdu l’unité qu’ils avaient connue avec Dieu et entre eux (Genèse 3.6-24). Leurs relations ont commencé à porter la marque de la culpabilité, de la honte, de la réprimande et de la souffrance. Partout où le péché règne, ses tristes effets sur le mariage se font sentir: aliénation, infidélité, négligence, abus, perversion sexuelle, domination d’un partenaire par l’autre, violence, séparation, désertion et divorce.

Les mariages incluant plus de deux partenaires témoignent également des effets du péché sur l’institution du mariage. De tels mariages, bien que pratiqués au temps de l’Ancien Testament, ne correspondent pas au projet divin. Le plan du Seigneur pour le mariage exige de son peuple qu’il dépasse les mœurs qui, dans la culture dominante, s’opposent aux conceptions bibliques.

Le concept chrétien du mariage comporte les éléments suivants:

*1*. *L’idéal divin doit être restauré en Christ* – en rachetant le monde pour le sauver du péché et de ses conséquences, Dieu vise à redonner au mariage son idéal originel. Ceux qui sont nés de nouveau dans le royaume du Christ, ceux dont les cœurs sont sanctifiés par le Saint-Esprit et dont le but premier dans la vie est d’exalter le Seigneur Jésus-Christ envisagent les choses de cette façon. (Voir aussi 1p 3.7; Heureux ceux qui, p. 72, 73.)

*2*. *C’est en Christ que doivent être restaurées l’unité et l’égalité* – L’Évangile met l’accent sur l’amour et la soumission réciproque du mari et de l’épouse (1Co. 7.3,4; Eph 5.21). Le mari doit prendre pour exemple, dans son rôle de chef du foyer, l’amour qui se sacrifie et l’esprit de service que le Christ a témoigné à l’Église (ep5.24,25). Pierre et Paul ont tous deux parlé de la nécessité du respect dans les relations conjugales (1p 3.7; Eph 5.22,23).

*3*. *La grâce est offerte à tous* – Dieu cherche à à restaurer complètement et à réconcilier avec lui-même tous ceux qui n’ont pas pu atteindre la norme divine (2Co 5.19). Cela inclut ceux qui ont connu des ruptures dans leurs relations conjugales.

*4*. *Rôle de l’Église* – Moïse dans l’Ancien Testament, et Paul dans le Nouveau Testament ont traité des problèmes posés par les mariages brisés (Deut 24.1-5; 1Co 7.11). Tout en défendant l’idéal, tous deux ont agi de manière constructive et rédemptrice avec ceux qui n’avaient pas réussi à vivre selon la norme divine. De même, l’Église d’aujourd’hui est appelée à maintenir et à affirmer l’idéal divin concernant le mariage tout en étant une communauté qui favorise la réconciliation, le pardon et la guérison, et qui fait preuve de compréhension et de compassion quand des ruptures se produisent.

*Le divorce*
Le divorce est contraire au dessein originel du Seigneur lorsqu’il créa le mariage (Mt 19.3-8; Mc 10.2-9), mais la Bible ne le passe pas sous silence. Puisque le divorce est apparu dans le cadre de la chute de l’humanité, la législation biblique a été donnée par Dieu pour limiter les dégâts qu’il provoquait (Deut 24.1-4). La Bible cherche constamment à valoriser le mariage et à décourager le divorce: en décrivant les joies de l’amour conjugal et de la fidélité (pr 5.18-20; Ct 2.16; 4.9 à 5.1), en lui comparant la relation, que Dieu entretient avec son peuple (es 54.5; Jr 3.1), en soulignant la possibilité de pardonner et de renouer des relations conjugales (Os3.1-3) et en signalant l’aversion de Dieu pour le divorce et pour les souffrances qu’il engendre (Ml 2.15,16). Jésus a réhabilité la conception du mariage établie lors de la Création, celle d’un engagement pour toute la vie entre un homme et une femme et entre le couple ainsi formé et Dieu (Mt 19.4-6; Mc 10.6-9). Nombre d’enseignements bibliques défendent le mariage et cherchent à corriger les problèmes qui tendent à affaiblir ou détruire ses fondements (Eph 5.21-33; hé 13.4; 1p 3.7).

Le mariage repose sur des principes d’amour, de loyauté, d’exclusivité, de confiance et de soutien adoptés par les deux partenaires, dans l’obéissance au Seigneur (Genèse 2.24; Mt 19.6; 1Co 13; Eph 5.21-29; 1Th 4.1-7). Quand ces principes cessent d’être respectés, les Écritures reconnaissent que des circonstances graves peuvent détruire le mariage.

La grâce divine est le seul remède à la rupture du divorce. Quand le mariage échoue, on devrait encourager les partenaires à faire le bilan de leur expérience et à rechercher la volonté de Dieu pour leur vie. Dieu apporte du réconfort à ceux qui ont été blessés. Dieu accepte aussi le repentir des personnes qui ont commis les fautes les plus destructrices, même celles qui ont les conséquences les plus irréparables (2S 11; 12; Psaumes 34.18; 86.5; Jean 2.12,13; Jean 8.2-11; 1Jn 1.9).
L’Écriture reconnaît l’adultère et la fornication (Mt 5.32), ainsi que l’abandon par un conjoint non croyant, comme motifs légitimes de divorce.

Il n’existe aucun enseignement direct dans les Écritures concernant le remariage après un divorce. Cependant, les paroles de Jésus dans Mt 19.9 impliquent fortement que le remariage de celui qui est resté fidèle, mais dont le conjoint a été infidèle, est permis.

*La position de l’Église sur le divorce et le remariage*
Tout en acceptant les enseignements bibliques relatifs au mariage, l’Église est consciente que les relations conjugales restent en dessous de l’idéal dans de nombreux cas. Mais la question du divorce et du remariage ne peut être vue sous son vrai jour que si on la considère du point de vue des cieux et avec pour toile de fond le jardin d’Éden.

La création d’êtres humains à l’image de Dieu qui se multiplieraient, rempliraient la terre et vivraient ensemble dans la pureté, l’harmonie et le bonheur était au cœur du plan divin. Il a tiré Eve du côté d’Adam et la lui a donnée pour femme. Ainsi a été institué le mariage, Dieu étant l’auteur de l’institution et l’officiant du premier mariage. Après que le Seigneur eut révélé à Adam qu’Eve était vraiment os de ses os et chair de sa chair, aucun doute ne pouvait surgir dans son esprit sur cette unité. Aucun doute ne pouvait surgir non plus dans l’esprit d’un des partenaires au sujet du caractère éternel de leur foyer.

L’Église adhère sans réserve à cette conception du mariage et du foyer, étant convaincue que tout amenuisement de cette vision élevée reviendrait à abaisser l’idéal céleste qui perdure encore. La croyance selon laquelle le mariage est une institution divine s’appuie sur les Saintes Écritures. en conséquence, toute conception et tout raisonnement touchant au délicat domaine du divorce et du remariage doivent être harmonisés constamment avec cet idéal saint révélé en Éden.

L’Église croit à la loi de Dieu; elle croit aussi à son pardon et à sa miséricorde. elle croit que les transgresseurs dans le domaine du divorce et du remariage peuvent tout aussi sûrement trouver la victoire et le salut que ceux qui ont échoué dans toute autre sainte norme de Dieu.

Rien de ce qui est exposé ici ne vise à minimiser la miséricorde du Seigneur ou son pardon. C’est dans la crainte de Dieu que l’Église présente ici les principes et pratiques qui devraient s’appliquer en matière de mariage, de divorce et de remariage.

Bien que Dieu seul ait présidé au premier mariage, nous savons qu’aujourd’hui les hommes vivent sous un gouvernement civil. Il faut donc, en tout premier lieu, tenir compte à la fois de l’aspect divin et de l’aspect civil du mariage. L’aspect divin est régi par les lois de Dieu, tandis que l’aspect civil est réglé par les lois de l’État.

*En harmonie avec les enseignements qui viennent d’être rappelés, la position de l’Église concernant le divorce et le remariage est la suivante:*
*1*. Quand Jésus ordonne: « Que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni », il établit une règle de conduite pour l’Église sous le régime de la grâce, qui doit transcender tout acte civil qui serait en retrait par rapport à son interprétation de la loi divine réglementant le mariage. Il donne ici une règle de conduite pour ses disciples, qui doivent s’y soumettre même si l’État ou la coutume de leur pays permet une plus grande liberté. « Dans le Sermon sur la montagne, Jésus déclare nettement que les liens du mariage sont indissolubles, excepté en cas d’infidélité aux vœux du mariage. » Heureux ceux qui, p. 71, 72. (Voir aussi Mt 5.32; 19.9.)
*2*. On a généralement interprété l’infidélité aux vœux du mariage en termes d’adultère ou de fornication. Or le mot employé par le Nouveau Testament pour « fornication » concerne aussi d’autres désordres sexuels (1Co 6.9; 1Tm 1.9,10; Romain 1.24-27). En conséquence, les perversions sexuelles, telles que l’inceste, l’abus sexuel des enfants et les pratiques homosexuelles, sont-elles aussi reconnues comme un mauvais usage des capacités sexuelles et comme une violation de l’intention divine relative au mariage. À ce titre, elles constituent une juste cause de séparation ou de divorce.
Même si l’Écriture autorise le divorce pour les raisons mentionnées ci-dessus, ainsi qu’en cas d’abandon par un conjoint non croyant (1Co 7.10-15), l’Église et les personnes concernées doivent consentir les efforts les plus sincères pour parvenir à la réconciliation, encourageant les époux à faire preuve l’un envers l’autre d’un esprit de pardon et de réhabilitation digne du Christ. L’Église est exhortée à traiter le couple avec amour et en vue de son salut, afin de contribuer au processus de réconciliation.
*3*. Si l’on ne parvient pas à réconcilier les époux, le conjoint resté fidèle à celui qui a rompu les vœux du mariage est bibliquement autorisé à obtenir le divorce et à se remarier.
*4*. Le conjoint ayant violé les vœux conjugaux (voir les sections1 et 2 ci-dessus) fera l’objet des mesures disciplinaires de l’Église locale. (Voir p. 81-89.) S’il se montre sincèrement repentant, il peut être mis sous censure pendant un certain temps, plutôt que d’être radié de l’Église. Le conjoint qui ne donne aucun signe de repentance complète et sincère sera radié de l’Église. Si la faute a attiré le discrédit sur la cause de Dieu, l’Église pourra radier le membre en question, afin de maintenir sa bonne réputation et de défendre ses normes élevées.
Quelle que soit la mesure disciplinaire retenue par l’Église, elle doit être appliquée de manière à poursuivre les deux objectifs de la discipline ecclésiale – corriger et racheter. Dans l’Évangile du Christ, l’aspect rédempteur de la discipline est toujours lié à une authentique transformation du pécheur en une nouvelle créature en Jésus-Christ.
*5*. Le conjoint qui a rompu les vœux matrimoniaux et qui a obtenu le divorce n’a pas le droit moral de se remarier aussi longtemps que son partenaire qui est resté fidèle vit chastement et ne s’est pas remarié. La personne qui le ferait serait radiée de l’Église, ainsi que la personne qu’elle épouserait.
*6*. Il faut reconnaître que parfois les relations entre mari et femme se détériorent au point qu’il vaut mieux qu’ils se séparent. « À ceux qui sont mariés, j’adresse – non pas moi, mais le Seigneur – cette injonction: que la femme ne se sépare pas de son mari; si elle s’est séparée, qu’elle demeure sans mari ou qu’elle se réconcilie avec son mari; et que le mari n’abandonne pas sa femme» (1Co 7.10, 11). Dans bien des cas de ce genre, la garde des enfants, le règlement des droits de propriété ou même la protection des personnes peuvent rendre nécessaire une modification de la situation matrimoniale. En pareils cas, on peut permettre de recourir à ce que l’on nomme « séparation légale » dans certains pays. Cependant, dans certaines juridictions civiles, de telles séparations ne s’obtiennent que par le divorce.
Un divorce ou une séparation découlant de facteurs tels que des violences physiques, ou pour des motifs autres que « l’infidélité aux vœux du mariage » (voir les sections 1 et 2 ci-dessus), ne donne à aucun des époux concernés le droit biblique de se remarier, à moins qu’entre-temps l’autre partenaire se soit remarié, se soit rendu coupable d’adultère ou de fornication, ou soit décédé. Tout membre d’Église qui aurait divorcé dans ces conditions et qui se remarierait en dehors de ces motifs bibliques sera radié de l’Église, ainsi que la personne qu’il aura épousée. (Voir p. 8188.)
*7*. Un conjoint qui a violé les vœux du mariage, qui a divorcé et qui a été radié des registres d’Église et qui s’est remarié, ou toute personne ayant divorcé pour d’autres motifs que ceux indiqués dans les sections 1 et 2 ci-dessus qui s’est remariée et qui a été radiée de l’Église, sera considérée comme interdite de réadmission, sauf dans les circonstances indiquées ci-dessous.
*8.* Le mariage est non seulement sacré mais aussi infiniment plus complexe dans le cas, par exemple, où il y a des enfants. Par conséquent, dans le cadre d’une demande pour obtenir à nouveau le statut de membre d’Église, les possibilités offertes au repentant peuvent être strictement limitées. Avant que l’Église locale ne prenne sa décision, elle soumettra la demande de réadmission, par l’intermédiaire du pasteur ou du responsable de district, au comité de fédération pour avoir son avis et ses recommandations quant aux démarches éventuelles que le ou les repentis peuvent entreprendre pour assurer leur réadmission.
*9*. La réadmission au sein de l’Église de personnes ayant été radiées pour les raisons indiquées dans les sections précédentes devra normalement se faire au moyen du rebaptême. (Voir p. 65,66,87-89.)
*10*. Lors de la réadmission d’une personne radiée, comme il est prévu à la section 8, on s’efforcera au mieux de sauvegarder l’unité et l’harmonie de l’Église en n’attribuant à cette personne aucun poste de direction, en particulier dans les fonctions nécessitant la consécration, à moins d’avoir au préalable soigneusement consulté les responsables de fédération.
*11*. Aucun pasteur n’est autorisé à présider la cérémonie de remariage d’une personne qui, comme cela a été stipulé dans les paragraphes précédents, n’a pas bibliquement le droit de se remarier. Le ministère de l’Église locale en faveur des familles

L’Église, en tant qu’agent du Christ au service du salut, doit exercer un ministère auprès de ses membres dans tous leurs besoins et nourrir chacun, de sorte que tous puissent grandir vers la maturité chrétienne. Cela est particulièrement vrai lorsque des membres prennent une décision pour la vie, comme le mariage, ou bien font une expérience traumatisante, comme le divorce. Quand un couple est en danger de rupture, les plus grands efforts doivent être fournis par les partenaires et par ceux qui exercent un ministère en leur faveur, dans l’Église ou dans leur famille, afin d’obtenir leur réconciliation, en accord avec les principes divins de restauration des relations brisées (Os 3.1-3; 1Co 7.10,11; 13.4-7; Ga 6.1).

On peut obtenir, auprès de l’Église locale ou d’autres organisations ecclésiales, du matériel qui peut aider les membres à développer un foyer chrétien solide. Ce matériel inclut: (1) des programmes d’orientation pour les couples se préparant au mariage, (2) des programmes de formation pour les couples mariés et leur famille, et (3) des programmes de soutien pour les familles brisées et les personnes divorcées.

Le soutien pastoral est essentiel dans le domaine de l’instruction et de l’orientation en cas de mariage, ainsi que dans la guérison et la restauration, en cas de divorce. Dans ce dernier cas, la fonction du pasteur touche à la fois à la discipline et au soutien. Elle comprend le partage d’informations pertinentes, dont certaines peuvent être des plus sensibles et doivent être traitées avec la plus grande discrétion. Ce souci déontologique ne devra pas servir de motif de renoncement aux mesures disciplinaires indiquées dans les sections 1-11 ci-dessus.

*L’encadrement des jeunes*
Quand des adultes se joignent avec joie et cordialité à des jeunes gens, il s’en dégage une influence bienfaisante pour les enfants et les adolescents. « Les parents et les maîtres courent le danger […] de ne pas se mêler assez à la vie de leurs enfants et de leurs élèves.» – Conseils aux éducateurs, aux parents et aux étudiants, p. 64. Nos familles, nos écoles et nos autres institutions ont le devoir de se soucier de la moralité et de la réputation de ceux qui leur sont confiés. Les parents devraient soutenir sans réserve les règlements des institutions au service de nos jeunes et de nos enfants, et les adopter pour leurs propres foyers. pour rendre cela possible, il nous faut apprendre à être les guides de nos enfants. Mais il revient surtout aux jeunes eux-mêmes de faire de cet encadrement une relation respectée et agréable.

*Les fréquentations*
Le temps des fréquentations est considéré comme une période préparatoire durant laquelle un homme et une femme, qui éprouvent déjà de l’attirance l’un pour l’autre, font plus amplement connaissance en vue du mariage.

« Que ceux qui envisagent le mariage pèsent chaque sentiment et surveillent chaque manifestation du caractère de celui ou de celle à qui ils pensent unir leur destinée. Que chaque pas vers cette union soit caractérisé par la modestie, la simplicité, la sincérité et le désir ardent de plaire à Dieu et de l’honorer. Le mariage influe sur la vie présente et sur la vie future. Un chrétien ne formera pas de projets que Dieu ne puisse approuver. » – Le ministère de la guérison, p. 303.

Ne pas observer ces principes dans le cadre de fréquentations entre chrétiens peut être cause d’échec. L’unité des époux en matière d’idéaux et d’intentions est une condition préalable à l’établissement d’un foyer heureux et épanoui. Les différences de religion entre partenaires risquent fort de miner le bonheur du foyer et d’engendrer confusion, perplexité et échec dans l’éducation des enfants. La Bible le conseille: « Ne formez pas avec les non-croyants un attelage disparate » (2Co 6.14).

« Les liens de famille sont les plus étroits, les plus tendres et les plus sacrés qui soient. Ils ont été établis pour être en bénédiction à l’humanité. en effet, le mariage est un bienfait chaque fois qu’il est contracté avec sagesse, dans la crainte de Dieu et avec le sentiment des responsabilités qu’il entraîne.» – Le foyer chrétien, p. 18.

L’adoration du Seigneur, l’observance du sabbat, les loisirs, les relations en dehors de la famille, l’utilisation des ressources financières et les choix en matière d’éducation des enfants sont les composantes du bonheur familial. Comme les différences en ces domaines peuvent souvent aboutir à la détérioration des liens familiaux, au découragement et même à l’abandon total de l’expérience chrétienne, une préparation adéquate au mariage doit comprendre des séances de conseil pastoral préconjugal sur ces différents thèmes.

« Deux hommes marchent-ils ensemble, sans en avoir convenu? » (Am 3.3). « Le bonheur et la prospérité de l’hymen dépendent de l’union des deux époux. Or, entre le croyant et le non-croyant existe une divergence radicale de goûts, d’inclinations, de projets. Ils servent deux maîtres distincts et inconciliables. Les principes du conjoint croyant ont beau être purs et irréprochables, la vie en commun l’éloignera de Dieu. » – Patriarches et prophètes, p. 153.

L’esprit de prophétie nous met constamment en garde contre le mariage entre « croyant et non-croyant » et même contre toute union avec des chrétiens n’ayant «pas accepté la vérité pour cette époque». – Témoignages pour l’Église, vol. 2, p. 142. Les mariages seront plus susceptibles de durer, et la vie familiale correspondra mieux aux plans divins, si les époux sont unis et liés par les mêmes valeurs spirituelles, le même mode de vie. Telles sont les raisons qui font que l’Église déconseille fermement tout mariage entre un adventiste et une personne membre d’une autre confession, et qu’elle exhorte fortement ses pasteurs à ne point célébrer de pareils mariages.

L’Église reconnaît à chacun la liberté de prendre la décision finale sur le choix d’un conjoint. Mais elle espère que, si un membre choisit un conjoint n’appartenant pas à l’Église, il – et son conjoint également – acceptera et comprendra qu’aucun pasteur adventiste s’étant engagé à respecter les principes énoncés ci-dessus ne pourra célébrer leur mariage.

Si un membre d’Église se marie en de telles conditions, l’Église doit faire preuve d’amour et de sollicitude en encourageant le jeune couple à accéder à une totale unité en Jésus-Christ.

*Source* : _Manuel de l’Eglise_ des Adventistes du Septième jour

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